Près d'un emploi sur cinq est peu qualifié en Ile-de-France

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Les emplois peu qualifiés (ouvriers, employés) représentent 18 % de l’emploi francilien, part inférieure à celles des autres régions. Les employés peu qualifiés travaillent plus particulièrement là où les densités d’emploi et de population sont fortes. Les emplois d’ouvriers peu qualifiés sont davantage localisés en périphérie, sur de grandes emprises d’activité. Introduction Davantage d'employés peu qualifiés que d'ouvriers Des débouchés dans les services Des opportunités d'emploi différenciées selon les départements Une géographie liée aux principaux pôles d'emploi
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ILE-DE-FRANCE à la page
N° 360 - Juin 2011
Près d'un emploi sur cinq
est peu qualifié en Ile-de-France
Les emplois peu qualifiés (ouvriers, employés) représentent 18 % de l’emploi francilien,
part inférieure à celles des autres régions. Les employés peu qualifiés travaillent
plus particulièrement là où les densités d’emploi et de population sont fortes.
Les emplois d’ouvriers peu qualifiés sont davantage localisés en périphérie,
sur de grandes emprises d’activité.
Pascale Leroi et Laure Thévenot, IAU Ile-de-France
’Ile-de-France rassemble des ac- nale de 23 %. Les autres régions françai- francilien pour une moyenne nationale
tivités économiques variées : des ses en comptent entre 21 % (Provence- de 10 %. Au sein même de l’industrie, ilsL secteurs de portée Alpes-Côte d’Azur, Midi-Pyrénées) et ne représentent que 14 % des effectifs
internationale, à forts contenus créatifs 28 % (Picardie). La plus faible part des (20 % en France). L’industrie franci-
et intellectuels, ainsi que des activités ré- emplois peu qualifiés en Ile-de-France lienne est en effet, elle-même, très
pondant aux besoins des habitants, des s’explique par la surreprésentation des orientée vers les activités de conception
voyageurs d’affaire et des touristes. Les fonctions de décision et de concep- et de recherche.
emplois mobilisant des compétences poin- tion-recherche. La plus faible présence
tues cohabitent ainsi avec des emplois peu de l’industrie a également un impact Au cours des quarante dernières années,
qualifiés qui demandent peu ou pas de direct sur les effectifs d’ouvriers peu qua- l’emploi ouvrier a fortement diminué
diplômes. Ces emplois assurent de nom- lifiés : ils représentent 6 % de l’emploi suite aux fermetures d’établissements in-
breuses fonctions qui répondent aux be-
soins de la population et des entreprises.
972 600 emplois peu qualifiés en Ile-de-France en 2007
Ils nécessitent des compétences diversi-
fiées par ailleurs peu valorisées. Les em- Nombre d'emplois Part dans l'emploi régional (%)
plois peu qualifiés, indispensables au
Agriculteurs exploitants 7 500 0,1
fonctionnement de la métropole, procu-
Artisans, commerçants, chefs d'entreprises 249 500 4,5
rent un emploi à près d’un million de
Cadres, professions intellectuelles supérieures 1 507 100 27,1
personnes en Ile-de-France ✎❶ (➩■
Professions intermédiaires 1 480 400 26,6
Qu’entend-on par emploi peu qualifié ?). Employés non qualifiés 627 500 11,3
Employés qualifiés 888 300 15,9
Davantage d’employés Ouvriers non qualifiés 345 100 6,2
Ouvriers qualifiés 465 000 8,3peu qualifiés que d’ouvriers
Total emplois 5 570 400 100,0
Total emplois peu qualifiés 972 600 17,5L’Ile-de-France totalise 18 % d’emplois
peu qualifiés pour une moyenne natio- Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travail
EconomieHuit secteurs d'activité emploient chacun Cinq secteurs d'activité emploient chacun
plus de 5 % des employés peu qualifiés plus de 5 % des ouvriers peu qualifiés
Répartition des emplois par secteur Répartition des emplois par secteur
Services administratifsAction sociale
Autres secteurs d’activité
et de soutien
Autres secteurs d'activité
18 %
17 %
21 %
21 %
Enseignement
5%
Hébergement
Commerce15 % et restauration 8%de détailActivités 6%
immobilières 18 %
Transports,
7% entreposage,
commerce de gros15 %14 %
8%
Particuliers-employeurs
10 % 17 %
ConstructionCommerce de détail
Services administratifs et de soutien
Administration publique Industrie, énergie, traitement-gestion des déchets
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travail
dustriels. En Ile-de-France, la part des dues, sont concentrés dans cinq secteurs un recours plus important à cette main-
ouvriers dans l’emploi peu qualifié a ain- économiques. d’œuvre comme l’industrie alimen-
si reculé de près de 11 points entre 1990 taire (31 %), l’industrie textile (23 %) et
Les personnes peu qualifiées sont pré-et 1999, passant de 46 % à 35 %. La l’industrie du caoutchouc et plastique
sentes dans tous les secteurs économi-baisse s’est enrayée depuis. Les ouvriers (20 %).
ques, et dans certains elles sontpeu qualifiés représentent 35 % des em-
largement majoritaires. Elles occupent Parmi les 58 professions qui composentplois peu qualifiés franciliens en 2007,
notamment 91 % des emplois fournis l’emploi peu qualifié, vingt d’entre ellesun poids identique à celui de 1999.
par les particuliers-employeurs. Entre 40 comptent chacune plus de 15 000 em-
Autrefois employés dans l’industrie, les et 50 % de ceux de l’action sociale et de plois. Ces vingt professions totalisent
actifs peu qualifiés trouvent désormais, l’hébergement-restauration sont peu 80 % de l’emploi peu qualifié francilien
en grande partie, des débouchés dans qualifiés ✎❹. A l’inverse, l’enseigne- ✎❺. Les professions les plus fréquentes
les services. Le volume de postes ment, la santé, les activités administrati- pour les employés peu qualifiés sont des
d’employés est, davantage que pour les ves ou les secteurs à haute valeur métiers d’aide à la personne : garde d’en-
ouvriers, lié à la densité des emplois et ajoutée nécessitent une faible propor- fants, aide à domicile, conciergerie...
de la population. Dès lors, leur propor- tion d’emplois de cette catégorie. (31 % d’entre eux). Ces professions
tion est relativement stable d’une région sont très féminisées. Puis viennent les
à l’autre, allant de 11 % (Ile-de-France) Seuls 14 % des emplois industriels sont métiers de distribution-vente, d’agents
à 14 % (Rhône-Alpes, Languedoc- peu qualifiés. Certaines industries ont de service des équipements, d’hôtellerie-
Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur).
En revanche, la part des ouvriers peu
Sept secteurs d'activité fonctionnent avec une proportion élevée d'emplois peu qualifiésqualifiés varie de 6 % (Ile-de-France) à
15 % (Picardie).
Particuliers-employeurs
Action sociale
Hébergement et restaurationDes débouchés
Services administratifs et de soutien
dans les services
Activités immobilières
Agriculture, sylviculture et pêche
Les ouvriers et employés peu qualifiés
Commerce de détail
travaillent dans un petit nombre d’activi- Construction
Emploi totaltés économiques. 64 % des postes d’em-
Administration publique
ployés peu qualifiés et 79 % des ouvriers
Industrie, énergie, traitement-gestion des déchets
peu qualifiés sont concentrés dans cinq
Transports-entreposage, commerce de gros
secteurs d’activité économiques✎❷ et Autres activités de services
Santé humaine✎❸. Pour les employés, ces secteurs re-
Enseignementlèvent essentiellement des services. Les
Finance et assurance
ouvriers peu qualifiés trouvent aussi des
Activités scientifiques et techniques
débouchés dans l’industrie et la cons-
Information et communication
truction, mais les activités industrielles
0 10 2030 4050 6070 8090 100 %
sont désormais minoritaires dans leur
Part des employés peu qualifiés Part des ouvriers peu qualifiés
emploi. Pour comparaison, 47 % des
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travailemplois, toutes catégories sociales confon-restauration ou encore des métiers de la Vingt professions peu qualifiées comptent chacune plus de 15 000 emplois
sécurité et d’accueil dans les entreprises
Nombre Part des(13 %). Et même si l’industrie emploie
d'emplois femmes (%)
désormais peu d’ouvriers peu qualifiés,
Assistantes maternelles, gardiennes d'enfants, familles d'accueil 68 100 99la moitié d’entre eux réalise des tâches
Nettoyeurs 58 800 61
de fabrication (industrielle, bâtiment,
Serveurs, commis de restaurant, garçons (bar, brasserie, café ou restaurant) 53 200 51
agricole) puis de transport-manutention
Agents civils de sécurité et de surveillance 51 300 12
(31 %), essentiellement exercées par des
Agents de service de la fonction publique (sauf écoles, hôpitaux) 51 000 67
hommes, et enfin de nettoyage (17 %).
Employés de maison et personnels de ménage chez des particuliers 47 000 95
Caissiers de magasin 46 300 86
Les emplois peu qualifiés sont faible- Aides à domicile, aides ménagères, travailleuses familiales 46 200 97
ment rémunérés et s’exercent dans des Vendeurs non spécialisés 39 600 66
Agents de service hospitaliers (de la fonction publique ou du secteur privé) 39 100 74conditions d’emploi généralement plus
Conducteurs livreurs, coursiers (salariés) 36 000 3difficiles. Ils sont plus fréquemment à
Ouvriers du tri, de l'emballage, de l'expédition, non qualifiés 35 500 34temps partiel (24 % contre 14 % pour
Concierges, gardiens d'immeubles 34 000 75l’ensemble des salariés franciliens) et de
Ouvriers non qualifiés du second oeuvre du bâtiment 33 700 8courte durée : 18 % des emplois peu
Vendeurs en alimentation 27 500 68
qualifiés sont sous contrat à durée déter-
Agents de service des établissements primaires 27 500 92
minée ou en intérim par exemple, contre
Manutentionnaires non qualifiés 24 600 21
12 % pour l’ensemble des salariés fran-
Aides de cuisine, apprentis de cuisine et employés polyvalents de la restauration 23 100 40
ciliens. Les femmes sont surreprésentées
Ouvriers non qualifiés du gros oeuvre du bâtiment 21 500 1
parmi les personnes occupant un emploi Employés de libre service du commerce et magasiniers 15 400 46
peu qualifié : elles occupent 55 % des
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travailpostes peu qualifiés pour une moyenne
régionale de 48 %. C’est également le
cas des personnes sans diplôme, des jeu- de soutien (12 %), le commerce de détail offerts par les particuliers employeurs,
nes et des immigrés. (10 %) et les activités immobilières. Paris en lien avec le niveau de revenu de la
accueille toujours un cinquième des em- population. Plus encore qu’à Paris, du
plois d’ouvriers peu qualifiés. Mais les fait du recul des activités de produc-
Des opportunités d’emploi
activités industrielles et de logistique tion, les ouvriers peu qualifiés sont
différenciées trouvant peu leur place dans la capi- sous-représentés. C’est aussi le seul dé-
selon les départements tale, les ouvriers peu qualifiés sont partement francilien où les employés
sous-représentés au regard de leur peu qualifiés sont sous-représentés par
La localisation des emplois peu quali- poids dans l’emploi régional. rapport à la moyenne régionale.
fiés s’inscrit dans trois dynamiques ma-
jeures : la concentration des emplois Le département des Hauts-de-Seine, La Seine-Saint-Denis est le département
franciliens (39 communes et arrondisse- spécialisé dans les fonctions de com- de la petite couronne où la présence de
mandement, compte désormais une part l’emploi peu qualifié est la plus impor-ments regroupent la moitié de l’emploi
de cadres supérieure à celle de Paris. tante, notamment pour les ouvriers.régional), la spécialisation de l’ouest
parisien et des Hauts-de-Seine dans la C’est le département où l’emploi peu Ceux-ci trouvent leur place dans une
production dite « abstraite » (recherche, qualifié est le moins présent. Il est orien- économie diversifiée. Ils se répartissent
gestion, commercialisation) avec ses té vers les activités de services (action dans les services (administratifs et de
sociale, administratifs) et vers les postes soutien, action sociale) mais aussi dansprolongements dans les Yvelines, le des-
serrement des activités de production et
de transport-logistique✎❻. Qu’entend-on par emploi peu qualifié ?
La notion de qualification renvoie à la fois à des caractéristiques de l’emploi occupé (tâches réali-Du fait de la concentration des activités
sées, reconnaissance statutaire et salariale, degré de responsabilité...) et à celles des personnesau cœur de l’agglomération, Paris tota-
(niveau de diplôme, d’expérience). Nous privilégions ici l’analyse de l’emploi peu qualifié et deslise 31 % des employés peu qualifiés et
actifs occupant ce type d’emploi. L’emploi peu qualifié peut être défini comme le premier degré21 % des ouvriers peu qualifiés de la ré-
d’emploi sur l’échelle des qualifications ne nécessitant pas un niveau ou une spécialité de diplômegion. Ces emplois sont cependant
spécifique. Les emplois considérés comme peu qualifiés nécessitent de nombreuses compéten-sous-représentés dans la capitale, forte-
ces mais celles-ci ne sont pas reconnues ou valorisées, raison pour laquelle elles restent peu visi-
ment orientée vers les activités à haute
bles. Il n’existe pas d’indicateur synthétique permettant de saisir l’ensemble des composantes
valeur ajoutée✎❼. La diversité des acti-
constituant la qualification. L’emploi peu qualifié est ici identifié à partir de la nomenclature des
vités économiques parisiennes, le rôle
PCS (professions et catégories socioprofessionnelles). La distinction selon la qualification de
culturel et touristique de la capitale
l’emploi est déjà établie pour les ouvriers. Les livreurs ont été intégrés dans les ouvriers peu quali-
conduisent à une orientation des em-
fiés. La classification établie par O. Chardon est utilisée pour distinguer les employés qualifiés et
plois peu qualifiés vers les activités d’hé- peu qualifiés. Avec cette démarche, 58 professions et catégories socioprofessionnelles (PCS)
bergements et de restauration (17 % sont retenues (24 PCS d’employés peu qualifiés et 34 PCS d’ouvriers peu qualifiés).
d’entre eux), les services administratifs etLes logiques de localisation varient selon le secteur d'activité
Services administratifs Commerce de détail
et de soutien
Nombre d’emplois Nombre d’emplois
Total Ile-de-France = 122 300 Total Ile-de-France = 114 100
10 000 10 000
1 000 1 000
Limites départementales Limites départementales
Limites communales Limites communales
© IAU îdF 2011 © IAU îdF 2011
Particuliers-employeursHébergement - Restauration
Nombre d’emplois Nombre d’emplois
Total Ile-de-France = 99 200 Total Ile-de-France = 44 000
10 000 10 000
1 000 1 000
Limites départementales Limites départementales
Limites communales Limites communales
© IAU îdF 2011 © IAU îdF 2011
Industrie Transport - entreposage
et commerce de gros
Nombre d’emplois Nombre d’emplois
Total Ile-de-France = 72 500 Total Ile-de-France = 78 400
10 000 10 000
1 000 1 000
Limites départementales Limites départementales
Limites communales Limites communales
© IAU îdF 2011© IAU îdF 2011
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travail
le commerce de gros et le transport, l’in- Une part d'emplois peu qualifiés très supérieure à la moyenne régionale
dustrie et la construction. en Seine-et-Marne, dans le Val-d'Oise et en Seine-Saint-Denis
Ouvriers Indice Employés Indice
Les emplois peu qualifiés sont légère- peu qualifiés de spécificité* peu qualifiés de spécificité*
ment plus présents que la moyenne dans
Paris 73 800 68 193 300 98
le Val-de-Marne. Les établissements du
Hauts-de-Seine 35 600 63 84 400 82
commerce de gros et des transports en
Seine-Saint-Denis 45 900 138 61 400 102
sont les principaux employeurs (13 %
Val-de-Marne 38 300 121 62 500 106
des effectifs).
Seine-et-Marne 43 600 161 58 500 119
Yvelines 35 900 106 64 000 104
Les emplois peu qualifiés sont relative- Essonne 32 500 122 50 800 104
ment plus présents dans deux autres Val-d’Oise 39 500 146 54 400 111
Ile-de-France 345 100 100 627 500 100départements franciliens : la Seine-et-Marne
et le Val-d’Oise. En Seine-et-Marne, 12 %
*l’indice de spécificité correspond au ratio entre la part de l’emploi peu qualifié dans l’emploi total départemental et la part
de l’emploi peu qualifié dans l’emploi total d’un territoire de référence, ici la région (multiplié par 100).des emplois peu qualifiés sont dans l’in-
dustrie, une part plus élevée que la Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travailLes emplois d'employés peu qualifiés, une localisation liée à la densité
Nombre d’emplois
(Total Ile-de-France : 627 500)
Supérieur à 10 000
De plus de 5 000 à 10 000
De plus de 2 000 à 5 000
De plus de 1 000 à 2 000
De plus de 500 à 1 000
De plus de 200 à 500
Inférieur ou égal à 200
Indice de spécificité
300
> moyenne Ile-de-France
200
150
110
= moyenne Ile-de-France
90
60 < moyenne Ile-de-France
Limites départementales
Limites communales
© IAU îdF 2011
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travail
Les emplois d'ouvriers peu qualifiés, sous-représentés à l'Ouest
Nombre d’emplois
(Total Ile-de-France : 345 100)
Supérieur à 5 000
De plus de 2 000 à 5 000
De plus de 1 000 à 2 000
De plus de 500 à 1 000
De plus de 200 à 500
Inférieur ou égal à 200
Indice de spécificité
300
> moyenne Ile-de-France
200
150
110
= moyenne Ile-de-France
90
60 < moyenne Ile-de-France
Limites départementales
Limites communales
© IAU îdF 2011
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travailLes emplois de cadres : très présents à l'Ouest
Nombre d’emplois
(Total Ile-de-France : 1 507 100)
Supérieur à 50 000
De plus de 30 000 à 50 000
De plus de 20 000 à 30 000
De plus de 10 000 à 20 000
De plus de 5 000 à 10 000
De plus de 2 000 à 5 000
De plus de 500 à 2 000
Inférieur ou égal à 500
Indice de spécificité
200 > moyenne Ile-de-France
150
110
= moyenne Ile-de-France
90
60 < moyenne Ile-de-France
Limites départementales
Limites communales
© IAU îdF 2011
Source : Insee, recensement de la population 2007, exploitation complémentaire au lieu de travail
moyenne régionale. Elle est de 11 % pour les ouvriers, est moins marquée communes présentant un tissu
dans les Yvelines, du fait de l’implanta- que pour les professions plus qualifiées. économique mixte ou spécialisé dans
tion de sites de production, mais l’em- Si les métiers d’ouvriers et d’employés les secteurs de l’hôtellerie-restauration
ploi peu qualifié n’est pas très présent peu qualifiés sont parfois proches en ter- et du commerce de détail.
dans ce département qui est aussi tourné mes de tâches réalisées, leurs lieux de
vers des activités à haute valeur techno- travail restent différenciés. La localisa-
Les emplois d’ouvriers peu qualifiés sont
logique et de conception. tion des emplois d’ouvriers apparaît da-
davantage surreprésentés dans certaines
vantage liée à l’implantation de sites
communes de la région✎❾, offrant de
industriels ou de zones d’activités éco-A l’échelle départementale, la localisa-
nombreux emplois. Ces communes senomiques. Celle des employés est liée àtion et la part d’employés peu qualifiés
situent au nord (jusqu’à Roissy) et à l’est
la densité globale des emplois et de laont peu évolué depuis 1999. En re-
de Paris (Saint-Denis, Aulnay-sous-Bois,
population et reste plus dispersée.vanche, la localisation des ouvriers peu
Montreuil, Aubervilliers, Pantin), au
qualifiés tend à se déplacer vers la péri-
nord des Hauts-de-Seine (Gennevilliers,
Les principaux lieux de travail des em-phérie. La part de ces emplois, quasi
Nanterre, Argenteuil), dans le secteur de
ployés peu qualifiés sont les pôles éco-stable à Paris, diminue dans les
la Seine-Amont (Vitry, Orly, Rungis) et le
nomiques majeurs de la région ✎❽.Hauts-de-Seine et plus encore dans le
long de la vallée de la Seine (Poissy). Il
Outre les arrondissements parisiens et Ladépartement de la Seine-Saint-Denis
s’agit notamment de territoires accueillant
Défense, les principales communesalors que leur part dans l’emploi aug-
des infrastructures de transport majeures
d’emploi sont Roissy-en-France, Boulogne-mente dans tous les départements de
(ports, aéroports, sites logistiques), des si-
Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Levallois-grande couronne, notamment dans le
tes de production industrielle ou ayant
Perret, Rueil-Malmaison, les villes pré-Val-d’Oise.
maintenu une activité de production-
fectures (Saint-Denis, Créteil, Versailles,
transformation.
Evry) ainsi qu’Argenteuil et Montreuil.
Une géographie liée Les communes où les employés peu
aux principaux pôles d’emploi qualifiés sont surreprésentés sont soit Les employés et les ouvriers peu qualifiés
des communes résidentielles avec sont nombreux à travailler à Paris ou dans
La concentration des lieux de travail des peu d’emplois, comme les pôles de les Hauts-de-Seine, où les emplois de ca-
personnes peu qualifiées, notamment vie de grande couronne, soit des dres sont fortement surreprésentés ✎❿.En effet, les deux types d’emplois sont vriers et les employés peu qualifiés. En les lieux d’emploi réels des personnes
très liés. Par exemple, les emplois de effet, certains établissements em- peuvent différer du lieu de localisation de
serveurs dans les cafés-restaurants sont ployant des personnes peu qualifiées leur établissement employeur. Par
nombreux près des lieux de travail des ont un lien direct avec les sites situés exemple, un établissement de recherche
cadres. Cependant, ce n’est pas au sein dans les principaux pôles d’emplois a besoin d’emplois assurant l’entretien
de ces territoires que les indices de spé- mais ont des localisations excentrées. ou la sécurité sur le site et peut faire ap-
cificité sont les plus élevés pour les ou- De plus, pour certaines de ces activités, pel à un prestataire extérieur.
Pour en savoir plus
Leroi P., Thévenot L. : « Actions locales pour les emplois et les actifs peu qualifiés en Ile-de-France », IAU Ile-de-France, décembre 2009.
Jauneau Y. : « Les employés et ouvriers non qualifiés », Insee Première, n° 1250, juillet 2009.
Leroi P., Thévenot L. : « L’emploi peu qualifié en Ile-de-France, 1. Place dans l’économie régionale, caractéristiques des actifs », IAU Ile-de-France,
Note rapide sur l’économie, n° 428, mai 2007.
Leroi P., Thévenot L. : « L’emploi peu qualifié en Ile-de-France, 2. Localisation et spécificités locales », IAU Ile-de-France, Note rapide sur
l’économie, n° 429, mai 2007.
Amossé T., Chardon O. : « Les travailleurs non qualifiés : une nouvelle classe sociale ? », Insee Economie et statistique, n° 393-394, novembre 2006.
INSTITUT NATIONAL
Directrice de la publication : Sylvie MarchandDE LA STATISTIQUE
Comité de rédaction : Patrick Pétour
Publication téléchargeable à partir du site Internet : www.insee.fr/ile-de-franceET DES ETUDES ECONOMIQUES Chefs de projet : Clotilde Debout, Marielle Dhune
Rédactrice en chef : Christel Collin
Direction régionale d’Ile-de-France Conception graphique : PAO Insee Ile-de-France ISSN 0984-4724
7, rue Stephenson - Montigny-le-Bretonneux Maquette : Nathalie Droux - Nicolas Renaud Commission paritaire n° 2133 AD
er© Insee 2011 Impression : Jouve78188 Saint-Quentin-en-Yvelines cedex Dépôt légal : 1 semestre 2011 Code Sage I1136052
Insee Ile-de-Fr@nce Infos : la Lettre d’information électronique vous informe tous les mois de l'activité de l'Insee Ile-de-France
www.insee.fr/ile-de-france

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