Provence-Alpes-Côte d'Azur : le profil socio-économique le moins éloigné de celui de l'Ile de France

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Entre 1990 et 1999, l'évolution du paysage social et professionnel de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a suivi dans l'ensemble les grandes tendances nationales. Les effectifs d'agriculteurs exploitants et d'ouvriers baissent fortement tandis que ceux des professions intermédiaires augmentent sensiblement.Au troisième rang pour la croissance de la population, la région n'est qu'au onzième rang des régions métropolitaines pour la croissance de l'emploi. L'augmentation globale de 0,5% par an est due à la hausse de l'emploi féminin, celui des hommes ayant diminué sur la période. Le tertiaire confirme sa prééminence dans l'emploi régional.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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2SUD INSEE N° 47  février 200 l'essentiel ProvenceAlpesCôte dAzur : le profil socioéconomique le moins éloignéde celui de lIledeFrance
Entre 1990 et 1999, l’évolution du paysage social et professionnel de la région ProvenceAlpesCôte dAzur a suivi dans lensemble les grandes tendances nationales. Les effectifs dagriculteurs exploitants etdou vriers baissent fortement tandis que ceux des professions intermédiaires augmentent sensiblement. Au troisième rang pour la crois sance de sa population, la région nest quau onzième rang des régions métropolitaines pour la croissance de lemploi. Laugmentation globale de 0,5 % par an est dueàla hausse de lemploi féminin, celui des hom mes ayant diminuésur la période. Le tertiaire confirme sa prééminence dans lemploi régional.
La région ProvenceAlpesCôte d’Azur compte un peu plus de 4,5 millions d’ha bitants au recensement de la population de 1999, dont 3,7millions ont plus de 15 ans. Cette population de 15 ans et plus a augmenté de 6,5% depuis le précédent recensement. Les inactifs y pèsent plus lourd qu’en France métropolitaine (48,5 % contre 44,8 %), du fait, notamment, d’une population plus âgée et d’une moindre
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activité des femmes. En effet, la part des personnes de 60 ans et plus dans la po pulation de 15 ans et plus est de 29,1 % dans la région contre 25,9 % en France métropolitaine. Quant aux taux d’activi té des femmes, ils sont respectivement de 44,9 % et de 48,7%.
La montée des classes moyennes
Au fil des recensements, une recompo sition de la carte des catégories socio professionnelles se dessine sous le triple effet des évolutions démographiques sociales et économiques. Comme dans l’ensemble du pays, elle se caractérise par le recul du nombre d’agriculteurs d’ouvriers et d’artisans, commerçants et chefs d’entreprises contrebalancé par la montée en puissance des professions in termédiaires (+23,8 %),des employés et des cadres et professions intellectuel les supérieures. La région présente des caractéristiques qui la rapproche des au tres régions du Sud comme la faiblesse de l’emploi ouvrier et l’importance des cadres supérieurs. En revanche, elle s’en distingue par la faiblesse de l’em ploi agricole. Si on excepte l’Ilede France, la région arrive en tête, avec les régions MidiPyrénéeset RhôneAlpes pour l’importance des cadres et profes sions intellectuelles supérieures dans sa population active, elle est, par contre, après l’IledeFrance et l’Alsace, celle qui compte le moins d’agriculteurs ex ploitants (1,3%), et, après l’Ilede France et la Corse, le moins d’ouvriers.
SUD INSEE N° 47  février 2002 l'essentiel Plus de femmes parmi les professions intermédiaires et cadres supérieurs BouchesduRhône se démarquent par un poids nettement plus faible de ce type Evolution de la population de 15 ans et plus par catégorie socioprofessionnelle d’actifs (6,7 %). Avec 13 % de cadres et Effectif EvolutionPart des femmes en % Caté oriesocio rofessionnelle19901999 enen 199919901999 en professions intellectuelles supérieures et % 24,1 %de professions intermédiaires 3 740 1456,5 52,852,5 Ensemble A riculteursex loitants24 689 33,029,5 32,8dans sa population active, les Bou Artisans, commerçants, chefs d’entreprises154 498 9,530,2 31,4 chesduRhône présentent le plus haut Cadres et professions intellectuelles supérieures218 70713,9 33,930,1 niveau de qualification. La présence de la Professions intermédiaires*428 00623,8 48,343,3 capitale régionale, d’un fort potentiel Employés 640403 15,272,7 73,9 Ouvriers 420935 9,9 15,615,5universitaire et d’industries innovantes Retraités 887174 16,349,2 47,0 explique ce niveau d’encadrement. Autres personnes sans activité professionnelle965 733 1,669,4 74,4 Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999 Les cadres concentrés En 1999, un actif sur trois est un employé dans les métropoles de la Structure de la population active de 15 ans et plus par catégorie socioprofessionnelle région Effectif 1990Effectif 1999 Nombre %Nombre % Caté oriesocio rofessionnelle 1 768 548100,0 1887 238100,0 Ensemble Un “zoom” sur des zones infradéparte 36 8532,1 24689 1,3 A riculteursex loitants mentales, dans la répartition des caté 170 7849,7 154498 8,2 Artisans, commerants, chefs d’entrerises 192 01610,9 218707 11,6gories socioprofessionnelles, fait appa Cadres etrofessions intellectuelles suérieures Professions intermédiaires*345 80219,6 428006 22,7raître des disparités encore plus fortes. 556 12731,4 640403 33,9 Em lo és La zone d’emploi d’Aixen Provence 466 96626,4 420935 22,3 Ouvriers se détache nettement de la région par Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999 un poids plus élevé de cadres supé * La catégorie des professions intermédiaires regrouperieurs (18,8 %) et de professions inter(35,8 %). La baisse des effectifs d’agri entre autres les instituteurs, les techniciens et contre maîtres, certaines professions de santé,...%) dans sa populamédiaires (26,2culteurs exploitants s’observe dans tous les départements, y compris les plus rution active, et d’ouvriers plus faible Les effectifs de cadres supérieurs progresraux comme les AlpesdeHautePro(17,7 %).A l’opposé, celle d’Orange sent désormais moins qu’en moyenne envence, les HautesAlpes et le Vauclusene compte que 7% de cadres supé France métropolitaine hors IledeFrancequi ne comptent plus au dernier recenserieurs et 18,6% de professions inter (+ 13,9% et + 20%). En revanche, lesment que 4,1 %, 3,8 % et 3,4 % d’agrimédiaires et reste la seule zone ouvriers voient leurs effectifs diminuerculteurs exploitants dans leur populationd’emploi où l’effectif des ouvriers dé encore plus.active ;quant aux AlpesMaritimes etpasse encore celui des employés. Une aux BouchesduRhône, ils sont en deçàapproche encore plus fine géographi des 1%, le Var se situant dans laquement (1) fait apparaître la forte at Seul le Vaucluse a un moyenne régionale.traction qu’exercent sur les cadres profil social proche de la supérieurs AixenProvence, Antibes, moyenne nationale La baisse du nombre d’artisans, comMarseille, Nice, notamment. merçants et chefs d’entreprises concerneMême si la majorité d’entre eux tra Par son profil socioprofessionnel la ré aussi l’ensemble des départements. Lesvaille hors de l’industrie, les ouvriers se gion se rapproche de l’IledeFrance, tandis que le Vaucluse ressemble daLa part des cadres plus forte en IledeFrance et dans les ré...et celle des ouvriers plus faiblegions du Sud... vantage à la moyenne française. En 1990, c’était d’ailleurs le seul départe BasseNormandie IledeFrance ChampagneArdenne Corse ment de la région où la part des ouPoitouCharentes ProvenceAlpesCôte dAzur Auvergne MidiPyrénées vriers parmi les actifs dépassait encoreBourgogne LanguedocRoussillon Picardie Aquitaine celle des employés. Désormais les emFrancheComtéLimousin Limousin RhôneAlpes ployés y sont plus nombreux que les Pays de la LoireAuvergne ouvriers, mais il reste le département Lorraine PoitouCharentes HauteNormandie Bourgogne où cette dernière catégorie est la plusNordPasdeCalais Centre Corse BasseNormandie représentée (28,0 %) et la part des emde la LoireCentre Pays Bretagne Bretagne ployés la plus faible (30,2 %). A l’opAquitaine HauteNormandie posé, les AlpesMaritimes ont la LanguedocRoussillon Lorraine Alsace NordPasdeCalais proportion d’ouvriers la plus faible MidiPyrénées ChampagneArdenne RhôneAlpes Alsace (19,7 %) et celle d’employés la plus forteProvenceAlpesCôte dAzur FrancheComté IledeFrance Picardie (1) La réalisation de cartes communales par catégorie10 150 515 2025 3020 250 5 1035 40 socioprofessionnelle à partir d’un calcul de l’écart à la % % moyenne nationale permet de mettre en relief les zo nes où les populations sont sur ou sousreprésentées. Source : INSEE, Recensement de la population de 1999
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SUD INSEE N° 47  février 2002 l'essentiel Les cadres résident dans les métropoles régionales
Mer Méditerranée
© IGN  INSEE 2002 Source : INSEE, Recensement de la population de 1999
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Cadres : densité de l’écart à la moyenne régionale 20 et plus 2 à 20  2 à 2 10 à  2 10 et moins
Ces cartes représentent pour chaque catégorie socioprofessionnelle (CSP) l’écart à la moyenne régionale pour chaque commune : ainsi pour les agriculteurs, il s’agit de l’excédent du nombre d’actifs agriculteurs sur ce qu’il serait si la part de ce nombre dans la population de 15 ans et plus de la commune était égale à la valeur observée pour la région. Cet excédent estrapporté à la superficie : c’est la variable “densité de l’écart à la moyenne” représentée pour les valeurs positives (forte présence de la CSP) et pour les valeurs négatives (faible présence de la CSP) à l’aide de couleurs contrastées. Ces données étant issues d’une exploitation par sondage au ¼ sont affectées d’aléas dans les communes les moins peuplées. On a donc utilisé une couleur neutre pour les communes dans lesquelles la valeur de l’écart est faible et son signe non nécessaire ment significatif.
retrouvent plus nombreux autour des zo nes d’activités industriellesde l’étang de Berre, de FossurMer et, dans le Vau cluse, autour de l’axe rhodanien. Les professions intermédiaires subissent également l’attraction des grandes mé tropoles mais résident aussi dans des pôles urbains de moindre importance regroupant divers services administra tifs. Enfin, les activités liées au tou risme contribuent au maintien d’une proportion plus élevée qu’ailleurs d’ar tisans et de commerçants sur la façade littorale du Var et des AlpesMaritimes.
Des emplois de plus en plus qualifiés pour les femmes
La catégorie des employés, très fémi nisée (72,7 %), s’oppose à celle des ou vriers où les hommes sont largement majoritaires (84,4%). Ce constat n’a que peu évolué depuis 1990. En revanche, la part des femmes est en
Les ouvriers surtout autour de l’étang de Berre et du sillon rhodanien
Mer Méditerranée
© IGN  INSEE 2002
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Ouvriers : densité de l’écart à la moyenne régionale 20 et plus 2 à 20  2 à 2  22 à  2  22 et moins
Source : INSEE, Recensement de la population de 1999 Le Var et la Côte dAzur très attractifs pour les retraités
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progression sensible dans les catégories “professions inter médiaires” et “ca dres supérieurs et professions intellec tuelles supérieures” où elles représentent Retraités : densité de l’écart à la désormais respecti moyenne régionale 13 et plus vement 48,3% et 2 à 13 Mer Méditerranée 33,9 % des actifs. 2 à 2  35 à  2  35 et moins © IGN  INSEE 2002 A l’intérieur des dif Source : INSEE, Recensement de la population de 1999 férentes catégories, des disparités appa raissent dans les évolutions entre 1990 et36,6 %sous la poussée des métiers 1999. Ainsi, la baisse est beaucoup plus“d’assistantes maternelles, gardiennes forte chez les petits exploitants agricolesd’enfants et travailleuses familiales” pour ( 56,3 %)que chez les plus grandsles femmes et de“serveurs et commis de ( 25,3 %). Le nombre d’ouvriers non quarestaurant ou de café” pour les hommes. lifiés a diminué plus fortement ( 15,2 %)Dans le même temps, le nombre d’em que celui des ouvriers qualifiés ( 7,8 %).ployés administratifs d’entreprises en Les ouvriers agricoles sont même un peuregistre une baisse de 4,8%. Cette plus nombreux qu’en 1990. Enfin, parmicatégorie, qui compte 127 000 person les employés, les personnels de servicesnes et regroupe les secrétaires, les em directs aux particuliers augmentent deployés administratifs et des services
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comptables et financiers voit son impor tance diminuer au profit de professions in termédiaires sous l’effet d’une évolution des métiers nécessitant un niveau de di plôme supérieur.
Les retraités plébiscitent le Var
Parmi les inactifs de 15 ans et plus fi gurent les retraités. Globalement la ré gion est proche de la France métropoli taine hors IledeFrance, pour la part des retraités dans la population de 15 ans et plus, soit 23,7% contre 23,2%. Entre
1990 et 1999 leur nombre a crû de 16,3 %,soit un point de plus qu’en France métropolitaine.
Dans la région, c’est le Var qui enre gistre la plus forte progression du nombre de retraités (+ 24,4 %) suivi du Vaucluse (+ 19,1 %), et les AlpesMari times la plus faible (+ 9,5%). Cepen dant, la part des retraités reste toujours très élevée dans les AlpesMaritimes où ces derniers représentent 26,4% de la population de 15ans et plus soit trois points de plus que la moyenne régio nale. Comme la plupart des régions du
Des métiers bien représentés en ProvenceAlpesCôte d’Azur en 1999
Les hommes : les conducteurs routiers moins nombreux mais toujours en tête Effectif EvolutionPart dans Métiers 1999 19901999 l’emloi masculin % % 17 608 22,22,0 Conducteurs routiers et grands routiers 13 69330,7 1,6 Serveurs et commis de restaurant ou café 12 862 18,81,5 Maçons qualifiés 11 53530,7 1,3 Agents de police 11 15412,1 1,3 Cuisiniers qualifiés Nettoyeurs 10907 0,5 1,2 Agents de service de la Fonction Publique (sauf écoles et 10 77856,2 1,2 hôpitaux) Manutentionnaires, agents non qualifiés des services 10 747 17,11,2 d’exploitation des transports Agents de sécurité, de surveillance10 56634,6 1,2 Conducteurslivreurs, coursiers10 32614,6 1,2 Professeurs agrégés et certifiés10 109 5,91,2 Hommes du rang9 667101,1 1,1 Ouvriers non qualifiés du gros œuvre du bâtiment9 528 51,71,1 Ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment9 514 12,31,1 Magasiniers 8906 22,9 1,0 Les femmes : assistantes maternelles, employés de maison, infirmières en forte progression Effectif EvolutionPart dans Métiers 1999 19901999l’em loiféminin % % 44 234 18,36,2 Secrétaires 35 17585,2 5,0 Commis, adjoints administratifs de la Fonction Publique 26 764126,0 3,8 Assistantes maternelles, gardiennes d’enfants 24 96241,8 3,5 Aidesoignantes 20 60314,7 2,9 Agents des services hospitaliers 19 78616,3 2,8 Employés des services comptables 19 19815,6 2,7 Institutrices 17 36153,5 2,4 Infirmières en soins généraux salariées Agents de service de la Fonction Publique (sauf écoles et 16 61342,8 2,3 hôpitaux) 14 58063,8 2,1 Employés administratifs divers d’entreprises 14 503 0,42,0 Professeurs agrégés et certifiés 14 381 11,42,0 Nettoyeurs Employés de maison et femmes de ménage chez des 13 98469,7 2,0 particuliers Agents de services des établissements d’enseignement13 7767,6 1,9 1,9 Caissières de magasin13 75820,1
Source : INSEE, Recensements de la population 1990 et 1999
La croissance de certains métiers entre 1990 et 1999 est le reflet des évolutions démographiques sociales et économiques. Ainsi chez les femmes, la progression des effectifs des assistantes maternelles (+ 126 % en neuf ans) et des em ployées de maison (+ 70 %) est liée au développement du travail féminin. En outre, les incitations fiscales ont joué aussi dans le sens d’une meilleure déclaration des employés et femmes de ménages par exemple. La hausse du nombre d’infirmières et aidesoignantes résulte du développement de la demande de soins liée notamment au vieil lissement de la population. Chez les hommes, la forte progression du nombre de serveurs de restaurants et cafés (+ 31 %), l’importance du nombre de cuisiniers est à relier au développement des loisirs et l’allongement des déplacements domiciletravail ; la hausse des effectifs des agents de police (+ 31 %), agents de sécurité, de surveillance (+ 35 %) va de pair avec le développement des métiers liés à la sécurité.
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Sud, la région bénéficie de migrations de retraités, lesquels se dirigent tout particu lièrement vers le Var. En effet, 17,4% des nouveaux arrivants dans ce départe ment sont des retraités. Les AlpesMari times restent toujours attractives pour les retraités, qui représentent 14,5% des nouveaux arrivants, ce qui n’est pas le cas des BouchesduRhône où cette pro portion tombe à 6,5 %. Nombreux sur le littoral du Var, les retraités ne dédaignent pas son arrièrepays, au contraire des AlpesMaritimes où ils s’installent plutôt dans les communes littorales.
Les femmes sans profession moins nombreuses
La population de 15 ans et plus sans ac tivité et non retraitée a diminué de 1,6 %. Cette catégorie représente désor mais 25,8 % des personnes de 15 ans et plus sans activité, soit un peu plus que les retraités. Très hétérogène, elle inclut 386 000élèves et étudiants dont le nombre a augmenté de plus de 8 %, en viron 5000 militaires du contingent (nombre en forte baisse du fait de la sup pression progressive du service natio nal), les chômeurs n’ayant pas encore travaillé (35 300) et les autres personnes sans activité professionnelle (539 000) qui comprend notamment les femmes “ au foyer” .
Avec l’accroissement du taux d’activi té des femmes, la proportion de fem mes n’ayant jamais travaillé diminue ( 15% en neuf ans). Ceci se vérifie non seulement avant 60 ans, les fem mes étant plus souvent actives, mais aussi après 60 ans, les femmes étant plus souvent retraitées qu’en 1990.
L’emploi non salarié toujours en baisse
Avec 1576 000emplois, la région Pro venceAlpesCôte d’Azur enregistre une progression de l’emploi de 4,1%, comparable à celle de la France hors IledeFrance et supérieure à celle de la France métropolitaine (+ 3,3 %). Cette hausse est entièrement imputable à la croissance de l’emploi féminin, les em plois masculins ayant un peu diminué.
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La baisse de l’emploi non salarié se poursuit. Il ne représente plus que 13,6 % de l’emploi total, niveau un peu supérieur à celui de la France métropo litaine hors IledeFrance. En majorité travailleurs indépendants, deux non sa lariés sur trois sont artisans, commer çants ou chefs d’entreprises. Viennent ensuite les cadres et professions intellectuelles supérieures (15,7 %),les agriculteurs exploitants (10,9 %)et les professions intermé diaires (9,5%). Au sein des cadres moyens et supérieurs, les professions de santé arrivent largement en tête. Ma joritaires dans l’agriculture, les non sa lariés représentent encore un emploi sur quatre dans le secteur de la cons truction. C’est dans le secteur de l’in dustrie que ce statut est le plus rare avec à peine un emploi sur dix.
Les salariés de la région sont, pour plus du tiers, employés dans le secteur pu blic, ce qui représente une proportion supérieure à celle observée en France métropolitaine. La part de l’emploi pu blic a diminué par rapport à 1990.
Le tertiaire poids lourd de l’emploi
Si l’on fait abstraction des inactifs, les évolutions sociales décrites trouvent largement leur origine dans la structure d’activités économiques de la région et dans son évolution.
Un déficit d’emplois ouvriers Les actifs par catégorie socioprofessionnelle
Ouvriers
Employés
Professions intermédiaires
Cadres supérieurs
Artisans, Commerçants, Chefs d’entreprises France hors IledeFrance Agriculteurs exploitantsProvenceAlpes Côte d’Azur 0 510 1520 2530 3540 % Source : INSEE, Recensement de la population de 1999
(2) SIE N° 36  janvier 2001 “Industrie et agriculture font vivre en grande partie les zones d’emploi en PACA”
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Essentiellement des salariés dans l’industrie L’emploi par statut et par secteur d’activité économique Salariés Ensemble Nombre% Secteur d’activité 1 576 8081 361 75886,4 Ensemble 49 03723 58948,1 A riculture 178 323160 72090,1 Industrie 95 76372 09975,3 Construction 1 253 6851 105 35088,2 Tertiaire 240 992194 25780,6 dont commerce Source : INSEE, Recensement de la population de 1999
Non salariés Nombre % 215 05013,6 25 44851,9 17 6039,9 23 66424,7 148 33511,8 46 73519,4
Le secteur tertiaire occupe une place esdans les secteurs du commerce et des sentielle en ProvenceAlpesCôte d’Azur :services (2). 79,5 % de l’emploi contre 69 % en France hors IledeFrance. Le dynamisme de Le triangle Fos  Berre  l’activité touristique et de la fonction ré Lavéra confirme sa sidentielle y contribue. spécificité industrielle En revanche, l’industrie avec 11,3 % de l’emploi est en net retrait. Cette faiblesse de l’industrie explique la sousreprésenL’emploi tertiaire est nettement majo tation des ouvriers dans la région. Le secritaire dans l’ensemble des zones teur de la construction a désormais led’emploi de la région. Néanmoins, la même poids dans la région qu’en Francecomparaison de la répartition des em métropolitaine hors IledeFrance, soitplois par grands secteurs d’activité 6,1 %de l’emploi total en raison d’uneentre les différentes zones d’emploi baisse de plus grande ampleur entre 1990 etpermet de mettre en évidence des spé 1999 (respectivement  27 % et  11,2 %).cificités. Malgré le faible poids de l’emploi agricole dans la région, une Quant à l’agriculture, elle représentegrande partie du territoireen dehors 3,1 % de l’emploi total (5,2 % en Francedes grandes agglomérations, notam métropolitaine hors Les spécificités des zones d’emploi IledeFrance). Secteurs d’activité C’est dans le dépar Agriculture BTP tement des AlpesBriançon Commerce Maritimes que le Industrie tertiaire pèse leGap Services plus lourd avec 82,3 % des emplois, Digne mais c’est aussi dans Orange Nice ce département que Carpentras l’emploi agricole est Avignon Menton Manosque le plus faiblementChâteaurenard CannesAntibes représenté. Toute SalondeProvence fois, la faiblesse reArles Draguignan Brignoles FossurMer lative de l’industrie FréjusSaintRaphaël et de l’agriculture MarseilleAubagne dans la région neToulon doit pas cacher leur © IGN  INSEE 2002 rôle structurant. Source : INSEE, Recensement de la population de 1999 En effet, dans deL’indice de spécificité est calculé par secteur d’activité en référence à la région. Ainsi pour le secteur de l’agriculture, si 7,1 % et 3,1 % sont les parts respectives de l’emploi nombreux territoi agricole dans la zone d’emploi de Manosque et en ProvenceAlpesCôte d’Azur, l’in dice de spécificité est de 2,29. Si on répète ce calcul pour l’industrie, le BTP, etc, on voit res, c’est à partir de se détacher l’activité qui a l’indice de spécificité le plus élevé par rapport à la région. Par exemple dans la zone d’emploi de Manosque, c’est la spécificité agricole qui est la plus ces activités que se affirmée. crée une dynamique La spécificité n’est pas toujours aussi nette, ainsi dans le cas de la zone d’emploi de Nice, on obtient des indices de spécificité très proches pour les services, le BTP et le créatrice d’emploiscommerce (dans une fourchette de 5 %).
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SUD INSEE N° 47  février 2002 l'essentiel Le secteur de la construction en fort recul Evolution entre 1990 et 1999 des emplois par secteur d’activitéL’emploi industriel plutôt qualifié En nombre et % L’emploi par secteur et par catégorie socioprofessionnelle % 20 Secteurs d’activité 15 HommesTotal AgricultureIndustrie ConstructionTertiaire 10 Femmes Catégoriedont Ensemble commerce 5socio rofessionnelle A riculteursex loitants1,5 47,70,0 0,00,00,0 0 Artisans, commerçants,  5 chefs d’entreprises4,0 8,924,5 7,717,8 8,7  10 Cadres et professions intellectuelles suérieures 12,81,2 12,13,7 14,06,9  15 Professions intermédiaires 24,13,9 29,111,1 25,220,1  20 Em lo és32,6 4,211,1 5,438,834,7  25 Ouvriers 20,338,9 38,955,3 14,320,6  30 100,0 100,0100,0 100,0100,0100,0 % Ensemble 1576 80849 037178 32395 7631 253 685240 992 Source : INSEE, Recensement de la population de 1999 Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999
ment la plupart des zones d’emploi deszones d’emploi de MarseilleAubagneemplois du secteur de la construction et AlpesdeHauteProvence, des Hauteset d’AixenProvence, spécificité indus38,9 % des emplois industriels et agri Alpes et du Vaucluse, conserve encore untrielle plus affirmée sur le pourtour decoles. La part des employés et des cadres caractère agricole. Dans les AlpesMaritil’étang de Berre et spécificité agricole àsupérieurs est plus élevée dans le ter mes, la dominante tertiaire (services oul’ouest du département (zones d’emploitiaire :respectivement 14% et 38,8% commerces) se vérifie partout. Quantd’Arles et de Châteaurenard).contre 12,8 % et 32,6 % pour l’ensemble au secteur du BTP, il reste vivace dansdes secteurs. En revanche, c’est dans le Var, dans la zone d’emploi de F réL’emploi industriel plutôtl’industrie que les professions intermé jusSaintRaphaël, tandis que les actividiaires sont proportionnellement les qualifié tés des services dominent dans celle deplus nombreuses. Comparées à la France Toulon. Les BouchesduRhône présenLa structure des emplois diffère sensimétropolitaine, les professions intermé tent la palette d’activités la plus diverblement selon le secteur d’activité. Lesdiaires ont un poids supérieur dans la ré sifiée :activités de service dans lesouvriers occupent plus de la moitié desgion (29% contre 23%), tout comme Méthodologie : exploitation complémentaire du Recensement de la population de 1999%d’ailleurs les cadres supérieurs (12,1 La plupart des données présentées ici sont issues de l’exploitation complémentaire qui permet d’obcontre 10,8 %). La présence d’implanta tenir des informations non traitées dans l’exploitation exhaustive comme la composition des familles, tions industrielles de haute technologie les catégories socioprofessionnelles, etc. Cette exploitation est réalisée sur un logement sur quatre (sondage au quart), à l’exception de certaines zone pour lesquelles les bulletins sont exploités de fa en ProvenceAlpesCôted’Azur ex çon exhaustive. On peut avoir une bonne appréciation de la précision de l’effectif à estimeren pre nant comme intervalle de confiance à 95 % : x+ 4x.plique le bon niveau de qualification de l’emploi industriel. Définitions Au total, la structure d’activités de la Catégorie socioprofessionnelle: l’étude porte sur les individus comptés au lieu de résidence. La région explique assez largement celle nomenclature utilisée est la nomenclature des Professions et Catégories Socioprofessionnelles de des catégories socioprofessionnelles 1982 pour décrire l’univers des professions. La nomenclature distingue la profession déclarée des actifs ayant un emploi et des chômeurs ayant déjà travaillé. La catégorie des “retraités” regroupe tous les anciens actifs. La catégorie des “autres personnes sans activité professionnelle” englobe les(si l’on excepte le poids des retraités, chômeurs n’ayant jamais travaillé, les militaires du contingent, les élèves et étudiants ainsi que tou qui a bien sûr d’autres déterminants, tes les personnes sans activité professionnelle de moins ou plus de 60 ans (sauf les retraités). Nouveaux arrivants: personnes recensées le 8 mars 1999 dans la région, au titre de leur résidence prinproprement démographiques). Sur ces cipale, quelle que soit leur nationalité et qui ont déclaré ne pas habiter dans la région le 1er janvier 1990. plans, la région ProvenceAlpesCôte Emploi au lieu de travail: ensemble des personnes qui ont une profession et qui l’exercent sur le territoire français au moment du recensement, comptabilisé dans leur commune de lieu de travail. d’Azur se distingue très nettement de Secteur d’activité: il s’agit de l’activité principale exercée par l’établissement employeur regroupée en nomenclature économique de synthèse.l’IledeFrance, souvent moins des autres Zone d’emploi: regroupement de communes pour lesquelles la proportion de résidents travaillant régions du Sud. Mais parmi l’ensemble dans la zone est jugée suffisante. En pratique, on a cherché à rendre minimum le nombre de dépla cements domiciletravail entre zones. Ce découpage du territoire, réalisé en 1983 puis redéfini endes régions de province, toutes très con 1994 en 348 zones, est adapté à l’analyse locale du marché du travail. trastées avec la régioncapitale en raison Pour en savoir plus de ses fonctions directionnelles, elle est  Recensement de la population de 1999  “Les métiers se redéploient sur le territoire métropolitain”néanmoins celle qui s’en rapproche le  INSEE Première n° 792  juillet 2001. plus.  SUD INSEE l’essentiel  “ProvenceAlpesCôte d’Azur : 45 % des emplois occupés par des femmes”, n° 37  février 2001. Claude Cappelluti  SUD INSEE l’essentiel  “Migrations interrégionales : ProvenceAlpesCôte d’Azur attire moins”, n° 44  novembre 2001. Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques C INSEE2002ProvenceAlpesCôte d'Azur Directeur de la publication : Pierre Audibert 17, rue Menpenti Directeur adjoint : Jean Laganier N° ADEP : 0904B05336 13387 Marseille Cedex 10 Rédacteur en chef : Annie Mulard N° ISSN : 1287292X Téléphone : 04 91 17 57 57 Prix : 2,20 euros Fax : 04 91 17 59 58 Pour vous abonner : Code Sage : SIE024732Monique Campana  tel : 04 91 17 59 12Internet : www.insee.fr/paca
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