Revenus fiscaux : la Bretagne réduit l'écart (Flash d'Octant n° 49)

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Le revenu net moyen des foyers fiscaux bretons s'élève à 82 360 francs en 1996. Il est légèrement inférieur à la moyenne de province : 1 000 francs de moins. Toutefois la Bretagne rattrape son retard au sein des régions. Les différences entre zones d'emploi se réduisent mais restent élevées. Le revenu rennais est désormais supérieur au revenu moyen France entière.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Numéro 49 Juillet 2000
Les revenus fiscauxdes Bretons en 1996 La Bretagne réduit l’écart
Le revenu net moyen des foyers fiscaux bretons s’élève à 82 360 francs en 1996. Il est légèrement inférieur à la moyenne de province : 1 000 francs de moins. Toutefois la Bretagne rattrape son retard au sein des régions. Les différences entre zones d’emploi se réduisent mais restent élevées. Le revenu rennais est désormais supérieur au revenu moyen France entière. n 1996, le revenu netLe pourcentage de foyerspar foyer. La zone de Car pagEcontinue de décroître, enqui était déjà le cas ene 4) des foyers fiscaux moyen après abatteimposés par rapport auxhaix occupe la dernière ment (voir définitionfoyers fiscaux totaux placeavec 67 144 francs, ce bretons reprend sa progresBretagne comme dans l’en1990. La zone d’emploi de sion. Il augmente de 1,2 %semble des régions françaiRennes a, de loin, les reve en francs constants, ce quises. Ce pourcentage passenus les plus élevés : l’écart représente la meilleure augde 44 % en 1990 à 43,6 %de revenu entre la zone de mentation des 7 dernièresen 1996 ce qui est assezRennes et celle de Vannes, années. Cette hausse faitloin de la moyenne natioclassée deuxième baisse lé suite à plusieurs années denale qui se situe à 49,2 %.gèrement par rapport à baisse ou de stagnation de1990 mais reste élevé (5 % puis 1990, qui était uneen 1996 contre 6 % en Une forte année haute de la conjonc1990). L’écart avec Carhaix dispersion ture. En définitive,le reveest quant à lui toujours très spatiale nu moyen fiscal des Bretonsimportant même s’il baisse Si on retient le critère du re a stagné, en francs consun peu : 37 % en 1996 venu net moyen par foyer tants, sur la périodecontre 40 % en 1990. Le re fiscal, la zone d’emploi de 19901996. France entière,venu rennais est supérieur Rennes est, en 1996, en il a baissé de 5,2 % au totalde près de 12 % au revenu 1ère position des 18 zones sur cette même période.moyen breton (82 359 avec un revenu moyen francs) et l’écart a peu varié s’élevant à 91 982 francs (1 %) au cours de ces 7 Un certain rattrapage
Depuis 1990, la Bretagne a amélioré sa position au sein des régions françaises de métropole pour le revenu moyen par foyer fiscal. Classée 14ème en 1990, puis 13ème de 1991 à 1995, elle se situe au 12ème rang en 1996 au terme d’une période au cours de laquelle elle enre gistre la 2ème meilleure progression en francs cou rants parmi les 22 régions, juste derrière l’Alsace.
Revenu net annuel moyen par foyer fiscal de 1990 à 1996 (en francs) Évolution 19901996 (en %) Classement Classement Zones d’emploi1990 1996 1990 1996 en francs courantsen francs constants* Rennes 81118 91982 134 0 41 1 Vannes 76664 87734 14,40,6 22 Brest 75021 86173 149 09 33 Auray 73200 83525 14,10,3 64 SaintBrieuc 73932 83127 124 1 24 5 Lannion 70577 82497 16,92,7 96 SaintMalo 72540 82061 131 0 67 7 Quimper 73319 81894 11,7 1,85 8 Lorient 71330 79753 118 1 78 9 Vitré 68300 79365 16,22,1 1010 Morlaix 65967 76287 156 16 1211 Dinan 66788 76210 14,10,3 1112 Fou ères66 94773 94010 4 2 913 13 PontivyLoudéac 65754 72958 11,0 2,514 14 Guin am62 53372 27315 61 615 15 Ploërmel 61174 71775 17,33,1 1716 Redon 62608 71679 145 06 1617 Carhaix 58139 67144 15,51,5 1818 Breta ne72 37082 35913 80 0 France Province75 94283 3639,8 3,5 France métropole82 92989 5007,9 5,2 * déflateur utilisé : indice des prix en moyenne annuelle : 1990=100,01996=113,8.
Revenu net annuel moyen par habitant de 1990 à 1996 (en francs)
Évolution 19901996 (en %) Zones 1990 1996 d’emploi en francs courantsen francs constants* Quim er38 21644 95917 63 4 Auray 36818 44674 21,36,6 Lannion 34951 44339 269 115 SaintMalo 36254 43779 20,86,1 SaintBrieuc 36251 43752 207 61 Rennes 36999 43301 17,02,8 Brest 35465 43200 218 70 Vannes 36117 43143 19,55,0 Lorient 35368 42623 205 59 Morlaix 33071 41149 24,49,3 Dinan 32080 40032 248 97 Guingamp 31396 39222 24,99,8 Pontiv Loudéac32 23638 91420 76 1 Carhaix 31002 38652 24,79,6 Fou ères31 50138 55822 47 6 Vitré 31159 37648 20,86,2 Ploërmel 30037 37549 250 98 Redon 29591 36752 24,29,1 Bretagne 34156 40837 19,65,1 * déflateur utilisé : indice des prix en moyenne annuelle : 1991=100,01996=113,8.
dernières années. Enfin, le revenu rennais, jusque là in férieur au revenu moyen français, lui est maintenant supérieur de 3 %. Il est à noter que les zones d’emploi de Vannes et de Brest restent toujours aux ème ème 2 et3 placesavec 87 734 et 86 173 francs et que la zone de Lannion a la meilleure progression des 7 dernières années avec 2,7 % d’augmentation du revenu moyen en francs constants. Toujours en francs constants, deux zones
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enfin reculent plus forte ment que les autres même si leur classement reste in changé : Fougères ( 2,9 %) et PontivyLoudéac ( 2,5 %).
Par habitant, la zone d’emploi de Quimper en tête
Le classement des zones d’emploi selon le critère du revenu moyen par habitant est sensiblement différent et apporte une autre vision de la richesse en Bretagne. Ici,
Nombre moyen de personnes par foyer fiscal 1990 1996 1 91 8 2,0 1,9 2 01 9 2,0 1,9 2 01 9 2,2 2,1 2 12 0 2,1 2,0 2 01 9 2,0 1,9 2 11 9 2,0 1,8 2 02 0 1,9 1,7 2 11 9 2,2 2,1 2 01 9 2,1 2,0 2,1 2,0
c’est la zone de Quimper qui détient le revenu par habitant le plus élevé avec 44 959 francs. Elle devance désormais Auray et Lannion qui, grâce à une progression de 11,5 % du revenu moyen de ses habitants, passe de la 9ème place à la 3ème. Le bas du classement reste inchangé entre 1990 et 1996, Redon et Ploërmel sont toujours les zones les moins favorisées. Pourtant Ploërmel enregistre la deuxième meilleure pro
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gression avec près de 10 % d’augmentation du revenu moyen par habitant en francs constants. L’éventail entre le revenu moyen le plus élevé et le revenu moyen le plus bas se res serre : le rapport passe de 1,29 à 1,22. Les divergences de classe ment selon les deux critères s’expliquent par la taille des foyers fiscaux, dont l’impor tance varie d’une zone d’em ploi à l’autre. Alors que pour l’ensemble de la Bretagne, un foyer fiscal est composé en moyenne de 2 person nes en 1996, à Carhaix il n’en comporte que 1,7 et à l’inverse il est le plus impor tant à Rennes et à Vitré avec 2,2 personnes. Ces différen ces de composition s’expli quent en bonne partie par la démographie de la zone : Rennes et Vitré sont des zo nes de population jeune, de couples avec enfants, alors que Carhaix a la plus forte proportion de personnes âgées, vivant souvent seules.
Le revenu net par foyer fiscal augmente plus dans les communes périurbaines
En 1996, les Bretons ont dé claré un revenu (après abat tement et déductions) de 123 milliards de francs, contre 98 milliards en 1990. La part des revenus déclarés dans les 367 communes de l’espace urbain se situe au tour de 64 %, l’espace rural s’attribuant le reste. La répar tition de cette masse globale de revenus a peu changé en l’espace de sept années. Le changement principal dans la répartition des reve nus se situe à l’intérieur de l’espace urbain : le revenu moyen augmente plus vite dans les communes périur baines que dans les commu nes pôles. Si l’on se réfère au revenu moyen parfoyer fis cal, les communes périurbai
(SaintGrégoire, CessonSevides 10 communes les plus gné, Pacé, Betton et Bruz),aisées en termes de revenu quatre du périurbain brestoispar habitant, ce qui était (Le RelecqKerhuon, Plougasdéjà le cas en 1990. En tête telDaoulas, Plouzané et Guion trouve LarmorPlage pavas), deux du périurbainavec un revenu moyen par lorientais (LarmorPlage ethabitant de 66 304 francs, Ploemeur), une du périurcontre 40 837 francs en bain vannetais (Séné) et unemoyenne bretonne. A l’ex du périurbain briochin (Pléception de LarmorPlage, rin). Ce n’est pas une noutoutes ces communes et en veauté car en 1990 ces treizeparticulier les quatre com communes étaient déjà enmunes de l’agglomération haut de tableau. Les cinqrennaise comptent pourtant communes les plus aisées enun nombre important de 1996 (Saintgrégoire, Cespersonnes par foyer. Mais sonSévigné, LarmorPlage,leur revenu par foyer étant Betton et Pacé) étaient leslargement supérieur aux au nes ont les revenus les plustrouve beaucoup de couples mêmes en 1990 et dépassenttres, elles gardent un revenu élevés, juste devant les pôles,avec enfants. Elle est plus toutes les autres largement.par habitant très élevé. les communes de l’espacefaible dans les pôles urbains Les quatre plus grosses villesPar contre, la situation des rural ferment la marche. Enoù l’on compte plus de per pôles de la Bretagne sontcommunes de Bruz et de 1990, le revenu moyen parsonnes seules : célibataires, plus loin dans ce classement :Plouzané est tout à fait dif foyer sur l’ensemble despersonnes âgées. Rennes est 24ème,férente. Leurs revenus par communes pôles était inféIl est à noter que l’espace SaintBrieuc 36ème, Brestfoyer sont élevés (107 036 rieur de 2,6 % à celui derural fait mieux que résister 38ème et Lorient 49ème.et 101 488 francs) mais elles l’ensemble des communescar il a la meilleure progres sont toutes les deux en tête Les deux dernières, parmi périurbaines (78 641 francssion des trois types de des 50 plus grandes com les 50 plus grandes, sont Lo contre 80 112 francs). Duzone : 8,5 % en francs cons munes pour le nombre de rient et Lanester. Les reve rant ces 7 années, l’écarttants soit près du double de personnes par foyer avec nus nets moyens de Lorient continue de se creuser pourcelui des espaces urbains. respectivement 2,47 et 2,58 (73 193 francs) et de Lanes atteindre 6 % en 1996 personnes par foyer. Elles se ter (71 695 francs) sont infé (87 801 francs contre 92 354 Des communes retrouvent donc très loin en rieurs à la moitié de ceux de francs). périurbaines termes de revenu par habi SaintGrégoire (158 795 En revanche, les pôles l’em largement en tête tant. Bruz est 41ème avec francs) et de CessonSévigné portent pour le revenu moyen un revenu de 43 359 francs En 1996, en termes de reve(143 582 francs). par habitant. Ils devancent et Plouzané ferme la dans cet ordre les communesnu moyenpar foyer fiscalles treize communes en, Sur marche, comme en 1990, périurbaines et les communesles 13 communes les plus ritête selon le critère du reve avec un revenu de 39 407 de l’espace rural. Cette difféches parmi les 50 plus grannu fiscal par foyer, sept (Lar francs. Bruz est la seule des rence tient pour partie à lades communes bretonnes,morPlage, SaintGrégoire, 50 communes où le nombre taille des foyers fiscaux. Ellesont toutes des communesCessonSévigné, Pacé, Bet de personnes par foyer aug est plus forte dans les couronpériurbaines. Cinq font partieton, Plérin et Le RelecqKer mente : il passe de 2,20 en nes périphériques où l’ondu périurbain rennais huon)font également partie 1990 à 2,47 en 1996. Définitions Type de communes (définition 90)40 % des actifs résidents vont travailler dans le pôle urbain ou dans des communes attirées par celuici. Elles sont aussi Aire urbaine.appeléesEnsemble de communes, d’un seul tenant etcommunes périurbaines monopolarisées. sans enclave, autour d’un pôle urbain, constitué de ce pôleCommunes périurbaines multipolarisées.Communes et des communes formant sa couronne périurbaine.rurales et unités urbaines situées hors des aires urbaines, dont au moins 40 % des actifs résidents vont travailler dans Pôle urbain.plusieurs aires urbaines, sans atteindre ce seuil avec uneUnité urbaine offrant 5 000 emplois ou plus et n’appartenant pas à la couronne périurbaine d’un autreseule d’entre elles, et qui forment avec elles un ensemble pôle urbain. Il peut arriver exceptionnellement qu’une aired’un seul tenant. urbaine se réduise au seul pôle urbain. L’espace rural regroupe : Les communes périurbaines sont composées des communesles pôles ruraux. Unités urbaines ou communes rura périurbaines monopolarisées et multipolarisées.les offrant de 2 000 à moins de 5 000 emplois et dont le  Couronne périurbaine d’un pôle urbain. Communes denombre d’emplois offerts est supérieur ou égal au nombre l’aire urbaine à l’exclusion de celles du pôle. Ce sont desd’actifs résidents. communes rurales ou des unités urbaines dont au moins les autres communes.
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Évolution des revenus nets par foyer fiscal selon le type de commune de 1990 à 1996 Revenu moyen déclaré par foyer Répartition Répartition 1990 1996Évolution Évolution des revenusdes revenus Nombre 19901996 19901996 Type de communedéclarés déclarés de communes (en %)(en %) en 1990en 1996 En francs courants en francsen francs (en %)(en %) courants constants* Pôles 6743 242 278 64187 80111 6 1 9 Périurbaines 30020,5 21,980 11292 35415,3 1,3 Espaces urbains367 63,7 64,179 26289 42112,8 0,9 Espace rural901 36,3 35,962 94772 31314,9 0,9 Ensemble 1268 100,0 100,072 37082 35913,8 0,0 * déflateur utilisé : indice des prix en moyenne annuelle : 1990=100,01996=113,8.
Évolution des revenus nets par habitant selon le type de commune de 1990 à 1996 Nombre moyen Nombre de foyers fiscauxRevenu moyen déclaré par habitant de personnes par foyer fiscal 1990 1996Évolution Évolution Type de commune 19901996 19901996 1990 1996 1990 1996(en %)(en %) en francs courants en francsen francs courants constants* Pôles 539282 592742 20 19 39253 46222 178 35 Périurbaines 251387 291546 2,32,2 34923 42435 21,56,8 Espaces urbains790 669884 2882,1 2,037 74644 85718,8 4,4 Espace rural565 049610 9602,0 1,931 24038 55923,4 8,5 Ensemble 1355 7181 495 2482,1 2,034 15640 83719,6 5,1 * déflateur utilisé : indice des prix en moyenne annuelle : 1990=100,01996=113,8.
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Pour en savoir plus
“Les chiffres clés”  Octant n° 79  Octobre 1999. “Le revenu par foyer fiscal augmente le plus dans les com munes périurbaines ”  Octant n° 65  Juin 1996.
“Les revenus fiscaux des bretons en 1991 et leur évo lution depuis 1984”  Octant n°61  Mai 1995. Tableaux de l’économie bretonne 19992000.
Pour comprendre ces résultats
Depuis 1984, la Direction Générale des Impôts (DGI) met à la disposition de l’INSEE les statistiques communales établies à l’occasion du recouvrement de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). Les données portent sur le nombre de foyers fiscaux, imposés ou non imposés, les revenus correspondants ainsi que sur l’im pôt payé. Il ne s’agit pas de données indivi duelles permettant de connaître le revenu de tel ou tel foyer, mais de totalisations au niveau de chaque commune.  Le revenu pris en compte est lerevenu net imposable après abattements et dé ductions : déduction de 10 % sur les salai res, abattement supplémentaire de 20 %, pensions alimentaires, etc. Il sousestime le
revenu réel car il ne tient compte ni des re venus non soumis à déclaration à l’IRPP (la plupart des revenus sociaux, certains reve nus du patrimoine) ni, bien sûr, de la sousdéclaration.  Le foyer fiscal représente l’ensemble des personnes inscrites sur la même déclaration de revenus. Il ne correspond pas forcément au ménage. Il peut y avoir plusieurs foyers fiscaux dans un même ménage. C’est le cas notamment des couples non mariés vivant sous le même toit et faisant des déclara tions séparées. On a dans ce cas deux foyers fiscaux pour un même ménage. Autre exemple, celui d’un jeune qui tra vaille, habite chez ses parents et qui fait une déclaration à part.
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Composition : Gérard LECOMTE
Cette note a été rédigée par: Serge LE GUEN
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© INSEE 2000 Dépôt légal : 3ème trimestre 2000
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