Se déplacer pour travailler en Aquitaine

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En 1999, près de trois actifs aquitains sur cinq se déplacent hors de leur commune de résidence pour travailler. Ces actifs effectuant des migrations quotidiennes sont de plus en plus nombreux et le total des kilomètres journaliers parcourus a presque doublé entre 1982 et 1999. Selon les zones, ce phénomène de migration domicile-travail est d'une ampleur variable. Les unités urbaines concentrent quatre cinquièmes des emplois régionaux sur seulement 9 % du territoire aquitain et attirent 85% des migrants domicile-travail.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE QUATRE PAGES
INSEE AQUITAINE
SEDÉPLACER POUR TRAVAILLER
EN AQUITAINE
En 1999, près de trois actifs aquitains
sur cinq se déplacent hors de leur commune
de résidence pour travailler.
partie, de façon mécanique, par la diminution relativeCes actifs effectuant des migrations
du nombre d’agriculteurs-exploitants et
quotidiennes sont de plus en plus nombreux
d’artisans-commerçants, moins susceptibles que les
et le total des kilomètres journaliers autres groupes socioprofessionnels de travailler loin
de leur domicile. Ceci est particulièrement vrai dansparcourus a presque doublé
les zones où la diminution de la population activeentre 1982 et 1999.
agricole a été sensible durant ces vingt dernières
Selon les zones, ce phénomène
années. Toutefois, cette progression en pourcentage
de migration domicile-travail du nombre de migrants domicile-travail s’est
est d’une ampleur variable. également vérifiée en valeur absolue, puisque seuls
455 400 actifs travaillaient hors de leur commune deLes unités urbaines concentrent
résidence 17 années plus tôt.
quatre cinquièmes des emplois régionaux
Les déplacements en majoritésur seulement 9 % du territoire aquitain
au sein de la même aire urbaine
et attirent 85% des migrants
En ne conservant que les migrants effectuant un trajetdomicile-travail.
inférieur à 150 kilomètres (voir note méthodologique),
il ressort qu’au total, en 1999, 649 000 actifs résident
et travaillent, en Aquitaine, dans deux communes
Au recensement de mars 1999, sur les 1 115 000
différentes. Quelque 12 700 actifs sortent de la région
actifs aquitains ayant un emploi, près de 61 % d’entre
ou y entrent pour travailler, dont 6 000 à 7 000 se
eux, soit plus de 680 000, ont déclaré travailler hors
déplacent sur les marges frontalières, avec un trajet
de leur commune de résidence. Ils n’étaient que
inférieur à 30 kilomètres.
44 % en 1982. Cette évolution suit de près la
tendance nationale : dans l’ensemble de la Si le nombre d’actifs migrants a augmenté dans
métropole, la proportion des migrants presque toutes les communes de la région, le
domicile-travail est passée de 46 % à 61 % entre les phénomène des migrations alternantes ne prend pas
mêmes dates. partout la même ampleur, en flux absolus comme en
parts de la population active communale. Les
Les actifs aquitains migrants sont de plus en plus
communes situées à l’est d’une ligne
nombreux, en part comme en nombre, à travailler
Langon-Libourne, entre la Garonne et le Lot au sud, la
loin de chez eux. Seuls 30 % des actifs occupés
Dordogne et la Vézère au nord, comportent
déclaraient travailler à 5 kilomètres ou plus de leur
relativement peu d’actifs travaillant à plus de 5 km de
domicile en 1982, contre presque la moitié en 1999.
leur commune de résidence, de même que la plupart
A cette date, plus d’un quart des actifs aquitains
des communes du nord de la Dordogne et des vallées
travaillent dans une commune distante de plus de 10
pyrénéennes, ainsi que les communes centrales des
kilomètres de leur de résidence. La
principales agglomérations. Les zones situées à la
proportion était de 15 % en 1982. Entre 1982 et
périphérie de ces dernières sont en revanche plus
1999, le nombre total de kilomètres parcourus par les
“dépendantes” en termes d’emploi. En particulier, les
migrants domicile travail a pratiquement doublé.
communes situées au sud et à l’ouest de Bordeaux, deINSEE
AQUITAINE L’augmentation de la part des migrants journaliers Carcans à Hostens, envoient proportionnellement
INSTITUT NATIONAL beaucoup d’actifs travailler loin.dans la population active occupée s’explique en
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES
o
N 112
DÉCEMBRE 2002Flux domicile-travail dans l'aire urbaine de BordeauxEn Aquitaine, 85 % des trajets Unité : nombre d'actifs
domicile-travail avec changement de Lieu de travail des actifs
Lieu de résidence des actifs Communes Couronne Hors airecommune se font vers les seules unités Reste du
intra-rocade* pôle urbain périurbaine urbaine
urbaines, qui concentrent 80 % des
Communes intra-rocade* 150 668 22 600 3 503 9 192
emplois régionaux sur 9 % du territoire.
Reste du pôle urbain 61 944 43 350 3 674 5 752
En se limitant aux seules migrations Couronne périurbaine 23 491 11 344 26 398 9 360
intrarégionales, sur les 649 000 actifs Hors aire urbaine 19 969 6 909 5 294
quittant leur commune de résidence Total des emplois de la zone 256 072 84 203 38 869
pour travailler, 400 000 effectuent le *communes intra-rocade : Bordeaux, Bruges, Le Bouscat, Mérignac, Pessac, Talence, Bègles, Floirac, Cenon, Lormont
Source : Insee - Recensement de la population de 1999déplacement à l’intérieur de la même
aire urbaine, dont près de 293 000 au
La proche banlieue paloise :les communes de l’Entre-deux-Mers.sein des seuls pôles urbains. Seuls
moins “dépendante” de Pau,Dans l’ensemble, la part d’actifs allant26 500 migrants aquitains effectuent un
en termes d’emploitravailler dans le noyau central estdéplacement domicile-travail entre
demeurée stable (54 %). L’attractivité de L’aire urbaine de Pau a également connudeux aires urbaines en 1999. Les
cette zone en termes d’emploi pour les une croissance du nombre d’emploismigrations déclarées par les actifs entre
résidants du centre a même augmenté, dans les communes les plus importantesles deux grandes unités urbaines du
puisque 12 % d’entre eux vont y du pôle urbain, y compris celle de Pau.Sud-Ouest, Bordeaux et Toulouse, ne
travailler, contre 8 % en 1982. La population active résidant dans las’élèvent qu’à quelques centaines dans
commune-centre a diminué, alorschaque sens.
En revanche, le reste de l’aire urbaine de qu’elle a progressé dans les communes
L’unité urbaine de Bordeaux Bordeaux est devenu relativement plus résidentielles voisines en expansion
offre 31 % des emplois régionaux “dépendant” du pôle urbain qu’en (Billère, Lons, Lescar, Bizanos). Ces
1982 : un actif sur deux y travaille en communes de la proche banlieueDe par l’importance du nombre
1999, contre 38 % en 1982. A l’inverse, paloise, dont certaines ont vu s’installerd’emplois offerts, de sa population
moins de 3 % des actifs du pôle viennent les principales zones commerciales etactive résidante et de la grande étendue
travailler dans cette couronne artisanales de l’agglomération, sontde l’aire urbaine associée, le pôle
périurbaine. Enfin, plus de 32 000 actifs relativement moins “dépendantes” de lad’emploi de Bordeaux occupe une place
ont déclaré habiter hors de l’aire urbaine commune de Pau en termes d’emploiparticulière dans la région. En 1999,
de Bordeaux et y travailler, dont 20 000 qu’en 1982, puisque seuls 42 % desl’unité urbaine de Bordeaux offrait
dans les seules communes intra-rocade, actifs qui y résident vont y travailler,340 300 emplois, soit 31 % des emplois
soit à plus de 30 kilomètres de leur même si le flux absolu a augmenté. Lerégionaux, et 300 700 actifs y résidaient.
commune de résidence. Tandis que les reste du pôle urbain, plus résidentiel, qui
Les seules communes situées tout ou en échanges de migrants entre les unités s’étend le long du Gave et,
grande partie à l’intérieur de la rocade urbaines de Bordeaux et de Libourne se transversalement, de Gan aux coteaux
autoroutière constituent la zone la plus compensent (environ 2 000 actifs dans du nord de Pau, a enregistré une
stable en termes d’emploi : quatre actifs chaque sens), les communes riveraines progression rapide du nombre d’actifs
résidants sur cinq y travaillent également. du bassin d’Arcachon envoient résidants. Situées le long d’axes routiers
Le nombre d’emplois y a globalement nettement plus d’actifs travailler dans tels que la N 117, vers Orthez ou Tarbes,
augmenté, en particulier dans les l’aire urbaine de Bordeaux (plus de la N 134, en direction du nord, ou bien
communes limitrophes de Bordeaux. 7 000 dont presque 9 sur 10 dans le pôle le long du Gave, en amont de Pau, ces
Au-delà de la rocade, le reste de l’unité urbain) qu’elles n’en reçoivent (2 700). zones de périurbanisation envoient
urbaine, de Cestas à St-Loubès et de
St-Aubin à Lignan-de-Bordeaux, a connu Flux domicile-travail dans l'aire urbaine de Pau
Unité : nombre d'actifs
une croissance rapide de sa population
Lieu de travail des actifs
active résidante (+ 35 % depuis 1982). Le Lieu de résidence des actifs Communes Couronne Hors aireReste du
centrales* pôle urbain périurbaine urbainenombre d’emplois offerts a également
35 947 645 4 567Communes centrales* 4 414progressé, en particulier à l’ouest (Cestas,
Reste du pôle urbain 11 871 8 853 603 2 371
Le Haillan, Blanquefort), et le long de
Couronne périurbaine 5 826 2 312 4 567 2 224
l’A 10 (Bordeaux-Paris) vers
Hors aire urbaine 7 886 2 100 826
St-André-de-Cubzac et de la N 89
Total des emplois de la zone 61 530 17 679 6 641
(Bordeaux-Périgueux) vers Libourne. La
*communes centrales : Pau, Bizanos, Jurançon, Lons, Lescar, Billère
croissance a toutefois été plus faible dans
Source : Insee - Recensement de la population de 1999
oN 112
DÉCEMBRE 2002Flux domicile-travail dans l'aire urbaine de Bayonneaujourd’hui proportionnellement plus Unité : nombre d'actifs
d’actifs migrants dans le pôle d’emploi Lieu de travail des actifs
Lieu de résidence des actifs Communes Couronne Hors aireque constituent Pau et ses communes Reste du
centrales* pôle urbain périurbaine urbaine
limitrophes. En 1999, les principaux flux
Communes centrales* 36 889 2 559 1 033 3 799
d’actifs migrants vers la zone centrale de
Reste du pôle urbain 8 752 9 508 623 3 087
l’agglomération proviennent des Couronne périurbaine 5 458 1 765 4 710 2 410
communes situées le long du Gave de Hors aire urbaine 5 765 1 379 967
Pau, en aval mais surtout en amont, Total des emplois de la zone 56 864 15 211 7 333
jusqu’à Nay ou Lestelle-Bétharram. Les *communes centrales : Bayonne, Anglet, Biarritz, Tarnos, Boucau
Source : Insee - Recensement de la population de 1999échanges avec les communes du
nord-est, situées au-delà des coteaux,
Bayonne Anglet Biarritz (le B-A-B), que de plus de 200 kilomètres (moins de
sont plus faibles, ainsi que ceux
le reste des unités urbaines de Bayonne 300 actifs). Plus au sud, les deux pôles
provenant du sud. Les échanges avec la
et d’Hendaye, ainsi que la couronne d’emplois de St-Jean-de-Luz et
zone industrielle de Lacq-Artix ne sont
périurbaine en amont. Les trois d’Hendaye attirent respectivement 4 000
pas négligeables, puisque l’unité communes déjà citées et celles, et 2 500 migrants domicile-travail. Ils
urbaine de Pau envoie plus de 1 600
attenantes, de Boucau et de Tarnos, recrutent majoritairement dans les
résidants y travailler et en reçoit autour
concentrent toutefois 57 000 des 79 000 communes limitrophes, notamment
de 1 000. Le total des navettes avec les
emplois de l’aire urbaine de Bayonne. La Urrugne et Ciboure. Enfin, environ
unités urbaines de Tarbes (autour de
croissance de la population active 1 000 actifs habitant les aires urbaines de
600 actifs dans chaque sens), de Lourdes résidante a été relativement faible dans Bayonne ou d’Hendaye (en majorité à
(autour de 200 actifs), d’Oloron (de 400
les communes du B-A-B. Elle a été plus Hendaye et Urrugne), ont déclaré
à 500 actifs dans chaque sens) et
soutenue dans le reste de l’unité urbaine travailler en Espagne.
d’Orthez (moins de 300 actifs) est
(+ 31 %), et surtout dans la couronne
Les flux domicile-travailnettement plus faible.
périurbaine (+ 52 %). De fait, plus de
suivent la direction des grands axes
16 000 actifs migrants résidant dansDepuis 1982, plus de 20 % de communication
l’aire urbaine hors B-A-B viennentd’emplois supplémentaires
travailler dans les trois communes du Dans l’agglomération d’Agen, lasur le littoral de la côte basque
ville-centre a perdu des actifs résidantsB-A-B, alors que moins de 4 500 actifs
Troisième ensemble urbain régional
au profit des principales communeseffectuent le trajet inverse. Si les
pour la démographie, le littoral de la
principaux flux domicile-travail limitrophes (Le Passage, Boé,
côte basque et du sud des Landes, qui
proviennent essentiellement des Bon-Encontre). Celles-ci envoient moins
s’étend de Hossegor à la frontière
communes résidentielles du sud en d’actifs travailler à Agen (environ 3 100)
espagnole, a connu dans l’ensemble une
et en reçoivent plus qu’en 1982 (autourexpansion démographique rapide (telles
hausse marquée du nombre d’emplois
de 1 500). Les communes du reste deArcangues, Bassussarry ou bien
depuis 1982 (entre 20 et 25 %), aussi
Ustaritz), les zones littorales au l’unité urbaine, situées à environ
bien l’ensemble des trois communes de
sud-ouest et au nord-ouest ont accru leur 10 kilomètres d’Agen, ont enregistré une
envoi d’actifs dans le B-A-B (presque le croissance plus rapide du nombre
Unité urbaine :
d’actifs résidants mais sont devenuesdouble de l’effectif de 1982). Les
Une unité urbaine est une ville isolée ou une
relativement plus dépendantes, enagglomération de communes sur le territoire de échanges avec Dax restent relativement
laquelle se trouve un ensemble d’habitations plus modestes, de même que les termes d’emploi, d’un noyau central
présentant entre elles une continuité et
navettes entre l’unité urbaine de constitué par Agen et les trois communescomportant au moins 2 000 habitants. On
considère qu’il y a continuité si les Bayonne et celle de Bordeaux, distantes du Passage, de Boé et de Bon-Encontre.
constructions sont espacées de 200 mètres ou
moins. Flux domicile-travail dans l'aire urbaine d’Agen
Unité : nombre d'actifs
Aire urbaine :
Lieu de travail des actifs
Une aire urbaine est un ensemble de communes Lieu de résidence des actifs Communes Couronne Hors aireReste du
d’un seul tenant et sans enclave, constitué par centrales* pôle urbain périurbaine urbaine
un pôle urbain et une couronne périurbaine. Un
Communes centrales* 14 894 1 461 387 1 691
pôle urbain est une unité urbaine offrant au
Reste du pôle urbain 5 286 2 457 202 747moins 5 000 emplois et n’appartenant pas à la
couronne périurbaine d’un autre pôle urbain. La Couronne périurbaine 4 704 946 3 345 1 424 est l’ensemble des Hors aire urbaine 4 844 691 659
communes qui envoient travailler dans le pôle
Total des emplois de la zone 29 728 5 555 4 593urbain ou bien les communes attirées par
celui-ci au moins 40 % de leurs actifs ayant un *communes centrales : Agen, Le Passage, Bon-Encontre, Boé
emploi. Source : Insee - Recensement de la population de 1999
oN 112
DÉCEMBRE 2002oN 112
DÉCEMBRE 2002
Il en est de même de la couronne Flux domicile-travail dans l'aire urbaine de Périgueux
Unité : nombre d'actifs
périurbaine, dont 45 % des actifs
Lieu de travail des actifs
viennent travailler dans ce noyau Lieu de résidence des actifs Communes Couronne Hors aireReste du
centrales* pôle urbain périurbaine urbainecentral. Les principaux flux
Communes centrales* 17 623 479 673 1 817domicile-travail s’organisent autour des
Reste du pôle urbain 3 324 703 183 451
grands axes de communication : en
Couronne périurbaine 6 156 273 3 304 1 773
provenance du nord, surtout, à partir de
Hors aire urbaine 5 757 182 799
Pont-du-Casse, Bajamont, Foulayronnes
Total des emplois de la zone 32 860 1 637 4 959
et de l’aire urbaine de Villeneuve-
*communes centrales : Périgueux, Trélissac, Boulazac, Marsac-sur-l’Isle, Coulounieix-Chamiers
sur-Lot qui envoie quelque 700 actifs Source : Insee - Recensement de la population de 1999
migrants ; depuis l’est et le nord-ouest,
Trélissac, Boulazac et Coulounieix- travailler à Périgueux, Trélissac,sur la rive droite de la Garonne, le long
Chamiers ont connu, en revanche, une Boulazac ou Marsac), la couronnede la N 113, et depuis la rive gauche, à
hausse rapide du nombre d’emplois, une périurbaine envoie en 1999 environl’ouest du Passage (Brax, Roquefort,
progression un peu plus faible du 5 200 actifs dans cette zone. En 1999,Estillac). Les mouvements venant du sud
nombre d’actifs résidants, et laissent la majorité des actifs migrants venantd’Agen, principalement de Layrac, sont
partir globalement moins de migrants travailler dans l’une de ces quatremoins importants.
dans la commune centre qu’en 1982. communes provenait de
Hausse du nombre d’actifs Dans le reste du pôle urbain et, surtout, Champcevinel, au nord, et de
résidants, dans la couronne
dans la couronne périurbaine, dans un situées le long de la
périurbaine de Périgueux
rayon de 10 à 15 km autour de Beauronne (Chancelade, Château-
A Périgueux, la population active Périgueux, le nombre d’actifs résidants a l’Évêque) ou de l’Isle, en aval de
résidante et l’emploi ont stagné, voire fortement augmenté (+ 30 % en Périgueux (St-Astier, Razac-sur-l’Isle).
légèrement diminué depuis 1982 dans la moyenne). Déjà assez dépendante du
commune-centre. Les communes pôle d’emploi de Périgueux en 1982
Frédéric CHÂTELlimitrophes de Marsac-sur-l’Isle, (puisque 40 % des actifs allaient
Méthodologie
POUR EN SAVOIR PLUS...Cette étude est issue des résultats de l’exploitation principale des recensements de la population de
1982 et 1999. Hormis en introduction, n’ont été retenus, de façon conventionnelle, que les actifs “Les déplacements domicile-travail -
effectuant un trajet domicile-travail inférieur à 150 kilomètres. Les trajets sur de grandes distances ont De plus en plus d’actifs travaillent loin
en effet moins de chance d’être effectués raisonnablement chaque jour en Aquitaine et cachent
de chez eux” - Insee Première
souvent des mobilités hebdomadaires.
n° 767-Avril 2001 - (4 pages) -
La notion de distance intercommunale utilisée est la distance "à vol d’oiseau" entre les mairies. Etant 2,29 euros.
donné qu’elle peut surestimer ou sous-estimer la réellement parcourue, elle demeure
indicative. En particulier, les actifs résidant et travaillant dans la même commune sont considérés “Les différentes formes de la
comme effectuant un trajet de distance nulle. En outre, la distance n’est pas connue lorsque le lieu de croissance urbaine” - Insee Aquitaine
travail se trouve à l’étranger. n° 94-Avril 2001 - (4 pages) - 2,29 euros.
Directeur de la publication : Michel Schrantz - Rédacteur en chef : Élisabeth Nadeau -
Assistante de rédaction : Christiane Fournier - Secrétaire de fabrication : Daniel Lepphaille
INSEE Aquitaine - 33, rue de Saget - 33076 Bordeaux cedex
Tél. 05 57 95 05 00 - Fax : 05 57 95 03 58 - Minitel : 3615 ou 3617 INSEE - Internet : www.insee.fr
e© INSEE 2002 - n° ISSN 1246-3809 - Dépôt légal 4 trimestre 2002
Composition et impression : Insee Aquitaine
Code Sage IA11208
Prix : 2,2€ - Abonnement : France : 12 numéros 22€ - Étranger : 27€La géographie spécifique des migrants* domicile-travail en 1999 et les distances parcourues
Géographie des migrantsPérigueux
domicile-travail
Bordeaux
Bergerac
Arcachon
Note de lecture
Cette carte représente, pour chaque
Agen
commune, la différence entre le nombre
de migrants domicile-travail à
5 kilomètres ou plus de la commune et
leur nombre théorique, si la part desMont-de-
Marsan migrants domicile-travail de la
commune par rapport au nombre total
Dax d’actifs occupés était égale à laForte présence
+ moyenne régionale. Ce nombre estde migrants
rapporté à la superficie de la commune
Bayonne donc exprimé en densité. Les valeurs
positives correspondent à une forte
Faible présence présence de migrants, les valeurs-Pau de migrants négatives à une faible présence.
Limite de département
© INSEE-IGN 2002
Périgueux
Bordeaux
Bergerac
Distances parcourues
Arcachon
Note de lecture
Cette carte représente, pour chaque commune, la
distance médiane parcourue par les actifs migrants
Agen
résidant dans la commune pour se rendre dans leur
commune de travail (distance “à vol d’oiseau”),
© INSEE-IGN 2002
selon une répartition en cinq classes.
Par définition, une distance médiane vérifie les Mont-de-
deux propositions suivantes : la moitié au moins Marsan
des actifs migrants parcourt une distance
Daxsupérieure ou égale à cette distance médiane ; la
moitié au moins des actifs migrants parcourt une
distance inférieure ou égale.
Distance médiane
Bayonne
de la commune de travailLa valeur de la distance médiane parcourue
en kmpar les actifs migrants de la commune est
supérieure ou égale à 5 kilomètres et inférieure à Pau 25 ou plus
10 kilomètres.
De 20 à 25
De 15 à 20
De 10 à 15
De 5 à 10
* Champs : dans ces deux cartes, sont considérés comme migrants les actifs résidant à 5 km ou plus de leur lieu de travail.
Source : Insee - Recensement de la population de 1999 (exploitation principale)
oN 112
DÉCEMBRE 2002Flux domicile-travail vers les centres des grandes unités urbaines d’Aquitaine
(en nombre de migrants domicile-travail, en 1982 et en 1999)
Flux domicile-travail Flux domicile-travail
vers les communes intra-rocade* de Bordeaux vers les communes de Pau et de sa proche banlieue*
12000 4000
3000 8000
2000
4000
1000
0 0
© INSEE 2002 © INSEE 2002
* Bègles, Bordeaux, Bruges, Le Bouscat, Cenon, Floirac, Lormont,
* Billère, Bizanos, Jurançon, Lescar, LonsMérignac, Pessac, Talence
Flux domicile-travail Flux domicile-travail
vers les communes du B-A-B, de Boucau et de Tarnos vers les communes d’Agen et de sa proche banlieue*
4000 2000
3000 1500
2000 1000
1000 500
0 0
© INSEE 2002 © INSEE 2002
* Boé, Bon-Encontre, Le Passage
Flux domicile-travail 1982 1999
vers les communes de Périgueux et de sa proche banlieue*
Source : Insee - Recensements de la population de 1982 et 1999
2000 (exploitation principale)
1500
Note de lecture
La représentation en “rose des vents” des flux domicile-travail vers le1000
noyau des principales agglomérations d’Aquitaine met en évidence la
direction géographique de leur provenance. La valeur associée à
500
chaque secteur d’angle est le total des flux envoyés par les communes
situées dans ce secteur géographique vers ce noyau urbain. La notion de
0 direction d’une commune par rapport au urbain est en réalité
celle du centre-bourg de la commune dont on considère, de façon
fictive, qu’il concentre tous les actifs migrants. La représentation ne
donne donc pas strictement la vraie valeur des flux par direction
géographique, mais permet de visualiser les grandes directions d’arrivée
sur le noyau urbain. En outre, il ne s’agit pas d’une représentation des
flux par axe de communication, car ces derniers ne sont pas en ligne
© INSEE 2002 droite entre les communes périurbaines et le centre. Ainsi, l’autoroute
A 63, qui entre à Bordeaux par le sud-ouest, draine le sud et l’est du
bassin d’Arcachon, mais aussi des communes situées beaucoup plus au
sud de Bordeaux.* Boulazac, Coulounieix-Chamiers Marsac-sur , -l’Isle, Trélissac
oN 112
DÉCEMBRE 2002

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