Septembre 1998 : l'emploi dynamisé depuis 21 mois

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La conjoncture économique, favorable depuis la mi-1996, a impulsé le redémarrage de l'emploi dès la fin de l'année, entraînant la création nette de 424 000 postes de travail depuis début 1997 dans les secteurs marchands non agricoles. Cette reprise a permis de dépasser le maximum historique atteint par l'emploi salarié fin 1990. Elle a profité à l'ensemble des secteurs d'activité, et tout particulièrement à l'intérim. Traditionnellement tertiaire, le travail à temps partiel progresse dans tous les secteurs, à la faveur de mesures incitatives.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 619 NOVEMBRE 1998
Prix : 15 F
Septembre 1998 : l’emploi
dynamisé depuis 21 mois
Christine Gonzalez Demichel, Section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
premier semestre 1998 (+ 1,2 %)pour r, a-a conjoncture économique, favo
lentir l égèrement au troisième trimestre (+ 0,4 %).
rable depuis la mi 1996, a impulséCette évolution de l’emploi est liée à la re L le redémarrage de l’emploi dès laprise de l’activité économique, amorcée au
milieu de l’année 1996, qui s’est confirméefin de l’année, entraînant la création nette
durant l’année 1997. Le volume du produit
de 424 000 postes de travail depuis débutintérieur brut (PIB) a ainsi progressé de
1997 dans les secteurs marchands non 2,2 % en moyenne annuelle en 1997, en accé
lération par rapport à l’année précédenteagricoles. Cette reprise a permis de dé
(+ 1,3 %). Après un second semestre 1997
passer le maximum historique atteint parparticulièrement dynamique (+ 3,5 % en
l’emploi salarié fin 1990. Elle a profité à rythme annuel ), la croissance ralentit quelque
peu en début d’année 1998, principalementl’ensemble des secteurs d’activité, et tout
sous l’effet de la crise asiatique, pour se
particulièrement à l’intérim. Traditionnel situer à un rythme annuel de + 3 % environ.
lement tertiaire, le travail à temps partiel La reprise économique a été impulsée, dès
le second semestre 1996, par la vigueur deprogresse dans tous les secteurs, à la
la croissance des exportations dans un en
faveur de mesures incitatives. vironnement international porteur. Bénéficiant
d’abord à l’industrie, elle s’est transmise aux
Bénéficiant rapidement de la reprise de autres secteurs au second semestre de l’an
l’activité, l’emploi salarié dans les secteurs née 1997. La demande intérieure est venue
marchands non agricoles (SMNA) a progressérenforcer le processus de croissance à partir
de manière continue depuis la fin de l’année du deuxième trimestre 1997, avec l’accélération
1996 (graphique 1). Avec 424 000 postes de progressive de la consommation et le redres
travail créés entre la fin de l’année 1996 etsement de l’investissement productif à partir
la fin septembre 1998, il dépasse, au coursde l’été 1997. Au premier semestre 1998, la
du second trimestre 1998, le maximum his demande mondiale a nettement fléchi, du fait
torique atteint à la fin de l’année 1990, lorsdu repli de l’activité en Asie et du alentisse r
du dernier cycle. ment britannique ; néanmoins, la demande
Cette amélioration de l’emploi salarié dans intérieure soutient l’activité économique.
les secteurs marchands est d’autant plus Les gains de productivité par tête dans les
significative que la politique de l’emploi a été secteurs marchands non agricoles – la pro-
moins active en 1997 que l’année précédente.ductivité étant mesurée ici par le rapport entre
L’emploi salarié SMNA a encore acc éléré au valeur ajoutée et effectifs salariés se sont
établis en 1997 à un niveau assez modéré
pour une année de reprise conjoncturelle, soit
Évolution trimestrielle de l’emploi 2,1 % en moyenne annuelle et 2,0 % en glis
salarié dans les secteurs marchands sement annuel (glissement annuel inférieur de
non agricoles plus d’un demi point à celui observé lors de la
reprise de 1987). Cette relative faiblesse té
moigne probablement à la fois d’une aug
mentation du contenu en emploi de la
croissance et d’un ajustement plus rapide
de l’emploi aux fluctuations économiques.
La productivité apparente du travail dans les
secteurs marchands non agricoles s’est
sensiblement infléchie de puis le début des
années quatre vingt dix. Alors qu’elle aug
mentait à un rythme annuel de 2,2 % durant
les années quatre vingt, elle n’augmente plusSource : Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
?
INSEE
PREMIEREque de 1,5 % par an depuis le début 1997, après une année 1996 particu revanche, elle a été pénalisée par la
des années quatre vingt dix. lièrement défavorable. faible vigueur de la consommation des
L’enrichissement du contenu en em- Enfin, dans l’industrie des biens de ménages en début d’année. Ce secteur
ploi de la croissance observé depuis leconsommation, les effectifs se main profite désormais de la bonne tenue de
début des années quatre vingt dix tiennent depuis le début de l’année la consommation des ménages, dont la
apparaît ainsi concomitant avec le déve-1998, après une diminution sensible reprise est nette depuis la mi 97.
loppement accéléré du temps pariel,t des pertes d’emploi en 1997. Faisant Les perspectives d’activité, bien orientées
qui a bénéficié de mesures incitatives suite à une année 1996 de quasi en début d’année 1998, ont permis une
(encadré), et avec la mise en place pro-stagnation, l’activité dans l’industrie des stabilisation des emplois dans la cons
gressive de mesures générales d’allège - biens de consommation a été soutenue truction au premier semestre de 1998
ment du coût du travail non qualifié. tout au long de l’année 1997 par des pour la première fois depuis le quatrième
exportations en forte croissance. En trimestre 1994. En 1997, l’emploi salarié
La reprise de l’emploi
Les mesures incitatives au développement du temps partiela profité à tous les secteurs
A l’instar de la majorité des pays de l’OCDE, la France a connu une montée importante du travail à
Dans l’industrie, la réduction des effec- temps partiel au cours des années quatre vingt dix : essor lent et progressif jusqu’en 1992 (progres
sion de la part des salariés à temps partiel de 8 points entre 1971 et 1992), puis développementtifs salariés (non compris les intérimaires
accéléré dans le secteur privé (progression de 4 points sur les cinq dernières années), simultané occupés dans le secteur), amorcée à
ment à la mise en place de mesures incitatives
la mi-95 et amplifiée en 1996, s’est Dans le secteur privé, les entreprises qui proposent des horaires à temps partiel sur contrat à durée
indéterminée ont bénéficié, à partir de septembre 1992, d’un abattement forfaitaire permanent surpoursuivie en 1997 mais à un rythme
les charges sociales, cumulable avec les dispositifs généraux de baisse du coût du travail aunettement moins soutenu (20 000
voisinage du SMIC (mis en place à partir de juillet 1993).
pertes nettes d’emplois contre 73 000) La grande majorité des salariés embauchés dans ce cadre se trouve à des niveaux de salaires tels,
qu’ils permettent à leurs employeurs de bénéficier de la ristourne bas salaires, calculée sur la base(tableau 1). En phase avec le redémar
du salaire mensuel (et non horaire) à partir d’octobre 1996.rage de l’activité et sa consolidation en
Les entrées dans le dispositif « abattement temps partiel » ont ainsi progressé tout au long de l’année
cours d’année, l’emploi industriel s’est 1997, en relation avec les créations d’emplois tertiaires. Depuis le début de l’année 1998, les entrées
dans le dispositif fléchissent, la ristourne « bas salaires » étant devenue moins incitative, puisquestabilisé au dernier trimestre 1997, avant
calculée sur la base du salaire mensuel multiplié par le taux de temps partiel.d’enregistrer 13 000 créations nettes au
premier semestre 1998. Enfin, il diminue
au troisième trimestre 1998, dans un en Évolution de l’emploi depuis 1995 par secteur d’activité*
vironnement international moins porteur.
Effectifs au Taux d’évolution en glissement (en %)
L’amélioration de la conjoncture dans
31.12.1997
1996 1997 1998 S1l’industrie a profité à l’ensemble des (en milliers)
secteurs. Dans le secteur des biens
Salariés 19 945,3 + 0,1 + 1,3 n.d.
intermédiaires, où le rythme des sup 1
dont secteurs “ concurrentiels ” 13 467,2 0,0 + 1,4 + 1,2
pressions d’emplois avait ralenti dès le Agriculture 282,7 + 0,8 + 1,8 n.d.
quatrième trimestre 1996, 11 000 postes Industrie 4 043,3 - 1,8 - 0,5 + 0,3
de travail ont été créés au premier dont biens de consommation 740,8 - 2,9 - 1,5 0,0
semestre 1998. La reprise de l’emploi automobile 283,7 - 1,6 - 0,9 + 0,1
a été particulièrement forte dans les biens d’équipement 796,0 - 1,1 - 0,4 + 0,5
biens intermédiaires 1 443,8 - 2,3 - 0,2 + 0,8composants électriques et électroniques.
Construction 1 111,1 - 3,8 - 1,1 + 0,0De même, l’emploi salarié dans l’in
Tertiaire 14 508,2 + 0,9 + 2,0 n.d.dustrie des biens d’équipement (hors
• Tertiaire “ concurrentiel ” 8 312,8 + 1,4 + 2,7 + 1,9automobile) a progressé de 4 000 unités
dont commerce 2 546,7 + 0,6 + 1,0 + 0,8au premier semestre 1998, après une
transports 932,1 + 0,9 + 1,7 + 1,6
année 1997 où les réductions d’ effectifs
services aux entreprises 2 398,8 + 2,2 + 5,8 + 4,2
étaient plus modérées qu’auparavant.
services aux particuliers 1 470,4 + 3,1 + 3,5 + 1,3
Début 1998, le secteur a retrouvé le
• Tertiaire “ non concurrentiel ” 6 195,4 + 0,4 + 0,7 n.d.
rythme de création d’emplois du début
Non salariés 2 472,1 - 1,7 0,6 n.d.
1995, la branche des équipements
Agriculture 700,2 - 3,7 - 2,8 n.d.
électriques et électroniques étant
Industrie 175,4 - 3,2 - 2,1 n.d.
particulièrement dynamique.
Construction 263,8 - 0,5 - 0,2 n.d.
L’emploi salarié s’est stabilisé dans
Tertiaire 1 332,7 - 0,7 + 0,6 n.d.
la branche automobile au premier
Emploi total 22 417,4 - 0,1 + 1,0 n.d.
trimestre 1998. Ayant profité dès le
Salariés des secteurs marchands non agricoles 14 768,8 0,0 + 1,3 + 1,2début de l’année 1997 du dynamisme
* Les estimations d’emploi sont réalisées en nomenclature NAF. Ces séries, calées sur le recensement de 1990, sont disibles pondes exportations et du redressement
depuis 1989. Pour les besoins des comptables nationaux, des séries d’emploi salarié dans les secteurs marchands non
du marché français à partir de l’été, agricoles (SMNA) sont reconstituées selon l’ancienne nomenclature (NAP). Les données 1996 et 1997 sont calées respectivement
sur la statistique rectifiée 1996 et la statistique provisoire 1997 de l’UNEDIC. Les travailleurs intérimaires sont comptabilisésl’automobile a été la branche industrielle
conventionnellement dans le secteur des services aux entreprises et non dans ceux où ils effectuent leur mission.la plus active en terme de production
1. Les secteurs “ concurrentiels ” comprennent l’industrie, la construction et le tertiaire “ concurrentiel ”, c’est à dire tertiairele
jusqu’en juin 1998. Les réductions à l’exclusion de l’éducation, de la santé, de l’action sociale et de l’administration.
d’effectifs y avaient été limitées en Source : Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
˚y avait reculé, mais à un rythme bien poursuit au premier semestre 1998, à l’activité de ce secteur depuis la fin de
moins important que l’ année précé- un rythme toujours élevé. En accéléra 1997. Les hotels cafés restaurants ont
dente (13 000 pertes nettes d’emplois tion au cours del’année 1997, les créa notamment bénéficié de la Coupe du
contre 45 000). Au troisième trimestre tions nettesd’emplois ont concerné les monde de football jusqu’au milieu de
1998, l’emploi dim inue. services aux entreprises (+ 5,8 %), qui l’année 1998. Cependant, les effectifs,
comprennent les sociétés d’intérim, les en hausse ininterrompue depuis fin 1993,
services aux particuliers (+ 3,5 %), les progressent moins rapidement en 1998.L’intérim en hausse
transports (+ 1,7 %) et, dans une oindrem En effet, les services domestiques,
Dans le secteur tertiaire concurrentiel, mesure, le commerce (+ 1,0 %). En 1998principal , moteur de l’emploi dans ce
le dynamisme de l’emploi salarié se après un trimestre plus calme (+ 0,7 %)secteur au cours des années précé
l’emploi salarié tertiaire concurrentiel dentes, ont ralenti en 1997 ainsi qu’au
accélère de nouveau (+ 0,9 %) au troi premier semestre 1998. Cette évolutionLes intérimaires de mars 1993
sième trimestre, en liaison avec le est concomitante avec un tassementà mars 1998
regain d’énergie de l’intérim. du nombre d’utilisateurs du chèque
En deux ans et demi, de 1996 à juin emploi service (lancé fin 1994) et une
1998, près de 280 000 emplois salariés réduction, en 1998, des avantages liés
ont été créés dans les services aux en aux dispositions fiscales incitatives.
treprises, en accélération sur la pé Après une année 1996 en repli, l’activité
riode : 99 000 au premier semestre du secteur des transports a progressé
1998, après 132 000 en 1997 et 48 000nettement au cours de l’année 1997,
en 1996. Ainsi, au cours de l’année bénéficiant d’un environnement inter
1997, les services aux entreprises ont national porteur notamment dans le
contribué pour près des deux tiers à ladomaine du transit de marchandises.
Source : Enquêtes Emploi, Insee progression de l’emploi s alarié tertiaire Les effectifs se sont accrû de 16 000 en
concurrentiel. La reprise de l’emploi 1997 et de 18 000 au premier semestre
dans ce secteur, forte de puis le der 1998.Part des salariés à temps partiel
nier trimestre 1996, s’est manifestée L’activité dans le commerce s’est net dans les secteurs “ concurrentiels ”
d’abord dans le secteur de l’intérim, entement redressée fin 1997, après une
En %
relation avec la croissance industrielle année 1996 peu dynamique : 46 000
1993 1997 1998 (l’emploi intérimaire s’est accrû de emplois salariés ont été créés de début
Industrie 4,4 5,6 5,7 28 % en 1997 après une année 1996 1997 à fin juin 1998, en accélération sur
dont plus modérée). Ensuite, elle s’est la période, aussi bien dans le com
Biens de consommation 6,4 7,6 7,7 étendue en cours d’année à l’ensem merce de gros que dans celui de détail.
Automobile 1,5 1,1 2,5 ble des activités de services, et no-
Construction 3,2 3,7 4,5 tamment celles de conseil et Le temps partiel
Tertiaire 17,1 21,4 22,4 d’assistance, avec les opérations continue à gagner du terrain
dont liées à l’approche de l’an 2000 et au
Commerce 14,8 18,6 19,8 passage à l’euro. Dans les secteurs concurrentiels, la
Activités financières 9,8 11,5 13,0 Selon l’enquête Emploi, le nombre part des salariés à temps partiel atteint
Services aux entreprises 15,4 19,9 21,3 d’intérimaires a grimpé de 83 000 15,2 % en hausse de 0,8 point sur un
Services aux particuliers 35,9 43,1 42,9
entre mars 1997 et mars 1998 (gra an, selon l’enquête Emploi de mars
Ensemble 11,3 14,4 15,2 phique 2). Le taux de recours à l’in 1998 (tableau 2 et graphique 3).
Source : Enquêtes Emploi, Insee térim est ainsi passé de 4,3 % en En un an, la part des salariés à temps
1997 à 5,6 % en 1998 dans l’indus partiel dans le secteur tertiaire concur
trie et notamment dans l’automobile rentiel, traditionnellement très utilisa Proportion d’emplois à temps
(5,2 % à 8,7 %). Cette forte crois teur (22,4 % des salariés) a gagné unpartiel parmi les salariés
sance de l’intérim en période de re point, avec 114 000 emplois à tempsdes secteurs concurrentiels
prise conjoncturelle n’est pas un partiel créés. Le premier secteur utili
phénomène nouveau. Entre mars sateur y demeure celui des services
1994 et mars 1995, le nombre d’intéri aux particuliers : la part des salariés à
maires avait augmenté de 77 000. Le temps partiel atteint 43 % et reste stable
niveau des emplois intérimaires pré par rapport à l’année précédente. Vien
sente une évolution cyclique, autour nent ensuite les services aux entreprises
d’une tendance à la hausse. et le commerce où la part des salariés
Avec 50 000 emplois créés dans les à temps partiel se situe aux environs de
services aux particuliers, l’année 1997 20 % et a progressé de plus d’un point
se situe à un niveau légèrement supé en un an. Enfin, tout en s’établissant à
rieur à celui de l’année 1996 (44 000 un niveau faible dans l’industrie et
Lecture : En mars 1998, 15,2 % des salariés du secteur privécréations nettes). Le mouvement se dans la construction (5,7 % et 4,5 %
et semi public "concurrentiel" étaient employés à temps
poursuit au premier semestre 1998. Larespectivement), la part des salariés àpartiel et 6,4 % déclaraient vouloir travailler davantage.
Source : Enquêtes Emploi, Insee vigueur de la consommation a stimulé temps partiel progresse également
¸`´présents (soit une hausse de + 1point,6 l’action sociale ont fortement progres-Taux mensuel d’entrées
sur un an), tandis que le taux de sortie sé (+ 1,3 %), notamment dans l’action so-et de sorties
- cumul annuel des départs rapporté ciale. Dans l’administration, l’emploi
aux salariés présents en début de pés- alarié s’accroît encore dans les activités
riode atteignait 31,2 %, en progression associatives (+ 1,8 %) tandisque le
également (+ 0,7 point) (graphique 4). dynamisme des collectivités territoriales
A la hausse du taux d’embauche sousest plus faible qu’en 1996.
contrat à durée déterminée (+ 1,1 point Enfin, l’emploi non salarié s’est moins
sur l’année 1997), s’est ajoutée la légèredégradé en 1997 qu’en 1996 (16 000
remontée du taux d’embauche sous pertes nettes après 44 000), en raison
contrat à durée indéterminée (+ 0,3 d’une part, de la reprise économique
point), lequel avait stagné depuis et d’autre part, du ralentissement de la
1994. Parallèlement, le taux de sortie baisse structurelle des non salariés
pour fin de contrat à durée déterminéeagricoles, du fait de l’achèvement deSource : Déclarations de mouvements de main d’oeuvre,
Insee Dares a progressé de 0,5 point en un an etla montée en charge des dispositifs de
celui des démissions a très légère préretraite des agriculteurs. Dans le
ment augmenté (+ 0,1 point). secteur tertiaire, l’emploi non salarié adans ces secteurs, en particulier dans
enregistré des créations nettes d’emploisl’automobile.
en 1997 (+ 0,6 %), pour la première foisUne partie des salariés à temps partiel L’emploi total également
depuis 1993, avec une forte croissancesouhaiteraient pouvoir travailler davan- à la hausse en 1997
des effectifs non salariés des servicestage (42 %). Cette proportion est en
En 1997, l’emploi total (non compris et des réductions d’emplois limitéesretrait sur un an (44 %) alors qu’elle
contingent) a progressé de + 1,0 % dans le commerce. Enfin, le nombre deprogressait depuis plusieurs années.
(227 000 postes de travail créés), non salariés de l’industrie et du bâtiment
bénéficiant de la croissance importante a baissé en 1997 ( 2,1 % et - 0,1 % respec-Les grands établissements
des effectifs salariés (+ 243 000) et d’unetivement) mais, à un rythme beaucoupembauchent
moindre dégradation de l’emploi non moins soutenu qu’en 1996, compte
En 1997, les établissements de grande salarié ( 16 000) par rapport aux an tenu d’ un environnement économique
taille se sont avérés les plus dynami nées précédentes (tableau 1). L’année plus favorable.
ques, en matière de création d’emploi. 1996 avait été, quant à elle, marquée
Sur le champ UNEDIC (soit 1,5 millionpar une quasi-sabilisation de l’emploit
Pour en savoir plusd’établissements et 14 millions de total (- 0,1 %), en raison d’un léger
salariés), les effectifs des établisse accroissement du nombre des salariés
ments de 200 salariés et plus du champ(+ 25 000) et de la poursuite des pertes « France portrait social » édition
1998 1999, Insee octobre 1998.ont progressé de + 4,2 % contre + 1,0 % chez les non salariés ( 44 000), à un
dans les établissements de moins de rythme cependant moins soutenu qu’au « 221 000 chômeurs de moins entre
200 salariés. Au contraire, en 1996, les début des années quatre vingt dix. juin 1997 et septembre 1998 » Insee
Première n° 618 novembre 1998.établissements de grande taille avaient Au cours de l’année 1997, les créations
supprimé des emplois, la hausse nettes d’emploi enregistrées dans le Point de conjoncture, Insee octobre
1998.s’étant concentrée dans les établisse tertiaire non concurrentiel (+ 42 000)
ments de moins de dix salariés. s’ajoutent à celles des secteurs concur Note de conjoncture , Insee juin 1998.
En phase avec la reprise économique, rentiels (+ 195 000). En effet, l’emploi
« Le taux de chômage a reculé de 0,5
les mouvements d’entrées et de sorties tertiaire non concurrentiel a accéléré en point en un an », Insee Première n° 593
se sont multipliés. En 1997, le taux d’entré1997 e (+ 0,7 %), bénéficiant du démar - juin 1998.
- cumul annuel des embauches rapporté rage des “ emplois jeunes ” en fin d’année,
« Enquête sur l’emploi de 1998 résultats
aux salariés présents en début de périodealors que le recul des contrats emploi détaillés », Insee Résultats n° 142 142,
pour 100 salariés dans ces établisse solidarité s’est poursuivi. Les effectifs du septembre 1998.
ments s’établissait à 31,6 % dealariéss s secteur de l’éducation, de la santé et de
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