Spectacle vivant et activités artistiques

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1 400 établissements du spectacle vivant et des activités artistiques sont répertoriés en Alsace en 2005. L'ensemble du secteur représente 1,6 % des établissements métropolitains, et 1,8 % des emplois, soit 2 700 personnes.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LES DOMAINES CULTURELS
Spectacle vivant et activités artistiques
Établissements au 31-12-2005 Emplois en 2005
Évolution Évolution
depuis 1999 depuis 1999
Total Total1 380 +70 % 2 710 +29 %
Non employeurs Non salariés930 +65 % 930 +75 %
Employeurs Salariés450 +81 % 1 780 +14 %
Source : Insee, Sirene-REE Source : Insee, Enquêtes annuelles de recensement
au 01/01/2006 de 2004 à 2007
400 établissements du spectacle ne s'est pas traduite par une aug-1vivant et des activités artistiques mentation aussi marquée du nombre Nombre d'établissements
sont répertoriés en Alsace en 2005. d'emplois salariés (+14 %) alors que
Ces établissements sont tout autant celui-ci a progressé de 30 % en
des troupes et des compagnies de moyenne nationale.
musique, de théâtre et de danse,
que des salles de spectacle, des Dans le secteur du spectacle
prestataires techniques et des orga- vivant et des activités artistiques,
nisateurs et producteurs de manifes- coexistent des situations d'emplois
tations culturelles. Sont répertoriés salariés très diverses entre l'inter-
Nombre d'établissements
également des artistes plasticiens et mittence et les emplois perma-
640des graphistes indépendants, la nents. Seuls 17 % des salariés dis-
210nomenclature d'activités française posent d'un CDI, 8 postes de travail
ne permettant pas de distinguer leur sur 10 ont une durée inférieure à
activité de celle des compagnies du 500 heures. Les salariés ont en
spectacle vivant. moyenne trois employeurs, 53 %
sont multiactifs et 27 % ont connu
Limite des bassins de vie
L'ensemble du secteur représente au moins une période de chômage
1,6 % des établissements métropo- dans l'année. Les indemnités de
litains, et 1,8 % des emplois, soit chômage représentent une part
2 700 personnes. importante du revenu net des sala-
La forte progression du nombre d'é- riés du secteur (18 %), soit une pro-
tablissements depuis 1999 (+70 %) portion équivalente à celle de
Des femmes plutôt jeunes l'Île-de-France, mais très inférieure
Part des f selon l'âge en 2005 à celle des autres régions (28 %).
46
Ensemble
47 1 200 artistes du spectacle travail-
lent en Alsace ; 700 sont musiciens
4915à29ans ou chanteurs (75 % d'hommes) et46
300 comédiens ou metteurs en
scène (50 % d'hommes). Les pro-4730à49ans
47 fessions techniques et technico-ar-
tistiques occupent 1 900 emplois.
4350 ans et plus
46 %
0 10 20 30 40 50 60
Spectacle vivant et activités artistiques Ensemble de l'économie
Page 40 L'emploi culturel en Alsace · dossier n° 15 · janvier 2009
Source : Insee, Enquêtes annuelles de recensement
de 2004 à 2007
© IGN - Insee
Source : Insee, SIRENE-REE au 01/01/2006LES DOMAINES CULTURELS
Spectacle vivant et activités artistiques
Caractéristiques des emplois salariés en 2005 Les associations plus nombreuses
Arts- Part des catégories juridiques
Ensemble* erSpectacles au 1 janvier 2006
%
100
Part des postes en CDI 17 % 55 %
14
Part des postes de moins de 500 heures 79 % 36 %
980
Part des salariés ayant connu au moins une période de chômage 27 % 11 %
57Part des salariés résidant dans une autre région 11 % 6 %
60Part des salariés multiactifs 53 % 13 % 40
Nombre moyen d'employeurs 3,2 1,1
40* Ensemble de l'économie 7
Source : Insee, DADS 2005
20 3735
Les professions du secteur du spectacle vivant et des activités artistiques en 2005
0Hommes Femmes Total
Spectacle vivant Ensemble
de l'économieArtistes plasticiens et activités artistiques200 210 410
Artistes des spectacles 410 270 680 Indépendants Associations
Cadres techniciens et ouvriers des spectacles 260 130 390
Sociétés Secteur public
Autres professions 590 640 1 230 commerciales et autre
Total 1 460 1 250 2 710
Source : Insee, Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2007
Autrement vu ...
Né dans ce contexte, l'OGACA est une association
issue du réseau de l'Association de Gestion des Entre-
prises Culturelles (AGEC) aidant à la professionnalisa-
Les questions d'emploi dans le spectacle sont com- tion de la gestion culturelle.
plexes à appréhender et chacun s'accorde aujourd'hui Ses missions sont organisées en trois pôles :
sur la nécessité d'en avoir une connaissance plus
- un pôle de prestations et de conseil en gestionprécise.
(droit du travail, droit social, gestion comptable et fi-Ce secteur ne repose pas sur une source statistique
nancière…). Il concerne aujourd'hui plus de 600 struc-unique adaptée à ses besoins. Suivre la situation de
tures culturelles par an ;l'emploi passe par la lecture de données multiples,
issues de sources administratives et multisectorielles.
- un pôle de formation à la gestion : la formation
la plus structurée intitulée "Administrateur de ProjetLe secteur du spectacle englobe aussi bien les activi-
eCulturel"enest àsa18 édition et a formé plus de 200tés de production audiovisuelle que celles de spec-
dirigeants de structures culturelles ;tacle vivant (théâtre, musique, danse, arts de la piste
et de la rue, marionnettes...). Dans ce secteur, il est
- un pôle d'accompagnement professionnel qui
fréquent qu'un salarié ait plusieurs emplois et plu-
permet un suivi des porteurs de projets dans la durée.
sieurs employeurs au cours de l'année. Il convient aus-
Il concerne, aujourd'hui, 300 personnes par an.
si de souligner la forte saisonnalité de l'emploi dans le
secteur. En 2004, une coopérative d'activité et d'emploi (CAE)
pour les métiers artistiques et culturels a vu le jour :
L'accompagnement de l'emploi culturel en Alsace, ARTENRÉEL. Elle permet d'offrir aux artistes un cadre
un exemple : l'OGACA juridique et administratif, un suivi de gestion et un ac-
compagnement individualisé.L'emploi culturel a connu au début des années 1980 un
accompagnement via des mesures de soutien liées au
dispositif des "emplois de développement culturel", fi-
nancé à cette époque par le ministère de la Culture.
Source : DRAC
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Source : Insee, Sirene-REE au 01/01/2006LES DOMAINES CULTURELS
Spectacle vivant et activités artistiques
Le paysage alsacien du spectacle vivant
e territoire régional est marqué Le service technique emploie 17 Haute-Alsace à Mulhouse et le CentreL par la présence de nombreux permanents et fait appel parallèle- de rencontre d'échange et d'animation
lieux de création et de diffusion : ils ment à des techniciens intermittents (CREA) de Kingersheim.
sont au nombre de 14 pour les du spectacle. Par ailleurs, la Fila-
scènes du réseau dit institutionnel. ture emploie 18 hôtes d'accueil. En 2005, parmi l'ensemble des
À titre d'exemples, on peut citer Concernant le champ des musi- compagnies d'art dramatique 21
l'Opéra national du Rhin, dans la ques actuelles, trois scènes du type sont aidées à la production ou
capitale régionale, qui emploie 257 Scène pour les musiques actuelles reçoivent des aides spécifiques ;
salariés dont 44 chanteurs au sein (SMAC) se partagent le territoire : cinq d'entre elles sont convention-
du choeur. Un Centre chorégra- La Laiterie-Artefact à Strasbourg, la nées avec la Drac. On dénombre 6
phique national, le Ballet de l'Opéra Fédération Hiéro à Colmar et le compagnies chorégraphiques de
national du Rhin à Mulhouse, Noumatrouff à Mulhouse. La Lai- même que 16 ensembles musicaux
emploie, quant à lui, 36 danseurs et terie-Artefact PRL, par exemple, professionnels.
artistes. Deux orchestres perma- outre une équipe de 12 salariés
Source DRACnents complètent ce paysage : un permanents, fait appel à plus de
Orchestre national à Strasbourg 500 contrats d'intermittents par saison.
avec 110 musiciens permanents, et Plusieurs scènes sont convention-
l'Orchestre symphonique de Mulhouse nées pour la danse, la musique, le
qui compte 56 musiciens permanents. théâtre ou le jeune public tels que :
Pôle Sud, le Maillon à Strasbourg,
L'Alsace est la seule région fran- les Dominicains de Haute-Alsace
çaise à avoir un Théâtre National, en à Guebwiller, le Théâtre du Peuple
l'occurence, le TNS à Strasbourg. à Bussang, les Tréteaux de
À Colmar, l'Atelier du Rhin-Théâtre de
la Manufacture est Centre dramatique
Le métier de musicien : une forte précarité
régional (CDR). De statut associatif
Selon les statistiques nationales, en 2004, 32 000 musiciens intermittents repré-(droit local 1908), le CDR emploie en
sentent la première population en effectifs* contre 19 800 comédiens -seconde2006, 29 permanents dont 17 em-
population par le nombre-, soit un bon quart (26 %) de l’ensemble de la population
plois de nature administrative.
intermittente, artistes et techniciens confondus.
Le Théâtre Jeune Public à Strasbourg Cet effectif agrège la catégorie des "musiciens", des "artistes lyriques", des "chefs
(TJP) est un Centre dramatique na- d’orchestre" et des "chanteurs de variétés" recensés par la Caisse des congés
spectacles.tional (CDN), soumis à un contrat dit
de décentralisation dramatique ; il La part des musiciens au sein de la population totale des intermittents s’est fortement
est également constitué en associa- accrue entre 1987 et 2004 passant de 19 % à 26 %.
tion de droit local et emploie 26 per- La précarisation des situations individuelles moyennes des musiciens dans leur
manents. Parallèlement, tout au long activité d'intermittent est importante.
de la saison, 98 personnes collabo-
Leur volume annuel moyen de travail a été divisé par deux : en 1987, un musicien
rent en contrat à durée déterminée
intermittent travaillait en moyenne 74 jours dans l'année ; en 2004, 35 jours.
(CDD), dont 15 administratifs, 43 tech-
Des caractéristiques particulièresniciens et 40 artistes.
Les musiciens constituent aussi la première catégorie en effectifs parmi les de-
mandeurs d’emploi des métiers du spectacle. Parmi eux, 78 % sont des hommes ;À Mulhouse, la Scène nationale
une proportion supérieure de plus de 11 points par rapport à la moyenne des de-La Filature, constituée en associa- d'emploi du spectacle.
tion de droit local, a été inaugurée en C'est le métier du spectacle qui est le plus concerné par l'inscription de longue
1993. Elle emploie, pour la diffusion durée à l’ANPE.
du spectacle vivant, une soixan- Ils sont plus souvent bénéficiaires des minima sociaux (revenu minimum d'inser-
tion et allocation de solidarité spécifique) : 16 % contre 13 % en moyenne pour lestaine de permanents en conrat à
métiers du spectacle.durée indéterminée (CDI) dont 11
personnes pour la direction, l'admi-
* Source : Caisse des congés spectacles - La culture en chiffres
nistration et la communication. "Le nombre des musiciens Rmistes", DEPS août 2007
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Spectacle vivant et activités artistiques
nements que les seules sources Par voie de conséquence, du faitLes demandeurs d'emploi des
liées à l'emploi ne peuvent mettre même de la particularité du secteur,métiers du spectacle :
en évidence. le nombre de demandeurs d'emploi
entre emploi et chômage
est passé de 950 à 1 700, soit
Les demandeurs d'emploi des ac- +80 % entre 1995 et 2005. À la dif-Une demande d'emploi
tivités du spectacle, comparés à férence des autres professions, laqui a fortement augmenté
l'ensemble des demandeurs des demande d'emploi dans le domaine
autres professions, ont un profil L'évolution de la population active du spectacle a augmenté de
particulier. Ainsi, même s'ils sont manière continue, sans à-coupalsacienne a été d’environ 11 % entre
inscrits à l'Anpe, ils ne peuvent être conjoncturel, au moins jusqu'en1995 et 2005. Durant cette période, le
considérés comme les deman- nombre de demandeurs d'emploi a 2003, la part des demandeurs
deurs d'emploi des autres secteurs augmenté de 36 % avec des oscilla- d'emploi liée aux métiers du spec-
d'activité, mais plutôt comme des tions conjoncturelles (baisse jusqu'en tacle passant de 1,3 % en 1995 à
personnes qui exercent une "activi- 2001, très forte hausse 1,9 % de l'ensemble des inscrits à
té interrompue en permanence" du 2004, recul depuis). Pour les profes- l'Anpe pour la fin d’année 2005.
fait du secteur d'activité qui les sionnels du spectacle, on observe
Moins d'artistesemploie. une augmentation plus importante du
Leur activité relève de la catégorie nombre d'actifs que dans l'ensemble de la musique et du chant
"activités réduites" (moins de 78 h de l'économie. Celle-ci peut différer au sein des demandeurs
au cours du mois). Ainsi, étudier le selon les acceptions, mais elle est d'emploi en Alsace
profil des demandeurs d'emploi nette. Ainsi, le nombre de personnes
revient à étudier le profil des actifs de se déclarant artistes ou techniciens En 2006, la part des demandeurs
ce secteur, tant la limite entre activité des spectacles au recensement de la d'emploi des métiers du spectacle sur
et chômage est floue et ces deux population a augmenté entre 1999 et l'ensemble des inscrits à l'Anpe n'est
caractéristiques (emploi et chômage) 2005, respectivement de 31 % et de pas identique d'une région à l'autre. Si
ont des frontières poreuses. Cepen- 39 %. Le nombre d'intermittents ayant à l'échelle nationale, du fait du poids
dant, les données issues de l'Anpe cotisé à la Caisse des congés spec- prépondérant de l'Île-de-France, ces
permettent d'appréhender un certain tacles a plus que doublé (+106 %) métiers représentent 3,9 % des ins-
nombre d'éléments et de fonction- entre 1994 et 2003. crits à l'Anpe, cette proportion s'établit
à 1,9 % pour l'Alsace.
Près de 1 700 demandeurs d’emploi dans les métiers du spectacle
Métropole Dans la répartition des métiers,
France
Alsace hors l'Alsace occupe une place particu-entière
Île-de-France lière. Alors que pour la moyenne
des régions françaises hors Île-de-Part Part Part
Effectifs
(en %) (en %) (en %) France, les artistes de la musique et
du chant représentent le tiers desArtistes dramatiques (comédiens, acteurs…) 211 13 13 16
demandeurs d'emploi du spectacle,Artistes de la musique et du chant 430 26 33 25
ils ne sont qu'un quart des deman-Artistes de la danse (danseurs et chorégraphes) 91 5 5 5
deurs en Alsace. Ils sont pourtantArtistes du cirque / music-hall 52 3 5 3
les demandeurs d'emploi les plusProfessionnels de la mise en scène et de la réalisation 121 7 5 8
nombreux. Les comédiens et ac-Animateurs et présentateurs 42 2 3 2
teurs, les professionnels du son,Ensemble des artistes du spectacle 947 56 63 59
ceux de la production, ainsi queProfessionnels du son (techniciens et ingénieurs du son) 149 9 8 8
ceux du décor représentent égale-Professionnels de l’image 76 5 4 5
ment un poids important. Globale-’éclairage 95 6 4 4
ment, avec 44 % des demandeursProfessionnels du décor et des accessoires 146 9 6 6
d'emploi dans le domaine du spec-Professionnels du costume et de l’habillage 34 2 2 2
tacle, les techniciens sont surre-Professionnels de la coiffure et du maquillage 25 1 1 1
présentés en Alsace (41 % pourProfessionnels du montage image et son 51 3 2 4
l'ensemble du territoire métropoli-Professionnels de la production et promotion des spectacles 162 10 9 11
tain et 37 % pour les régions horsEnsemble des techniciens du spectacle 738 44 37 41
Île-de- France).Total 1 685 100 100 100
Source : Anpe, Dares,. Fichier des demandeurs d'emploi 2006
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Spectacle vivant et activités artistiques
Hausse constante des demandeurs d'emploiEntre activité et non-activité
dans les métiers du spectacle
200La spécificité des activités du sec-
Indice base 100 en 1995
teur culturel (représentations, créa-
tions, festivals, cinéma etc.) impose 180
Demandeurs d'emploi du spectacleà la plupart de ces actifs une cer-
taine norme pour l'emploi. En effet, 160
ces activités n'étant pas de nature
régulière et prolongée, elles dictent 140
au rythme du travail les mêmes nor-
mes. Ainsi, on constate que la plu- 120
part des demandeurs d'emploi des
métiers du spectacle travaillent du- 100
Ensemble des demandeurs d'emploirant leur inscription à l'agence,
qu'ils sont plutôt demandeurs d'em- 80
ploi de longue durée et qu'ils recher- 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
chent en majorité des activités à
durée déterminée. Au sein même des métiers, on Une forte proportion
constate aussi des différences : les
d'intermittents du spectacle
Ces profils sont totalement différents producteurs de spectacles ont, par
de ceux des autres demandeurs exemple, un profil plus voisin des À eux seuls, les artistes et techni-
d'emploi de l'Anpe ; le nom de "chô- demandeurs d'emploi "classiques", ciens du spectacle représentent 92 %
meurs" représente bien mal la réali- des bénéficiaires du régime de l'in-par le temps pris pour concevoir
té de ces actifs, tant la frontière projets et animations…alors que termittence parmi l'ensemble des
entre activité et emploi est liée à la les techniciens (son, lumière, dé- demandeurs d'emploi du secteur cul-
nature des métiers exercés. Par cor) ont des rythmes d’activité turel. La proportion d'intermittents au
exemple, la forte proportion de de- beaucoup plus irréguliers. sein des artistes et des techniciens
mandeurs de longue durée ne repré- inscrits à l'Anpe est semblable (48 %),
sente pas majoritairement des diffi- Dans les métiers du spectacle, les même si toutes les professions ne
cultés à travailler (plus de 60 % demandeurs inscrits à l'Anpe sont bénéficient pas de ce régime dans la
d’entre eux travaillent durant leur ins- davantage des hommes, contraire- même proportion. C'est le cas de
cription à l'Anpe), mais révèle plutôt ment à l'ensemble des demandeurs 61 % des artistes dramatiques et de
le fait que l'on exerce ces activités en d'emploi où les femmes sont majo- 54 % des professionnels du son, mais
restant inscrits à l'agence ce qui est seulement de 44 % des musiciens etritaires. Ceci se vérifie encore plus
rendu obligatoire pour les intermit- pour les techniciens. 38 % des professionnels de l'image.
tents du spectacle.
Des métiers aux profils différents
Part des demandeurs d'emploi (en %)
ayant exercé une demandeurs
niveau bac+3 de longue durée
activité réduite d'emploi
et plus (> 3 ans)
en décembre 2006 temporaires
Ensemble artistes du spectacle 37 71 57 26
dont : artistes dramatiques (comédiens, acteurs...) 42 84 67 26
artistes de la musique et du chant 35 68 55 29
Ensemble techniciens du spectacle 23 70 50 23
dont : professionnels du son (techniciens et ingénieurs du son) 13 79 56 22
professionnels de l’image 30 74 42 25’éclairage 7806525
professionnels du décor et des accessoires 23 71 58 15
Ensemble des métiers du spectacle 31 71 54 26
Source : Anpe, Dares, Fichier des demandeurs d'emploi 2006
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Source : Anpe, Dares, Fichier des demandeurs d'emploi 1995-2006LES DOMAINES CULTURELS
Spectacle vivant et activités artistiques
ment vendables. Beaucoup exercent Enfin, en Alsace, les biennales, Iti-Les artistes plasticiens
un autre métier : l'enseignement dans néraires (Pays de Barr et de Bern-
On compte en 2008 un peu plus les écoles d'art, le graphisme, le stein) et Sélest'art (Ville de Sélestat)
de mille artistes professionnels ré- montage vidéo, la régie... Ils prati- sont confiés à des commissaires in-
sidant en Alsace. Ils étaient un peu quent souvent la multiactivité. dépendants. Ils sont le plus souvent
plus de 800 en 2005. rémunérés par des honoraires.
Depuis 1999, leur nombre a connu Dans le domaine des arts plasti-
une forte expansion, soit une évolu- ques, le paysage alsacien est pourvu
d'équipements performants pourtion de +150 %.Cependant, l'entrée Les artistes auteurs
par professions étant essentielle- l'enseignement et la formation, de relevant de la Maison des Artistes
ment déclarative dans les enquêtes même que pour la diffusion de l'art
Les artistes auteurs qu'ils soient peintres,annuelles de recensement, on actuel. L'École supérieure des arts
graphistes, sculpteurs, etc. affiliés à la Mai-
évalue plutôt les artistes plasticiens décoratifs de Strasbourg (ESADS)
son des artistes (MDA) sont au nombre de
et les graphistes indépendants à propose en marge de son ensei- 22 194 au niveau national en 2005 ; ils sont
500 à partir de la nomenclature gnement statutaire, une formation répartis en 12 catégories professionnelles.
Parmi elles, deux catégories représentent àd’activités française. de plasticien(ne) intervenant(e)
elles seules 70 % des effectifs.(CFPI) et délivre à cet effet un certi-
En Alsace, les artistes affiliés sont 1 011
À la différence des arts scéniques ficat. C'est à partir de leur pratique
dont 35 % de peintres, 30 % de graphistes,
(spectacle vivant), les arts visuels propre que les artistes sont appe- 13 % de plasticiens, 9 % de sculpteurs et 7 %
lés, ensuite, à intervenir auprès d'é-présentent une diversité de prati- d'illustrateurs.
ques telle, qu'il est difficile d'établir tablissements scolaires, de collecti-
Pour être affilié à la Maison des artistes, l'ar-
un profil professionnel type, compa- vités, d'associations etc. En outre, tiste doit justifier de la nature de son activité
rable à celui des salariés intermit- les arts plastiques s'exposent et de la perception d'un revenu minimal tiré
de cette activité.tents du spectacle notamment. désormais à une reconnaissance
élargie par des publics plus variés ;
L'économie générée par ce secteur en témoignent les succès des ex- Source : Maison des artistes 2005
est différente : un grand nombre positions des diplômés de l'École
d'artistes plasticiens ne perçoivent Supérieure des Arts Décoratifs de
de rémunération directement liée à Strasbourg (ESADS) et de l'école le
leur travail de création que par la Quai "Mulhouse 00". Les artistes auteurs
vente d'oeuvres, et non par l'inté- relevant de l'Association pour
gration au sein d'entreprises. Ces Les métiers de la médiation la gestion de la sécurité sociale des
artistes sont des travailleurs indé-
culturelle auteurs (AGESSA)pendants.
Depuis environ dix ans, le verse- Par ailleurs, le périmètre de l'emploi Les auteurs qu'ils soient écrivains (auteurs
ment d'honoraires à des artistes, culturel ne se limite pas à l'activité littéraires, scientifiques), photographes, illus-
trateurs du livre, compositeurs et autres mé-par des structures de type "musée", artistique proprement dite. Des
tiers d'auteur (musique, cinéma, oeuvres au-"centre d'art contemporain" ou métiers divers accompagnent depuis
diovisuelles, chorégraphiques, multimédia)"fonds régionaux d'art contempo- une vingtaine d'années la profes-
sont affiliés aux AGESSA et sont au nombre
rain (FRAC)" se développe ; cette sionnalisation des créateurs. En de- de 9 192 en 2005 au niveau national, répartis
pratique empirique récente ne fait hors des personnels dédiés à la mé- en 11 catégories d'importance numérique
l'objet d'aucune obligation. Il appa- diation culturelle dans les musées, il très inégale : 6 d'entre elles regroupent près
de 95 % des effectifs. À elle seule, la caté-raît que moins de 10 % d'entre eux existe des emplois de "chargé des
gorie des photographes représente un tiersvivraient exclusivement du fruit di- publics" au sein du réseau associatif.
des affiliés.
rect de leur activité de création. Le réseau des structures publiques En Alsace, ils sont au nombre de 554 ; les il-
d'art contemporain en Alsace réunit lustrateurs représentent 34 % et les photo-
La question de la survie économique plusieurs lieux, associatifs ou non, de graphes 26 % des effectifs.
de leur activité se pose donc de façon diffusion, maillage précieux, réactif et
aiguë pour les artistes qui ne sont pas sensible aux opportunités d'échan-
Source : Maison des artistes 2005
représentés au sein d'une galerie, ou ges, notamment transfrontaliers.
qui produisent des oeuvres difficile-
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