Un bilan 2004 en demi-teinte

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La croissance française atteint 2,3 % sur l'ensemble de l'année 2004, malgré une pause au troisième trimestre. En Ile-de-France, l'activité a repris et les perspectives pour 2005 sont encourageantes. Cependant, les créations nettes d'emploi sont restées très faibles dans le secteur concurrentiel en 2004 et le taux de chômage s'est stabilisé à un niveau fort : 9,8 %.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE
ILEDEFRANCE
a croissance internationale est restée soutenue tout au long
de l’année 2004, notamment dans la zone asiatique et lesLpays anglo-saxons.Cedynamismeaprofitéàlazone euro
jusqu’à la mi-2004, les exportations ayant tiré l’activité. La France
est restée à la traîne de ce mouvement avec des exportations pro-
gressant trois fois moins vite que celles de l’Allemagne entre le
troisième trimestre 2003 et le deuxième trimestre 2004.
a croissance de l’économie française bousculéeL
La croissance française
Cependant, sur cette période, la consommation des ménages était plusatteint 2,3 %
soutenue en France que dans les autres pays de la zone euro. Son repli
sur l’ensemble de
temporaire, associé aux cours du pétrole élevés, explique en partie le frei-
l’année 2004,
nage brutal de l’économie française au troisième trimestre 2004 (0,0 %).
malgré une pause Ce résultat n’avait pas été anticipé par les enquêtes de conjoncture plutôt
au troisième trimestre. bien orientées et se déchiffre, pour une part, comme un phénomène
En Ile-de-France, accidentel.
l’activité a repris et les
Au total, en 2004, la croissance française serait de 2,3 %, en données corrigéesperspectives pour 2005
des jours ouvrables, soit la meilleure performance depuis 2000. Cettesont encourageantes.
croissance n’a eu que des effets limités sur l’emploi. L’emploi salarié dansCependant,
le secteur marchand n’aurait progressé que de 0,2 % sur l’année.les créations nettes
d’emploi sont restées
Début 2005, l’environnement international semble s’orienter vers la
très faibles dans le
décélération. En zone euro, comme en France, la croissance devrait se si-
secteur concurrentiel tuer sous son rythme de longue période (un peu inférieur à 2 % en
en 2004 France). L’évolution du pouvoir d’achat des ménages, en ralentissement
et le taux de chômage début 2005, limiterait la croissance de la consommation. Les exporta-
s’est stabilisé à un tions subiraient l’essoufflement international. Ce ralentissement de la de-
niveau fort : 9,8 %. mande se répercuterait sur l’activité des entreprises. La production
MENSUEL N° 246 - FEVRIER 2005 - 2,2€
àlapage
Conjoncturemanufacturière progresserait moins vite qu’en 2004, entraî- tion et les services aux particuliers continuent à attirer les créa-
nant dans son sillage la production d’énergie et de transport. teurs (respectivement + 7,8 % et + 4,7 % en 2004). Sur l’en-
L’emploi salarié du secteur concurrentiel progresserait régu- semble de l’année, les effectifs de créations ont progressé de
lièrement de 0,1 % au premier et au deuxième trimestres. 1 % en Ile-de-France contre 0,5 % pour la France entière.
La hausse de l’inflation s’est interrompue dès le mois de Le phénomène d’augmentation des créations d’entreprises est
septembre 2004 et ce mouvement de reflux devrait se pour- toujours délicat à interpréter : il s’observe traditionnellement
suivre tout le premier semestre 2005. Fin juin 2005, l’inflation en période de fort chômage et ne traduit donc pas nécessaire-
serait de 1,7 %. ment une situation économique favorable. Son ralentissement
observé est peut-être le reflet de la stabilisation de la situation
du marché du travail en 2004.A court terme, l’aléa pouvant peser sur la croissance française
réside dans l’évolution du cours du dollar qui pénalise les ex-
portations. Parallèlement, le nombre de défaillances d’entreprises publiées
au BODACC est en augmentation sur une année glissante :
d’octobre 2003 à septembre 2004, il s’élève à 10 800 unitésEn Ile-de-France, le bilan de l’année 2004 est en demi-teinte :
contre 10 600 sur la période précédente (octobre 2002 àl’activité a repris et le marché de l’emploi s’est stabilisé, mais il
septembre 2003). Cependant, depuis la fin de l'année 2003,n’y a pas eu de rattrapage par rapport au point bas de 2003.
point haut des défaillances, la tendance est à la baisse (Fi-Pour le début 2005, l’activité pourrait se situer à un niveau
gure 2).moyen, comme pour le reste de la France.
es perspectives encourageantesD
dans l’industrie et les services franciliens Figure 1 - Créations d'entreprises
20 000D’après l’enquête régionale de la Banque de France, les
prévisions d’activité pour le début d’année 2005 sont
18 000
globalement bien orientées. Dans l’industrie des biens
intermédiaires, des biens d’équipement et l’industrie auto- 16 000
mobile, les chefs d’entreprise anticipent des hausses de
14 000leur production. En revanche, les perspectives sont plus mi-
tigées dans l’industrie des biens de consommation où seul le 12 000
secteur de la pharmacie-parfumerie-entretien prévoit d’ac-
10 000croître sa production.
8 000
L’activité dans les services marchands s’est accrue dès la fin du
premier trimestre 2004, et elle est restée bien orientée tout au 6 000
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004long de l’année. Les prévisions des chefs d’entreprise restent
Ensemble des créations Créations puresbonnes pour le début 2005. C’est notamment le cas dans l’in-
génierie informatique et le conseil pour les affaires et la ges-
Champ ICS : Industrie, Commerce, Services (hors activités financières).
tion, deux activités très représentées sur le territoire francilien. Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements - données CVS
Dans le commerce de gros, la situation s’est améliorée au dernier
trimestre 2004 même si le textile-habillement-chaussures est Figure 2 - Défaillances d'entreprises
resté à l’écart de ce mouvement. Les marges sont jugées un
peu faibles. Les perspectives d’activité sont très légèrement 5 000
favorables. 4 500
4 000
3 500alentissementR
3 000des créations d’entreprises
2 500
2 000Le mouvement d’augmentation des créations d’entreprises
1 500observé depuis début 2002 s’est interrompu au deuxième tri-
mestre 2004 (Figure 1). C’est au troisième trimestre que la 1 000
baisse du nombre d’entreprises créées a été la plus importante 500
(- 3,2 %). Cependant, le volume des créations reste élevé, au- 0
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004tour de 17 500 par trimestre. Les services aux entreprises et le
Données brutes Tendancecommerce-réparations concentrent toujours plus de la moitié
des créations. Néanmoins, les créations dans ces deux secteurs
Champ : ensemble des activités hors éducation, santé, activités associatives.
sont en diminution sensible sur la fin de l’année. La construc- Source : BODACC, jugements rendus - données brutes+ 23,5 % et + 13 % sur 2004) alors que les mises en chantierne année mitigée pour le tourismeU d’équipements collectifs reculaient de plus de 8 % sur la même
période. Au total, les mises en chantier de bâtiments non rési-D’après les professionnels du tourisme interrogés sur leur
dentiels ont augmenté de 3,5 % en 2004. La situation ne de-activité, l’année 2004 a été irrégulière. Les mois où ils ont dé-
vrait pas connaître de progrès sensible en 2005.claré avoir une « bonne » opinion sur leur activité (mars, mai,
juin, septembre et octobre) ont alterné avec des mois jugés
Conséquence de l’amélioration observée en 2004 sur la cons-« moyens » ou « mauvais » (juillet, août et novembre). La fré-
truction, les entreprises du bâtiment constatent un allonge-quentation des principaux sites culturels de la région est bien
ment de la durée de leurs carnets de commandes (3,9 mois enorientée.
octobre 2004 contre 3,1 mois en octobre 2003) et leurs capaci-
tés de production sont utilisées à plus de 80 %. Les deux tiersCe constat mitigé se retrouve sur les hébergements avec un
des chefs d’entreprise interrogés signalent des difficultés detaux d’occupation des hôtels à peine plus élevé qu’en 2003,
recrutement, principalement chez les ouvriers professionnels.voire inférieur certains mois (Figure 3). En 2004, le taux d’oc-
cupation est de 67,9 %, en progression de 0,5 point par rap-
L’année 2004 a également été une année de croissance (+ 3 %port à 2003. A Paris, les taux d’occupation sont, comme
de chiffre d'affaires) dans les travaux publics. Les collectivitéstoujours, supérieurs à ceux d’Ile-de-France (69,8 %).
locales, principal maître d’ouvrage de la région, soutiennent
l’activité (35 % des travaux de la région). En 2005, les travauxFigure 3 - Taux d'occupation des hôtels de 0 à 4 étoiles-luxe
publics pourraient connaître un léger repli, du fait de l’achève-
90 ment de certains grands travaux.
85
Alors qu’en France la construction (BTP), principalement le80
bâtiment, tire la croissance, ce secteur redémarre avec retard75
en Ile-de-France par rapport à la province.
70
65
’emploi reste stable en 2004L60
55 Après deux années très délicates, la situation de l’emploi s’est
50 stabilisée en Ile-de-France au cours des trois premiers trimes-
Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
tres de 2004. En effet, la région compte un peu plus de
3 914 500 salariés dans le secteur concurrentiel non agricole
2002 2003 2004
fin septembre 2004 (statistiques provisoires de l’Unedic). Cela
représente une hausse de 0,2 % par rapport à la fin de l’annéeSources : Insee, enquête de fréquentation hôtelière - Direction du Tourisme - Observatoire
régional du tourisme d'Ile-de-France 2003, en données corrigées des variations saisonnières.
Le nombre des arrivées a fortement progressé sur l’année Le creux du cycle semble avoir été atteint au premier trimestre
(+ 8,6 %), grâce au retour progressif des touristes étrangers. 2004. Les effectifs salariés franciliens ont recommencé à aug-
Les résultats médiocres s’expliquent donc par un raccourcisse- menter au deuxième trimestre, avant de marquer une pause au
ment de la durée des séjours, particulièrement en milieu d’année. troisième, sous l’effet de l’essoufflement de la croissance.
Elle est passée de 2 jours en 2003 à 1,9 jour en 2004. Pour les
autres types d’hébergement, la fréquentation est meilleure qu’en L’évolution de l’emploi salarié dans la région se rapproche de
2003. Le trafic aérien, pénalisé en 2003, a modérément progressé celle constatée sur la même période en France métropolitaine
en 2004.
Figure 4 - Evolution de l'emploi salariéonstruction : confirmation de l’améliorationC Base 100 fin mars 2001
L’année 2004 s’est avérée meilleure que prévue pour le secteur 102,0
de la construction. Trente-sept mille nouveaux logements ont
101,5été mis en chantier en 2004, soit 15 % de plus qu’en 2003. Les
101,0effets de la loi de Robien se font encore sentir : les nouveaux
logements sont essentiellement des logements collectifs, si- 100,5
tués pour une bonne part en grande couronne et destinés au
100,0secteur privé. Les autorisations de construire ont également
99,5fortement augmenté en 2004 (+ 19 % sur l’année), ce qui gé-
nérera encore des travaux pour 2005. L’activité devrait donc 99,0
être dynamique dans ce secteur.
98,5
La construction de bâtiments non résidentiels est moins bien
orientée, mais la décroissance semble être enrayée. Les mises Ile-de-France France métropolitaine
en chantier de bâtiments de stockage, de commerces et de bu-
Source : Unedic, données CVS en fin de moisreaux ont fortement progressé (respectivement + 12,5 %,
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juin-02
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déc-02
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déc-03
mars-04
juin-04
sept-04Figure 5 - Taux de chômage en fin d'année(+ 0,3 %), alors qu’elle avait été constamment plus défavo-
rable au cours des deux années précédentes (Figure 4).
%15
14Le redémarragedelacroissancedel’emploien2004s’est
13manifesté d’abord dans le secteur tertiaire, qui représente près
12
de 80 % des effectifs du concurrentiel dans la région, 11
soit 10 points de plus que la moyenne nationale. D’après les 10
9estimations de l’Unedic, le gain en emplois tertiaires serait de
8près de 19 000 postes depuis le début de l’année.
7
6
En 2004, l’hôtellerie-restauration et la santé-action sociale ont 5
Seine-Paris Hauts- Val- Seine- Yvelines Essonne Val- Ile- France
le plus créé de postes (respectivement + 3,2 % et + 3,1 %). Les Saint- et- de-de- de- d'Oise métro.
Seine Denis Marne Marne Francetransports et les activités récréatives sont également devenus
2003 2004créateurs d’emplois. En revanche, les activités financières et le
commerce enregistrent toujours une perte d’emplois sur la
e
Source : Insee, données CVS en fin du 4 trimestre
même période. Le secteur des services opérationnels, premier
employeur d’Ile-de-France, recule aussi (- 1,2 %) alors que la
tendance est inverse en France (+ 1,0 %). in 2004 : une quasi-stabilitéF
du nombre de demandeurs d’emploiEn province, comme en Ile-de-France, les activités industrielles
continuent à supprimer des emplois depuis 2001. Cette baisse
A la fin du mois de décembre 2004, on compte 547 000est un peu plus forte dans la région que sur l’ensemble du ter-
personnes inscrites à l’ANPE à la recherche d’un emploi àritoire. Cependant, depuis janvier 2004, la tendance régionale
temps complet et à durée indéterminée, contre 548 000 un anest quasiment identique à celle constatée en métropole
plus tôt, soit une diminution de 0,3 % (Figures 6 et 7). Cette(- 2,0 % contre - 1,8 %).
accalmie intervient après trois années de forte poussée du
chômage, poussée plus accentuée dans la région que dans leSeule l’industrie automobile enregistre une progression signi-
reste du pays. Le nombre d’inscrits en France métropolitaineficative de ses postes (+ 1,0 %). Tous les autres secteurs indus-
recule faiblement (- 0,1 %).triels affichent un recul de leurs effectifs. Celui-ci est très
accentué dans l’habillement, la métallurgie-transformation des
La pause enregistrée en 2004 profite d’abord aux hommesmétaux et dans l’industrie des composants électriques et
âgés d’au moins 25 ans, aux cadres et aux ouvriers. En re-électroniques.
vanche, les femmes, les jeunes, les employés et les chômeurs
de longue durée ne bénéficient pas de la stabilisation du mar-Le secteur de la construction est redevenu créateur net d’emplois
ché de l’emploi.depuis le deuxième trimestre 2004, alors qu’il n’avait cessé
d’en perdre en Ile-de-France durant toute l’année 2003, con-
L’amélioration constatée globalement doit être tempérée partrairement au reste du pays.
une part importante de demandeurs d’emploi qui, en attendant
de retrouver un contrat plus stable, sont amenés à exercer uneAprès avoir fortement reculé en 2002 et 2003, le nombre de
activité réduite. La croissance du nombre de demandeurs d’em-missions d’intérim en équivalent temps plein s’est stabilisé en
ploi ayant exercé une activité réduite d’au moins 78 heures, toutIle-de-France. Une amorce de reprise semble se dessiner au troi-
sième trimestre (+ 1,8 % par rapport au trimestre précédent).
Enfin, la hausse du nombre d’offres d’emploi déposées par les Figure 6 - Evolution du nombre de demandeurs d'emploi
entreprises à l’ANPE s’est confirmée au fil de l’année : elle at-
teint + 5,2 % sur l’année par rapport à 2003 pour les contrats à
600 000durée indéterminée et les contrats à durée déterminée de plus
de six mois, + 10,1 % pour l’ensemble des annonces. Cette re-
550 000prise est plus forte qu’en France métropolitaine (+ 1,8 % en
métropole et + 5,9 % en Ile-de-France).
500 000
Le taux de chômage régional s’est stabilisé (Figure 5). Il avait 450 000
augmenté de près d’un point entre décembre 2002 et dé-
400 000cembre 2003, rejoignant le niveau national. Fin 2004, il est de
9,8 % contre 9,9 % en France métropolitaine. Au plus fort de
350 000
la croissance, à la mi-2001, ce taux était tombé à 7,4 % et la ré-
gion ne comptait plus alors que 400 000 demandeurs d’emploi
de catégorie 1 inscrits à l’ANPE (demandeurs d’emploi immé- Catégorie 1 Catégorie 1 (CVS)
diatement disponibles à la recherche d’un emploi à temps
plein et à durée indéterminée, n’ayant pas travaillé plus de 78
Champ : demandeurs d'emploi de catégorie 1 en fin de mois.
heures dans le mois.). Source : ANPE
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juil-04Figure 7 - Ancienneté des demandes d'emploi Les mouvements sur le marché du travail auront été particu-
Base 100 en janvier 1998 lièrement nombreux en 2004 : plus de 943 000 inscriptions
ont été enregistrées par l’ANPE, soit une moyenne de 78 600110
inscriptions par mois. Cependant, en évolution, la croissance
100 des inscriptions a été beaucoup moins vive que l’année pré-
cédente (+ 1,1 % par rapport à 2003, contre + 7,2 % un an90
auparavant).
80
Le nombre de sorties de l’ANPE dépasse les 900 000 en un an,
70 soit un niveau jamais observé, même durant la période récente
de forte croissance. L’accès à l’emploi est plus facile. Cela s’ex-
60
plique principalement par l’augmentation de l’offre de con-
50 trats courts. Ainsi, sur un an, 15 700 offres supplémentaires
d’emploi à durée indéterminée ont été déposées à l’ANPE,
contre une progression de 64 700 offres pour des contrats deMoinsde1an 1 à moins de 2 ans 2 ans ou plus
moins de six mois.
Champ : demandeurs d'emploi de catégorie 1 en fin de mois.
Source : ANPE, données CVS
a politique de l’emploi en 2004L
en recherchant un emploi à temps complet (catégorie 6 de
La politique de l’emploi va connaître, en 2005, un profondl’ANPE) est de 18,6 % en 2004.
renouvellement et un accroissement de ses moyens en
Ile-de-France, avec la mise en œuvre progressive des nou-Au total, fin 2004, on compte davantage de personnes à la re-
veaux dispositifs nationaux prévus par le plan de cohésion so-cherche d’un emploi à temps plein et à durée indéterminée
ciale et avec la montée en puissance des contrats dequ’un an auparavant (+ 1,8 % CVS, en regroupant les catégo-
professionnalisation, destinés à remplacer les anciennes for-ries 1 à 6).
mules de formation continue en alternance.
L’année 2004 aura été marquée par la progression du chômage
Les dispositifs mobilisés en 2004 ont été les mêmes qu’ende très longue durée (demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE
2003. Mais on a observé quelques inflexions sensibles dans ledepuis 2 ans au moins) : + 10,1 % en un an. Le repli observé
niveau d’utilisation de chacun d’entre eux.
en début d’année s’explique, en partie, par le fait que des chô-
meurs de longue durée n’ont alors pas renouvelé leur inscrip- Le premier semestre de l’année avait été caractérisé par la prio-
tion à l’ANPE, sans pour autant avoir retrouvé un emploi ; ils rité accordée aux emplois aidés dans le secteur marchand. Bien
estimaient avoir perdu leurs droits à une allocation suite au que moins marquée au second semestre, cette priorité a per-
projet de réforme de l’indemnisation du chômage. Une fois la mis de maintenir en 2004 le niveau des entrées enregistrées en
réforme abandonnée, la baisse du chômage de très longue 2003 (Figure 8). On note, en particulier, une très nette hausse
durée ne s’est pas confirmée. des entrées en contrat initiative emploi (CIE), ainsi qu’une
augmentation du nombre des aides à la création d’entreprise et
à la création d’emplois dans les zones franches urbaines
(ZFU).
utres contributeurs du diagnosticA La relance du contrat emploi solidarité, au second semestre, a
permis de limiter, sur l’année, la baisse des entrées en contratsconjoncturel
aidés du secteur non marchand. Par contre, la chute du
nombre des stages de formation financés par l’Etat pour les
ANPE, délégation régionale d’Ile-de-France : Monique Maksud
chômeurs de longue durée s’est encore accentuée au second
Banque de France : Alain Roussel semestre. Ce type d’action ne sera pas poursuivi en 2005. Tou-
tefois, les chômeurs désirant se former continueront à bénéfi-
Cellule économique Ile-de-France pour la construction, les travaux publics et cier des stages de l’Afpa (Association nationale pour la
les matériaux : Hervé Vibert
formation professionnelle des adultes), ainsi que des actions
COE : Jean-Luc Biacabe de formation financées par le Conseil régional au titre de son
programme régional et par l’Unedic dans le cadre du PARE
CRCI Paris Ile-de-France : Patrick Clément (Plan d’Aide au Retour à l’Emploi).
Crocis : Vincent Reduron
Toutes catégories d’action confondues, l’accès aux dispositifs
de la politique de l’emploi s’est révélé plus difficile pour lesDreif : Jérémy Comet
jeunes en 2004, avec la fin du programme TRACE et le net flé-
Garp : Christine Bauduin chissement des entrées dans le dispositif de soutien à l’emploi
des jeunes en entreprise (SEJE). La hausse des contrats deOrtif : Catherine Avignon
qualification n’a pas non plus réussi à compenser la baisse des
RGF : Bernard Saby contrats d’apprentissage et des contrats d’adaptation.
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juil-04Figure 8 - Entrées dans les principaux dispositifs de la politique nationale de l'emploi
Cumul de janvier à décembre 2004 Evolution 2004/2003 (%)
Emplois aidés dans le secteur marchand
Contrats Initiative Emploi (CIE) 15 055 60,9
Exonération à l'embauche (zone franche urbaine, redynamisation urbaine…) 2 896 27,8
Soutien à l'emploi des jeunes en entreprise (SEJE) - chiffre provisoire pour 2004 9 055 -40,3
Formation en alternance :
Contrats d'apprentissage 40 433 -9,9
Contrats de qualification jeune 31 245 4,2
Contrats d'adaptation 9 636 -8,7'orientation 369 -33,5
Contrats de qualification adulte 1 547 0,5
Insertion par l'économique :
Entreprises d'insertion 931 -9,3
Associations intermédiares (nombre moyen de salariés mis à disposition chaque mois) 9 724 33,5
Entreprises de travail temporaire d'insertion (nombre moyen de salariés mis à disposition) 523 7,0
Sous-total contrats aidés dans le secteur marchand 121 414 -1,4
Aide à la création d'emploi/d'entreprises
Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d'Entreprises (ACCRE + EDEN) 8 406 29,9
Emplois aidés dans le secteur non marchand
Programme Nouveaux services/Emplois jeunes 3 035 -42,7
Contrats Emploi Solidarité (CES) (Conventions initiales + avenants) 22 739 4,6
Contrats Emploi Consolidé (CEC) (Conventions initiales + avenants) 5 689 -21,0
Sous-total contrats aidés dans le secteur non marchand 31 463 -8,1
Stages de formation et autres dispositifs d'insertion
Programme TRACE (TRajet d'ACcès à l'Emploi) 0 -100,0
Stages :
Stages d'Insertion et de Formation à l'Emploi (SIFE) collectifs ou globaux 11 463 -37,4''Emploi (SIFE) Individuels 4 084 0,2
Stages d'Accès à l'Entreprise (SAE) 1 822 17,2
Sous-total stages de formation et autres dispoitifs d'insertion 17 369 -52,2
Total des bénéficiaires des mesures en faveur de l'emploi 178 652 -10,7
Source: Dares
Les actions pour les demandeurs d’emploi de plus de 25 ans dans les principales mesures), de même que les allocataires du
ont, quant à elles, été un peu plus nombreuses en 2004 qu’en RMI (26 %). Parmi les bénéficiaires, 12 % étaient des travail-
2003. Les chômeurs inscrits à l’ANPE depuis plus de deux ans leurs handicapés.
ont été nombreux à pouvoir y entrer (36 % du total des entrées
Rédaction achevée le 11 février 2005
our en savoir plusP
Le Garrec M.-A., Maille S. : « Une médiocre saison d’été pour l’hôtellerie et
NathalieGUILLON DESHAYESle camping en 2004 », Insee première, n° 1003, février 2005.
InseeIle-de-France,
François RAGEAU,BernardSIMONIN« Le marché du travail en décembre 2004 », Dares, Premières informations,
n° 05.01, février 2005. DRTEFPIle-de-France
Avec la collaborationdenombreux contributeurs
« Conjoncture de l’emploi et du chômage au troisième trimestre 2004 : em- (voirencadré)
ploi en hausse dans une croissance ralentie », Dares, Premières informa-
tions, n° 01.1, janvier 2005.
Fabre V. : « La hausse des créations d’entreprises se poursuit en 2004 »,
Insee première, n° 1002, janvier 2005.
« Note de conjoncture », Insee Conjoncture, décembre 2004.
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