Un fort potentiel de recherche et développement en Midi-Pyrénées

De
Publié par

Située au 8e rang des régions métropolitaines pour le nombre de ses habitants, la région Midi-Pyrénées apparaît en 4e position pour l'emploi induit par l'activité de recherche et développement (R&D). Le potentiel de chercheurs s'est renforcé dans les années 90. Très concentré géographiquement, il est relativement diversifié par domaine d'intervention.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 28
Nombre de pages : 6
Voir plus Voir moins

Numéro 57 : décembre 2002
Un fort potentiel de recherche et
développement en Midi-Pyrénées
Toulouse au premier rang des métropoles régionales pour le potentiel humain de recherche
Répartition des emplois de chercheurs dans les aires urbaines* de province
Lille
Amiens
Metz
Rouen Strasbourg
ReimsCaen
Brest Nancy
Le Mans
OrléansRennes
Besançon
Angers Tours DijonNantes
Poitiers LyonClermont-Ferrand
Emplois
Limoges15 000
7 500 Saint-Étienne
1 500
Grenoble
Bordeaux
NiceMontpellier
Pau
Toulouse Marseille - Aix-en-Provence
GéoFLA® © IGN 1999 - Insee 2002
* sont représentées les 30 aires urbaines ayant le plus d'emplois de chercheurs en 1999 (hors celle de Paris qui en compte 98 000 )
Source : Insee, recensement de la population 1999
e
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUESituée au 8 rang des régions métropolitaines
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION REGIONALEpour le nombre de ses habitants, la région DE MIDI-PYRENEES
Téléphone : 05 61 36 61 36
e Télécopie : 05 61 36 62 00Midi-Pyrénées apparaît en 4 position
Adresse : 36, rue des Trente-Six-Ponts
31054 TOULOUSE CEDEX 4
pour l’emploi induit par l'activité de recherche Directeur de la publication :
Benjamin Camus
Rédacteur en chef :et développement (R&D).
Bruno Mura
Maquettiste :
Evelyne DemasLe potentiel de chercheurs s'est renforcé
www.insee.fr/mp
Imprimeur : Reprographie Moderne, 31770 Colomiersdans les années 90. Très concentré
Dépôt légal : décembre 2002
ISSN : 1262-442X
géographiquement, il est relativement diversifié CPPAP : 183AD
SAGE : SIPAG5776
par domaine d'intervention. Prix : 2,2 €
1Un fort potentiel de recherche
et développement en Midi-Pyrénées
de 850 millions d’euros, Midi-Pyrénéesn 1999, la dépense intérieure Pyrénées occupe une place enviable au
ede recherche et développement se classe au 3 rang national, derrière sein de l’Europe du sud : si sa DIRDE(DIRD) française s’élève à 29,5 l’Ile-de-France et Rhône-Alpes, juste est inférieure à celle de la Lombardie et
milliards d’euros. Près des deux tiers des devant Provence-Alpes-Côte d’Azur. de la région de Rome, elle est comparable
investissements en R&D sont financés à celle du Piémont, de la Communauté
Au regard du montant absolu despar les entreprises (63,2 %), les admi- de Madrid et de la Catalogne, régions
nistrations ne contribuant que pour dépenses consacrées à la R&D, Midi- d’un poids démographique et économique
36,8 % de la DIRD totale. Pyrénées occupe au sein des régions de pourtant nettement supérieur au sien.
l’Union Européenne une place appré- En Midi-Pyrénées, la dépense intérieure
eMidi-Pyrénées, ciable (vers le 20 rang sur 211 régions), consacrée à la R&D représente 3,7 %
loin cependant non seulement de l’Ile-une région à forte de son PIB en 1999. C’est l’un des plus
erintensité de R&D de-France (1 rang européen) mais aussi forts taux parmi les régions euro-
de nombreuses régions de l’Allemagne, de péennes : Midi-Pyrénées se situe juste
Le montant régionalisé de la DIRD l’est et du sud-est de l’Angleterre ou derrière les régions allemandes de
française s’élève en 1999 à 28,4 milliards encore de l’ouest des Pays-Bas. Midi- Brunswick, Stuttgart, Haute-Bavière,
d’euros dont 1,87 pour Midi-Pyrénées,
ece qui place la région au 3 rang natio-
Midi-Pyrénées : dans le peloton de tête
nal après l’Ile-de-France et la région des régions européennes pour l'intensité en R&D
Rhône-Alpes. Avec 15 630 emplois en
Dépenses totales de recherche et développement en % du PIB en1999
R&D mesurés en équivalent temps
eplein, Midi-Pyrénées se place au 4 rang
national (après les deux régions précé-
Dépenses / PIB (en %)dentes et Provence-Alpes-Côte d’Azur).
plus de 3En raison de la présence du Centre
de 2 à 3
National d’Etudes Spatiales (CNES), du de 1,5 à 2
de 1 à 1,5Centre National de la Recherche Scien-
de 0,5 à 1
tifique (CNRS), de l'Institut National moins de 0,5
de Recherche Agronomique (INRA), de
l'Institut National de la Santé et de
la Recherche Médicale (INSERM),
de l'Office National d'Etudes et de
Recherches Aérospatiales (ONERA) et
des quatre universités, le poids de la
recherche publique y est très important.
La DIRD des administrations dépasse
légèrement 1 milliard d’euros, soit 54,2 %
des dépenses totales de R&D. Midi-
Pyrénées est d’ailleurs la seule région,
avec Languedoc-Roussillon, où la
dépense du secteur public est supérieure
à celle des entreprises.
Le moindre poids du secteur privé
dans la DIRD de Midi-Pyrénées ne
signifie pas pour autant que les entre-
prises soient moins présentes qu’ailleurs
Source : EUROSTAT GéoFLA ® © ING 1999 - Insee 2002dans l’effort de R&D : avec un peu plus
2Tübingen et le Bade-Wurtemberg, au même souvent les 30 %. Cet accroisse- l’accroissement total. Dans le même
niveau de l’Ile-de-France et de certaines ment comparatif doit bien sûr être temps, l’emploi total régional a aug-
régions suédoises ou finlandaises. relativisé car s’appliquant à des effec- menté de 5,5 %. L’évolution des effec-
tifs très contrastés : atteignant 98 000 tifs R&D en Midi-Pyrénées, si elle est
Fort accroissement en Ile-de-France ou encore 30 600 en substantielle, s’inscrit dans la moyenne
du nombre de chercheurs Rhône-Alpes, ils ne sont que 1 600 en d’un mouvement d’ensemble généralisé.
Limousin et 420 en Corse.
Entre 1990 et 1999, le nombre Au cours de la même période, le
d’emplois de chercheurs, c’est-à-dire de En Midi-Pyrénées, les effectifs sont nombre de techniciens œuvrant dans la
niveau supérieur en R&D, a progressé de passés de 11 830 à 16 250, soit un R&D n’a lui progressé que de 7,5 %
28 % en France métropolitaine, attei- taux d’accroissement de 37,4 %. Les en France métropolitaine, atteignant
gnant près de 275 000 personnes en augmentations absolues les plus fortes 209 000 en 1999. Si cette progression
1999. Cette progression est beaucoup ont été enregistrées dans la recherche en reste supérieure à celle de l’emploi total
plus forte que celle de l’emploi total qui sciences physiques, dans la construction (3,3 %), elle est très inférieure à celle
n’a crû que de 3,3 % pendant la même de cellules d’aéronefs et dans une moindre du nombre de chercheurs en R&D. Elle
période. Elle concerne toutes les régions. mesure dans les équipements de trans- est par ailleurs très modulée selon les
Hormis l’Ile-de-France où le nombre de mission hertzienne. Ces secteurs ont à régions : si elle a fortement augmenté en
ces chercheurs n’a augmenté que de 10 %, eux trois enregistré un gain supérieur Poitou-Charentes (+ 38 %), Picardie
la progression atteint partout et dépasse à 2 600 personnes, soit 60 % de (+ 36 %) ou en Bourgogne (+ 34 %),
elle a par contre diminué en Auvergne
Les emplois de la recherche et développement en Midi-Pyrénées (- 3 %) et plus encore en Ile-de-France
Répartition selon l'activité principale de l'établissement employeur en 1999 (- 21 %). En Midi-Pyrénées, les effec-
Activité principale Chercheurs Techniciens tifs de techniciens sont passés de
de l'établissement employeur Effectifs Répartition Evolution Effectifs Répartition Evolution 9 185 à 9 940, soit un taux d’accroisse-
1999 (en %) 1990/1999 1999 (en %) 1990/1999 ment de 8,2 % qui se situe dans la
Recherche et développement 4 820 29,7 + 1 410 1 430 14,4 + 175 moyenne nationale. Les techniciens sont
Enseignement supérieur 4 760 29,3 + 175 300 3,0 + 50 moins de 15 % à travailler dans des
Construction aéronautique et spatiale 3 080 18,9 + 1 120 3 350 33,7 - 95 unités spécialisées en R&D et seulement
Autres secteurs 3 590 22,1 + 1 715 4 860 48,9 + 625 3 % dans l’enseignement. Un tiers d’entre
Ensemble 16 250 100,0 + 4 420 9 940 100,0 + 755
eux travaillent dans le secteur aéronauti-
Source : Insee, recensements de la population 1990 et 1999
que et spatial, ce qui explique que près
de la moitié des techniciens sont des
D?finitions techniciens en mécanique.
La D?pense Int?rieure de Recherche et D?v eloppement (DIRD)?: elle mesure l’exé-
cution de la R&D sur le territoire national (salaires, charges courantes et investisse- Conséquence d’un niveau de qualifi-
ments). Elle est estimée à partir d'une enquête annuelle sur la R&D qui suit les dépenses cation de plus en plus élevé, la part des
et les effectifs associés calculés en équivalent temps plein. chercheurs dans l’emploi total R&D s’est
La recherche publique civile est organisée autour de trois types d’organismes : accrue dans toutes les régions. En Midi-
- les établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) : le CNRS,
Pyrénées, cette part est passée de 56,3 %
l’INRA, l’INSERM, l’ORSTOM, l’INRIA, le CEMAGREF, …
en 1990 à 62 % en 1999 (de 52,4 % àactère industriel et commercial (EPIC) : le CNES, le
56,8 % pour la France métropolitaine) ;CEA, l’ONERA, l’ANVAR, l’ADEME, …
- les universités. si on classe les régions selon la part des
Les emplois R & D comprennent : emplois de chercheurs, la région Midi-
e des emplois de niveau supérieur qualifiés ici de chercheurs : Pyrénées se situe au 3 rang, derrière
- ingénieurs et cadres techniques de recherche, études ou développement dans les établis- l’Ile-de-France et Languedoc-Roussillon.
sements industriels ;
- chercheurs de la fonction publique ;
Midi-Pyrénées- emplois supérieurs des établissements de recherche et d’enseignement supérieur.
des emplois de techniciens. proche de l’Ile-de-France
Ces emplois sont liés à une fonction « Recherche » définie par un croisement entre activités
(codes NAF) et professions et catégories socioprofessionnelles (codes CSP). Les effectifs Une répartition des chercheurs
correspondants sont issus des recensements de population 1990 et 1999. Ils ne tiennent pas
entre les trois grandes composantes decompte de la quantité de travail (pas de prise en compte du temps partiel). On a privi-
la R&D (R&D identifiée en tant quelégié ici cette approche des effectifs pour évaluer le potentiel humain de la R&D.
telle, activités de recherche intégrée dans
3
??e eLa R&D en Midi-Pyrénées : du 2 au 6 rang selon les indicateurs
Les publications scientifiques
Au regard de la production de publications scientifiques (hors sciences humaines et sociales), Midi-Pyrénées représente
e5,1 % du total de la production française en 1999, ce qui la place au 4 rang national après l’Ile-de-France, Rhône-Alpes
et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Sa contribution est en hausse (4,7 % en 1995). La région Midi-Pyrénées possède une
spécialisation relative dans les sciences de l’univers et les sciences pour l’ingénieur (respectivement 8 % et 7,5 % du
etotal national) pour lesquelles elle se place au 4 rang national. Bien que moins spécialisée dans les autres disciplines,
e eelle se situe néanmoins au 4 rang pour la recherche médicale, la physique, la chimie et les mathématiques, au 5 pour
ela biologie appliquée et au 6 pour la biologie fondamentale.
Les thèses soutenues
e eToutes disciplines confondues, 5,6 % de l’ensemble des étudiants de 2 et 3 cycles et des écoles d’ingénieurs sont en
e2000 inscrits en Midi-Pyrénées, ce qui confère à la région le 5 rang national après l’Ile-de-France, Rhône-Alpes,
Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nord-Pas-de-Calais. En densité d’étudiants par rapport à la population, Midi-Pyrénées
ese hisse à la 2 place juste derrière l’Ile-de-France. En hausse par rapport aux années précédentes (5,7 % en 1994 et 6 %
en 1996), la contribution de Midi-Pyrénées au nombre de thèses soutenues atteint 6,7 % du total national, soit 670 en 1999.
Les brevets
En 1999, 3,1 % des brevets déposés en France l’ont été en Midi-Pyrénées. Cette contribution est certes en progression
e(2,8 % en 1995) mais situe néanmoins la région au 6 rang national, non seulement derrière l’Ile-de-France, Rhône-
Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur mais aussi derrière la région Centre et l’Alsace. Par domaines technologiques,
Midi-Pyrénées possède une spécialisation relative dans l’instrumentation (optique, analyse-mesure-contrôle, ingénierie
médicale, techniques nucléaires), la pharmacie et les biotechnologies, mais apparaît en retrait au niveau des procédés
industriels.
Crédits européens
Au niveau européen, la répartition en 2000 des participations françaises au sein du programme cadre de recherche et de
edéveloppement technologique fait ressortir le rôle prépondérant de la région Ile-de-France. Midi-Pyrénées se situe au 3
rang avec 6,2 % du total de ces participations, loin derrière l’Ile-de-France (53,3 %) et Rhône-Alpes (13,3 %) mais devant
la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (4,4 %). Comme dans ces trois régions, en Midi-Pyrénées 35 % des participations
proviennent des laboratoires de la recherche publique, ce qui témoigne de l’implication européenne du site universitaire
de Toulouse tout comme ceux de Paris, Lyon, Grenoble et Marseille - Aix-en-Provence.
Crédits régionaux
En Midi-Pyrénées, le volet « enseignement supérieur et recherche » représente 14,4 % de l’enveloppe globale du
contrat de plan Etat-Région 2000-2006. Sous cet aspect, Midi-Pyrénées se situe dans la moyenne des régions françaises,
derrière le Languedoc-Roussillon (18,9 %), l’Ile-de-France (18,4 %) ou encore Poitou-Charentes (17,8 %), mais loin
devant des régions telles le Nord-Pas-de-Calais (8,2 %) ou la Basse-Normandie (8,6 %). 40 % du montant de ce volet est
affecté à l’extension et réhabilitation des équipements et infrastructures, 25 % pour la recherche et la technologie et
35 % pour les autres dépenses (concernant la vie étudiante et les bibliothèques universitaires) ; la répartition moyenne
d’utilisation de ces fonds par l’ensemble des régions pour ces trois postes est de respectivement 50 %, 25 %, 25 %.
Le crédit d’impôt recherche
En vigueur depuis 1983, cette mesure d’incitation fiscale est une aide publique destinée à favoriser l’accroissement de
l’effort de recherche des entreprises et accroître leur compétitivité. En 2000, 255 entreprises de Midi-Pyrénées ont trans-
mis une déclaration soit 4 % des déclarants au niveau national. 151 d’entre elles ont bénéficié du crédit d’impôt recher-
che ; le montant correspondant représente 4,3 % du montant total de ce crédit au niveau national. Midi-Pyrénées se
e esitue au 5 rang des régions françaises pour le nombre d’entreprises bénéficiaires et au 4 rang pour le montant de crédit
d'impôt recherche.
La région Ile-de-France concentre 32 % des entreprises bénéficiaires de cette disposition mais surtout 62 % du crédit
d’impôt national. En Midi-Pyrénées, la Haute-Garonne concentre 60 % des entreprises bénéficiaires et 83 % du crédit
d’impôt régional.
En Midi-Pyrénées, la dépense R&D des 255 entreprises ayant transmis une déclaration est largement réalisée par celles
dont l’activité se rattache à l’industrie électrique et électronique (35,5 % de cette dépense), à la pharmacie (26,2 %) et à la
construction aéronautique (15,8 %).
Les effectifs de la recherche publique civile
e Avec 4 930 chercheurs (soit 3 680 personnes en équivalent temps plein) en 1998, Midi-Pyrénées se place au 4 rang
national. Ces chercheurs se répartissent entre les universités (2 570 chercheurs), les EPIC (1 460), le CNRS (670) et les
autres EPST (230).
Source : Observatoire des Sciences et des Techniques
4Chercheurs et dépenses dans la recherche publique civile matière de recherche, Provence-Alpes-
Répartition par organismes en 1998 (en %) Côte d’Azur est celle qui est la plus
Universités CNRS Autres Ministères Total proche de Midi-Pyrénées, bien que leAutres
EPST organismes et agences poids relatif de l’aéronautique, du
Chercheurs spatial et de l’électronique y soit
Midi-Pyrénées 52,3 13,5 4,6 29,6 - 100,0 encore plus élevé (68 %). L’Ile-de-
21,3 8,3 21,9 - 100,0Ile-de-France 48,5 France et Rhône-Alpes présentent une
Rhône-Alpes 63,6 17,5 4,4 14,5 - 100,0
répartition plus équilibrée entre les
Provence-Alpes-Côte d'Azur 56,5 17,1 7,3 19,1 - 100,0
différents secteurs d’activité.
15,0 6,4 17,0 - 100,0France 61,6
Dépenses Malgré le poids important du sec-
15,8 9,1 4,3 68,6 2,2 100,0Midi-Pyrénées
teur aérospatial dans le domaine de la
22,5 12,3 39,2 2,4 100,0Ile-de-France 23,7
recherche (tant publique que privée),
Rhône-Alpes 33,3 27,2 7,1 31,7 0,6 100,0
la région Midi-Pyrénées apparaît mal-
26,5 18,0 12,1 42,6 0,7 100,0Provence-Alpes-Côte d'Azur
gré tout relativement diversifiée dans19,5 12,2 36,5 1,7 100,0France 30,1
ses domaines d’intervention dans la
Source : Ministère de l'Education nationale - Direction de la Programmation et du Développement 1998
mesure où elle n’est véritablement
faible dans aucun d’entre eux : auLa dépense en recherche et développement des entreprises
niveau des dépenses en R&D, elle seRépartition par secteur d'activité en 1998 (en %)
eplace au 4 rang des régions françaises
Aérospatial, Pharmacie, Transports, Autres Services Total
pour l’aérospatial et l’électronique, maisElectronique Chimie Biens industries
ed'équipement également au 5 rang pour les trans-
eports et les biens d’équipement, au 7Midi-Pyrénées 55,9 19,7 14,0 6,3 4,1 100,0
pour la pharmacie-chimie et les servicesIle-de-France 35,0 22,1 21,6 11,8 9,5 100,0
eRhône-Alpes 29,6 22,5 23,3 12,1 12,5 100,0 et au 11 pour les autres industries.
Provence-Alpes-Côte d'Azur 68,0 16,2 2,3 4,9 8,6 100,0 Cette situation tranche par exemple
France 33,9 23,3 20,7 13,2 8,9 100,0 avec celle de l’Alsace, de la Franche-
Source : Ministère de l'Education nationale - Direction de la Programmation et du Développement 1998 Comté, de l’Auvergne et de Champagne-
des unités de production, enseignement proportion est inférieure à la moyenne Ardenne, régions où la recherche est
supérieur) permet de définir une typolo- nationale (62 %) en raison du poids du quasiment absente dans le secteur des
egie régionale du potentiel humain. En CNRS (4 rang national) mais surtout services ; elle tranche aussi avec la
Midi-Pyrénées, ce potentiel est déployé de celui du CNES, prépondérant au sein Bretagne pour ce qui est de celui de la
de manière plutôt équilibrée entre ces des « Autres organismes de recherche » pharmacie et de la chimie ou plus
trois composantes (respectivement 30 %, qui emploient près de 30 % des encore avec celle du Limousin, de la
40 %, 30 %). chercheurs du champ considéré. La Basse-Normandie et de Poitou-
spécificité de Midi-Pyrénées est d’avoir Charentes pour ce qui est de ces deux
Midi-Pyrénées apparaît ainsi une structure selon les grandes compo- champs d’intervention.
comme la région la plus proche de l’Ile- santes de la recherche publique plutôt
de-France au regard de cette répartition. diversifiée par rapport à beaucoup Toulouse, métropole
Elle se distingue nettement de régions d’autres régions où la recherche publi- au fort potentiel
comme la Haute-Normandie et la que civile hors universités est beaucoup de recherche
Franche-Comté, régions industrielles moins présente. Elle est assez proche
où la R&D est très intégrée dans les en ce sens des régions Ile-de-France et Avec 14 270 emplois de chercheurs,
unités de production, ou le Languedoc- Languedoc-Roussillon. l’aire urbaine de Toulouse se situe au
Roussillon, largement tourné vers second rang des métropoles pour le
l’enseignement et la recherche. La dépense de R&D des entre- potentiel humain de recherche. Loin
prises fait également apparaître le poids derrière celle de Paris (98 000 chercheurs),
Midi-Pyrénées à la fois des secteurs de l’aéronautique, de elle devance celles de Lyon, Grenoble et
spécialisée et diversifiée l’espace et de l’électronique en Midi- Marseille - Aix-en-Provence (respective-
Pyrénées. En effet, 56 % de cette ment 13 620, 9 120 et 8 520 chercheurs).
En Midi-Pyrénées, les universités dépense est affectée à ces domaines La part des emplois de chercheurs dans
représentent 52 % des moyens humains d’intervention, contre 34 % au niveau l’emploi total toutes activités confondues
de la recherche publique civile. Cette national. Parmi les grandes régions en dépasse les 3,5 % dans l’aire urbaine
5Pour en savoir plusLocalisation de l'emploi R&D en Midi-Pyrénées
(communes ayant plus de 200 emplois R&D)
« Recherche et développement en France -
Résultats 1999 ». Ministère de l’Education
Commune du lieu d'emploi Effectifs Part (en %) des emplois
nationale.arrondis de chercheurs de techniciens
« Science et technologie - Indicateurs 2002 ».
Toulouse 17 360 70 30 Observatoire des Sciences et des Techniques.
Blagnac 1 040 59 41 « Annuaire Eurostat 2002 - Le guide
Labège 550 60 40 statistique de l’Europe ». Eurostat.
Colomiers 490 28 73
« La recherche et développement en
Castres 420 49 51 Languedoc-Roussillon est surtout publique ».
Auzeville-Tolosane 410 77 23 Repères Synthèse n° 6, mars 1999, Insee
Tarbes 380 64 36oussillon.
Albi 250 54 46 « Recherche et développement en Aquitaine ».
Séméac 220 42 58 Le Quatre Pages n° 102, janvier 2002,
Source : Insee, recensement de la population 1999 Insee Aquitaine.
Pyrénées ? Les personnels les plustoulousaine plaçant Toulouse derrière La structure par âge s’est transfor-
qualifiés proviennent pour près de laGrenoble et au niveau de Montpellier, mée au cours de la dernière décennie. La
assez loin devant les autres aires urbaines. part des plus jeunes a en effet diminué : moitié d’entre eux de la région Ile-de-
alors que les personnes âgées de moins France (46 %), tandis que 8 % arrivent
L’aire urbaine de Toulouse regroupe de 35 ans représentaient 36,7 % de de Provence-Alpes-Côte d’Azur, 6 %
d’Aquitaine et 5 % de Rhône-Alpes. Laprès de 90 % des chercheurs en Midi- l’effectif total en 1990, elles n’en
provenance des techniciens est moinsPyrénées. Plus largement, l’emploi total représentent plus que 31,7 % en 1999.
régional en R&D (chercheurs et techni- Relativement peu marquée dans la concentrée : la région Ile-de-France
ciens) est très concentré. En 1999, la seule catégorie des emplois supérieurs, cette arrive en tête (30 %) suivie par l’Aqui-
commune de Toulouse concentre deux baisse est très nette dans la catégorie taine (14,5 %), Provence-Alpes-Côte
emplois sur trois. Toulouse et les d’Azur (8,7 %), Languedoc-Roussillon« techniciens ». Cette évolution ne se
(7,8 %) et Rhône-Alpes (6,7 %).communes voisines de Blagnac, Labège, retrouve pas dans l’ensemble de la
Colomiers et Auzeville-Tolosane en France où la part des moins de 35 ans
concentrent plus de trois sur quatre. Le est restée à peu près stable à 33 % Il y a eu bien sûr des départs de
contour le plus large de la zone d’influence durant la même période. Midi-Pyrénées, mais le solde migratoire
de Toulouse (l’aire urbaine avec ses 342 des mouvements de personnels R&D
demeure très favorable à la région, encommunes) regroupe huit emplois sur dix. Les femmes sont en moyenne plus
jeunes que les hommes : en Midi- particulier en ce qui concerne les
La fonction recherche Pyrénées, 42,3 % d’entre elles sont emplois de catégorie supérieure pour
largement occupée âgées de moins de 35 ans en 1999, lesquels les arrivées sont deux fois
par les hommes supérieures aux départs (l’écart est moin-contre 28,7 % pour les hommes. L’écart
dre pour les techniciens pour lesquelsentre ces deux proportions est plus élevé
Les emplois R&D en Midi-Pyrénées en Midi-Pyrénées que dans le reste de on enregistre deux départs pour trois
sont largement occupés par les hommes, la France. arrivées). Quelle est la destination de
même si la part des femmes dans les ceux qui quittent Midi-Pyrénées ? 27 %
effectifs totaux a progressé au cours des des personnels les plus qualifiés ontUne mobilité favorable
rejoint l’Ile-de-France, 15 % l’Aquitaineannées 90. De 18,6 % en 1990, cette à Midi-Pyrénées
dernière est passée à 22,5 % en 1999. et 8 % Rhône-Alpes. La destination la
78 % des personnels hautement qua- plus fréquente des techniciens a été
Les hommes sont proportionnelle- lifiés et 88 % des techniciens travaillant l’Aquitaine (25 % d’entre eux), suivie
ment plus présents que les femmes dans de l’Ile-de-France (16 %) et Rhône-dans la recherche en Midi-Pyrénées en
Alpes (14 %).les emplois de techniciens. La part des 1999 exerçaient déjà leurs fonctions dans
chercheurs dans l'emploi total R&D est la région en 1990 (champ retenu : les
de ce fait plus faible chez les hommes personnes actives à la fois en 1990 et 1999).
(60 %) que chez les femmes (70 %), les
Jean-Claude LAFFONTproportions nationales sont respective- D’où viennent ceux qui, entre
†ment de 53 % et 68 %. 1990 et 1999, ont migré vers Midi- Francis TSAI
6

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.