Un marché du travail en expansion continue en Midi-Pyrénées

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Depuis plus de 30 ans, le marché du travail est en expansion continue en Midi-Pyrénées : le nombre d'actifs, occupant ou non un emploi, augmente beaucoup plus rapidement dans la région qu'en France. Ces dernières années, le dynamisme de la zone d'emploi de Toulouse s'étend au centre-est de la région.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Numéro 73 : juin 2004
Un marché du travail en expansion
continue en Midi-Pyrénées
Variation de la population active
(variation annuelle moyenne pour 1 000 actifs)
1990-1999 1999-2002
Nord-du-Lot Nord-du-Lot
Figeac-Decazeville Figeac-Decazeville
Rodez Rodez
Cahors Cahors
Villefranche- Villefranche-
de-Rouergue de-Rouergue
Montauban Montauban
Millau Millau
Albi-Carmaux Albi-Carmaux
Auch Auch
Castres-Mazamet Castres-Mazamet
Toulouse Toulouse
Tarbes Tarbes
Saint-Gaudens Saint-Gaudens
Lavelanet Lavelanet
Lourdes Lourdes
Saint-Girons Saint-GironsLannemezan Lannemezan Variation annuelle
pour 1 000Foix-Pamiers Foix-Pamiers
11,1 - 18,2
5,6 - 11,1
0 - 5,6
- 7,2 - 0 Sources : Insee, recensements de la population 1990-1999 Sources : estimations Insee
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION REGIONALEDepuis plus de 30 ans, le marché du travail est DE MIDI-PYRENEES
Téléphone : 05 61 36 61 36
Télécopie : 05 61 36 62 00en expansion continue en Midi-Pyrénées : Adresse : 36, rue des Trente-Six-Ponts
31054 TOULOUSE CEDEX 4
le nombre d’actifs, occupant ou non un emploi, Directeur de la publication : Benjamin Camus
Rédactrice en chef : Marie-Pierre Plaux
Maquettiste : Monique Galouaugmente beaucoup plus rapidement
Ce document est téléchargeable à partir du site internet
www.insee.fr/mpdans la région qu’en France. Ces dernières à la rubrique « publications »
Imprimeur : ESCOURBIAC, 81304 Graulhet Cedex
Dépôt légal : juin 2004années, le dynamisme de la zone d’emploi de
ISSN : 1262-442X
CPPAP : 183AD
Toulouse s’étend au centre-est de la région. SAGE : SIPAG7376
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pour l'année 2004 : France : 85 €, Etranger : 105 €
1Un marché du travail en expansion
continue en Midi-Pyrénées
ans une région, l’offre de la France métropolitaine. Entre 1990 Depuis 1968, et jusqu’en 1999, la hausse
travail peut être mesurée par le et 1999, Midi-Pyrénées se situe au du nombre des emplois offerts s’estDnombre d’actifs qui se présen- quatrième rang des régions françaises accompagnée d’une hausse du nombre
tent sur le marché du travail, qu’ils dont la progression de population active de chômeurs. Ainsi, entre 1990 et 1999,
occupent effectivement un emploi est la plus forte, après le Languedoc- face aux 71 400 actifs résidants supplé-
(actifs occupés) ou qu’ils soient à la Roussillon, l’Alsace et les Pays de la Loire. mentaires, la région n’a offert que 51 200
recherche d’un poste (chômeurs). Depuis emplois de plus. Sur la même période, le
plus de trente ans, le marché du travail En 1999, la région Midi-Pyrénées nombre de chômeurs a augmenté de
est en expansion continue en Midi- comptait ainsi 2 551 700 habitants, dont 28 000 personnes, soit 0,3 % en
Pyrénées avec une croissance plus rapide 1 133 000 actifs, soit 71 400 actifs de moyenne de plus par an. La région a aussi
qu’au niveau national et supérieure à celle plus qu’en 1990. attiré des actifs résidant dans les régions
de la population totale. Depuis 1968, le voisines : l’excédent des entrées sur les
nombre d’actifs, occupant ou non un sorties quotidiennes de travailleurs s’est
emploi, ne cesse de progresser en Midi- Entre 1999 et 2002, accru de 2 300. A ces constats, il faut
forte progressionPyrénées comme en France, avec une ajouter la diminution du nombre de mi-
accélération sur les dernières années. des emplois et baisse litaires du contingent (5 500 personnes).
du chômage
Sur les années 80, la croissance de la Entre 1999 et 2002, la région a connu
population active est beaucoup plus forte une forte progression des emplois :
A la variation de population activeen Midi-Pyrénées que dans l’ensemble de + 67 000 (soit un peu plus de 22 000
correspond une variation de l’emploi. Sur emplois créés par an) qui a notamment
L'emploi augmente un territoire donné, le bilan actifs- permis une baisse sensible du nombre
plus rapidement dans
emplois s’équilibre en prenant en compte de chômeurs (environ - 10 000 par an).la région qu'en France
la variation du nombre de chômeurs et La progression de l’emploi est plus forte
Base 100 en 1974130 l’impact des déplacements domicile- pour les femmes : on compte sur la
Midi-Pyrénées travail aux frontières du territoire. période 13 000 emplois supplémentai-
120
France
Le dynamisme de l'emploi reste, jusqu'en 1999, 110
insuffisant face à la demande de travail
Contributions du marché du travail à l'évolution de la population active en Midi-Pyrénées100
Variation annuelle moyenne pour 1 000 actifs
90 1999-2002
1974 1985 1995 2002
1980 1990 2000
Source : Insee 1990-1999
1982-1990
Un taux de chômage
proche du taux national
1975-1982
13
Midi-Pyrénées 1968-1975
12
France - 15 - 10 - 5 0 5 10 15 20 25
11
Emploi Chômeurs Solde des navettes Militaires du contingent
10
Source : Insee
9
Note de lecture : entre 1999 et 2002, l'augmentation annuelle moyenne de la population active en Midi-
8
Pyrénées (+ 9,2 pour 1 000 actifs) recouvre une croissance de l'emploi (+ 19,6 pour 1 000), une baisse du
7 nombre de chômeurs ( - 9,1 pour 1 000), une légère progression de l'effet négatif du solde des navettes
1981 1985 1990 1995 2000 2003 domicile-travail (- 0,3 pour 1 000, donc davantage d'entrants que de sortants) et un retrait des effectifs des
Source : Insee militaires du contingent ( - 1 pour 1 000).
2res chaque année pour les femmes Les migrations résidentielles, principale composante
contre 9 000 pour les hommes. Le nom- de l'évolution de la population active depuis les années 80
bre de femmes au chômage diminue ainsi Contributions à l'évolution de la population active en Midi-Pyrénées
Variation annuelle moyenne de la population active pour 1 000 actifs d’environ 6 000 par an, celui des
hommes de 5 000. 1999-2002
1990-1999Les migrations
soutiennent la
1982-1990
population active
depuis les années 80 1975-1982
1968-1975La population active d’un territoire varie
sous l’effet de trois facteurs : le renouvel-
- 3 03 6 9 12 15
lement des générations d’actifs (effet
Effet démographique Effet taux d'activité Effet migrations résidentielles
démographique), le solde entre installa-
Source : Insee
tions et départs d’actifs (effet migrations
Note de lecture : entre 1999 et 2002, l'augmentation annuelle moyenne de la population active en Midi-résidentielles) et les changements dans les
Pyrénées (+ 9,2 pour 1 000 actifs) résulte de l'apport de nouveaux résidents ( + 6,2 pour 1 000), de la
comportements vis-à-vis du travail croissance démographique ( + 1,8 pour 1 000) et d'une hausse de la proportion des actifs dans la population
totale des 15 ans ou plus ( + 1,2 pour 1 000).mesurés par le taux d’activité. Dans la
région, depuis 1975, tous ces effets
contribuent positivement à l’apport de Les composantes de l'évolution
de la population active en Midi-Pyrénéespopulation active et depuis la fin des
(évolution moyenne annuelle pour 1 000)années 70, la population active croît plus
vite que la population en Midi-Pyrénées. 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2002
Evolution de la population totale 5,3 3,5 5,9 5,3 7,9Dans les années 70, en Midi-Pyrénées
Evolution de la population active 5,0 13,8 11,8 7,5 9,2comme en France, l’effet démographique
dont effet :
est prépondérant. Le nombre d’actifs,
3,7 2,8 1,8 - démographique 4,7 6,3
occupant ou non un emploi, ne cesse de 2,0 0,2 1,2 - variation des taux d'activité - 2,8 4,3
17,0 6,1 5,7progresser avec l’arrivée des générations Féminins 12,8 24,0
- 7,7 - 4,5 0,0 Masculins - 9,8 - 6,3du baby-boom sur le marché du travail.
6,1 4,5 6,2 - migrations résidentielles 3,1 3,1En Midi-Pyrénées, la progression de la
dont effet :population active passe de 0,5 % par an
7,5 5,4 19,60,4 6,6 - variation de l'emploi
en moyenne entre 1968 et 1975 à 1,4 % 4,2 2,9 - 9,14,0 7,2 - variation du nombre de chômeurs
entre 1975 et 1982. - variation du nombre
- 0,1 - 0,6 - 1,00,1 - 0,4 de militaires du contingent
- variation du solde A partir des années 80, l’effet démogra-
0,2 - 0,2 - 0,3 0,5 0,4 des déplacements domicile-travail phique s’atténue. Alors qu’en France
Source : Inseel’effet démographique reste prépondé-
Note de lecture : entre 1968 et 1975 la population active de Midi-Pyrénées a progressé de 5,0 ‰ par an. La
rant, en Midi-Pyrénées ce sont les hausse due à l'effet démographique est de 4,7 ‰, celle due à la variation des migrations résidentielles est de
migrations résidentielles qui ont le plus 3,1 ‰. La variation du taux d'activité a freiné la croissance de la population active de 2,8 ‰ l'an. On a ainsi
une première décomposition : 5 ‰ = 4,7 ‰ + 3,1 ‰ - 2,8 ‰. L'évolution de la population active peut par contribué à la hausse de la population
ailleurs se décomposer en variation de l'emploi (0,4 ‰) + variation du nombre de chômeurs (4 ‰) + variation
active, montrant l’attractivité de la région du nombrede militaires du contingent (0,1 ‰) + variation du solde des déplacements domicile travail (0,5 ‰).
pour les personnes en âge de travailler.
Ainsi, entre 1990 et 1999, par le seul 2002, la population de Midi-Pyrénées a région qu’au cours des années 90. Sous
effet des mobilités résidentielles, la augmenté à un rythme plus soutenu l’effet principal de ces migrations, l’aug-
population active augmente de 43 300 (+ 0,8 % par an) que sur les années 90 mentation de la population active s’est
personnes. Dans le même temps, l’apport (+ 0,6 % par an) pour atteindre accélérée et est estimée à 0,9 % par an en
démographique est de 26 200 personnes. 2 613 000 habitants, soit une hausse de moyenne entre 1999 et 2002, soit
20 800 habitants par an contre 13 400 +10 500 actifs par an, contre + 8 500
Entre 1999 et 2002, l’effet migratoire par an de 1990 à 1999. Cette accéléra- par an de 1990 à 1999. La population
s’accentue et l’augmentation de la popu- tion est due principalement à des flux active de Midi-Pyrénées approcherait
erlation active s’accélère. Entre 1999 et migratoires encore plus favorables à la 1 172 000 personnes au 1 janvier 2002.
3Forte hausse
L'écart entre les taux d'activité des hommes et des femmes
de l’activité féminine ne cesse de se réduire depuis 30 ans
baisse de l’activité (Evolution des taux d'activité par âge entre 1968 et 1999 en Midi-Pyrénées)
masculine
Hommes Femmes
100 100
25 à 49 ansGlobalement, depuis les années 70,
80 80
25 à 49 ansl’effet des variations des taux d’activité
est resté positif pour la croissance de la 60 60
Ensemble
population active. L’activité féminine n’a
15 à 24 ans15 à 24 ans
40 40cessé de se développer, alors que la baisse
50 et plus Ensembledes taux d’activités masculins aux âges
20 20
extrêmes se poursuit, sous l’effet de 50 et plus
l’allongement des études et des départs à 0 0
la retraite plus précoces. Désormais, le 1968 1975 1982 1990 1999 1968 1975 1982 1990 1999
taux d’activité des femmes de Midi- Source : Insee
Pyrénées est parmi les plus élevés de
France pour les 25-49 ans (82,1 %Méthodologie
contre 79,6 % pour l’ensemble de la
La population active d’un territoire varie sous l’effet de trois facteurs :France en 2001).
- L’effet démogr- L’effet démogr- L’effet démogr- L’effet démogr- L’effet démographiqueaphiqueaphique dû au seul raphiqueaphique enouvellement des générations d’actifs
sous l’hypothèse du maintien des comportements d’entrée et de sortie duLe dynamisme des zones
marché du travail et en l’absence de migrations définitives.d’emploi de Toulouse et
- L’effet migrations résidentiellesations résidentielles mesure l’impact des mouvements de po-de Foix-Pamiers gagne
pulation entre les territoires, défini comme la différence entre la popula-les zones du centre
tion observée en fin de période et la population attendue au vu du vieillis-et de l’est
sement de la population de début de période, sous l’hypothèse d’un même
comportement d’activité entre migrants et non migrants.Le dynamisme global du marché du
- l’effet taux d’activité- Enfin, l’effet taux d’activité mesur e la variation de la population activetravail en Midi-Pyrénées ne concerne pas
due seulement aux changements de comportement d’activité (entrée plusuniformément l’ensemble de la région.
tardive des jeunes sur le marché du travail, hausse de l’activité féminine,Les marchés locaux du travail que l’on
etc...).peut approcher par la notion de zone
d’emploi connaissent des dynamiques très Le marché du travail d’un territoire donné : la population active
résidante, qui constitue la demande d’emploi, se répartit en populationcontrastées. La grande dispersion des
active en emploi au lieu de résidence, chômeurs et militaires du contingenttailles des zones d’emploi de la région
jusqu’à fin 2002. Certains résidents travaillent en-dehors du territoire :rend cependant les comparaisons diffici-
ils effectuent des navettes sortantes.les : la zone de Toulouse représente fin
2001 plus de 44 % des emplois de la A l’inverse, certains résidents d’autres territoires entrent travailler (navet-
tes entrantes). Au total, le territoire offre un emploi « au lieu de travail »,région, suivie de loin par celle de
somme de l’emploi au lieu de résidence et du solde des navettes domicile-Montauban (7 %). Trois zones (Lanne-
travail.mezan, Saint-Girons, Lavelanet) repré-
sentent moins de 1 % des emplois et leur Dès lors, la variation de la population active sur une période peut
petite taille rend l’analyse des évolutions s’étudier de deux façons :
du marché du travail moins fiable. - - effet démographique + effet migrations résidentielles + effet taux
d’activité
Sur les quarante dernières années, le mar- - - - - - ou bien variation de l’emploi (lieu de travail) + variation du
ché du travail des zones d’emploi de chômage + variation des effectifs des militaires - variation du solde des
Toulouse et de Foix-Pamiers est en navettes domicile-travail (entrantes - sortantes)
expansion continue. Depuis la fin des
années 70, cette expansion a gagné une Pour en savoir plus
large bande centrale-est qui suit les axes
autoroutiers A20 et A68 avec les zones « L’évolution des marchés locaux du travail de 1962 à 1999 : quatre
d’emploi du Nord-du-Lot, de Cahors, de grgrgrgrgrands types de zands types de zands types de zands types de zands types de zones dones dones dones dones d’’’’’emploi emploi emploi emploi emploi »»»»»... I.. nsee première, n° 908, juillet 2003.
Montauban, Saint-Girons et sur l’est du
4territoire avec les zones d’emploi de SourSourSources, champSourSour
Rodez, Millau et Albi-Carmaux.
Les données utilisées pour la période 1968-1999 sont issues des recense-
Toulouse et Foix-Pamiers, ments de la population 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999. Les évolutions
un fort dynamisme 1999-2001 résultent d’estimations.
démographique et La population active comprend les personnes âgées de 15 ans ou
économique plus exerçant une activité professionnelle, les demandeurs d’emploi et les
militaires du contingent. Le taux d’activité est la part des personnes
Le dynamisme du marché du travail de actives dans la population totale de 15 ans ou plus. La distinction entre le
Toulouse et de Foix-Pamiers s’est main- lieu de travail et le lieu de résidence des actifs met en évidence les navettes
tenu au cours des dernières années. La domicile-travail sur un territoire donné.
population active progresse toujours Le chômagemage est entendu au sens du r ecensement et non au sens du Bureau
fortement entre 1990 et 1999 (respecti- international du travail (BIT) : il est déclaratif et ne tient pas compte de
vement + 1,8 % et + 1,1 % en moyenne l’inscription ou non à l’Agence nationale pour l’emploi. Le niveau est donc
annuelle). Ce rythme de croissance, bien légèrement différent de celui qui fait l’objet d’une diffusion trimestrielle
supérieur à la moyenne régionale, se régulière comme indicateur conjoncturel.
maintient entre 1999 et 2002. Cette Les migrations résidentiellessidentielles ne pr ennent en compte que les différences de
croissance est principalement due à l’ap- lieu de résidence entre le début et la fin de la période considérée.
port des mobilités résidentielles. Elle va
de pair avec un nombre important de
Un fort effet des migrations résidentielles créations d’emploi : le nombre d’emplois
entre 1990 et 1999
augmente de 1,3 % en moyenne annuelle Contributions socio-démographiques à l'évolution de la population active en Midi-Pyrénées
entre 1990 et 1999 dans la zone d’em- Variation annuelle moyenne pour 1 000 actifs
ploi de Toulouse et de 0,9 % sur celle de Toulouse
Foix-Pamiers. Cette croissance s’accélère Saint-Girons
encore entre 1999 et 2002. Entre 1990 Foix-Pamiers
Cahorset 1999, la croissance de l’emploi n’a pas
Midi-Pyrénéesété suffisante pour répondre à celle de la
Nord-du-Lotdemande et le chômage augmente plus
Montaubanfortement sur ces zones qu’en moyenne
Millau
régionale. En revanche, entre 1999 et
Lourdes
2002, le nombre de chômeurs diminue
Albi-Carmaux
de près de 1 % par an environ. Saint-Gaudens
Auch
Un dynamisme moindre Rodez
le long des axes Tarbes
Lannemezanautoroutiers A20 et A68
Villefranche-de-Rouergue
Castres-MazametDans les zones d’emploi de Cahors, du
Figeac-DecazevilleNord-du-Lot, de Rodez, Millau et
Lavelanet
Montauban, la population active
- 15 - 10 - 5 0 510 15 20
augmente plus modérément, entre 0,2 %
Effet migrations résidentielles Effet démographique Effet taux d'activité
et 0,5 % par an entre 1990 et 1999. Cette
Sources : Insee - recensements de la populationhausse se poursuit à un rythme sembla-
ble entre 1999 et 2002. Le nombre d’em- Note de lecture : entre 1990 et 1999, l'augmentation annuelle moyenne de la population active dans la zone
d'emploi de Toulouse ( + 18,2 pour 1 000 actifs) résulte de l'apport de nouveaux résidents ( + 10,6 pour 1 000), plois créés progresse aussi même si, entre
de la croissance démographique ( + 7,8 pour 1 000) et d'un léger tassement de la proportion des actifs dans 1990 et 1999, il n’arrive pas à absorber
la population totale des 15 ans ou plus ( - 0,2 pour 1 000).
la demande, provoquant une hausse du
nombre de chômeurs. Seules les zones diminue dans ces cinq zones, comme une population active qui continue de
d’emploi de Rodez et de Nord-du-Lot ont dans l’ensemble de la région. Les zones croître (respectivement 0,4 % et 0,1 %
des évolutions en nombre de chômeurs d’emploi de Saint-Girons et Albi- en évolution annuelle moyenne). Entre
quasi nulles entre 1990 et 1999. Entre Carmaux ont la particularité, entre 1990 1990 et 1999, la zone de Saint-Girons
1999 et 2002, le nombre de chômeurs et 1999, de perdre des emplois et d’avoir connaît un effet démographique forte-
5ment négatif, les résidents partent de plus
Toulouse et Foix-Pamiers : forte croissance de l'emploi
en plus travailler en dehors de la zone et
Contributions du marché du travail à l'évolution de la population active en Midi-Pyrénées
le nombre de chômeurs progresse. La Variation annuelle moyenne de la population active pour 1 000 actifs entre 1990 et 1999
croissance est due à une importante
Toulouse
mobilité résidentielle signe d’une forte
Foix-Pamiers
attractivité : recherche d’un certain cadre
Cahors
de vie et modification des comportements
Midi-Pyrénées
de travail avec l’arrivée sur le marché deRodez
l’emploi de la population féminine. CetteNord-du-Lot
Montauban dernière particularité se retrouve aussi
Millau dans la zone d’Albi-Carmaux qui
Lourdes conserve par contre un léger dynamisme
Tarbes démographique, mais a un effet migra-
Figeac-Decazeville
toire négatif lié au déclin des activités
Villefranche-de-Rouergue
minières. La variation du taux deAlbi-Carmaux
chômage se maintient au même niveauAuch
Saint Girons que la région (0,3 % en évolution
Saint-Gaudens annuelle moyenne) et les habitants vont
Castres-Mazamet davantage travailler en dehors de la zone.
Lannemezan Entre 1999 et 2002, la hausse de l’em-
Lavelanet ploi, proche de 2 % par an, s’accompa-
- 20 - 15 - 10 - 5 0 5 10 15 20
gne d’une hausse de la population active
Emploi Chômage Solde des navettes Militaires du contingent plus soutenue qu’au cours de la décen-
Sources : Insee - recensements de la population nie précédente.
Note de lecture : entre 1990 et 1999, l'augmentation annuelle moyenne de la population active dans la zone
d'emploi de Toulouse (+ 18,2 pour 1 000 actifs) recouvre une croissance de l'emploi (+ 13,4 pour 1 000), une Dans les autres zones
moindre croissance du chômage (+ 5,3 pour 1 000), une stabilisation du solde des navettes domicile-travail
d’emploi de la région,
(autant d'entrants que de sortants) et un retrait des effectifs des militaires du contingent ( - 0,5 pour 1 000).
une population active
en déclinEmploi et population active en hausse
entre 1999 et 2002
La population active des zones d’emploi
Zone d'emploi Emploi Emploi : Population active : de Villefranche-de-Rouergue, Tarbes,
erau 1 janvier évolution évolution Auch, Lourdes, Castres-Mazamet, Saint-
2002 annuelle annuelle
Gaudens, Lavelanet, Figeac-Decazeville
moyenne moyenne
et Lannemezan diminue, entre 1990 et1999-2002 (%) 1999-2002 (%)
1999, plus fortement à Lourdes,
Toulouse 464 274 3,2 1,7 Lavelanet et Lannemezan. Entre 1990 et
Montauban 74 918 0,9 0,4 1999, la baisse de l’offre d’emploi dans
Albi-Carmaux 65 854 2,1 0,8
ces zones s’accompagne d’une baisse du
Tarbes 65 553 2,2 0,3
nombre de chômeurs, à l’exception deRodez 60 237 1,2 0,4
Auch 51 633 1,0 0,0 Castres-Mazamet et Saint-Gaudens, où
Castres-Mazamet 50 276 1,3 0,2 le chômage progresse.
Foix-Pamiers 29 693 2,6 1,0
Cahors 28 759 0,9 0,5
Cependant, entre 1999 et 2002, l’emploi
Saint-Gaudens 27 918 2,2 0,6
augmente dans toutes ces zones, de 1 %Figeac-Decazeville 23 440 1,4 - 0,2
Millau 22 387 1,6 0,5 à 2 % par an en moyenne, contre 2,2 %
Nord-du-Lot 19 956 1,0 0,3 dans l’ensemble de la région. La popula-
Lourdes 16 155 0,8 0,1 tion active s’oriente à la hausse, sauf à
Villefranche-de-Rouergue 13 495 2,1 0,7
Figeac-Decazeville et Lannemezan, qui
Lannemezan 11 387 0,3 - 0,5
restent légèrement en retrait.Lavelanet 9 288 2,2 0,4
Saint-Girons 8 507 1,5 0,7
Françoise BOUESSEMidi-Pyrénées 1 043 730 2,2 0,9
Sources : estimations Insee Isabelle PERTILE
6

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