Un travailleur francilien sur dix a un faible niveau de vie

Publié par

En 2001, 9,7 % des travailleurs franciliens vivent dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté régional. La précarité et la faible qualification des emplois constituent deux facteurs de pauvreté importants chez les travailleurs. Le premier concerne davantage les jeunes ; le second touche particulièrement les immigrés. De plus, la situation familiale des travailleurs pèse tout autant sur leur niveau de vie que leur situation professionnelle. Ceux qui vivent avec un conjoint inactif ou chômeur et ceux qui sont parents isolés sont les plus exposés à la pauvreté.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 31
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

ILE-DE-FRANCE à la page
N° 266 - Avril 2006
Un travailleur francilien sur dix
a un faible niveau de vie
En 2001, 9,7 % des travailleurs franciliens vivent dans un ménage dont le niveau de vie
est inférieur au seuil de pauvreté régional. La précarité et la faible qualification des emplois
constituent deux facteurs de pauvreté importants chez les travailleurs. Le premier concerne
davantage les jeunes ; le second touche particulièrement les immigrés.
De plus, la situation familiale des travailleurs pèse tout autant sur leur niveau de vie
que leur situation professionnelle. Ceux qui vivent avec un conjoint inactif ou chômeur
et ceux qui sont parents isolés sont les plus exposés à la pauvreté.
France-Line Mary-Portas
Insee Ile-de-France
’exercice d’une activité profes- fixé à 50 % du niveau de vie médian ces effectifs seraient encore plus faibles.
sionnelle ne suffit pas toujours à francilien, le nombre de Franciliens «pau- Le choix du seuil de pauvreté influe doncL protéger de la pauvreté. En 2001, vres» serait réduit de moitié, ainsi que les sur le nombre de personnes repérées comme
9,7 % des travailleurs franciliens qui ont effectifs de travailleurs pauvres. Avec un «travailleurs pauvres», mais en revanche,
occupé un emploi au moins un mois dans seuil fixé en référence à la médiane du ne modifie pas la hiérarchie des popula-
l’année vivent dans un ménage dont le niveau de vie en France métropolitaine, tions les plus exposées à la pauvreté.
niveau de vie est inférieur au seuil de
pauvreté régional. Certaines de ces 500 000
Un adulte pauvre sur trois a occupé un emploi toute l'année
personnes, appelées par la suite «travailleurs
pauvres», ont connu des périodes de chô- Répartition (en %)
Taux de
mage ou d’inactivité. Mais les plus nom- Calendrier d'activité d'avril 2001 à mars 2002 pauvretéAdultes Adultes
(en %)breuses (350 000 personnes) ont occupé pauvres non pauvres
un emploi toute l’année, en contrat à
Travailleur 46 67 9,7durée indéterminée ou non✎❶.
Salarié en CDI toute l’année 24 53 6,6
Autre travailleur en emploi toute l'année 87 14,7
Ces évaluations dépendent largement
Travailleur en emploi de 6 à 11 mois 85 19,6
des conventions retenues pour définir la
Travailleur en emploi de 1 à 5 mois 62 39,3
pauvreté (➩■ Choix du seuil de pauvre-
Chômeur 12 2 47,8
té). Dans cette étude, on a retenu les
Inactif 42 31 17,5
conventions adoptées au niveau euro- Retraité ou inactif de 60 ans ou plus 15 21 10,3
péen et préconisées par l’Observatoire Autre inactif 27 10 29,5
national de la pauvreté et de l’exclusion Ensemble des adultes de 18 ans ou plus 100 100 13,6
sociale : une personne est considérée
Champ : adultes franciliens vivant dans un ménage dont la personne de référence n'est pas étudiante et dont le revenu
comme «pauvre» lorsqu’elle vit dans un déclaré est positif ou nul.
ménage dont le niveau de vie est infé- Lecture : 32 % (24+8) des adultes pauvres ont occupé un emploi toute l'année, contre 60 % (53+7) des adultes non
pauvres. Parmi les travailleurs salariés toute l'année en CDI, 6,6 % vivent dans un ménage pauvre.rieur à 60 % du de vie médian en
Ile-de-France. Avec un seuil de pauvreté Source : Insee-DGI, enquête Revenus Fiscaux 2001
PopulationPar ailleurs, les travailleurs pauvres ne Le risque de pauvreté est plus élevé pour contrat à durée limitée. Les travailleurs
doivent pas être confondus avec les per les travailleurs qui ont connu des pério pauvres qui ont connu l’une de ces tra-- -
sonnes à bas salaire (➩■ Source et défi- des de chômage ou d’inactivité : 39 % jectoires d’activité sont d’ailleurs plus
nitions). Le niveau de vie d’un travailleur de ceux qui ont été en emploi moins de jeunes que les autres : 24 % ont moins de
est en effet déterminé par le niveau glo- 6 mois et 20 % de ceux qui ont été en 25 ans. Ils vivent plus souvent seuls ou
bal des ressources disponibles au sein de emploi de 6 à 11 mois sont pauvres. Ce chez leurs parents, travaillent plus fré-
son ménage et par le nombre de person risque est également grand pour les tra quemment dans les services aux entre-- -
nes qui vivent de ces ressources. Celles- vailleurs occupés toute l’année s’ils ont prises, secteur qui emploie notamment
ci peuvent provenir des revenus d’activi- été employés en contrat à durée déter- les intérimaires, et sont plus souvent à
té ou de retraite des différents membres minée, en intérim, en apprentissage ou temps partiel.
du ménage, des prestations sociales ou en stage (15 %). Les salariés employés
La pauvreté touche également les tra-encore des revenus du patrimoine. Face toute l’année en contrat à durée indéter-
vailleurs indépendants (14 %). Ces indé-au risque de pauvreté, la situation fami- minée (CDI) sont les moins exposés à la
pendants sont nettement plus âgés queliale du travailleur constitue donc un pauvreté (7 %). Ils le sont d’autant moins
les autres : 31 % ont 50 ans ou plus. Ilsfacteur tout aussi déterminant que sa si- que leur ancienneté dans l’entreprise est
travaillent plus souvent dans le com-tuation professionnelle ou son niveau de importante. Cependant, plus de la moi-
merce et sont plus diplômés que les au-formation. tié des travailleurs pauvres franciliens a
tres travailleurs pauvres.travaillé toute l’année en CDI.
La précarité de l’emploi expose
Le risque de pauvreté est plus élevé pour 45 % des travailleurs à faibled’abord les jeunes travailleurs
les travailleurs de moins de 25 ans niveau de vie sont des immigrésà la pauvreté
(16 %)✎❷. Les jeunes travailleurs sont,
en effet, davantage concernés par l’alter-La précarité de l’emploi constitue le pre- Les travailleurs les moins diplômés sont
nance de périodes d’emploi et de chô- les plus vulnérables face au risque demier des facteurs de pauvreté liés à la si-
mage, ou par le fait d’être salarié en pauvreté : 42 % des travailleurs pauvrestuation professionnelle des travailleurs.
Choix du seuil de pauvreté
La pauvreté est analysée dans sa dimension monétaire relative : une Le choix d’un seuil de pauvreté régional permet de prendre en compte le
personne est considérée comme pauvre lorsqu’elle vit dans un mé- fait qu’un même revenu disponible ne procure pas un niveau de vie équi-
nage dont le niveau de vie est inférieur à un seuil monétaire, défini à valent en province et en Ile-de-France, où les coûts de logement sont no-
partir de la distribution des revenus dans une zone géographique tamment plus élevés. Ce choix interdit cependant les comparaisons avec
donnée. des données calculées selon un seuil de pauvreté se référant au niveau
de vie national.
Le seuil de pauvreté retenu dans cette étude est fixé à 60 % du niveau
de vie médian en Ile-de-France. A la date de l'enquête, en 2001, il cor- Le choix d’un seuil de pauvreté fixé à 60 % du niveau de vie médian de la
respond à un revenu disponible mensuel de 885€ pour un adulte vivant zone géographique considérée est, quant à lui, cohérent avec les
seul, de 1 328€ pour un couple sans enfant, 1 151€ pour une famille conventions retenues au niveau européen et aujourd’hui préconisées par
monoparentale composée d’un adulte et d’un enfant de moins de 14 ans, l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Avec un
seuil fixé à 50 % du niveau de vie médian francilien, le taux de pauvreté dansou encore 1 859€ pour une famille composée de deux adultes et deux
enfants de moins de 14 ans. En 2001, 15,6 % de la population franci- la région serait presque deux fois plus faible (8,6 %). La hiérarchie des popu-
lienne vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à ce seuil. lations les plus exposées à la pauvreté ne serait cependant pas modifiée.
Part de la population francilienne concernée par la pauvreté (%)
%
24
Seuil de pauvreté à 50 %
20
de la médiane francilienne
Travailleurs pauvres
16
Personnes vivant avec un travailleur pauvre
Autres personnes en situation de pauvreté
12
Seuil de pauvreté à 60 %8
de la médiane francilienne
Travailleurs pauvres4
Personnes vivant avec un travailleur pauvre
Autres personnes en situation de pauvreté
0
Adultes de 18 ans ou plus Enfants de moins de 18 ans Ensemble de la population
Champ : Franciliens vivant dans un ménage dont la personne de référence n'est pas étudiante et dont le revenu déclaré est positif ou nul.
Lecture : en Ile-de-France, 14 % des adultes vivent dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian francilien : 10 % vivent dans un ménage de
travailleur pauvre (6 % sont des travailleurs pauvres et 4 % sont des inactifs ou chômeurs vivant avec un travailleur pauvre) et les 4 % restants vivent dans un autre ménage pauvre.
Source : Insee-DGI, enquête Revenus fiscaux 2001Source et définitions Le sous-emploi
Les résultats de cette étude sont issus de l’enquête Revenus fiscaux de 2001, dernière année accroît fortement
pour laquelle on dispose de données représentatives pour la région Ile-de-France. Cette enquête le risque de pauvreté...
s’appuie sur les déclarations fiscales effectuées au titre de l’année 2001 par un échantillon repré-
sentatif de ménages ordinaires, qui est celui de l’enquête Emploi réalisée en mars 2002. Il com- La pauvreté touche également plus sou-
prend environ 10 000 ménages en Ile-de-France. vent les salariés qui occupent un emploi
Le champ de l’enquête ne couvre pas l’ensemble de la population de la région. Sont notamment à temps partiel, en particulier ceux qui
exclues les personnes vivant hors ménage ordinaire, qui peuvent être particulièrement concernées souhaiteraient travailler davantage. Le
par la grande pauvreté : les personnes vivant dans la rue, en centre d’hébergement précaire, en hôtel, sous-emploi concerne ainsi 11 % des
en hébergement collectif stable, en caravane ou en péniche représentent par exemple près d’un travailleurs pauvres occupés, contre seu-
tiers des personnes accueillies en 2004 par les antennes franciliennes du Secours Catholique. lement 2 % des travailleurs dont le ni-
veau de vie est supérieur au seuil deLe revenu disponible du ménage est un revenu après redistribution : il comprend l’ensemble des
revenus déclarés au fisc (revenus d’activité, indemnités de chômage, pensions d’invalidité ou de pauvreté. C’est dans les services aux par-
retraite, pensions alimentaires, revenus du patrimoine soumis à l’impôt sur le revenu hors prélève- ticuliers (services domestiques, restaura-
ment libératoire) augmentés des prestations sociales non imposables (prestations familiales, allo- tion, etc.) que l’on trouve le plus souvent
cations logement, minima sociaux) et diminués des impôts directs (impôt sur le revenu, taxe des travailleurs pauvres en sous emploi.
d’habitation, CSG et CRDS). Ce revenu n’intègre pas en revanche les aides diverses mises en Il s’agit de femmes dans 71 % des cas,
place par les collectivités locales. alors qu’elles ne représentent que 45 %
Le niveau de vie d’un ménage correspond à son revenu disponible rapporté au nombre d’unités des travailleurs pauvres.
de consommation (UC) du ménage. L’échelle d’équivalence utilisée est celle de l’OCDE qui at-
Les secteurs d’activité qui rassemblent letribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3
plus de travailleurs pauvres sont logique-UC aux enfants de moins de 14 ans. Tous les membres du ménage ont le même niveau de vie.
ment ceux dans lesquels on recense le
Une personne est considérée comme travailleur lorsqu’elle s’est déclarée active (en emploi ou
plus d’emplois précaires, d’emplois peuau chômage) au moins six mois, dont un mois ou plus en emploi, entre les mois d’avril 2001 et
qualifiés et de sous-emploi : les servicesmars 2002. Dans cette étude, seuls les travailleurs âgés de 18 ans ou plus au 31/12/2001 sont pris
personnels et domestiques (taux de pau-en compte. Les caractéristiques d’emploi (position professionnelle, temps de travail, secteur d’ac-
vreté de 31 %), les services opérationnelstivité) ne sont connues que pour les travailleurs qui se déclarent en emploi en mars 2002.
aux entreprises (22 %), les hôtels et restau-
Un travailleur pauvre est un travailleur qui vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur
rants (19 %), le commerce de détail (16 %)
au seuil de pauvreté. Le taux de pauvreté correspond à la part de personnes pauvres au sein
et la construction (16 %). La moitié desd’une population ou catégorie de population donnée.
travailleurs pauvres occupés exerce un
Un travailleur résidant en France est considéré comme immigré s’il est né étranger à l’étranger.
emploi dans l’un de ces secteurs d’activité.
En revanche, dans l’industrie et dans les
n’ont aucun diplôme ou seulement le ployés, alors que ce n’est le cas que autres activités tertiaires, secteurs qui em-
certificat d’études primaires. Les travail- pour moins de la moitié des travailleurs ploient les quatre cinquièmes des travail-
leurs immigrés, relativement nombreux dont le niveau de vie est supérieur au leurs non pauvres, le taux de pauvreté
dépasse à peine les 5 %.en Ile-de-France, constituent de ce fait seuil de pauvreté✎❸.
une population particulièrement exposée
à la pauvreté : ils sont trois fois plus
Un travailleur sans diplôme sur cinq vit dans un ménage pauvrefréquemment sans diplôme que les
non-immigrés et occupent plus souvent
Répartition (en %)
Taux dedes emplois de manœuvre et ouvrier.
Caractéristiques sociodémographiques pauvretéTravailleurs TravailleursAinsi, 45 % des travailleurs pauvres fran- (en %)pauvres non pauvres
ciliens sont des immigrés. Ils sont plus
fréquemment employés dans le secteur de Homme 55 52 10,2
la construction que les autres travailleurs Femme 45 48 9,1
pauvres. Ils sont également un peu plus Moins de 25 ans 14 8 16,1
âgés que les autres, et vivent plus souvent 25 à 49 ans 69 70 9,6
en couple avec enfants, notamment avec 50 ans ou plus 17 22 7,6
un conjoint inactif ou chômeur. Non immigré 55 88 6,3
Immigré 45 12 28,9
Moins l’emploi qu’il occupe est quali- Titulaire d’un diplôme supérieur au baccalauréat 15 41 3,8
fié, plus le travailleur risque d’être ex-’un diplôme du secondaire 43 43 9,7
posé à la pauvreté. Le taux de pauvreté Sans diplôme ou titulaire du certificat d'études primaires 42 16 21,5
est ainsi plus grand pour les manœuvres Ensemble des travailleurs 100 100 9,7
ou ouvriers spécialisés (26 %), les ouvriers
Champ : travailleurs franciliens vivant dans un ménage dont la personne de référence n'est pas étudiante et dont le revenu
qualifiés (18 %) et, dans une moindre déclaré est positif ou nul.
mesure, les employés (12 %). D’ail-
Lecture : 15 % des travailleurs pauvres sont titulaires d'un diplôme supérieur au baccalauréat, contre 41 % des
travailleurs non pauvres. Parmi les travailleurs titulaires d'un tel diplôme, 3,8 % vivent dans un ménage pauvre.leurs, les trois quarts des travailleurs
pauvres en emploi sont ouvriers ou em- Source : Insee-DGI, enquête Revenus fiscaux 200121 % des travailleurs pauvres occupent un emploi à temps partiel... de même que
les charges de famille Répartition (en %) Taux de
Caractéristiques d'emploi en mars 2002 pauvretéLa situation familiale des travailleurs dé- Travailleurs Travailleurs (en %)
pauvres non pauvrestermine tout autant leur niveau de vie que
leurs conditions d’emploi. Le risque de Manœuvre ou ouvrier spécialisé 12 3 26,3
pauvreté augmente avec leurs charges de Ouvrier qualifié ou très qualifié 16 7 17,5
famille : il va de 7 % pour les travailleurs Employé de bureau, de commerce, agent de service… 46 34 11,6
vivant dans un ménage sans enfant à 25 % Autre position professionnelle (contremaître, cadre…) 26 56 4,4
pour ceux qui vivent dans un ménage A temps complet 79 90 7,8
comptant au moins 3 enfants mineurs. Les A temps partiel, ne souhaitant pas travailler plus 10 8 10,7
travailleurs qui ont un conjoint inactif ou A temps partiel, se déclarant en sous-emploi 11 2 31,0
chômeur et des enfants à charge sont les Ensemble des travailleurs occupés 100 100 8,8
plus exposés au risque de pauvreté (30 %).
Champ : travailleurs franciliens occupés en mars 2002, vivant dans un ménage dont la personne de référence n'est pas
Près d’un quart des travailleurs pauvres étudiante et dont le revenu déclaré est positif ou nul.
sont dans cette situation, qui concerne
Lecture : 28 % (12+16) des travailleurs pauvres sont des ouvriers, contre 10 % (3+7) des travailleurs non pauvres. Plus
principalement des hommes. Les travail- d'un quart des manoeuvres et ouvriers spécialisés (26,3 %) vit dans un ménage pauvre.
leurs à la tête d’une famille monoparen-
Source : Insee-DGI, enquête Revenus fiscaux 2001
tale, essentiellement des femmes, sont
également très touchés (21 %)✎❹.
Un quart des travailleurs pauvres ont des enfants à charge
Parmi les travailleurs, les femmes ne sont
et un conjoint inactif ou chômeur
pas plus touchées par la pauvreté que les
Répartition (en %)hommes ; elles le sont même un peu moins. Taux de
Les femmes qui travaillent vivent, en effet, Situation familiale pauvreté
Travailleurs Travailleurs (en %)un peu plus fréquemment que les hommes pauvres non pauvres
avec un conjoint qui est lui-même travail-
A un conjoint travailleur, sans enfant 619 3,4
leur. Cette configuration familiale est celle
A un conjoint travailleur, avec enfant(s) 25 40 6,2
qui protège le plus de la pauvreté, même en
Personne vivant seule 16 17 9,1
présence d’enfants à charge. En revanche,
Personne vivant avec d'autres adultes, hors famille 66 9,7
les femmes sont plus souvent concernées par
Jeune de moins de 25 ans vivant chez ses parents 64 15,0
la pauvreté laborieuse en tant que conjoin- A un conjoint inactif ou chômeur, sans enfant 74 15,3
tes d’un travailleur pauvre. Elles représentent Parent isolé 11 4 21,4
les deux tiers des adultes inactifs ou chô- A un conjoint inactif ou chômeur, avec enfant(s) 23 6 30,3
meurs vivant dans un ménage de travailleur Ensemble des travailleurs 100 100 9,7
pauvre. En Ile-de-France, près de 10 % des
Champ : travailleurs franciliens vivant dans un ménage dont la personne de référence n'est pas étudiante et dont le revenu
adultes et 18 % des enfants de moins de 18 déclaré est positif ou nul.
ans vivent dans un tel ménage.
Lecture : 11 % des travailleurs pauvres sont des parents isolés, contre 4 % des travailleurs non pauvres. Plus d'un
cinquième des travailleurs à la tête d'une famille monoparentale (21,4 %) vit dans un ménage pauvre.
Etude réalisée en partenariat avec la
MIPES et le Secours Catholique Source : Insee-DGI, enquête Revenus fiscaux 2001
Pour en savoir plus
« Les liens entre pauvreté et emploi : un continuum de situations », Le rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale
2005-2006, la Documentation Française, pp. 60-90, février 2006.
« Les approches de la pauvreté à l'épreuve des comparaisons internationales », Insee, Economie et statistique, n° 383-384-385, 2005.
Bardone L., Guio A.-C. : « Pauvreté des travailleurs : nouveaux indicateurs définis conjointement au niveau européen », Eurostat, Statistiques en bref-
PCV, n° 5/2005.
« Les fiches par régions », Statistiques d’accueil 2004, Secours Catholique, 2005.
« Activité et emploi », Statistiques d’accueil 2003, Secours Catholique, 2004.
« Les travailleurs pauvres », MIPES, compte-rendu de la rencontre Etudes et Recherches du 18 juin 2004.
Directeur de la publication : Alain Charraud
Comité de rédaction : Brigitte Belloc Gestion des abonnements : Agnès VavasseurINSTITUT NATIONAL
Rédactrice en chef : Corinne Martinez Tél. : 01 30 96 90 75 - Fax : 01 30 96 90 67
Secrétaire de rédaction : Françoise BeaufilsDE LA STATISTIQUE Vente par correspondance : Tél. :0130969056- Fax :0130969027
Conception graphique : PAO Insee Ile-de-France Internet : www.insee.fr/ile-de-franceET DES ETUDES ECONOMIQUES Maquette : Nathalie Lebraud - Laure Omont Vente sur place : Insee Info Service - Tour Gamma A - 195, rue de Bercy - 75582 Paris cedex 12
Impression :S.N.Rafal Tél. : 01 53 17 89 39 - Fax : 01 53 17 88 09Direction régionale d’Ile-de-France ISSN 0984-4724
7, rue Stephenson - Montigny-le-Bretonneux Commission paritaire n° 2133 AD
er78188 Saint-Quentin-en-Yvelines cedex © Insee 2006 Tarif : Le numéro : 2,2€€- Abonnement : - France : 30 - Etranger : 36€ Dépôt légal : 1 semestre 2006 Code Sage I0626652
Insee Ile-de-Fr@nce Infos : la Lettre d’information électronique vous informe tous les 2 mois de l'activité de l'Insee Ile-de-France
www.insee.fr/ile-de-france

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.