Une activité pour 60 % des jeunes sortant du lycée

De
Publié par

Six jeunes Aquitains sur dix déclarent travailler sept mois après la sortie du système éducatif, en quittant le lycée. Une petite moitié a décroché un emploi non aidé et est sans doute plus insérée dans la vie active. Avoir obtenu un bac professionnel ou un BTS et avoir suivi une filière industrielle sont des atouts pour décrocher un travail à la sortie du lycée. Les filles ont opté en très grande majorité pour une formation tertiaire ; elles sont plus souvent au chômage sept mois après la fin de leurs études.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 38
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

LE QUATRE PAGES
INSEE AQUITAINE
UNE ACTIVITÉ POUR 60 %
DES JEUNES SORTANT DU LYCÉE
Six jeunes aquitains sur dix
déclarent travailler sept mois
mise : les filles ont suivi en très grande majorité (85 %après la sortie du système éducatif,
d’entre elles) une formation tertiaire plutôten quittant le lycée.
qu’industrielle, contrairement aux garçons.
Une petite moitié a décroché un emploi
non aidé et est sans doute Plus de 3 000 lycéens entrent sur le marché du travail
avec un BEP ou un CAP
plus insérée dans la vie active.
Garçon Fille Total
Avoir obtenu un bac professionnel
Pas de diplôme
ou Brevet des Collèges . . . 841 694 1 535
ou un BTS et avoir suivi
BEP - CAP . . . . . . . . . . . . 1 686 1 595 3 281
une filière industrielle sont Brevet de Technicien . . . . 97 63 160
Bac Technologique . . . . . 463 690 1 154des atouts importants pour décrocher
Bac Professionnel. . . . . . . 1 192 982 2 174un travail à la sortie du lycée.
BTS . . . . . . . . . . . . . . . . . 809 879 1 688
Les filles ont opté en très grande majorité
Total . . . . . . . . . . . . . . . . 5 089 4 904 9 993
pour une formation tertiaire ;
Répartition selon le sexe et le niveau de diplôme des jeunes
lycéens aquitains sortis en 2002 ou 2003 du système scolaireelles sont plus souvent au chômage
Source : Rectorat - Enquêtes IVA 2003 et 2004
sept mois après la fin de leurs études.
Insertion dans la vie active
L’enquête Insertion dans la Vie Active (IVA) est pilotée nationa-
Dans la région, 10 000 élèves en lycée ont arrêté lement par la Direction de L’Évaluation et de la Prospective qui
dépend du Ministère de l’Éducation Nationale. Cette enquêteleur formation technologique ou professionnelle,
est réalisée chaque année dans toutes les académies de métro-
avec ou sans diplôme, au cours ou à la fin des pole et d’outre-mer. Les jeunes sont interrogés par voie postale
sept mois après leur sortie des lycées d’enseignement généralannées scolaires 2002 et 2003. Ces jeunes, filles et
(hors élèves de terminales), technologiques et des lycées profes-
garçons à parts égales, font alors leur entrée sur le
sionnels des secteurs privés et publics. Cette étude agrège deux
vagues de lycéens, ceux sortis en cours ou en fin d’année sco-marché du travail. Âgés en moyenne de 20 ans, la
laire 2001-2002 et 2002-2003. Les jeunes qui se déclarent en
moitié d’entre eux était scolarisée dans un
poursuite d’études ou en contrat d’apprentissage ne sont pas
établissement girondin (46 %). Parmi eux, 15 % ont pris en compte.
au plus le Brevet des collèges, 17 % détiennent un
BTS et 33 % un CAP ou un BEP. Les autres ont un Comment ces lycéens aquitains se sont-ils insérés
diplôme de niveau bac, tel qu’un Brevet de dans la vie active ? Dans la région, près de 6 000
Technicien, un bac technologique ou un bac d’entre eux, soit six sur dix, travaillent sept mois après
professionnel. Ils sont issus d’une quinzaine de leur sortie du système éducatif. Un tiers se déclare au
filières distinctes. Les plus répandues sont chômage et 8% en stage. Enfin, près de 450 n’ont pas
"électricité, électronique", "communication, d’emploi et n’en cherchent pas. En Aquitaine, cette
information", "mécanique, structures métalliques" et inactivité concerne tout autant les filles que les
"finances, comptabilité, gestion". Globalement, près garçons ce qui tend à infirmer l’hypothèse que ces
de 4 500 jeunes ont été formés dans une spécialité jeunes inactifs sont principalement des jeunes
industrielle, bâtiment compris, et 5 500 dans une femmes au foyer. Le chômage, en revanche, touche
spécialité tertiaire. La parité n’est pas encore de davantage les filles : 36 % d’entre elles recherchentINSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES
o
N 138
JANVIER 2005Les jeunes issus des filières tertiaires plus souvent en emploi aidéun emploi contre 28 % parmi les
Communication et information
garçons. Evidemment, les jeunes sans Finances, comptabilité et gestion
Services aux personnes (santé, travail social..)diplôme supérieur au Brevet des
Commerce, vente
collèges accèdent plus difficilement à Accueil, hôtellerie, tourisme,
Filières tertiairesSpécialités plurivalentes des servicesl’emploi ; 45 % d’entre eux sont en effet
Services de la collectivité
au chômage. Un bac professionnel ou Transport, manutention, magasinage
Electricité, électronique
un BTS assure une situation à plus de
Mécanique et structures métalliques
Génie civil, construction, boisdeux tiers de leurs détenteurs. Les Filières Industrielles
Plasturgie, chimie, papier, carton
sortants de formation industrielle sont Agroalimentaire
En emploi non aidéSciences pluritechnologiques de la productionun peu plus souvent en emploi que les
En emploi aidéMatériaux souples (textiles, cuir..)
Sans emploiautres, 62 % contre 57 %. Agriculture, sylviculture..
Métallurgie, matériaux de construction et verre
Les filles plus souvent au chômage 02 46 8 10 12 14
que les garçons% Répartition des jeunes dans chaque filière selon leur situation sur le marché du travail
60
Source : Rectorat - Enquêtes IVA 2002 et 2003Garçons
50 Filles
40
non aidé qu’un garçon. La qualification
30 Les emplois "non aidés" regroupent les
20 du jeune est également déterminante.
contrats de travail ordinaires à savoir le
10 Sortir du système éducatif sans diplôme
contrat à durée déterminée (CDD), le0
Emploi Stage Chômage Inactivité supérieur au brevet des collèges d’intérim et le contrat le plus
Répartition des filles et des garçons sortis diminue considérablement les chances
en 2002 ou 2003 du système éducatif "sûr" qui est le contrat à durée
selon leur situation sur le marché du travail de s’insérer professionnellement. Dans
Source : Rectorat - Enquêtes IVA 2002 et 2003 indéterminée (CDI). Quelques jeunes
la région, être issu de filières comme
en emploi "non aidé" ont un statut à
"Accueil, hôtellerie, tourisme",Toutefois, ces résultats agrègent part : ils sont engagés dans l’armée,
"Plasturgie, chimie" ou encoredifférentes formes d’emploi qu’il fonctionnaires ou très rarement
"Mécanique et structures métalliques"convient de distinguer. travailleurs indépendants. Dans la
favorise nettement, à qualification et
région, une petite moitié de lycéens12 % des jeunes en emplois "aidés" sexe égaux, la signature d’un contrat de
sortis en 2002 ou 2003 du système
travail ordinaire. A contrario, les jeunesL’emploi dit "aidé" est constitué de tous scolaire a obtenu un emploi non aidé
formés dans les spécialitésles contrats de travail spécifiques sept mois après leur entrée sur le
"Communication, information" etcomme les contrats de qualification, marché du travail.
"Finances, comptabilité" s’insèrentd’adaptation ou d’orientation*,
L’emploi aidé permet à 1 100 jeunes moins bien. Probablement parce quel’emploi-jeune ou encore le Contrat
Aquitains d’obtenir une expérience, les jeunes sont nombreux dans cesEmploi Solidarité (CES). Ces contrats
voire une qualification professionnelle. filières et qu’en conséquence lesparticuliers représentent moins d’un
Il leur évite une période de chômage au débouchés y sont saturés.emploi sur cinq. Le plus fréquent
tout début de leur vie d’actif. Maisd’entre eux est le contrat de
Plus de quatre fois sur dix, les jeunes en
occuper un emploi aidé n’est pas, àqualification (85 % des emplois aidés) :
emploi non aidé sont embauchés en
proprement parler, "insérant" : lail offre au jeune à la fois travail et
CDI ; et davantage s’ils travaillent dans
rémunération est très faible, la durée duformation théorique.
le commerce ou le bâtiment. Au total,
contrat très brève, et le temps de travail
1 950 lycéens se sont insérés deCes dispositifs d’insertion en alternance réduit. Dans ces conditions, acquérir
manière stable dans la vie active. Asont avantageux pour l’employeur : une réelle autonomie peut s’avérer
er contrario, 2 400 autres sont dans desavant le 1 janvier 2002, ils ouvraient difficile.
situations plus incertaines, en CDD oudroit à une exonération de charges
La propension à obtenir un emploi non en contrat d’intérim. Les secteurs desociales. Depuis cette date, ils
aidé est différente selon le diplôme, le l’industrie et du bâtiment regroupent àpermettent au moins de bénéficier d’un
sexe ou encore la filière de formation. eux seuls les trois quarts desallègement de ces charges.
Une analyse "toutes choses égales par intérimaires. La conformité entre
ailleurs" montre que dans la région, à formation et emploi ou encore
* Les contrats d'insertion en alternance que sont les con-
trats de qualification jeune et adulte, le contrat d'orienta- profil de formation identique (même l’importance des temps partiels permet
tion et le contrat d'adaptation ont été remplacés depuis le
er1 octobre 2004 par un dispositif unique, ouvert aux diplôme, même filière), une jeune fille a d’apprécier la qualité de l’insertion des
moins de 26 ans et aux demandeurs d'emploi : le contrat
de professionnalisation. moins de chances de trouver un emploi jeunes. Si la logique "une formation - un
oN 138
JANVIER 2005Le bac pro et le BTS : des atoutsPour comprendre ces résultats partiel ou se voient-elles proposer,
pour décrocher un emploi non aidé
Il est délicat de déterminer l’influence spéci- malgré elles, les emplois les plus
Sexefique de chacune des caractéristiques des ly-
précaires ? L’enquête ne permet pas de
Fille. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . -céens sur leur insertion professionnelle. En
trancher.effet, toutes ces caractéristiques interagissent Garçon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . réf.
entre elles. Une méthode statistique, la régres- Plus haut diplôme obtenu
sion logistique, permet de s’affranchir des cor- Des salaires modestesPas de qualification. . . . . . . . . . . . . . . . ---
rélations et effets de structure entre différents
BEP, CAP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . réf.facteurs. Cette méthode mesure l’effet de Les catégories socioprofessionnelles
BT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . =chaque variable sur l’obtention d’un emploi
des jeunes actifs en emploi non aidé
non aidé, tout en contrôlant l’effet des autres Bac Techno. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . =
variables. Ce raisonnement "toutes choses éga- sont très peu diversifiées, six sur dix sontBac Pro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ++
les par ailleurs" nécessite la définition d’une si-
BTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . +++ employés, un sur quatre est ouvrier, le
tuation de référence. Celle-ci correspond, dans
Spécialité de formation plus souvent non qualifié. Quelquescette étude, aux caractéristiques les plus fré-
Industriellequemment rencontrées. uns, pour la plupart titulaires d’un BTS,
Agroalimentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . =Le modèle prend ici en compte le sexe, le ni-
sont VRP ou techniciens. En Aquitaine,Plasturgie, chimie, papier... . . . . . . . .veau de diplôme et la spécialité de formation +
des lycéens. Les modalités de chaque variable Génie civil, construction, bois . . . . . . en 2002, le salaire net horaire moyen=
s’interprètent par rapport à la modalité de réfé-
Matériaux souples . . . . . . . . . . . . . . . --- des employés à temps complet enrence, indiquée en gras.
Mécanique et structures métalliques . +Un signe "+" traduit un effet positif, un signe "-" contrat non aidé est de 8,27€ et celui
Electricité, électronique . . . . . . . . . . . réf.un effet négatif. Une modalité suivie d’un signe
des ouvriers est de 8,13€. Les salairesSciences pluritechnologiques"=" signifie que la caractéristique étudiée n’a
de la production . . . . . . . . . . . . . . . . =pas d’effet significatif par rapport à la caracté- des jeunes de moins de 25 ans,
Tertiaireristique prise pour référence.
travaillant dans les mêmes conditions,
Transport, manutention, magasinage .Par exemple, en Aquitaine, les chances d’obte- =
sont plus faibles : 6,79 € pour lesnir un emploi non aidé sont plus faibles pour un Commerce, vente -
jeune issu de la filière "Finances, comptabilité Finances, comptabilité, gestion . . . . . -- employés et 6,97€ pour les ouvriers.
et gestion" que pour un jeune issu de la filière
Communication, information . . . . . . . --- Ces écarts ne sont évidemment pas"Électricité et électronique", tous deux ayant
Services aux personnespar ailleurs le même sexe et le même niveau de surprenants puisqu’un jeune est, de fait,(santé, travail social..) . . . . . . . . . . . . =
diplôme.
Accueil, hôtellerie, tourisme . . . . . . . ++ en début de carrière.
Services de la collectivité. . . . . . . . . . =
métier" est très réductrice, on observe Spécialités plurivalentes des services . -- Avant l’âge de 25 ans, les différences de
néanmoins une correspondance forte Source : Rectorat - Enquêtes IVA 2002 et 2003
rémunération entre hommes et femmes
entre spécialité de formation et secteur
tertiaire offre 675 des 900 emplois à sont moins nettes. Néanmoins cette
d’activité de l’entreprise.
temps partiel, soit les trois quarts. Ces différence atteint tout de même
emplois à temps partiel sont occupés 70 centimes par heure chez les jeunesLa moitié ou presque des jeunes en
ouvriers qualifiés de type industriel, soitemploi non aidé a été recrutée dans le par une écrasante majorité de filles :
tertiaire, principalement dans 35 % d’entre elles travaillent à temps 100€ de moins pour les femmes sur un
l’hôtellerie-restauration et le partiel contre 6 % des garçons. Les filles mois de 140 heures. Les jeunes femmes
commerce. Un tiers travaille dans choisissent-elles de travailler à temps employées civiles et agents de la
l’industrie ou le bâtiment et
Des écarts de salaire plus importants entre hommes et femmes parmi les ouvriers
quelques-uns dans le secteur agricole.
Moins de 25 ans Plus de 25 ans
Certains n’ont pas répondu ou bien
Hommes Femmes Hommes Femmes
estiment travailler dans une activité
Ensemble ouvriers* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7,02 6,57 8,48 7,17
autre, notamment parmi ceux en poste
Ouvriers de type industriel
dans la fonction publique. Le secteur - qualifiés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7,68 6,98 9,71 7,74
- non qualifiés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7,03 6,67 7,64 6,94Plus d'un jeune sur deux en CDI
dans le bâtiment et le commerce Ouvriers de type artisanal
Industrie - qualifiés 6,87 6,37 8,22 7,72
- non qualifiésBâtiment 6,43 5,84 7,52 6,48
Ensemble employés* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6,87 6,75 8,86 8,31Commerce
Employés civils et agents de la Fonction Publique . . . 7,07 7,31 9,01 8,86
Services
Employés administratifs d'entreprise . . . . . . . . . . . . . 7,31 6,98 9,76 8,64
Ensemble*
Employés de commerce. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6,63 6,36 7,77 6,95
0 20 40 60 80 100
Personnels des services directs aux particuliers . . . . . 6,59 6,31 7,27 6,77
CDI CDD Contrat d'Intérim Autres Rappel : le taux horaire brut du SMIC = 6,83€ en juillet 2003
* Fonction Publique comprise * toutes les sous-catégories socio-professionnelles ne sont pas citées
Répartition des jeunes (%) en emploi non aidé Salaire net horaire moyen selon l'âge, le sexe et la sous pcs
selon la nature de leur contrat de travail des employés et des ouvriers en contrat non aidé et à temps plein (en€)
Source : Rectorat - Enquêtes IVA 2003 et 2004
Source : Insee - DADS 2002
oN 138
JANVIER 2005oN 138
JANVIER 2005
Fonction publique, avec 7,31€ nets de
Des besoins importants de personnel dans la restauration et la vente
l’heure, sont les mieux payées. A
Nombre Part (%)
contrario, les postes d’ouvriers non
Ensemble des offres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 900 100,0
qualifiés dans l’artisanat sont les moins
dont : Personnel de la restauration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 008 12,8
bien rémunérés pour les jeunes, Personnel des services aux personnes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 621 7,9
hommes comme femmes. Personnel des forces de vente. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 614 7,8
Personnel de la vente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 526 6,7
Des filières choisies
Personnel des services administratifs 519 6,6
Personnel du gros œuvre et des travaux publics . . . . . . . . . . . . . . 408 5,2Trois jeunes sur quatre se déclarent
Personnel du second œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 343 4,3satisfaits voire très satisfaits de leur
Conducteurs d'engin de transport terrestre . . . . . . . . . . . . . . . . . . 337 4,3formation. Autre constat rassurant, la
Personnel d'entretien et de maintenance dans la mécanique,
plupart d’entre eux ne se retrouvent pas l'électricité et l'électronique 330 4,2
Offres de CDI les plus fréquentes s’adressant à des personnes ayant au plus un bac+2dans leur filière par hasard. En effet, sur
èSource : ANPE - Offres d’emploi fin du 3 trimestre 2002 en Aquitainedix jeunes ayant une qualification
supérieure au brevet des collèges, sept
l’ANPE. Toutes les entreprises ne font moitié de ces emplois sont localisés en
affirment avoir suivi une orientation qui
pas enregistrer leur offre auprès de Gironde et un sur six en
correspondait à ce qu’ils voulaient
l’agence pour l’emploi. L’ANPE ne Pyrénées-Atlantiques. L’offre de CDI
faire. Enfin, les stages et formations en
couvre donc pas la totalité des emplois apparaît relativement importante, mais
entreprise sont plébiscités par plus de offerts sur le marché du travail, mais les jeunes lycéens ne sont pas seuls sur
huit lycéens sur dix.
permet néanmoins de se faire une idée le marché du travail à chercher un
des besoins en personnels dans la emploi.En sortant du système éducatif, une des
région. Combien de contrats réellementpremières démarches des jeunes
Stéphane BALAN (Rectorat - DEP)"insérants" offrait l’ANPE au moment oùlycéens est, bien souvent, de s’inscrire à
Hélène LE GUILLOUX (Insee)ces jeunes gens intégraient le marché
du travail ? En Aquitaine, au troisième
La Déclaration Annuelle de Données Sociales
trimestre 2002, 8 600 offres d’emplois
(DADS) est une formalité administrative qui
doit être effectuée chaque année par tout em- en CDI sont recensées à l’ANPE. Sur ces POUR EN SAVOIR PLUS...
ployeur ayant rémunéré au moins un salarié au contrats durables, 7 900 s’adressent à "L’insertion des lycéens aquitains encours de l’année. Elle permet à l’Insee d’établir
des personnes ayant au plus un bac+2.des statistiques sur l’emploi salarié (conditions 2003 sept mois après leur sortie de for-
d’emploi, sexe, âge, catégories socioprofes- mation initiale" - Note de conjoncture,La grande majorité attend du postulant
sionnelles, salaires…). Le champ de la DADS Direction des Études et de la Prospective -
au moins un niveau CAP-BEP. Une offrene couvre ni les salariés de l’État ni les emplois Rectorat de Bordeaux - avril 2004.
domestiques. sur cinq concerne les jeunes de niveau
"Forte baisse de l’emploi des sortants deDans cette étude ont été retenus, pour l’année
bac et une sur quatre ceux de lycée et d’apprentissage" - Note d’infor-2002, les contrats ordinaires à temps complet
des catégories socioprofessionnelles "em- bac+2. Le quart de ces CDI est proposé mation 04.21 - MEN-Direction des Études
ployés" et "ouvriers". Ce qui fait 559 000 postes et de la Prospective - août 2004.par le secteur industriel et le bâtiment.
salariés dans la région en 2002.
"Les bénéficiaires des politiques d’em-Dans le tertiaire, l’hôtellerie-La notion de salaire adoptée est celle du salaire
ploi, trois ans après la sortie d’un contrathoraire net de toutes cotisations y compris restauration et le commerce sont les
aidé" - DARES - Premières informations,CSG, RDS, primes et indemnités diverses.
deux plus gros "offreurs". Presque la Premières Synthèses n°32.1 - août 2004.
"L’emploi non qualifié dans les trajec-
toires des jeunes débutants" - DARES -
Premières informations, Premières Syn-
thèses n°49.2 - décembre 2004.
Directeur de la publication : François Elissalt
Rédacteur en chef : Élisabeth Nadeau - Secrétaire de fabrication : Daniel Lepphaille
INSEE Aquitaine - 33, rue de Saget - 33076 Bordeaux cedex
Tél. 05 57 95 05 00 - Fax : 05 57 95 03 58 - Minitel : 3617 INSEE - Internet : www.insee.fr
er© INSEE 2005 - n° ISSN 1283-6036 - Dépôt légal 1 trimestre 2005
Composition et impression : Insee Aquitaine
Code Sage IA13808
Prix : 2,2€ - Abonnement : France : 12 numéros 22€ - Étranger : 27€

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.