Une approche de la pauvreté dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans les Hautes-Alpes

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9667 personnes vivent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. L'évolution récente des conditions économiques, retour de la croissance et baisse du chômage depuis deux ans, ne s'est pas accompagnée d'un recul des situations de pauvreté. Qui sont ces gens vivant au dessous du seuil de pauvreté ? Comment vivent-ils ? Où habitent-ils ? Ce dossier permet de comprendre la multiplicité des situations.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Une approche de la pauvreté
L cméh pagnée d’un recul des situations de pauvreté. com Le fonctionnement d’une économie de moindre croissance semble aller de pair avec une précarisa -tion de l’emploi qui résiste à la reprise. Nombre de personnes vivent aujourd’hui dans des condi -tions difficiles, qu’elles aient encore un lien avec le marché du travail ou en soient totalement exclues. Mieux connaître ces personnes et leurs caracté -ristiques est une préoccupation de premier plan pour les acteurs économiques et sociaux. Cela peut se faire au travers des systèmes d’aides mis en place pour pallier aux difficultés monétaires des plus pauvres. Mais la multiplicité des inter-venants rend cet exercice difficile. Les fichiers des Caisses d’Allocations Familiales (CAF) qui assurent la gestion d’un certain nombre de pres-tations destinées aux personnes en situation précaire sont une source d’information pré-cieuse. Une première approche des situations de pau-vreté monétaire et des risques d’exclusion so-ciale peut donc se faire à partir de l’analyse des trois minima sociaux que sont le Revenu Mini -mum d’Insertion (RMI), l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) et l’Allocation de Parent Isolé (API). Mais, toutes les person -nes en difficulté ne bénéficient pas d’un de ces minima et la mesure de la précarité ne peut s’ar -rêter à ces prestations destinées à assurer un ni -veau de ressources minimum mais dépendantes d’une législation qui peut varier. Pour appréhender statistiquement la pauvreté, il est nécessaire de définir un seuil de revenus en dessous duquel on est dit «pauvre». Le niveau retenu correspond à la moitié du revenu mé -dian(1), soit, pour 1996, 3 650 francs par mois pour une personne seule, 7 665 francs pour un couple avec deux enfants. Parmi les allocataires des Caisses d’Allocations
Hautes-Alpes, les deux tiers des bénéficiaires de minima sociaux vivent sous le seuil de pau -vreté (graphique 1). Ceux qui ont des reve -nus(2) supérieurs au seuil sont essentiellement des personnes percevant l’AAH dont le pla -fond de ressources est plus élevé. Les autres personnes pauvres sont des allocataires ne bé -néficiant que de prestations familiales ou d’une aide au logement. Au bout du compte, ce sont 20 600 per -sonnes, allocataires et leurs familles, qui vivent en situation précaire, soit 9,1 % de la popula-tion des Alpes-de-Haute-Provence et un peu plus de 6,7 % de celle des Hautes-Alpes. Ces taux sont les plus faibles de la région. Dans les Alpes-Maritimes, le taux approche les 10 %, il est de 11,3 % dans le Vaucluse et 11,7 % dans le Var et dépasse même 13 % dans les Bouches-du-Rhône (soit deux fois plus que dans les Hautes-Alpes). Par rapport à la moyenne française (10,8 %), les deux dépar-tements alpins apparaissent aussi comme moins touchés par la pauvreté monétaire. Toutefois, ces données sont des chiffres mini -mum, dans la mesure où elles ne tiennent pas compte des p i ’ ersonnes qu n ont pas pu ou pas voulu entreprendre des démarches pour l’ob -tention de prestations. De plus, les personnes relevant d’autres organismes que les Caisses d’Allocations Familiales ne sont pas comptabili -sées ici. Enfin, pour des raisons méthodologi -ques, les personnes de plus de 65 ans et les étudiants dont on peut mal appréhender les re -venus dans les fichiers des Caisses d’Allocations Familiales ont été retirés. Les données présentées ici portent sur l’année 1996. Depuis cette date il est à peu près cer -tain que le nombre de personnes à bas revenus a encore augmenté. Le nombre d’allocataires de
Tableau 1 : Population des allocataires, population étudiée Percevant un minium social Hors minima Total RMI API AAH Ensemble sociaux Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes Ensemble des allocataires 2 829 513 2 773 6 115 31 829 37 944 Hors champ (1) 20 0 69 89 5 852 5 941 Allocataires pris en compte dans l’étude 2 809 513 2 704 6 026 25 977 32 003 dont à bas revenus (2) 2 805 364 935 4 104 5 563 9 667 Alpes-de-Haute-Provence Ensemble des allocataires 1 900 323 1 375 3 598 16 595 20 193 Hors champ (1) 16 0 42 58 3 239 3 297 Allocataires ris en com te dans l’étude 1 884 323 1 333 3 540 13 356 16 896 dont à bas revenus (2) 1 882 249 480 2 611 3 140 5 751 Hautes-Alpes Ensemble des allocataires 929 190 1 398 2 517 15 234 17 751 Hors champ 1 4 0 27 31 2 613 2 644 Allocataires pris en compte dans l’étude 925 190 1 371 2 486 12 621 15 107 dont à bas revenus 2 923 115 455 1 493 2 423 3 916 (1) Hors champ : les personnes âgées de 66 ans et plus, les étudiants ne percevant que l’ALS ou l’APL et toutes les personnes dont les revenus ne sont pas co nnus (2) Allocataires ayant des revenus inférieurs à 3 650 francs par mois et par unité de consommation Source : INSEE - Caisses d’Allocations Familiales des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes - Décembre 1996 q it leur lvdmiareinnolianmleyans5seseomd%ciebalseupcxadarreqasaucintbéacrsidosretneipsqtvuieutiseunseus1ndta9esp9plr6upos.egrrdseToesosnuén4teed0sfoeeins%n,----AAAlllllolocoacctaaaittraeaisirredesseldduAellRloecAavteillononucaautMxioinAnidmduuletemsPdaHrIeannnsdteicrItasipoolééns,,, } niuveelauqdueerseovenus, situation de pauvreté reste pertinente. - Allocataires à bas revenus ne percevant pas de minimum social. Ce dossier analyse les cinq sous-populations suivantes, présentes dans le fichier des Caisses d’Allocations Familiales des deux départements Les résultats portent sur les deux départements. alpins à la fin de l’année 1996 : Ils sont donnés pour chacun d’eux lorsque des - Ensemble des allocataires à bas revenus différences significatives apparaissent.Ils sont (revenus inférieurs au seuil de pauvreté) regroupés dans le cas contraire. ,
cotaAllaimoisnsdesairesesdCaiselimratacollassesed-AsplseedillaenceProvute-e-HaeplA-setuaHsetennsoer)p(36796s,
P Fd ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, ’ -à-dire qu’ lles vivent avec moins de 3 650 c est e francs par mois et par unité de consommation. Si l’on compte les conjoints, les enfants et les autres personnes à charge, ce sont plus de 20 600 per -sonnes qui vivent en situation financière difficile. Dans les Alpes-de-Haute-Provence la pauvreté touche 9 % des habitants, dans les Hau-tes-Alpes, “seulement” 6,7 %. Comparés aux autres départements de la région, pour lesquels la proportion varie entre 9,8 et 13,2 %, les deux départements alpins apparaissent comme moins défavorisés, tout particulièrement les Hau -tes-Alpes. On peut rapprocher ces chiffres des taux de chômage de l’ensemble de la population, eux aussi moins élevés dans ces départements.
Le fait d’avoir des revenus plus ou moins éloignés du seuil traduit l’intensité de la pauvreté et donc la plus ou moins grande probabilité d’en sortir. Mais dé -passer le seuil de quelques francs ne place pas dans une situation radicalement différente. Il existe toute une frange de la population dont les revenus sont proches du seuil et dont la situation est précaire. Cela est d’autant plus vrai que le seuil est fixé de manière conventionnelle et qu’un choix différent donnerait des effectifs différents. Cependant, rete -nir un seuil unique facilite les comparaisons à la fois dans le temps et dans l’ espace.
70 % ont une aide au logement, 42 % un des trois minima sociaux Les différentes prestations versées, minima so -ciaux, aides au logement ou prestations familia -les, constituent plus de la moitié des revenus des 9 667 ménages pauvres. Pour un quart d’ entre eux, ’ st même l’uniq c e ue ressource.
Par les prestations qu’elles versent, les Caisses d’Allocations Familiales améliorent la situation financière de leurs allocataires. Ainsi, elles ont permis à 5 900 ménages de dépasser le seuil de pauvreté. Avant prestations, 52 % des ménages allocataires des Alpes-de-Haute-Provence et 45 % dans les Hautes-Alpes ont un revenu in-férieur à 3 650 francs par mois et par unité de consommation, après prestations des Caisses d’Allocations Familiales, ils ne sont “plus que” 34 et 26 %, respectivement (graphique 2).
Les Allocataires à bas revenus dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes
Les prestations les plus fréquentes sont les aides au lo -gement : allocation de logement à caractère familial (ALF), allocation de logement à caractère social (ALS) ou aide personnalisée au logement (APL). Près de 70 % des allocataires à bas revenus en perçoivent une et 34 % n’ont pas d’autre allo -cation (graphique 3). Les minima sociaux, revenu minimum d’insertion (RMI), allocation aux adultes handicapés (AAH) ou allocation de parent isolé (API), sont versés à 42 % des allocataires pauvres, proportion plus faible que dans les autres départe -ments de la région où elle avoisine 50 %. Enfin, les prestations familiales concernent 35 % de ces allocataires. 18 % quand il s’agit d’allocations sous conditions de ressources. Un peu plus de 30 % des allocataires, soit au moins 3 000 personnes, ne perçoivent pas d’aide au logement. Ce sont soit des person-nes logées gratuitement, le plus souvent dans leur famille, soit des allocataires propriétaires de leur logement. Il peut s’agir aussi de personnes vivant dans un appartement dont les normes de salubrité et de confort ne permettent pas d’avoir une allocation ; ou encore, d’un certain nombre d’allocataires n’ayant pas de logement déclaré, dormant dans des centres d’héberge-ment d’urgence ou éventuellement dans la rue. Tableau 2 : Un loyer qui pèse lourd dans le revenu Part du loyer résiduel Allocataires concernés Loyer Part de l’aide au dans le revenu moyen en logement dans le loyer Montant du hors aide Nombre % francs en % lo er résiduel au lo ement en % Ensemble des allocataires ayant une aide au logement 1 770 73,0 477 16,0 6 626 100,0 dont percevant une aide au logement et un minimun social 1 690 86,0 233 7,6 1 806 27,3 sans autre prestation qu’une aide au lo ement 1 680 64,7 591 28,2 3 289 49,6 dont vivant en HLM 1 490 92,5 113 3,2 1 422 21,5 vivant dans le locatif rivé 1 730 73,4 458 16,5 4 603 69,5 accédant à la propriété** 2 640 48,6 1 354 30,6 395 6,0 *Loyer résiduel = loyer moins aide au logement ** Il s’agit pour ces allocataires non pas de loyer mais de remboursement mensuel d’emprunts immobiliers Champ : allocataires à bas revenus percevant une allocation de logement Source : INSEE - Caisses d’Allocations Familiales des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes - décembre 1996
Parmi les 6 626 personnes qui ont une aide au logement, 40 % touchent l’ALS, 30 % l’APL et 30 % l’ALF. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, l’allocation personnalisée au logement est moins souvent versée que dans les Hautes-Alpes car les allocataires vivant en HLM y sont propor -tionnellement moins nombreux. Pour les personnes qui n’ont pas d autre prestation qu une aide au logement, le loyer, même diminué de l’allocation loge -ment, représente encore 28 % de leurs re -venus (tableau 2, graphique 4). Pour ceux qui perçoivent aussi un minimum social, la si -tuation est meilleure, leur loyer, déduction faite de l’aide au logement, ne représente plus que 7,5 % des ressources. Cet écart est dû d’une part à des revenus majorés par le minimum social, d’autre part à une alloca -tion logement plus importante.
Cependant le type de logement dans lequel vi-vent les allocataires est aussi source de grandes disparités. Une personne vivant en HLM consacre 3 % de ses revenus à son loyer, celle vivant dans le locatif privé 16,5 %, soit entre cinq et six fois plus. Pour les accédants à la pro-priété, certes peu nombreux, la part des reve-nus consacrée aux remboursements de prêts atteint 31 %.
Si les loyers sont en moyenne un peu plus élevés dans les Alpes-de-Haute-Provence que dans les Hautes-Alpes, l’allocation de logement compense en grande partie cet écart (tableau 3). En défini -tive, le reliquat de loyer à la charge des allocataires représente en moyenne 16 % de leurs revenus, ce qui est peu comparé à d’autres départements.
Cependant, à l’intérieur de chacun des deux départe-ments il existe des écarts importants. Se loger à Digne-les-Bains ou à Ma ’ as équivalent. nosque n est p Dans cette dernière, le loyer moyen est plus élevé et ’ ’ artie compensé par une allocation de lo-n est qu en p gement un peu plus importante. Le montant restant à payer est une fois et demi plus élevé qu’à Digne-les-Bains et le poids du loyer dans le revenu plus important. De même, mais avec un peu moins de diffé-rence, se loger à Briançon est plus onéreux qu’à Gap.
Un allocataire à bas revenus sur deux vit seul Pauvreté et solitude apparaissent assez fortement liées. 50 % des allocataires sont des personnes seules, sans conjoint ni enfant, et 20 % des per -sonnes élevant seules leur(s) enfant(s). On les considère toutes comme isolées même si un cer -
Tableau 3 : Se loger à Digne-les-Bains et à Gap est en moyenne moins onéreux que dans les autres villes Part du loyer résiduel dans Part de l’aide le revenu hors Proportion Loyer moyen Montant moyen au logement Montant du aide au Allocataires d’allocataires en francs de l’aide dans le loyer loyer logement concernés vivant en HLM au lo ement en % résiduel * en % Nombre en % en % Alpes-de-Haute-Provence 1 790 1 330 74,3 465 15,2 3 861 58,3 15,9 Di ne-les-Bains 1 680 1 310 78,2 370 13,3 608 9,2 25,2 Manosque 1 890 1 370 72,5 520 16,3 739 11,2 17,7 AAluteres-sdceo-Hmamuuten-ePsrodveesnce1790132073,747015,4251437,913,1 Hautes-Alpes 1 730 1 240 71,7 490 16,9 2 765 41,7 29,3 Ga 1 670 1 260 75,4 410 14,9 1 010 15,2 37,4 Briançon 1 790 1 245 69,6 540 20,9 392 5,9 31,6 Autres communes des 17,5 1 363 20,6 22,5 Hautes-Al es 1 760 1 225 69,6 540 Ensemble 1 770 1 290 73,0 480 16,0 6 626 100,0 21,5 *Lo er résiduel = lo er moins aide au lo ement Champ : allocataires à bas revenus percevant une allocation de logement Source : INSEE - Caisses d’Allocations Familiales des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes - décembre 1996
Tableau 4 : Peu d’allocataires de minima sociaux, quel que soit le type de famille Personnes Familles Couples Personnes à bas revenus percevant seules monoparentales Nombre en % Nombre en % Nombre en % Minima sociaux sans autre prestation 1 715 36,3 69 3,4 138 4,7 Minima sociaux lus restations familiales 18 0,4 232 11,5 126 4,3 Minima sociaux plus aide au logement 739 15,7 179 8,9 164 5,6 Minima sociaux + aide au logement + prestations familiales 7 0,1 451 22,3 266 9,1 Aide au lo ement seule 2 224 47,1 296 14,7 768 26,2 Aide au logement plus prestations familiales 6 0,1 587 29,1 939 32,0 Prestations familiales seules 10 0,2 204 10,1 529 18,1 Ensemble 4 719 100,0 2 018 100,0 2 930 100,0 dont avec aide au lo ement 2 976 63,1 1 513 75,0 2 137 72,9 avec minima sociaux 2 479 52,5 931 46,1 694 23,7 avec prestations familiales 41 0,9 1 474 73,0 1 860 63,5 Minima sociaux : RMI, API, AAH Aides au logement : ALS, ALF, APL Champ : allocataires à bas revenus Source : INSEE - Caisses d’Allocations Familiales des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes - décembre 1996
Ensemble Nombre en % 1 922 19,9 376 3,9 1 082 11,2 724 7,5 3 288 34,0 1 532 15,8 743 7,7 9 667 100,0 6 626 68,5 4 104 42,5 3 375 34,9
tain nombre d’entre elles habitent à titre gratuit Les personnes seules sont assez dépendantes chez un membre de leur famille ou un ami. Ce des prestations mais moins que dans d’autres sont des allocataires assez dépendants des pres - départements de la région. En effet, les aides tations versées par les Caisses d’Allocations Fa - des Caisses d’Allocations Familiales consti -miliales, celles-ci constituant environ les deux tuent moins de 68 % d’un revenu moyen de tiers de leurs revenus. Ainsi, 4 719 allocataires 2 670 francs, contre environ 80 % dans les vivant en dessous du seuil de pauvreté sont des Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône. personnes seules, et ce sont un peu plus souvent Mais cette dépendance est très variable selon les des hommes (57 %). Parmi ces isolés, la moitié prestations perçues. Ceux qui ont un minimum perçoit un des trois minima sociaux (36 % le social, essentiellement le RMI, sont très dépen -RMI, 16 % l’AAH) et près de la moitié n a dants : plus de 90 % de leurs revenus sont des pour toute prestation qu’une allocation logement prestations. A l’opposé, les allocations ne cons -(tableau 4). Ces derniers ne peuvent prétendre à tituent que 40 % des ressources des personnes un minimum social car leurs revenus dépassent, ne percevant pas de minimum social. En effet, souvent de peu, le plafond de ressource ; plus celles-ci ont plus souvent un emploi et donc des d’un sur deux a un travail. revenus procurés par ce travail.
3 330 1 400 220 2 550 1 570 530 2 810 1 780 280 2 970 1 750 150 2 850 1 650 200
1 930 980 2 600 2 850 2 650
Tableau 5 : D’importants écarts de revenus parmi les personnes seules Montant moyen en francs par mois Revenu Revenu hors après allocation Allocation Revenu par Loyer paiement logement logement unité de Loyer résiduel du loyer (a) (c) Revenu consommation (b) (d=b - c) (a - d) Personnes seules percevant une aide au 1 670 1 070 2 740 2 710 1 540 470 1 200 logement dont percevant une aide au logement et le RMI 2 150 1 180 3 330 sans autre prestation qu’une aide au lo ement 1 510 1 040 2 550 Familles monopartentales avec un enfant percevant une aide au logement 2 890 1 500 4 390 dont percevant une aide au lo ement et le RMI 3 000 1 600 4 600 percevant une aide au lo ement et l’API 2 850 1 450 4 300 percevant une aide au logement et des restations familiales 2 630 1 480 4 110 sans autre prestation qu’une aide au logement 2 890 1 420 4 310 Couples avec deux enfants percevant une aide au logement 4 950 1 410 6 360 dont percevant une aide au logement et le RMI 4 350 1 730 6 080 percevant une aide au logement et des prestations familiales 5 120 1 310 6 430 2 905 2 170 860 (*) en % : part dans l’ensemble des allocataires à bas revenus Champ : allocataires à bas revenus percevant une allocation de logement Source : INSEE - Caisses d’Allocations Familiales des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes - décembre 1996
2 635 1 760 280 2 730 1 870 450
2 875 2 110 710 2 755 1 960 230
2 350 2 440
4 250 4 120
4 260
Allocataires Nombre % 2 976 30,8
705 7,3 2 224 23,0 873 9,0 290 3,0 86 0,9
193 2,0 290 3,0
577 6,0 121 1,3
442 4,6
Parmi les personnes seules qui perçoivent une Soit ils n’ont pas de logement ou celui dans aide au logement, on peut distinguer deux lequel ils habitent ne répond pas aux critères de catégories : surface et de salubrité exigé. 135 Rmistes sont - les 705 allocataires qui bénéficient aussi du dans cette situation. RMI car leurs ressources propres sont minimes ou inexistantes, 500 francs en moyenne. Ils Les familles monoparentales : ont, après prestations, un revenu moyen de un revenu constitué 3 330 francs par mois, provenant à 90 % pour les deux tiers de prestations des prestations. Une fois leur loyer payé, il leur reste 1 930 francs pour vivre (tableau 5). Les 2 018 familles monoparentales en situa -- les 2 224 allocataires qui n’ont pas droit aux tion de pauvreté ont un revenu moyen par minima sociaux parce qu’ils ne remplissent pas unité de consommation de 2 770 francs les conditions de situation, d’âge ou plus dont les deux tiers sont des prestations des souvent de revenus, exigées. Leurs ressources Caisses d’Allocations Familiales. Ces alloca -proprespluslesprestationssélèventà2555t(a9ir5es%)soenttontesusnenotiueldleeumxenetnfndtess(9f0em%m)e.s francsparmoisenmoyenne.LesprestationsenElusdesprestationsliéesaàlafamille, constituent41%.Aprèspaiementdeleur7n5p%perçoiventunealliondeloge-loyer, il leur reste moins de 1 000 francs par ment, 46 % ont un d ocat mois,soitdeuxfoismoinsquepourlesRmistes.(16,5%lAPI,27,e5st%rolisemRinMiIm)a.sociaux Les 1743 allocataires seuls qui n’ont pas d’aide au logement, bénéficient presque tous Si l’on prend l’exemple des familles monoparen-de minima sociaux (tableau 6). tales n’ayant qu’un enfant, une sur quatre n’a pas Soit ils sont logés gratuitement et n’ont donc d’allocation logement. Pour ces 307 allocatai-pas de dépenses de loyer. C’est le cas pour res, le revenu moyen s’élève à 3 690 francs 850 Rmistes qui vivent ainsi avec 2 100 francs dont un tiers de revenus propres mais recouvre par mois. des situations assez contrastées (tableau 6).
Tableau 6 : Un revenu par unité de consommation plus faible pour les Rmistes Revenu Revenu par Revenu après unité de paiement du consommation lo er 2 600 nc 2 100 2 100 2 410 nc 3 220 nc 3 120 nc 2 400 nc 1 960 3 000 2 330 nc 2 760 nc 2 260 nc 2 600 nc 1 975 4 380 2 300 nc 2 690 nc 2 365 nc
2 600 2 100 2 410 3 220 3 120 3 690 3 000 3 660 4 160 3 560 5 770 4 380 5 110 5 960 5 365
Personnes seules sans aide au logement a ant le RMI et lo ées ratuitement ayant le RMI sans forfait logement a ant l’AAH a ant l’API Familles monoparentales avec un enfant sans aide au logement a ant le RMI et lo ées ratuitement ayant le RMI sans forfait logement a ant l’API ayant des prestations familiales seules Couples avec deux enfants sans aide au logement a ant le RMI et lo ées ratuitement ayant le RMI sans forfait logement a ant des restations familiales seules ayant l’AAH nc : non connu, le montant du loyer éventuel étant lui-même inconnu * en % : part dans l’ensemble des allocataires à bas revenus Source : INSEE - Caisses d’Allocations Familiales des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes - décembre 1996
Allocataires Nombre % * 1 743 18,0 850 8,8 135 1,4 728 7,5 20 0,2 307 3,2 66 0,7 15 0,2 124 1,3 93 1,0 379 3,9 32 0,3 17 0,2 317 3,3 12 0,1
La situation apparemment la moins favorable, en termes financiers, est celle de la famille perce -vant le RMI et logée gratuitement. Son revenu moyen est de 3 000 francs par mois. La situa -tion la plus favorable est celle des familles tou -chant l’API et logées gratuitement, leur revenu atteignant 4 160 francs. Pour les 873 familles monoparentales avec un en -fant qui perçoivent une aide au logement, le reve -nu moyen est de 4 385 francs mais ’ t pl s que n es u de 2 600 francs une fois amputé du loyer. L’attribution du RMI semble moins décisive pour le niveau de vie de ces familles que pour les per -sonnes seules (tableau 5). Les couples avec enfants constituent 23 % des familles pauvres. Leur revenu par unité de consommation est un peu plus élevé que pour les autres types de ménages, en particu-lier à partir de trois enfants. La part des pres-tations dans ce revenu est très liée à la taille de la famille et donc aux allocations familia-les : 40 % pour les familles ayant un ou deux enfants et 58 % pour un nombre d’enfants supérieur. Les couples sans enfant sont peu présents parmi les allocataires à bas revenus (moins de 7 %). Leurs ressources, 2 640 francs par unité de consommation sont constituées à 43 % de prestations.
Les femmes plus souvent touchées par la pauvreté, surtout quand elles sont jeunes La pauvreté concerne un peu moins les hommes que les femmes. Mais ce sont les jeunes femmes qui sont le plus exposées. Ainsi, plus de 11 % des femmes de 25 à 29 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 7 % des hommes du même âge. Cet écart important entre les hommes et les femmes persiste jusqu’à 40 ans et s’amenuise ensuite (graphique 5).
Un travail pour 40 % des person -nes à bas revenus Si la part des prestations dans les ressources n’est en moyenne que de 60 %, c est qu un ’ ’ certain nombre d’allocataires ont d’autres reve -nus, en particulier des revenus du travail. Ainsi, 40 % d’entre eux ont un emploi (tableau 7). Mais la faiblesse des revenus laisse supposer qu’il s’agit d’emplois saisonniers et /ou à temps partiel. Ainsi, la part de ceux qui travaillent est
Tableau 7: Actifs ayant un emploi et chômeurs indemnisés moins dépendants des prestations Part des Revenu par prestations Allocataires à bas revenus Allocataires unité de dans le revenu Nombre % consommation (en %) Actifs a ant un em loi 3 857 39,9 2 700 44,1 Chômeurs indemnisés 498 5,2 2 860 42,1 non indemnisés 991 10,3 2 700 68,4 Inactifs 4 321 44,7 2 710 70,9 Ensemble 9 667 100,0 2 720 57,7 Champ : allocataires à bas revenus Source : INSEE - Caisses d’Allocations Familiales des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes - décembre 1996
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