Zones d'emploi de Provence-Alpes-Côte d'Azur : des marchés du travail en croissance et de plus en plus ouverts

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Provence-Alpes-Côte d'Azur se situe au septième rang des régions métropolitaines pour la croissance de la population active. De façon plus marquante, elle fait partie des quatre régions dont toutes les zones d'emploi connaissent cette croissance, due principalement dans la plupart des zones à l'effet des migrations définitives.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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SUD INSEE N° 49  mars 2002 Zones demploil'essentiel de ProvenceAlpesCôte dAzur : des marchés du travail en croissance et de plus en plus ouverts
ProvenceAlpesCôte dAzur se situe au septième rang des régions métropolitaines pour la croissance de la population active. De façon plus marquante, elle fait partie des quatre régions dont toutes les zones dem ploi connaissent cette croissance, due principalement dans la plupart des zonesàleffet des migrations définitives. Dans toutes ces zones demploi, le chômage augmente, même si lemploi des résidents croît dans dixhuit sur vingtdeux dentre el les. Le dynamisme démographique que traduit la croissance de la po pulation active ne va pas toujours de pair avec le dynamismeécono mique créateur demplois dans une zone, ce qui pourrait contribuerà creuser lesécarts entre lesévolu tions des taux de chômage... Ce nest que grâceàdes navettes domiciletravail de plus en plus lointaines que les taux de chômage des différentes zones ont connu uneévolution relativement peu différenciée.
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Entre 1990 et 1999, la population active (1) de la région ProvenceAlpesCôte d’Azur a augmenté de 121610 personnes. Ceci correspond à une hausse de 6,8% qui place ProvenceAlpesCôte d’Azur au septième rang des régions les plus dyna miques de France. Au niveau régional, les principaux facteurs de cette crois sance sont les migrations et l’effet de génération.
En effet, tous âges confondus, près de 615 650 personnes sont venues s’ins taller dans la région sur cette période de neufans contre 441040 qui l’ont quittée. Parmi les personnes arrivées en provenance d’autres régions, les deux tiers étaient en âge de travailler. Ces nouveaux arrivants assurent environ les trois cinquièmes de la croissance de la population active, soit 71 890 personnes.
L’autre facteur important de croissance de la population active est lié à la démo graphie : un gros tiers de l’augmentation de la population active en Provence AlpesCôte d’Azurs’explique par l’ar rivée importante de jeunes à l’âge du travail qui fait plus que compenser les départs en retraite. 443 800 jeunes, rési dant déjà dans leur zone d’emploi en 1990, ont atteint l’âge de travailler entre les deux recensements. L’effet net sur la population active est alors une augmen tation de 44 412.
(1) La population active est constituée des personnes ayant un emploi et des chômeurs.
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A l’inverse, l’évolution du taux d’actiMarchés locaux du travail : des équilibres extrêmement variables qui con duisent à des évolutions beaucoup moins contrastées du taux de chômage vité n’a que peu d’effet sur celle de la population active. Deux effets contraiZone d'emploiVariation EffetVariationEffet EffetVariation Variation population génération migrationtaux del'emploi dudu solde res se compensent : d’une part, l’activité active *définitive d'activitéau lieu dechômage desnavettes travail a fortement augmenté chez les femmes. 1 23 45 67 Le taux d’activité féminin est ainsi pas Manosque 760102 661 2641 328209 sé de 50,5% à 55,7% entre 1990 et Digne 617168 37970 369233 15 1999. D’autre part, le taux d’activité85 116134 91 490Briançon 459683  Gap 1007 272696 39842 18217 des jeunes a fortement diminué. Chez CannesAntibes 754 76684 146480 436163 les hommes et les femmes de 20 à Menton 407 7442 438 239217 428 24 ans,il est passé respectivement de Nice 235 109418 74 282 304 212 58 %à 52,4% et de 57% à 47,1%.465Arles 313339 70 45373 405 AixenProvence 1402 534807 621 505414 517 Ces deux effets se compensant presque EtangdeBerre 1008 1247 211 27 317548 143 exactement, l’évolution de population Châteaurenard 1218 414730 75437 457 324 active due à celle du taux d’activité atFossurMer 1453 256 523 190018 95242 teint à peine 0,3 % soit 5 308 actifs.441 572SalondeProvence 1324 1951 313703 167 MarseilleAuba ne303 1946 102 135425 13 Toulon 691186 576 71414 33255 Fré usSaintRahaël 954 1951 094 335364 542 47 Un marché du travail en Draguignan 1769 2971 43536 674684 411 croissance rapide598 248Brignoles 2 895081 622271 12 079 Orange 626528 137 39421 30297 Carpentras 1445 327942 175316 408 721 Cette forte évolution de la population A t1 194440 73321 222458 515 active s’accompagne d’une plus grande Avignon 242445 35 238483 342583 mobilité des actifs, aussi bien à l’inté * Colonne 1 = Colonne 2 + colonne 3 + colonne 4 = colonne 5 + colonne 6  colonne 7 rieur de chaque zone d’emploi qu’entre Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999 zones d’emploi. Le solde, déficitaire, nonsalariés), le chômage, solde de lapour une analyse localisée du marché des navettes domiciletravail avec l’ex population active et de l’emploi, a augdu travail. térieur de la région n’a, quant à lui, menté de 70 533 personnes. augmenté que de 93 personnes. Ainsi, l’augmentation de la population activeLa population active croît disponible pour s’employer dans la réCette comptabilité globale qui retracedans toutes les zones gion est diminuée d’autant et s’élève enl’évolution différentielle du marché ré d’emploi définitive à 121 517 personnes supplégional du travail peut être déclinée mentaires. pourchaque zone d’emploi de la régionA la différence de la plupart des autres (cf. encadré “l’exemple de la zonerégions, la totalité des zones d’emploi L’emploi “offert” dans la région n’ayantd’emploi de FréjusSaintRaphaël”).de ProvenceAlpesCôted’Azur con crû que de 50 984 personnes (salariés etCe niveau est en effet jugé pertinentnaissent comme celle de FréjusSaint Raphaël, une croissance de leur popu La dynamique d’un marché du travail : l’exemple de la zone d’emploi de lation active; le chômage croît dans FréjusSaintRaphaël toutes également, l’emploi des rési La population active de FréjusSaintRaphaël était de 58 608 personnes en 1990, elle est de 64 194 en 1999. Cette augmentation de 9,5 % du nombre d’actifs s’est répercutée sur le marché du travail.dents dans 18 sur 22. Comment cette augmentation estelle apparue ? Le nombre d’emplois dans la zone atil suivi cette évolution et permis de répondre à cette demande accrue ? Si l’on excepte le cas des zones voisi La population active de 1990 a vieilli, plus de 20 % des actifs de 1990 ont du cesser leur activité du rant les années 90. Elle s’est en même temps renouvelée par des arrivées de jeunes sur le marchénes de FossurMer et de l’Etangde du travail, 11 % de la population active en 1999 a moins de 30 ans. Ainsi en neuf ans, 1 144 person Berre, la croissance de la population nes de plus résidant déjà dans la zone d’emploi de FréjusSaintRaphaël en 1990, sont apparues sur le marché local du travail. Dans la période, 43 400 personnes se sont installées dans la zone de Fré jusSaintRaphaël, et 28 700 l’ont quittée. L’apport net de migrants actifs (excédent des arrivées surPopulation active, emploi, chômage les départs) a ainsi contribué à augmenter la population active de 6 410 personnes. Dans la même croissent simultanément dans la région période, la proportion de personnes actives dans la population totale des 15 ans et plus a reculé deVariation de la population active près de 2 points : à taux d’activité inchangé, la population active serait, en 1999, supérieure de 1 964 + 5 308+ 93 4,4 %0,1 % personnes. Alors que la population active a augmenté de 5 589 personnes, la zone d’emploi n’offre que 2 136 emplois supplémentaires. Un nombre croissant d’actifs a trouvé à s’employer hors de sa zone de ré+ 44 412+ 70 533 36,5 %58,0 % sidence (+ 42 %). En 1999, 6 162 personnes quittent la zone d’emploi pour aller travailler, un tiers re joignant CannesAntibes. Toutefois, les entrées dans la zone ont augmenté au même rythme. L’un dans l’autre, la forte mobilité géographique des actifs contribue peu à offrir des débouchés nets en Effet Variationdu termes d’emploi. Il en résulte, en 1999, 3 178 chômeurs de plus qu’en 1990, correspondant à unetaux d’activitésolde des navettes progression de 5 points du taux de chômage.+ 71 890+ 50 984Variation Effet génération 59,1 % 41,9 %du chômage L’augmentation du chômage, plus forte que celle constatée dans l’ensemble de la région, constitue une mesure du défaut d’ajustement sur le marché local du travail. En effet, la croissance de la popuVariation de l’emploi Effet migration définitiveau lieu de travail lation active excède le volume supplémentaire d’emplois que les actifs occupent sur place ou en de hors de la zone de FréjusSaintRaphaël. Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999
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La croissance du chômage est générale
Croissance du taux de chômage par zone d’emploi en 10 000èmes de la population active 458  684 414  458 324  414 85 324
Gap
Briançon
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ces et des décès). Son dynamisme éco nomique, se traduisant par des créations nettes d’emploi dans la zone, dépend quant à lui du potentiel de création d’activités “de base” (exportatrices hors de la zone) et de leur compétitivité, et aussi de la capacité des services et commerces de la zone à “retenir” la chalandise de ses habitants.
DigneCes deux dynamismes, démographique Orange et économique, entretiennent des rela Nicetions (cf. encadré “La poule et l’œuf ?”), Carpentras qui peuvent difficilement diverger pour Manosque Apt Avignon Menton un vaste espace et à long terme. Il n’en Châteaurenard CannesAntibesva pas de même pour une zone d’em ploi, à court et moyen terme, où ils peu SalondeProvence Arles vent présenter des différences. Brignoles Draguignan AixenProvence FossurMer EtangdeBerre FréjusSaintRaphaël Ainsi, AixenProvence ou Salonde MarseilleAubagne Provence cumulent dynamismes dé Toulon mographique et économique. A l’op posé de MarseilleAubagne, Nice ou ©IGN  INSEE 2002 Menton qui n’ont aucun des deux. Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999 active s’explique tout d’abord, dans laLa poule et l’œuf ? L’équation : “effet migration définitive + effet génération + effet taux d’activité = variation de la popula plupart des zones, par l’effet migration tion active = variation de l’emploi + variation du chômage  variation du solde des navettes” lie de fa définitive. Cet effet bénéficie forte çon purement comptable des grandeurs qui entretiennent entre elles des relations complexes. Ainsi ment à la population active des zones la croissance de l’emploi tendelle à attirer les migrations définitives ; mais l’inverse est vrai aussi, les migrants induisant des emplois de service, et créant des activités pour vivre. La croissance de l’em du Var, mais aussi de celles de Carpen ploi tend aussi à faire augmenter le taux d’activité par l’espoir de trouver un emploi qu’elle suscite (ef tras, AixenProvence, SalondeProfet dit de “flexion” du taux d’activité). Les migrations définitives d’une ville vers une zone d’emploi périurbaine tendent, si l’emploi des migrants reste dans la ville à créer ipso facto une migration domi vence, Apt. ciletravail en sens inverse... La croissance du chômage pousse à la hausse les navettes sortantes, celle de l’emploi les entrantes... Dans ce contexte systémique, l’effet génération reste le plus exo gène, car l’influence, indéniable à court terme, de la croissance économique sur la fécondité n’im L’effet génération, lié à la jeunesse de pacte le marché du travail qu’avec un décalage de 20 ans et plus. la population, est surtout élevé à l’ouest Les mécanismes évoqués ôtent l’espoir de rendre compte de la dynamique des marchés locaux du de la région (EtangdeBerre, Fossurtravail sur la base d’analyses déterministes, et suggèrent plutôt une compréhension en termes de ré gulations multiples incluant des mécanismes de marché, mais aussi les politiques de l’emploi des ac Mer, SalondeProvence), et aussi à teurs publics. La forte corrélation observée ex post entre croissance de la population active et de Briançon. l’emploi au lieu de résidence (graphique cidessous) doit sans doute s’interpréter dans ce contexte. Des zones d’emploi en croissance relativement forte L’effet taux d’activité est souvent plus 2 000 faible :nettement positif à Menton, Brignoles Brignoles, FossurMer, et négatif à FréjusSaintRaphaël. 1 500
SalondeProvence Draguignan Carpentras 1 000 Dynamismes AixenProvence Gap Châteaurenard démographique et éconoManosque Apt Toulon FossurMer 500 mique d’une zone d’emploi ne Digne EtangdeBerre Briançon FréjusSaintRaphaël vont pas toujours de pair... CannesAntibes Menton Orange Nice 0 Arles L’évolution de la population activeAvignon MarseilleAubagne d’une zone d’emploi traduit un dyna  500 misme démographique quidépend lar Zones d’emploi de ProvenceAlpesCôte d’Azur gement, dans les conditions actuelles, Zones d’emploi des autres régions métropolitaines du solde des migrations définitives 1 000 3 000  1 000 5000 5001 0001 5002 0002 500 avec l’extérieur de la zone, donc de son attractivité résidentielle plus que duVariation de la population active Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999 mouvement naturel (solde des naissan
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SUD INSEEN° 49  mars 2002 l'essentiel Les navettes domiciletravail permettent une meilleure adéquation des évolutions de l’emploi et de la population active Variation de l’emploi 2 500 Emploi au lieu de travail Emploi au lieu de résidence 2 000 Br
AixenProvence 1 500 SalondeProvence Sa Dr Brignoles 1 000Ca Ai Gap Ga Ch anosque Draguignan Ap Fo Briançon Avignon CannesAntibes FossurMer 500Or eFr EtChâteaurenard Ma Di Br lon FréjusSaintRaphaël Digne EtandeBerre Arles Carpentras To Ca Or Me Apt 0 Ar Ni Ma Av M eilleAubagne Menton Nice  500 0 5001 0001 5003 0002 5002 000 Variation de la population active Guide de lecture : chaque zone d’emploi est représentée par deux points de même abscisse (la variation de la population active en 10 000èmes de cette population), mais dont les coordonnées sont respectivement l’emploi au lieu de travail et l’emploi au lieu de résidence (point bleu et point rouge, tous deux également en 10 000èmes de la population active). L’écart, vertical, entre ces deux points représente alors la variation du solde des navettes de la zone : on constate que la corrélation est bien meilleure, grâce à ces navettes, entre emploi au lieu de résidence et population active (points rouges, bien alignés) qu’entre cette même population et l’emploi au lieu de travail (points bleus). Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999 D’autres zones telles Apt ou Carpenlité des actifs, les autres facteurs de ré tras présentent un fort déficit de leurgulation (flexion des taux d’activité, création d’emploi, faible, relativementdes migrations définitives...) échoue à l’augmentation de la population acraient à maintenir la variation du chô tive, élevée.mage des différentes zones dans des limites comparables. Ceci résulte des En sens inverse, et à un niveau plusnavettes domiciletravail qui ramènent modeste, la zone d’Avignon crée deuxl’évolution de l’emploi au lieu de rési fois plus d’emplois que n’augmente sadence à des valeurs compatibles avec population active.celles de la population active. Les ac tifs parcourent ainsi 12 kilomètres (dis
Les navettes domicile travail jouent un rôle majeur dans la régulation des déséquilibres locaux
Les écarts ainsi apparus entre variation de la population active offrant son tra vail et offre additionnelle d’emplois dans la zone conduiraient, si les zones d’emploi étaient par hypothèse “fer mées”, à des variations du chômage très contrastées entre les zones. Elles iraient de moins 2,4 points (Avignon) jusqu’à plus 11 points (Draguignan), 11,3 points (Carpentras) et même 15,2 points (Brignoles). Ainsi, sans la mobi
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tance à vol d’oiseau) de leur domicile à leur travail en 1999 en moyenne (10,2 en 1990).
Au résultat, l’augmentation du taux de chômage est contenue à 6,8 points à Draguignan, 6,2 points à Brignoles, alors qu’elle s’élève, de façon excep tionnellement basse pour la région à 0,9 point à Briançon, 1,8 point à Gap...
Ainsi l’étude du marché du travail dans le périmètre des zones d’emploi met en évidence le rôle crucial qu’y joue l’ou verture des zones les unes sur les au tres. C’est notamment le cas des zones d’emploi “périurbaines” situées en li sière des grandes agglomérations vis àvis de ces dernières : ainsi de Brigno les visàvis de Marseille et AixenPro vence, de Carpentras visàvis d’Avi gnon... La réalité des bassins d’emploi s’y rapproche de celle des grandes aires urbaines, voire même l’englobe dans les espaces métropolisés, et se laisse donc mal enfermer dans un découpage en zones d’emploi beaucoup plus res treintes.
Jean Laganier Stéphane Meloux
avec le concours de Cyrille Van Puymbroeck
Méthodologie A chaque zone d’emploi correspond un marché du travail qui peut être ainsi décrit dans ses gran deurs sinon dans son fonctionnement : la population active mesure la population résidant dans la zone, qui souhaite travailler (offre de travail) ; elle se répartit entre le chômage et l’emploi (dit au lieu de résidence). Certains résidents travaillent dans une autre zone : ils effectuent des navettes sortan tes alors que certains résidents d’autres zones entrent (navettes entrantes) travailler dans la zone. Au total, la zone offre un emploi au lieu de travail qui est la somme de l’emploi au lieu de résidence et du solde des navettes (entrantes moins sortantes). Au cours de l’intervalle intercensitaire 9099, ces grandeurs ont subi des variations décrites dans l’encadré pour le cas de la zone de FréjusSaintRaphaël, et qui constituent une analyse de la crois sance de la population active en regard de celle de l’emploi. La variation de population active s’explique ellemême par trois facteurs : l’effet génération décrit le surcroît d’actifs fourni par l’arrivée de nouvelles générations et le retrait des anciennes. L’effet migra tion définitive mesure celui fourni par l’excédent des entrées d’actifs dans la zone sur leurs départs. Enfin, l’effet taux d’activité mesure celui procuré par la hausse de ce taux. Cette répartition ne peut se faire qu’au prix d’hypothèses, notamment celle que les migrants ont les mêmes comportements d’activité que les nonmigrants de la zone. En définitive, on obtient ainsi les deux équations suivantes : Effet migration définitive + effet génération + effet taux d’activité = variation de la population active = variation de l’emploi + variation du chômage  variation du solde des navettes. Pour faciliter la lecture, et les comparaisons de zones entre elles, ces deux décompositions sont ex primées en dix millièmes de la population active de 1999 (cf. tableau).
Directeur de la publication : Pierre Audibert Directeur adjoint : Jean Laganier Rédacteur en chef : Annie Mulard
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