Endettement et internationalisation des groupes

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De 1999 à 2001, les grands groupes cotés se sont fortement endettés. En revanche, les autres groupes et les entreprises indépendantes ont continué à se désendetter légèrement. L'endettement des grands groupes est très lié à leurs opérations de croissance externe, notamment à l'étranger.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 890 - MARS 2003
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Endettement et internationalisation
des groupes
Claude Picart, division Synthèse des statistiques d'entreprises, Insee
e 1999 à 2001, les grands groupes la valeur ajoutée ne retrouvent pas en 2001 un
niveau aussi élevé qu'en 1993. Mais, pourcotés se sont fortement endettés.
réduire les charges d'intérêts, on ne peut plusDEn revanche, les autres groupes
compter sur une baisse des taux d'intérêt d'une
et les entreprises indépendantes ont
ampleur comparable à celle qui avait suivi la
continué à se désendetter légèrement. crise de 1993.
L'endettement des grands groupes est
très lié à leurs opérations de croissance
Seuls les très grands groupesexterne, notamment à l'étranger. La dette
sont concernésest concentrée dans les « têtes de grou-
pes » et filiales qui en sont proches. Ces
L'accroissement de l'endettement au cours des
entreprises centralisent de plus en plus dernières années ne concerne pas toutes les
les ressources financières du groupe catégories d'entreprises, contrairement à celui
grâce aux dividendes versés par les filia- des années 1989 à 1993. En fait, les entrepri-
ses qui ne dépendent pas d'un groupe seles. L'accroissement d'activité à court
désendettent lentement depuis 1993.terme qu'apportent les acquisitions aux
Parmi les groupes français, on peut distinguer
groupes est inférieur à l'accroissement
ceux qui ont au moins une société cotée
de leur endettement. Le retournement des incluse dans l'indice boursier SBF120, ainsi
marchés boursiers a conduit les entrepri- que ceux qui sont contrôlés par l'État. C'est le
ses à déprécier dans les bilans les actifs taux d'endettement de ces deux types de
grands groupes français qui s'accroît nette-que représentent ces acquisitions. En
ment depuis 1998 (graphique 2). En 2000, ils2001, ces dépréciations comptables dété-
concentrent 52 % de l'endettement auprès du
riorent sensiblement les résultats de ces
marché ou des établissements de crédit, alors
groupes, bien au-delà de la légère baisse qu'ils ne produisent que 30 % de la valeur
des résultats d'exploitation. ajoutée de l'ensemble des sociétés non finan-
cières.
De 1999 à 2001, les entreprises (sources)se
sont endettées massivement. Leur endette-
Différentes mesures de la dettement était déjà élevé en 1998 (graphique 1).
des sociétés non financièresDe 1994 à 1998 en effet, elles l'avaient juste
En milliards d'euros courantsstabilisé, au terme de la précédente montée de
1 600 80l'endettement du début des années 90. Sur les
Charge d'intérêts, corrigée des flux intra-groupe
deux dernières décennies, la montée des det- 1 400 (échelle de droite) 70
tes et créances entre entreprises d'un même
1 200 60
groupe a fait croître la dette financière non
1 000 50consolidée (définitions) nettement plus vite que
la dette auprès du marché et des établisse-
800 40
Dette financièrements de crédit. La nette reprise de l'endette-
non consolidée600 30ment provoque une forte hausse des frais
financiers supportés par les entreprises, 400 20
accentuée par une légère hausse des taux
200 Obligations et endettement 10
d'intérêt, 1 à 2 points, en 2000 et 2001. La forte auprès des établissements de crédit
0 0baisse d'environ 6 points des taux d'intérêt de
1993 à 1999 avait au contraire sensiblement
réduit ces frais. Certes, les charges d'intérêts, Champ : sociétés non financières. Voir définitions
Source : fichiers SUSE, Inseehors flux d'intérêts intra-groupe, rapportées à
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
INSEE
PREMIERE Le poids de la dette financière (obligations et endettement auprès boursières dans l'industrie, le commerce
des établissements de crédit) par type d'entreprise et les services. Plusieurs sociétés
cotées pouvant appartenir au mêmeEn % de la valeur ajoutée
200 groupe, ces sociétés représentent 90
Groupes publics grands groupes différents. Leur dette180 Entreprises indépendantes
financière passe, au cours des deux cotés SBF120 Groupes sous contrôle étranger160
années de plus forte croissance externe,Autres groupes privés
140
de 191 milliards d'euros fin 1998 à 375
120 milliards fin 2000. Cette augmentation
100 n'est pas limitée à certains grands grou-
pes : 39 de ces 98 sociétés cotées ont80
plus que doublé leurs dettes financières.
60
La concomitance entre endettement et
40 internationalisation n'est pas fortuite.
20 C'est en effet au sein des sociétés qui
s'internationalisent le plus que la dette0
s'accroît le plus. Le taux médian1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Avertissement : la valeur ajoutée prise en compte ici ne couvre que la partie française des groupes, ce qui surestime l'évolution d'accroissement de la dette est de
des ratios. En effet, ces dernières années, l'extension des groupes français à l'étranger l'a emporté sur la pénétration des grou- 141 % pour celles dont le taux d'interna-
pes étrangers en France. Or la dette est en grande partie portée par le pôle de contrôle national.
tionalisation (définitions) augmente d'auChamp : sociétés non financières françaises. Dans ce graphique sont exclus des groupes cotés SBF120 les groupes sous con-
trôle étranger, classés avec les groupes étrangers, moins 10 %, soit pour 4 sociétés sur 10.
et les groupes contrôlés par l’État, classés avec le secteur public. Il n'est que de 37 % pour les autres.
Source : Insee, Euronext
Forte centralisationLes autres groupes privés français Un endettement lié
des ressources financièress'endettent un peu plus depuis 1998, à l'internationalisation
mais leur taux d'endettement reste plus des groupes
faible qu'en 1993. Quant aux entreprises Les grands groupes français ont pleine-
appartenant à un groupe étranger, qui ment participé à la grande vague de Pour mieux prendre en compte les flux
réalisent 20 % de la valeur ajoutée en fusions et acquisitions de la fin des financiers à l'intérieur des groupes, les
2000, elles restent nettement moins années 90 (graphique 3). Cette vague entreprises qui les composent ont été
endettées que celles qui appartiennent à est d'une ampleur exceptionnelle par les réparties en deux catégories : la base
un groupe français. Leur dette totale montants en jeu : ils sont 5 ou 6 fois plus productive et le pôle de contrôle. Les
nette (définitions) est équivalente à celle élevés que lors de la précédente vague entreprises de la base productive se
des autres groupes privés français, mais de la fin des années 80. Les acquisitions consacrent essentiellement à la produc-
elle prend souvent la forme de dette concernent essentiellement des firmes tion et à la commercialisation, les entre-
intra-groupe : une part importante de situées en Europe et aux États-Unis. prises du pôle de contrôle, notamment la
leurs ressources provient de leur maison Elles ont été financées à la fois par des tête de groupe et les filiales proches,
mère étrangère. A l'inverse d'ailleurs, échanges d'actions et par le recours à concentrent les revenus financiers.
une part de l'endettement des grands l'endettement. Les flux financiers prennent de plus en
groupes français a été contractée pour Sur les 120 sociétés cotées de l'indice plus d'importance à l'intérieur des grou-
permettre le développement de leurs boursier SBF120, 98 sont des sociétés pes. 84 % de la dette financière est
activités à l'étranger. françaises classées par les autorités concentrée dans leurs pôles de contrôle.
Or ceux-ci ne contribuent qu'à hauteur
de 18%àla formation de la valeur Fusions et acquisitions depuis 1990, montants en jeu
ajoutée des groupes. Une partie desEn millions d’euros
250 000 fonds empruntés est ensuite prêtée aux
filiales, notamment étrangères. En con-
trepartie, les pôles de contrôle reçoivent200 000 Achat d'une entreprise française par une française
des intérêts et surtout des dividendes.
Achat d'une étrangère par une fr
En définitive, grâce notamment aux divi-150 000 Achat d'une enteprise française par une étrangère
dendes versés par les filiales étrangè-
res, l'autofinancement de la partie
100 000
française des groupes s'améliore (gra-
phique 4). De 1998 à 2001, ces sociétés
50 000
françaises perçoivent même plus de
dividendes et d'intérêts qu'elles n'en ver-
0 sent à leurs actionnaires et créanciers.
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Du point de vue des bases productives,Champ : entreprises françaises
Source : Fusions et acquisitions magazine l'augmentation du versement des divi-
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE Taux d'épargne comparé selon la position dans le groupe
En % de valeur ajoutée
Total du périmètre français des groupes Bases productives françaises des groupes
35 35
30 30
25 25
20 20
15 15
10 10
5 5
0 0
-5 -5
1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Coût net de la rémunération du capital Autofinancement total Tendance (Autofinancement total)Excédent brut d'exploitation
Champ : partie française des entreprises cotées indice SBF 120
Source : Insee
dendes l'emporte sur l'amélioration des bilisations corporelles (graphique 5). tion atteint 113 milliards d'euros, soit
revenus d'exploitation et la baisse des Seuls deux postes croissent plus vite que plus des deux tiers de celle de la dette
charges d'intérêts. Au total, leur taux la dette : les immobilisations incorporelles financière.
d'épargne diminue. (brevets, marques…) et, surtout, les écarts Les écarts d'acquisition traduisent la dis-
Les pôles de contrôle ont mobilisé leurs d'acquisition (définitions). La croissance cordance profonde entre la valorisation
ressources financières, à côté de l'endette- cumulée sur deux ans des écarts d'acquisi- par le marché, tournée vers les revenus
ment et de l'échange d'actions, pour finan- futurs anticipés, et la valorisation comp-
La dette financière s'accroîtcer l'internationalisation des groupes. table, tournée vers les flux passés. La
comme les écarts d'acquisition modestie relative de l'accroissement
En milliards d’euros immédiat du périmètre d'activité résultant
350Les écarts d'acquisition de ces acquisitions souligne à quel point
dette financière
300 les anticipations sous-jacentes de plusfragilisent les bilans des groupes
immobilisations
long terme peuvent être fortes.corporelles
250
La situation financière nette des grou- La valeur de marché d'une nouvelle acquisi-
200pes internationalisés ne peut s'analyser tion au moment de l'achat figure au bilan du
écarts d’acquisitionqu'avec des comptes consolidés sur leur groupe. Si cette valeur baisse ensuite sur le
150
périmètre mondial. Avec l'accroissement masse salariale marché boursier, le principe de prudence
100du d'activité lié aux acquisitions comptable oblige à passer des provisionsimmobilisations
incorporellesrécentes, la dette financière consolidée a pour amortissement des écarts d'acquisition.50
quasiment doublé. En comparaison, Ces provisions, en diminuant les fonds pro-
0
l'accroissement de la masse salariale pres via l'enregistrement de pertes d'exercices1997 1998 1999 2000 2001
consolidée reste modeste (+ 37 % en comptables, augmentent mécaniquement leChamp : sociétés non financières de l'indice SBF 120
deux ans), de même que celui des immo- Source : Rapports annuels des sociétés cotées ratio endettement sur fonds propres.
Les écarts d'acquisitions détériorent les comptes consolidés en 2001
Pour les 91 sociétés (82 groupes) cotées Pour les mêmes groupes, moins les 4
à l'indice boursier SBF120 les plus endettés*
1997 1998 1999 2000 2001 1997 1998 1999 2000 2001
Ratios de rentabilité en %
- d'exploitation (résultat d'exploitation/capital d'exploitation**) 9,0 10,5 9,8 10,6 9,0 10,3 11,7 11,6 12,2 10,5
- économique (résultat courant + charges financières/passif) 8,5 9,5 8,8 7,7 6,9 9,3 10,3 10,3 10,4 9,1
- financière courante (résultat courant avant impôts/fonds propres) 14,8 16,4 16,3 13,3 10,5 14,8 16,8 17,1 18,3 14,2
- financière (résultat net comptable/fonds propres) 8,7 11,2 10,6 10,2 -4,0 7,4 11,1 10,6 12,1 4,0
Flux en % du résultat d’exploitation
Charges financières 34 28 25 29 44 33 25 25 26 37
Déficit exceptionnel 2 -7 -5 -20 18 3 -7 -5 -7 17
Amortissements des écarts d'acquisition 968 11 60 10799 18
* Groupes dont l'endettement en 2000 était supérieur à 20 milliards d'euros
** Capital d'exploitation : actifs immobilisés hors écarts d'acquisition et immobilisations financières plus besoin en fonds de roulement
Champ : sociétés non financières de l’indice SBF 120. 9 de ces sociétés cotées sont inclues dans le périmètre de consolidation d’une autre société de l’indice SBF120. Pour éviter les doubles
comptes, c’est la somme des comptes des 82 autres sociétés qui est effectuée.
Source : Rapports annuels des sociétés cotées
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREmoins de 600 000 entreprises employant 12 - créances rattachées à des participa-Une détérioration sensible
millions de salariés. La totalité des entrepri- tions - autres créances. Ce calcul a
des comptes en 2001 ses non financières, y compris les personnes l'avantage d'éliminer les doubles comp-
physiques et les sociétés déclarant leurs bé- tes mais les postes autres créances et
En 2001, la rentabilité financière moyenne néfices au régime simplifié, emploie 13,7 mil- autres dettes comprennent des dettes
des grands groupes devient négative lions de salariés. La suite de l'article se non financières.
restreint aux groupes hors banques, assu- Écart d'acquisition : le prix payé par la(-4%)(tableau), alors qu'elle s'élevait à
rances et immobilier de l'indice SBF120 d'Eu- société qui achète est le plus souvent su-10 % en 2000. Cette contre-performance
ronext, société qui regroupe les bourses de périeur à la valeur comptable des actifs de
n'est pas directement liée à l'activité cou-
Paris, Bruxelles, Amsterdam et plus récem- la société acquise. Une partie de cet écart
rante : la rentabilité d'exploitation est de ment Lisbonne. Ces groupes emploient en provient de la manière dont sont pris en
9 % en 2001, contre 10,6 % en 2000. La France 1 800 000 salariés et réalisent 20 % compte les actifs dans la comptabilité
de la valeur ajoutée des 600 000 entreprises d'entreprise. Certains actifs immatériels,rentabilité financière courante se dégrade
citées ci-dessus. tels que les marques ou les brevets déve-un peu plus ( 2,8 points) que la rentabilité
Début 2002, sur les 120 sociétés cotées du loppés en interne, ne figurent pas au bilan.
d’exploitation à cause de l’augmentation
SBF120, 98 sont des sociétés françaises de Quant aux actifs valorisés, ils le sont au
des charges financières. Mais l'essentiel l'industrie, du commerce ou des services. coût historique. Lors de l'établissement des
de la dégradation provient du résultat Les évolutions sont toujours données à comptes consolidés, ces actifs sont éva-
échantillon statistique constant : on retient lués ou réévalués à la valeur du marché. Ilexceptionnel, qui devient déficitaire, et de
les groupes dont une société a appartenu à reste en général un écart entre cette nou-la poussée des amortissements des
l'indice SBF120 au moins une fois entre 1999 velle valorisation et le prix réellement payé :
écarts d'acquisition. Ceux-ci sont passés
et 2001 et pour lesquels les comptes consoli- c'est l'écart d'acquisition, qui peut être posi-
à 60 % du résultat d'exploitation en 2001, dés sont disponibles sur la période consi- tif ou négatif. D'après les normes françai-
contre 11 % en 2000. Même en enlevant dérée. Pour éviter les doubles comptes, ses, ces écarts d'acquisition doivent être
quand une société du SBF120 est détenue amortis sur une durée raisonnable (généra-les quatre groupes les plus endettés en
par une autre société du SBF120, seuls les lement sur 20 ou 40 ans). En cas d'évolu-valeur absolue, les amortissements des
comptes consolidés de cette dernière sont tion défavorable, les entreprises peuvent
écarts d'acquisition, rapportés au résultat
retenus dans les statistiques agrégées. en outre constater un amortissement ex-
d'exploitation, ont doublé en 2001. Certes La partie française des groupes auxquels ap- ceptionnel (règlement n°99-02 du Comité
les variations dans l'évaluation de patri- partiennent ces sociétés cotées a été cons- de la réglementation comptable).
truite en utilisant le fichier des liaisons Taux d'épargne : autofinancement courantmoine ne sont pas irréversibles tant que
financières (LIFI) de l'Insee ainsi que les rapporté à la valeur ajoutée. L'autofinance-les actifs correspondants n'ont pas été
comptes d'entreprises correspondants. ment courant est la capacité d'autofinance-
cédés, et les écritures comptables ne se
ment, hors opérations exceptionnelles,
traduisent pas par des flux financiers. moins les dividendes versés.Définitions
Mais la dévalorisation de l'actif incite les Taux d'internationalisation : rapport
entre la masse salariale du périmètre fran-créanciers à faire pression pour une poli-
çais du groupe (obtenue par agrégation desCharges d'intérêts corrigées des flux in-tique restrictive propre à favoriser un réé-
comptes des entreprises) et sa masse sala-tra-groupe : pour mieux appréhender le
quilibrage des comptes.
riale mondiale (comptes consolidés).poids réel des intérêts pour les entreprises,
Les premières données disponibles pour il faut soustraire des charges d'intérêts (in-
le premier semestre 2002 indiquent une térêts versés) les intérêts reçus. Ceux-ci Pour en savoir plus
ont été estimés à partir des intérêts in-accentuation des déficits pour les 4 grou-
tra-groupe versés aux groupes français.pes les plus endettés et une légère amé-
" L'appareil statistique français face auxDette financière non consolidée :en-
lioration du résultat net, liée à la détente
groupes d'entreprises ", Commissariat gé-semble des emprunts et dettes financières
des taux d'intérêt en 2002, pour les autres. néral du plan, Paris 2002y compris les dettes financières diverses.
" La remontée de l'endettement des grandsCes dernières incluent des dettes in-
groupes à la fin des années 90 ", Claude Pi-tra-groupe et ne permettent pas de sommer
Sources cart, document de travail Insee - DSErigoureusement les dettes de plusieurs so-
(consultable sur le site www.insee.fr)ciétés d'un même groupe. Dans les comp-
" L'internationalisation des groupes non fi-tes consolidés, ces problèmes de doubles
nanciers du CAC40 ", Lise Dervieux, docu-Les comptes utilisés sont ceux des entrepri- comptes ne se posent plus.
ment de travail Insee - DSE (consultableses soumises à l'imposition au régime réel Dette financière au sens strict : obliga-
sur le site www.insee.fr)normal des bénéfices industriels et commer- tions + emprunts et dettes auprès des éta-
" Au-delà des entreprises : les groupes ",ciaux. Les deux premiers paragraphes por- blissements de crédit.
Anne Skalitz, Insee première n°836, marstent sur les sociétés non financières Dette financière totale nette : dette fi-
2002.personnes morales soit en 2000 un peu nancière non consolidée + autres dettes
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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