Épargne Crédit 2009 : Des comportements financiers attentistes en 2009

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Épargne Crédit Des comportements fnanciers attentistes en 2009 marché monétaire engendre un recul a faible croissance des avoirs En 2009, la morosité per- des placements à court terme (-1 %, Lfnanciers, observée en sistante de la conjoncture contre +7,3 % l’année précédente), Guadeloupe dès 2008, se main- en particulier des dépôts à terme.économique s’est traduite tient en 2009. L’encours augmente de 4,4 %, soit un rythme stable sur par une réduction de l’ac- À fn décembre 2009, l’encours sain un an mais le plus faible enregis- de crédits s’élève à 6,7 milliards tivité des établissements de tré sur sept ans ; il s’établit à 6,23 euros, avec un taux de croissance crédit. Si le rythme d’évo- milliards €. annuelle, historiquement faible, à lution des actifs fnanciers Constitution +0,7 % (+43,3 millions €). La perte Confrontés demeure stable (+4,4 %), de vitesse de d’une épargne aux ten- l’activité de Moindre recours la croissance de l’encours sions éco-de précaution crédit est des entreprises nomiques, de crédits plonge à un encore plus les agents adoptent un comporte-niveau historiquement aux crédits m a r q u é e ment de précaution, se traduisant pour les éta-bas (+0,7 %). Les agents d’investissementpar une forte croissance des dépôts blissements économiques privilégient à vue (+6,2 %, contre +0,7 % en de la place bancaire locale : ils enre- 2008).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Des comportements financiers attentistes en 2009 En 2009, la morosité per-L( emret truoc à tsenemacpls del s, ociervée bserne , -1 %mu  nerucneegdnernétaire arché mo fananirs  avo desnaecioss ercialb sistante de la conjoncture dès 2008, se mainGuadelo e -économique s’est traduitene tneitL .9002 rpcéén elna 3 % +7,ntrecopuencours augment eulicr ies depôdénedé,)et ne trapstà t reem. par une réduction de l’ac-4,4 %, soit un rythme stable surde tivité des établissements des li sruocne nias lb ef ialpsul  egis-enrenu na siamdécembre 2009, lÀ  n crédit. Si le rythme d’évo-ssancroi de tauxec tsdiré;  csvneal ètpée ss m236,à etd liabétos,  eur un avecs7u,rm  tàr é6  rasdliil .liilrasd lution des actifs financiersannuelle, historiquement faible, à demeure stable (+4,4 %),ConstitutionConfrontés +0,7 % (+43,3 millions €). La perte la croissance de l’encoursoinactup ér eedépe gnarundaclvitiseese  dd ét ex etdenv- tiauuocer ere sed srndoiM sions éco-de crédits plonge à un estnomiques, crédit niveau historiquement - encoreles agents adoptent un comporte plusntreprises bas (+0,7 %). Les agentsana- t, setionduis trad tnemmuarcaérp e quéeaux crédits économiques privilégientp roftrnu ee7s,s%i leb  an stnem6,2 %, contre +0péd  stôuv à+( ecproeu ssoisc eéatnre sl edd’investissement une bonne tenue de leurs la place bancaire locale : ils enre-2008). L’évolution de l’épargne dans de comptes à vue et limitentses composantes traduit à la fois une gistrent pour la première fois depuis leur recours aux crédits à)s . ilnom li- 95ostian,  un  sur,4 %1 -( xuatot sruonc ees dulec run22 00p ires  donlae éd rtiuc ecnal àtadne de risque dans un contexte difficile la consommation.él solac nnitslaments notablissed tié se ed dérctiactéviLet laehd  ealr ceehcr rreu-émei meullé- ,tnemelrper iuq nération. L’encours d’épargne lon - sente 32 % du marché, connaît au gue réussit une bonne performance (+8,7 %, contre -0,3 % en 2008) acnonntureali reà  unne  deécmebmelbliree.  2E0n 0r9y, thlemuer  grâce notamment à la remontée de la Bourse depuis mars 2009. Mais, emniclloiounrss  pr) oegtr easspep adrea ît4 ,c1 o%m (m+e1 l0é2l,é4 -pour la première fois sur longue ment moteur de la légère croissance période, la faiblesse des taux sur le d’ensemble.
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Évolution de l’encours sain de crédit en Guadeloupe
N° 73 - Guadeloupe - Juin 2010
Source : Iedom
La dégradation de l’activité de cré-dit est plus prononcée sur les entre -prises dont l’encours de crédit dimi -nue de 1,2 % en 2009 (+8,1 % en 2008). Les crédits aux ménages su -bissent un tassement moins marqué, passant d’une croissance de 7,6 % à 2,4 % sur la période. Si, fin 2008, dans un contexte économique difficile, les établis -sements de crédit avaient réussi à maintenir une croissance à deux chiffres de l’encours des crédits d’investissement des entreprises (+13,3 %), ce marché se retourne en 2009, accusant une baisse de 4,5 % (-62,6 millions €). Cette évo -lution s’inscrit dans une conjonc -ture peu propice à l’investissement, dont témoignent la réduction de 14,7 % des importations de biens d’équipement par rapport à l’an-née 2008 et la sévère contraction du marché des véhicules utilitaires neufs (-26,7 %). Les chefs d’entre-prise adoptent un comportement attentiste, en contenant leurs dé -penses d’investissement aux seuls besoins de renouvellement. Les entrepreneurs individuels sont par-ticulièrement concernés, avec une baisse continue de leur encours de crédits depuis juin 2008 (-4,3 % sur un an en décembre 2009). L’encours de crédits à l’habitat des entreprises ralentit, pour la deuxiè -me année consécutive, avec un rythme de croissance de +5 % après +6,8 % en 2008. Outre une faible
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demande pour ce type de crédit, la net ralentissement en 2008, a reculé profession bancaire reste prudente de 1,6 %, soit -14,3 millions €, alors en matière de financement de la que la variation était de +3,5 % fin promotion immobilière. 2008. Les crédits d’exploitation aux entre - Aucune amélioration des crédits à prises diminuent de 11,7 % (-1,4 % l’habitat des particuliers n’est per-en 2008), en lien avec un ajuste - ceptible en 2009, l’encours ralen -ment des charges d’exploitation tissant de manière continue depuis des entreprises à leur faible volume septembre 2008. Compte tenu de d’affaires. Cette évolution tient à la rareté de la demande en 2009 , une bonne tenue de leurs comptes celui-ci augmente de 5 % (+76 mil -à vue, en hausse de 6,5 % sur un an. lions €), soit un taux de croissance L’ajustement des charges d’exploi - inférieur de moitié aux évolutions tation se traduit par une diminution moyennes relevées en 2008, pro -des stocks et une limitation du be - ches de +10 %. soin en fond de roulement. Ainsi, le recours au découvert et l’encours de crédits de trésorerie reculent respec - La perte de vitesse de l’activité de tivement de 12 % et 12,7 %. crédit dans le département s’accom -Entre novembre 2008, date de mise pagne d’une stabilisation du taux en place du dispositif, et décembre de créances douteuses brutes. À fin 2009, 97 entreprises de Guadeloupe décembre 2009, ce ratio (7,9 %) ont saisi la médiation départemen - est en légère dégradation sur un an tale du crédit. Au total, 62 dossiers (+0,1 point). Le taux de créances se sont révélés éligibles au dispositif douteuses brutes porté par la seule (soit 64 %), parmi lesquels 19 ont place bancaire locale s’établit à été traités avec une issue favorable. 10,9 % (10,8 % en 2008). Le taux de succès du dispositif en Guadeloupe est de 47,5 % fin dé -cembre 2009. Michelle MINATCHY Iedom Panne des crédits à la consommation Les ménages diminuent leur recours aux crédits à la consommation en 2009. Sous l’effet notamment d’une baisse des ventes de véhicules de tourisme neufs, l’encours, déjà en
Évolution de l’encours sain par nature de crédit
N° 73 - Guadeloupe - Juin 2010
Source : Iedom
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