Évolution du tissu artisanal en Bretagne (Octant n° 100)

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Alors que le nombre d'entreprises artisanales bretonnes a baissé depuis 1990, 28 000 emplois salariés supplémentaires ont été créés dans le secteur en 14 ans. La taille des entreprises augmente, le nombre d'entreprises sans salarié diminue. C'est dans la construction que l'emploi salarié progresse le plus. La création d'emplois est forte également dans les services, seul secteur où le solde d'entreprises est positif.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Artisanat
Évolution du tissu artisanal
en Bretagne
Alors que le nombre d’entreprises artisanales bretonnes a
baissé depuis 1990, 28 000 emplois salariés supplémentaires
ont été créés dans le secteur en 14 ans.
La taille des entreprises augmente, le nombre d’entreprises
sans salarié diminue.
C’est dans la construction que l’emploi salarié progresse
le plus. La création d’emplois est forte également dans les
services, seul secteur où le solde d’entreprises est positif.
epuis la fin des années quatre- le repli a touché fortement l’artisanat de entreprises, reflétant l’intensité des ten-Dvingts, l’artisanat breton a connu production (- 18 %), puis l’alimentation, sions concurrentielles qui affectent une
d’importantes évolutions dont la démo- le bâtiment concédant proportionnelle- partie notable des activités de ce sec-
graphie des entreprises ne suffit pas à ment de moindres pertes (- 6 %). teur. Et l’artisanat de services, qui pa-
rendre compte. Si le début des années raissait jusqu’ici un moteur durable de
2000 paraît marqué par un accroisse- la création d’entreprise, enregistre lui-
ment - encore modeste - du nombre des même un recul net de 335 entreprises.Forte progression en 2003
entreprises artisanales, c’est avant tout
l’emploi salarié qui permet d’apprécier En termes d’emploi, l’année 2003 se
l’évolution de ce secteur. solde par la création nette de 1 408 em-La progression du dernier exercice
(+ 433 artisans) est la plus importante plois salariés supplémentaires, portant
ainsi l’emploi salarié de ce secteur à unenregistrée depuis plus de 20 ans mais
ce retournement de tendance initié en niveau qui constitue un véritable « re-
3 100 entreprises de moins cord historique» pour l’artisanat breton.2000 est encore loin d’avoir résorbé le
en 14 ans recul cumulé depuis le début des an-
nées 90.
Des variations
Entre 1990 et 2004, l’artisanat a perdu C’est essentiellement le bâtiment qui d’un territoire à l’autre
plus de 3 100 entreprises, soit-7%. nourrit ce phénomène avec 1 221 entre-
er
Toutes les activités n’ont pas été expo- prises supplémentaires depuis le 1 jan-
sées de la même manière à cette baisse. vier 2000, alors que l’artisanat de pro- Depuis le début des années 2000, l’évo-
Les services ont échappé à ce phéno- duction parvient tout juste à stabiliser lution moyenne du nombre d’artisans
mène avec un solde positif de près de son nombre d’entreprises. Parallèle- (+ 1,6 %) résulte d’évolutions nette-
500 entreprises en 14 ans. En revanche, ment, l’alimentation perd encore 260 ment différenciées selon les territoires.
34 Octant n° 100 - janvier 2005Artisanat
Évolution du nombre d’entreprises artisanales par secteur, et de leurs salariés entre 1990 et 2004
Entreprises artisanales Salariés
Évolution Évolution
1990 2004 1990 2004
Absolue En % Absolue En %
Alimentation 7 853 6 738 - 1 115 - 14,2 15 374 18 624 3 250 21,1
Production 7 949 6 518 - 1 431 - 18,0 17 374 22 083 4 709 27,1
Bâtiment 17 997 16 924 - 1 073 - 6,0 24 892 38 058 13 166 52,9
Services 11 297 11 788 491 4,3 17 659 24 633 6 974 39,5
Total 45 096 41 968 - 3128 - 6,9 75 299 103 398 28 099 37,3
Source : Insee-RSA-Urssaf/CRM Bretagne
Saint-Malo, Vitré, Dinan et Vannes se Répartition des entreprises artisanales par tranches de taille en 1990 et 2004
détachent avec des taux très positifs (au
Plus dedessus de 5 %). A l’inverse, six zones Taille 0 salarié 1 à 5 salariés 6 à 10 salariés
10 salariés
d’emploi perdent des artisans, dont trois
plus nettement, Carhaix, Pontivy-Lou- en 1990 24 827 16 459 2 693 1 117
déac et Brest. Guingamp, Ploërmel et
en % 55,0 36,5 6,0 2,5
Fougères sont en léger recul (moins de
en 2004 17 336 19 109 3 740 1 7831 %). Dans les huit zones restantes, le
nombre d’artisans progresse, à des taux en % 41,3 45,5 8,9 4,3
néanmoins inférieursà5%.
Évolution - 7 491 + 2 650 + 1 047 + 666
1990-2004
Source : Insee-RSA-Urssaf/CRM Bretagne
L’emploi salarié
augmente de 37 %
Dans le contexte de repli global du La proportion d’entreprises sans salarié Évolution des effectifs salariés
nombre d’entreprises, le nombre de sa- n’a jamais été aussi faible. Ilya14 ans,
des entreprises artisanales
lariés a lui augmenté de 37 %. Depuis le 55 % des entreprises artisanales n’em-
de Bretagne entre 2000 et 2004début des années 90, et malgré le recul ployaient aucun salarié ; début 2004,
enregistré entre 1993 et 1995, l’artisa- elles sont 41 %. Dans le même temps, le
nat breton a gagné plus de 28 000 em- nombre d’entreprises employant1à5
plois salariés en Bretagne (75 300 sala- salariés a augmenté de 16 % tandis que
riés en 1990, 103 400 en 2004). celles qui en emploient 6 et davantage
sont 45 % de plus.
Bien loin de l’apathie que pouvait lais-
ser supposer la seule prise en compte de
l’évolution du nombre d’entreprises, la 53 % de salariés en plus En %
progression de l’emploi salarié concer- dans le bâtiment 11 à 18
ne chacun des grands secteurs d’activité 8 à 10
de l’artisanat breton. 0 à 7
Le secteur du bâtiment emploie plus de Moyenne : 8,5 %
38 000 salariés en 2004, soit près de
Évolution du nombre totalÉmergence de nouveaux 13 200 de plus qu’en 1990. La taille
de chefs d’entreprises artisanalesmoyenne des entreprises est passée deprofils d’entreprises
1,4 salarié à 2,2. La période récente de Bretagne entre 2000 et 2004
(2000 à 2004) confirme cette tendance
Modestes en apparence, les change- avec 5 000 salariés supplémentaires.
ments observés dans la structure du tis- Les activités les plus porteuses sont la
su artisanal débouchent, à l’échelle de maçonnerie générale,la menuiserie,
ces TPE (très petites entreprises), sur une l’installation électrique et le terrasse-
véritable recomposition autour d’entre- ment. L’année 2003 s’inscrit dans le
prises plus étoffées. S’il y a moins d’en- droit fil des précédentes avec 1 500 sa-
treprises (sauf dans les services), cel- lariés de plus.
9
les-ci se caractérisent désormais par 5
0une taille moyenne sensiblement supé- En 2004, 24 600 personnes sont sala-
- 5rieure (2,5 salariés par unité contre 1,7 riées dans l’artisanat des services, soit Moyenne : 1,56 %
en 1990). 40 % de plus en 14 ans. Les entreprises Source : Insee-RSA-URSSAF-CRM Bretagne
Octant n° 100 - janvier 2005 35Artisanat
comptent 2,1 salariés en moyenne
Évolution du nombre total de salariés artisanaux de 2000 à 2004contre 1,6 en 1990. Entre 2000 et 2004,
le nombre de salariés a progressé de
1 400 ce qui confirme la tendance de Alimentation Services
long terme. La réparation automobile,
le nettoyage de locaux, les ambulances
et la coiffure en salon sont les activités
où l’emploi a le plus augmenté.
Production et alimentation :
19 à 31plus de 20 % de hausse 55
8 à 149 à 11
3 à 60 à 6
L’artisanat de production (hors mi- - 16 à 0- 17 à - 1
1
cro-IAA) emploie 22 100 salariésen Moyenne : 2,7 % Moyenne : 6,1 %
2004, soit 27 % de plus qu’en 1990. Le
nombre moyen de salariés par entre- Bâtiment Production
prise est passé de 2,2 à 3,4. La période
récente atteste cette évolution (+ 1 200
salariés de plus entre 2000 et 2004). Les
activités les plus porteuses sont la fabri-
cation de lunettes de protection et celle
d’éléments en matières plastiques pour Production
la construction ainsi que l’assemblage
de cartes électroniques.L’année 2003
marque cependant une inflexion de ten- 21 à 26
18 à 26
16 à 18dance avec une centaine d’emplois sa-
7 à 126 à 15lariés perdus.
- 2 à - 1 - 14 à - 1
Moyenne : 15,1 % Moyenne : 5,6 %En 2004, plus de 18 600 salariés travail-
Source : Insee-RSA-URSSAF-CRM Bretagnelent dans le secteur de l’alimentation,
soit 21 % de plus qu’en 1990. Une en-
treprise emploie 2,8 salariésen Évolution de l’artisanat breton entre 1990 et 2004
moyenne contre 2 ilya14 ans. Le sec-
Nombre Nombreteur s’est enrichi de cinq cents salariés
d’entreprises de salariés
supplémentaires sur la période 2000-
75 000 105 000
2004. La préparation et cuisson de pro-
duits de boulangerie et la boulangerie-
70 000 100 000
pâtisserie concentrent les plus fortes
augmentations.
95 00065 000
90 00060 000Saint-Malo, Vannes, Vitré :
des augmentations
55 000 85 000
importantes
50 000 80 000
L’évolution de l’emploi salarié par sec-
75 00045 000teur se répercute différemment sur les
territoires, en lien avec leur proportion
70 00040 000d’entreprises employeuses. Depuis le
1990 1993 1996 1998 2000 2002 2004début des années 2000, la progression
moyenne de l’emploi salarié est de Source : Insee-RSA-URSSAF-CRM Bretagne
8,5 % mais dans cinq zones d’emploi,
l’accroissement est plus élevé : Saint- Fougères qui présentent des hausses Évolutions territoriales
Malo, Vannes, Vitré, Lannion et entre 18 et 11 %. A l’inverse, les sept différentes selon les secteurs
zones qui bénéficient le plus faiblement
d’activité1 : Les micro-IAA sont les entreprises artisanales qui de ce phénomène s’alignent sur un dia-
exercent une activité de fabrication de produits ali-
gonale centrale qui relie Carhaix à Re-mentaires dont la remise au consommateur n'est pas
don en passant par Ploërmel et Ponti-majoritairement assurée dans un local commercial at-
tenant à l'entreprise (meunerie, biscuiterie, conser- vy-Loudéac ; il faut ajouter Guingamp Dans le bâtiment, la progression du
verie, fabrication de plats cuisinés, de boisson, de
au nord puis Lorient et Auray au sud. La nombre de salariés entre 2000 et 2004produits laitiers…). Elles se distinguent des entrepri-
ses, dites de remise directe, qui associent laboratoire progression de l’emploi y est inférieure est la plus élevée : + 15,1 %. Trois zones
de fabrication et magasin où s'effectue l'essentiel de la à 7%.L’évolution des six autres zones d’emploi se détachent avec des taux lar-
commercialisation des produits fabriqués (boulan-
d’emploi est plus proche de la gement supérieurs : Vannes, Saint-Malogerie-pâtisserie, boucherie-charcuterie, poisson-
nerie…). moyenne. et Saint-Brieuc. Cinq autres zones
36 Octant n° 100 - janvier 2005Artisanat
Les cinq activités artisanales les plus créatrices d'emplois salariés
entre 2000 et 2004 dans chaque secteur d’activité
Effectifs Solde net
en 2004 d'emplois salariés
Préparation et cuisson de produits de boulangerie 1 804 + 439
Boulangerie-pâtisserie 5 264 + 309
Alimentation Boucherie-charcuterie 1 217 + 146
Fabrication de pâtisserie fraîche servie aux collectivités 200 + 98
Préparation de poissons, crustacés et mollusques 484 + 96
Fabrication de lunettes de protection 848 + 211 d'éléments en matières plastiques pour la construction 404 + 151
Production Assemblage de cartes électroniques pour compte de tiers 142 + 142
Fabrication de pièces techniques en matières plastiques 275 + 103
Construction de bateaux de plaisance 751 + 95
Maçonnerie générale 7 619 + 813
Menuiserie bois et matières plastiques 4 467 + 496
Bâtiment Installation électrique 3 537 + 446
Terrassement 1 847 + 434
Couverture 2 749 + 419
Réparation automobile (mécanique) 2 133 + 721
Nettoyage de locaux 1 622 + 638
Services Ambulances 1 880 + 380
Coiffure en salon 4 268 + 250
Carrosserie 542 + 181
Source : INSEE-RSA-Urssaf/CRM Bretagne
dépassent plus légèrement la moyenne : Saint-Brieuc et Pontivy-Loudéac. A Densité de salariés artisanaux
Auray, Morlaix, Brest, Ploërmel et Fou- l’opposé, sept zones d’emploi affichent en Bretagne pour 10 000 habitants
gères. A l’opposé, Carhaix et Vitré affi- un solde négatif : au premier rang de
en 2004
chent un taux négatif. celles-ci Fougères, suivie de Ploërmel et
Lannion.
L’emploi salarié dans les services aug-
mente de 6,1 % au niveau régional,
mais Fougères et Lannion connaissent
Densité artisanaleune progression bien supérieure : res-
et évolution de l’emploipectivement + 30,5 % et + 19,5 %. Au
contraire Lorient, Saint-Brieuc, Pontivy-
Loudéac, Auray et surtout Redon per-
dent des emplois. Exprimée en nombre de salariés pour
490
10 000 habitants, la densité moyenne 430
erComparéà 2000, l’artisanat de produc- des salariés artisanaux au 1 janvier 380
330tion compte 5,6 % de salariés en plus. 2004 s’établit à 356. Sa valeur au ni-
280Cinq zones d’emploi caracolent à plus veau local amène à nuancer la percep-
Source : Insee-RSA-URSSAF-
de 18 % de taux de progression : tion du développement de l’emploi arti- Moyenne : 356 CRM Bretagne
Saint-Malo, Lannion, Dinan, Vitré et sanal dans les différents territoires de la
Brest. A l’inverse, huit zones accusent Bretagne.
un repli dont notamment Ploërmel qui a
perdu près de 14 % de salariés depuis Sur les cinq zones qui présentent les
Hervé Viterbe2000. L’emploi salarié dans les autres progressions d’emploi salarié les plus
Chambre Régionale de Métierszones progresse davantage qu’en fortes, trois ont des densitéstrès élevées
de Bretagnemoyenne, comme celles de Quimper (plus de 450). Il s’agit des zones de Fou-
ou Vannes. gères, Vitré et Vannes. A l’inverse les
deux zones d’emploi qui correspondent
Dans l’alimentation, derrière une pro- aux deux pôles urbains les plus impor-
gression moyenne de 2,7 % du nombre tants et les plus dynamiques de la région
de salariés artisanaux entre 2000 et continuent de se distinguer par des den-
2004, les évolutions sont très dispara- sités qui demeurent les plus faibles de
tes : 55 % dans la zone de Vitré, autour Bretagne, avec 284 pour Brest et 303
de 10 % à Saint-Malo, Rennes, Dinan, pour Rennes.
Octant n° 100 - janvier 2005 37
nArtisanat
Nombre d'artisans et de salariés de l'artisanat en 2004 par zone d'emploi
Alimentation Production Batiment Services
Artisans Salariés Artisans Salariés Artisans Salariés Artisans Salariés
Auray 328 794 289 630 702 1 346 413 679
Brest 615 1 932 557 2 126 1 560 3 748 1 291 2 761
Carhaix 215 589 192 558 463 694 335 570
Dinan 227 597 243 773 672 1 364 389 843
Fougères 133 260 220 1 368 330 891 264 765
Guingamp 175 495 178 544 565 1 090 378 684
Lannion 226 544 201 525 583 1 115 399 778
Lorient 675 1 684 609 1 731 1 554 3 073 1 100 2 029
Morlaix 308 821 296 1 000 761 1 391 560 1 097
Ploërmel 172 397 130 487 364 810 240 519
Pontivy-Loudéac 322 839 285 1 017 773 1 738 503 1 080
Quimper 998 2 969 732 2 165 1 926 3 306 1 268 2 598
Redon 171 411 195 717 457 1 340 261 494
Rennes 836 2 391 1 003 3 659 2 543 7 034 1 975 4 498
Saint-Brieuc 473 1 473 382 1 276 1 340 3 135 894 1 793
Saint-Malo 298 636 292 791 741 1 710 566 1 151
Vannes 445 1 327 544 1 761 1 184 3 097 713 1 701
Vitré 121 465 170 955 406 1 176 239 593
Total 6 738 18 624 6 518 22 083 16 924 38 058 11 788 24 633
Source : INSEE-RSA-Urssaf/CRM Bretagne
Pour en savoir plus
Pour comprendre ces résultats
er Entreprises : l’artisanat et le com-Champ :L’étude porte sur les artisans et de son dirigeant. Ainsi au 1 janvier
merce en Bretagne en 2004 / Yves Leleurs salariés, hors apprentis. Les person- 2004, 416 entreprises ont dépassé le
Roho ; Insee Bretagne - Le Flashnes ayant une activité artisanale sont im- seuil des 20 salariés.
d’Octant N° 101 (2004, juil.)-6p.;matriculées au Répertoire des Métiers
tenu par les Chambres de Métiers Sources : Concernant les données relati- Artisans et commerçants en Bre-
conformément à la loi n° 96-603 du ves aux artisans, l’Insee a en charge la tagne / Yves Le Roho, François-Xa-
6.07.1996. Elles exercent une activité de gestion du Répertoire Sirene des entre- vier Dussud ; Insee Bretagne, 2003 -
production, de transformation, de répa- prises artisanales (RSA) alimentéà partir 101 p. ;
ration et de prestation de services, des déclarations collectées, dans le
Artisanat et commerce en Bretagne /exercée à titre principal ou secondaire. cadre de la tenue du Répertoire des Mé-
Insee Bretagne - Les dossiers d’OctantL’artisanat occupe ainsi une place trans- tiers, via les Centres de Formalités des
N° 38 (2000, avr.) - 127 p. ;verse aux secteurs économiques que Entreprises des Chambres de Métiers. Le
sont l’industrie, le commerce, les servi- RSA est entièrement intégré au répertoire Les chiffres-clefs de l’artisanat : édi-
ces et le bâtiment-travaux publics. Le dé- national des entreprises et des établisse- tion 2003 / ministère de l’Économie,
cret n° 98-247 du 2.04.1998 relatif à la ments Sirene. Les données sont classées des Finances et de l’Industrie, Direc-
qualification artisanale et au Répertoire selon l’activité artisanale à cinq posi- tion des entreprises commerciales,
des Métiers fixe la liste des activités rele- tions (NAFA) dont les quatre premières artisanales et de services [DECAS] -
vant de l’artisanat (~250) en référence correspondent strictement à la NAF (No- 179 p. ;
aux codes de la Nomenclature d’activi- menclature d’activités française) ; elles
er L’économie bretonne en 14 indica-tés française (NAF). L’inscription au Ré- sont établies au 1 janvier de l’année.
teurs / COCEB (Conférence despertoire des Métiers est obligatoire pour C’est à partir du RSA, enrichi par l’ex-
Chambres Economiques de Bre-les personnes qui emploient jusqu’à dix ploitation des données Urssaf pour l’em-
tagne) - Edition 2003-2004 ;salariésaudémarrage de leur activité ar- ploi salarié, que l’Insee fournit annuelle-
tisanale. Le décret n° 95-1287 du ment à la Chambre Régionale de Métiers www.pme-commerce-artisanat
14.12.1995 prévoit que lorsque le seuil une mise à jour de la base de données .gouv.fr
dimensionnel (10 ou 15 selon la qualifi- maintenue par celle-ci, laquelle a servi
cation détenue par les dirigeants) est de base à l’analyse des données pré-
franchi, l’entreprise demeure inscrite au sentée dans cet article.
Répertoire des Métiers si tel est le désir
38 Octant n° 100 - janvier 2005

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