Images économiques des entreprises et des groupes au 1er janvier 2001

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En 2000, 2,25 millions d'entreprises exerçant leur activité sur le territoire français (hors banques et assurances) ont employé 14 millions de salariés et dégagé un chiffre d'affaires de 2 700 milliards d'euros, soit une valeur ajoutée brute au coût des facteurs de 690 milliards d'euros. Aujourd'hui, la dimension "entreprises" n'est plus suffisante pour analyser le système productif. C'est au niveau du groupe que certains indicateurs économiques sont pertinents, tels la concentration de l'activité. 60 % des salariés des entreprises recensées ici travaillent dans une entreprise rattachée à un groupe. 60 % des investissements, hors apports dûs aux restructurations, sont réalisés par les groupes. Pour la première fois, Images économiques des entreprises et des groupes illustre par des chiffres cette nouvelle dimension d'analyse. Cet Insee Résultats contient : - un ouvrage papier comportant la présentation des sources et quelques données de cadrage sur les entreprises et les groupes, les définitions des variables, les nomenclatures ; - un cédérom contenant l'ensemble des données des trois volumes antérieurs sur papier, et de nombreuses informations complémentaires.
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Insee Résultats Images économiques

des entreprises et des groupes
Économie
er
N° 6 au 1 janvier 2001
Mars 2003

Les données essentielles
Synthèse des résultats 2000 ...................................... 3
Principaux indicateurs et évolution de 1996 à 2000.... 9
Compte de résultat et bilan agrégés des entreprises.10
Quelques indicateurs par secteur ..............................13
Ratios ........................................................................16
Importance des groupes ...........................................18
Concentration des groupes........................................19
Répartition sectorielle et noyau dur des groupes.......20
Comparaison européenne 21

Sources et méthodes
L’information sur les entreprises................................23ation sur les groupes.....................................24Directeur
de la publication Champ de la publication ............................................25
Jean-Michel Charpin
Définition des principaux ratios et variables...............27
Institut national Nomenclature économique de synthèse (NES) .........29
de la statistique et des études
économiques

Direction générale Le cédérom 18 boulevard
Adolphe Pinard Présentation du cédérom...........................................33
75675 Paris cedex 14
Téléphone : 01 41 17 50 50 Liste des tableaux du cédérom..................................34
Fax : 01 41 17 66 66
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© Insee 2003
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001 1
er
2 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001
Les données essentielles





Synthèse des résultats

En 2000, les 2,25 millions d’entreprises non- valeur ajoutée page 7). Pour plus d’une
1
financières recensées ont employé 14 millions entreprise sur deux (55 %), la valeur ajoutée
de salariés et dégagé un chiffre d’affaires de dégagée en 2000 n’a cependant pas excédé
2 700 milliards d’euros. 50 000 euros, tandis que les 7 000 plus
Les effectifs ont progressé de près de 5 % sur grandes ont produit la moitié de la valeur
un an ; ce sont les services aux entreprises et ajoutée.
l’activité de commerce qui emploient le plus Les secteurs rassemblant le plus grand
grand nombre de salariés (respectivement nombre de salariés sont également ceux qui
3 millions et 2,9 millions de salariés). Plus produisent la majorité de la valeur ajoutée.
généralement, un salarié sur deux travaille Ainsi, trois secteurs concentrent la moitié de la
dans les services aux entreprises, l’industrie valeur ajoutée : les services aux entreprises, le
des biens intermédiaires et le commerce. commerce et l’industrie des biens intermé-
La grande majorité des unités restent de diaires.
petites entreprises : près d’une entreprise sur
deux n’a pas de salariés et 90 % en emploient Un taux d’exportation de 17 %
moins de 10.
Ce phénomène est légèrement moins marqué En 2000, près de 17 % du chiffre d‘affaires est
dans l’industrie où 80 % des entreprises réalisé avec l’international, par 8 % des
comptent moins de 10 salariés et c’est dans entreprises. La présence des entreprises sur
l’industrie automobile, l’énergie et l’industrie les marchés étrangers dépend cependant très
des biens intermédiaires qu’on trouve les plus largement de leur secteur d’activité.
grandes structures puisqu’entre 2 et 6 % des Plus d’une entreprise sur trois de l’industrie
entreprises de ces secteurs emploient plus de automobile et de l’industrie des biens
250 salariés. intermédiaires est exportatrice, et une sur
quatre dans les industries des biens de
Près de 700 milliards d’euros de valeur consommation et des biens d’équipement.
ajoutée Dans certains de ces secteurs, les entreprises
qui exportent sont non seulement nombreuses,
Avec une progression de plus de 6 % par mais aussi très exportatrices : près de 45 % du
rapport à 1999, la valeur ajoutée brute au coût chiffre d’affaires de l’industrie automobile et de
des facteurs des entreprises non financières l’industrie des biens d’équipement sont
atteint 690 milliards d’euros, soit un quart du effectués à l’exportation.
chiffre d’affaires (voir décomposition de la La taille de l’entreprise explique également
l’intervention sur les marchés extérieurs : à
1 peine 7 % des entreprises de moins de 20 Sont exclues de cette publication les « entreprises » qui
relèvent du régime fiscal dit des micro-entreprises (environ salariés exportent, contre plus de deux tiers
360 000). Il s’agit en fait d’indépendants non salariés qui
des entreprises de plus de 250 salariés. exercent seuls une activité professionnelle, ou d’activités
non salariées réalisées de façon annexe par des salariés.
Elles bénéficient de formalités ultra-simplifiées. On estime
qu’elles réalisent une valeur ajoutée d’environ 1 milliard
d’euros.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001 3 Nombre d'entreprises
40%
Effectif salarié
35% Valeur ajoutée
Investissement non financier
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
Industrie yc Construction Commerce Transports Activités Serv. aux Holdings Serv. aux
énergie Immob. entreprises particuliers
hors
holdings

Répartition des entreprises par secteur d’activité en 2000


690 milliards d’euros de valeur ajoutée, noter, pour les deux premiers secteurs cités, la
475 milliards d’euros de frais de personnel part importante occupée par des sous-secteurs
atypiques : l‘administration d’entreprises (ou
La part des charges de personnel (salaires, holdings, sous-secteur qui réalise 37 % de
traitements et charges sociales) dans la valeur l’investissement dans le secteur des services
ajoutée atteint 70 % : elle diffère notablement aux entreprises) et la location immobilière
suivant les secteurs, passant de 35 % dans le (80 % de l’investissement des activités
secteur de l’immobilier à 80 % dans le secteur immobilières).
de la construction. Cet investissement porte le niveau des
Le niveau des frais de personnel moyens par immobilisations corporelles à 1,2 milliards
secteur est lui aussi très hétérogène. d’euros. Le secteur de l’énergie, les activités
L’industrie automobile et l’énergie sont des immobilières, l’industrie automobile et les
secteurs employant une main-d’œuvre très transports sont les secteurs les plus fortement
qualifiée (respectivement 40 000 et 57 000 capitalistiques (immobilisations non financières
euros par salarié). A contrario, les services aux par salarié dépassant 150 000 euros). Ils
particuliers et l’industrie agro-alimentaire ont disposent également d’un investissement
des frais de personnel moyens parmi les plus soutenu avec un taux d’investissement
faibles (moins de 30 000 euros). supérieur à 25 % (le taux tous secteurs
confondus est de 20 %), alors que le taux
L’investissement corporel en hausse d’investissement s’inscrit bien en deçà dans les
secteurs de la construction et des biens
L’investissement corporel, hors apports et d'équipement (moins de 10 %).
cessions non déduites, atteint en 2000, tous Dans ces deux secteurs en revanche, les frais
secteurs confondus, 203 milliards. 130 financiers sont faibles (taux de prélèvement
milliards d’euros, soit plus de 60 % de financier inférieur à 15 %) et associés à une
l’investissement, sont réalisés par 4 secteurs forte rentabilité brute (voir définition page 28)
(services aux entreprises, activités des immobilisations (27 % pour les biens
immobilières, industrie des biens d’équipement et 40 % pour la construction).
intermédiaires et commerce). Il faut cependant
er
4 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001 Comparaisons européennes Désormais, c'est au niveau du groupe que
certains indicateurs économiques deviennent
Les comparaisons internationales avec pertinents, comme la concentration de
d’autres pays membres de l’Union européenne l'activité.
de taille comparable ne sont pas immédiates,
du fait de différences dans la structure de Six salariés sur dix travaillent dans des
l’appareil productif et l’organisation du travail. groupes

Ainsi le nombre d’entreprises ne suffit pas à Les groupes d’entreprises emploient 60 % des
rendre compte de l’importance économique salariés de l'ensemble des entreprises et
d’un secteur. Dans le commerce de détail, le représentent autant des investissements hors
Royaume-Uni se classe dernier en nombre apports. Ils mobilisent 85 % des capitaux. A
d’entreprises : 409 000, derrière l’Allemagne l’inverse, leur part est très faible en nombre
(472 000) et la France (622 000). En revanche, d'entreprises : une sur vingt dépend d'un
il tient la première place en termes de chiffre groupe.
d’affaires : 1 034 milliards d’euros, devant Les groupes peuvent employer jusqu’à
l’Allemagne (1 020 milliards) et la France plusieurs dizaines de milliers de salariés ou se
(874 milliards). La concentration est plus comparer, en taille, à des PME. Les grands
grande au Royaume-Uni et en Allemagne groupes, de plus de 10 000 salariés, sont
qu’en France. Cependant, en valeur ajoutée, moins d'une centaine. Leur nombre n’a pas
c’est l’Allemagne qui devance le Royaume-Uni beaucoup varié depuis le début de leur
d’environ 10 %, alors que leurs chiffres observation statistique dans les années quatre-
d’affaires sont très voisins. vingt. Dans les micro-groupes, la somme des
effectifs est, par définition, inférieure à 500
Le nombre de salariés n’est pas non plus à lui personnes. Leur nombre est de l’ordre de
seul un indicateur d’importance économique. plusieurs milliers. Sa mesure est étroitement
2
Un salarié est compté pour un, quel que soit le liée à la source statistique .
er
nombre d’heures travaillées. Ainsi, le Au 1 janvier 2001, les grands groupes
commerce de détail emploie 4,5 millions de emploient 3,9 millions de salariés, plus du
salariés au Royaume-Uni, 4,1 en Allemagne et double de l'ensemble des micro-groupes
2,7 seulement en France. Les dépenses recensés par nos sources. Ils produisent cinq
correspondantes en frais de personnel fois plus de valeur ajoutée et réalisent quatre
s’élèvent à 88 milliards d’euros au Royaume- fois plus d’investissements. Leur poids
Uni, 98 milliards en Allemagne et 81 milliards financier est encore plus considérable : ils
en France. Ces différences s’expliquent par pèsent 70 % des capitaux propres de
des législations différentes de durée du travail l'ensemble des groupes.
et un recours au travail temporaire plus Avec l'énergie, l'industrie automobile est le
important au Royaume-Uni et en Allemagne. secteur dans lequel les groupes sont les plus
présents : plus de neuf salariés sur dix sont
L'organisation sous forme de groupes : employés par un groupe. Les autres activités
une nouvelle approche du système industrielles "lourdes" sont elles aussi
productif largement dominées par les groupes : biens
d'équipement et biens intermédiaires. À
Aujourd'hui, la dimension "entreprises" n'est l'inverse, dans la construction et les services
plus suffisante pour analyser le système aux particuliers, ce sont les entreprises
productif. De plus en plus d'entreprises
2 L’enquête Liaisons financières (Lifi) étant une enquête à s'organisent sous forme de groupes : une
seuils, elle ne permet pas de recenser les groupes les société, appelée tête de groupe, détient
plus petits. Depuis 1999, elle est complétée par les liens
majoritairement le capital d'une ou de plusieurs financiers issus de la base de données Diane (éditeur
erBureau Van Dijk/Coface Scrl). Au 1 janvier 2001, Diane entreprises, appelées filiales. Ces acteurs
permet d’ajouter 18 000 groupes, pour l’essentiel des
économiques s'organisent ainsi pour des micro-groupes, aux 10 000 identifiés par Lifi. L’apport en
nombre de salariés n’est pas négligeable : + 14 % soit un raisons d'efficacité productive, financière et
ajout d’un million de salariés par rapport à Lifi seule. Il est
fiscale. en revanche plus modeste en termes de valeur ajoutée
(+ 6 %) et d’immobilisations (+ 5 %).
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001 5 indépendantes qui sont majoritaires : elles biens intermédiaires, le commerce et les biens
emploient sept salariés sur dix. Dans le d’équipement. Le palmarès est proche pour les
commerce, la répartition entre groupes et groupes privés français : le commerce, les
3
indépendantes est équilibrée. Mais la notion services aux entreprises, les biens
de groupe ici retenue, basée sur les liens intermédiaires et la construction. Ce dernier
financiers entre entreprises, exclut notamment secteur est peu investi par les capitaux
les réseaux de type franchise. On peut donc étrangers.
considérer que la part des indépendantes sur
le plan économique (liens financiers et contrats Un secteur public focalisé sur les activités
d’exploitation de type franchise) est largement de réseau
inférieure à la moitié.
L’énergie et l’industrie automobile sont les Les groupes publics français ne sont
secteurs les plus concentrés, lorsque l’on désormais présents que dans les activités de
mesure le poids des quatre premiers groupes « réseau » : énergie, transports, poste et
dans l’ensemble des effectifs. Les grands télécommunications. Fin 2001, l’État contrôle
groupes dominent dans ces deux activités. À un peu moins de 1 600 entreprises qui
un moindre titre, leur poids est important dans emploient ensemble 1,1 million de salariés. Le
les transports et les services aux entreprises. secteur public d’entreprises représente 8 % de
Au sein de la construction, les grands groupes l’emploi salarié total en France, et 11,5 % de la
des travaux publics jouent un rôle significatif. À valeur ajoutée, hors activités financières. Fin
l’intérieur du commerce, l’écart est grand entre 1986, à son plus haut, le secteur public
les grandes surfaces alimentaires et le comptait 3500 entreprises sur le territoire
commerce de gros : les quatre premiers national et 2,4 millions de salariés. Les deux
groupes engendrent la moitié de la valeur grandes phases de privatisations, 1986 et
ajoutée des grandes surfaces alimentaires, 1993, l’ont fortement remodelé : il est
contre 5 % du scommerce de gros. désormais quasi absent des banques et
assurances et ne représente plus que 2 % des
2,3 millions de salariés dans les groupes effectifs industriels, contre 20 % en 1985.
étrangers
Le poids des groupes étrangers s’affirme,
Sur les quelque 8,3 millions de salariés surtout dans les services aux entreprises
employés en France par les groupes, presque
deux sur cinq travaillent dans une entreprise Pendant la décennie quatre-vingt-dix, le poids
dépendant d’un groupe étranger, soit 2,3 des groupes dans l’économie n’a cessé de
millions. Les entreprises des groupes s’affirmer, passant de 44 % de l’effectif salarié
étrangers implantés en France pèsent moins en 1989 à 52 % début 2001. Cette croissance
en termes de valeur ajoutée : un cinquième de est due aux groupes étrangers : leur poids
celle produite par l’ensemble des groupes. relatif a doublé, pour dépasser 14 % des
Cela s’explique pour partie parce que les effectifs début 2001. Dans le même temps, les
entreprises détenues par les groupes groupes français se sont maintenus autour des
étrangers sont plus petites, en moyenne, que 37 % du nombre de salariés.
celles détenues par les groupes à capitaux En termes sectoriels, l’influence grandissante
français, si l’on exclut les micro-groupes. des groupes étrangers s’est surtout manifestée
Les entreprises des groupes étrangers dans les services aux entreprises : leur part
représentent aux alentours d’un sixième du dans la valeur ajoutée du secteur a plus que
poids économique de l’ensemble des triplé (17 % début 2001), celle dans les
entreprises : 16 % des effectifs, 19 % de la effectifs quadruplé (24 %).
valeur ajoutée, 15 % des immobilisations. L’influence des groupes, français ou étrangers,
Les trois quarts des salariés des groupes s’est accrue dans tous les grands secteurs, à
étrangers travaillent dans quatre grands l’exception de la construction. Le commerce et
secteurs : les services aux entreprises, les les industries agroalimentaires sont ceux où
elle a été la plus dynamique.

3 On appelle ici « indépendantes » les entreprises situées
en dehors des groupes
er
6 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001
Le champ d’Images économiques
dans l’économie productive en 2000

Comment est déterminé l’ensemble de la valeur ajoutée produite ?

Le champ d’«Images économiques des entreprises et des groupes », qui couvre le secteur des
sociétés non financières et entreprises individuelles, représente 690 milliards d’euros. A ce champ, il
convient d’ajouter :
• les micro-entreprises : 1 milliard d’euros
• les entreprises agricoles : 36 milliards d’euros
• les activités financières (banque, assurance) : 64 milliards d’euros
• les administrations publiques : 228 milliards d’euros (dont environ 118 milliards pour des
activités d’éducation, santé, action sociale du domaine marchand et 110 milliards des
services d’administration publique à caractère fortement non marchand - comme la défense, la
justice, la police, les services de sécurité sociale et l’administration générale, économique et
sociale).

Ajoutons enfin que pour obtenir l’ensemble de la valeur ajoutée produite, il faut incorporer la valeur
4
ajoutée produite par les ménages en dehors de l’activité des entrepreneurs individuels (cette dernière
étant classée ici dans les entreprises) - essentiellement en raison de la location de logements, et qui
est de l’ordre de 130 milliards d’euros.


Part des agents économiques
dans la création de la valeur ajoutée française
AgricultureMénages
3%11%
Administrations
publiques
20%
Autres
Entreprises
entreprises non
Financières
financières
6%
60%


Pour une vision d’ensemble, incorporant également des estimations de la fraude et des arbitrages
entre différentes sources statistiques, et permettant de mesurer notamment le produit intérieur brut, on
5
se reportera aux comptes nationaux .

4 Les comptables nationaux considèrent l’ensemble des individus personnes physiques sous le vocable de « ménages », et
l’ensemble des activités économiques qu’ils réalisent. La catégorie des particuliers qui possèdent une entreprise qui n’a pas le
statut juridique de société (SARL, SA , etc.) est un peu particulière au sein de cet ensemble, puisqu’elle perçoit une
rémunération qui correspond à la fois à son travail dans l’entreprise et à la rémunération que représente la propriété de cette
entreprise. Il en est de même pour leur patrimoine qui comprend à la fois leur patrimoine personnel et leur patrimoine
professionnel.
En statistique d’entreprise, il est d’usage de regrouper ces entreprises non constituées en société avec celles qui le sont,
puisqu’elles relèvent de la même logique d’analyse économique.

5 Voir par exemple « Extraits et tableaux des comptes de la nation 2001 », collection Références, INSEE, août 2002.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001 7 En termes de produits, c’est-à-dire de biens produits et de prestations de services, les agents
économiques autres que les entreprises non financières non agricoles sont à prendre en compte
uniquement pour les services suivants :

- les services de location immobilière : les ménages sont détenteurs directement d’une part
importante de patrimoine immobilier, qu’ils louent à autrui ou occupent eux-mêmes, créant
ainsi une valeur ajoutée importante : elle est estimée à environ 130 milliards d’euros, à
rapprocher des 16 milliards d’euros de valeur ajoutée du secteur des entreprises de location
6
immobilière (codé M02 dans la NES 114).
- les services d’éducation, de santé ou d’action sociale : les entreprises non financières ne
représentent qu’une partie très modeste de la production de services en la matière. On estime
à environ 120 milliards d’euros la valeur ajoutée produite par les administrations publiques en
relation avec ces services, alors que les entreprises (non financières) de ce secteur (code EQ
de la NES 16) ne produisent qu’une valeur ajoutée de 30 milliards d’euros.
- les services d’administration : ils ne sont rendus par définition que par les administrations
publiques, et représentent 110 milliards d’euros.
- enfin, les produits agricoles sont le fruit des entreprises agricoles pour une valeur ajoutée
de 36 milliards d’euros.


6 Les sociétés de HLM, qui appartiennent aux collectivités locales, sont incluses dans le champ des sociétés non financières.
Il en est de même plus généralement de toutes les sociétés contrôlées majoritairement par l’Etat ou les collectivités locales. La
notion d’administration publique est donc ici à prendre dans le sens restrictif de ce qui relève des administrations publiques
centrales ou locales, sans avoir le statut légal de société.
er
8 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001
Principaux indicateurs

Champ : entreprises non financières, non agricoles Montants en milliards d’€
exercice exercice exercice exercice exercice

1996 1997 1998 1999 2000
Nombre d'entreprises (en milliers) 2 177,8 2 204,5 2 231,7 2 250,2 2 249,9
Effectif salarié (en milliers) 12 613,3 12 700,8 12 992,7 13 323,3 14 042,5
Production 1 453,5 1 530,2 1 619,2 1 769,2 1 903,5
Chiffre d'affaires à l'export 315,1 352,8 369,4 397,8 461,2
Consommations intermédiaires 841,7 902,3 955,2 1 069,9 1 157,9
Valeur ajoutée 569,5 583,1 614,9 647,8 689,5
dont frais de personnel 400,9 408,9 427,3 447,3 474,7
dont excédent brut d'exploitation 168,6 174,2 187,6 200,5 214,8
Profit brut courant avant impôts 166,2 176,6 201,1 219,3 243,4
1
Profit net courpôts 70,5 80,5102,1128,8 137,3
Résultat exceptionnel -0,1 10,9 15,6 13,4 22,2
Résultat comptable de l'exercice 61,2 80,5 106,6 129,6 148,0
Capacité d'autofinancement 141,4 144,5 165,0 179,0 199,1
Fonds de roulement 309,9 326,5 337,9 376,3 454,6
Besoin en fonds de roulement 200,2 209,6 205,3 224,4 253,2
2
Investissement non financier 125,4157,7140,1145,7 202,5
Investissement corporel hors apports 103,3 108,2 110,1 118,1 135,6
1 profit brut courant avant impôts + reprises sur provisions et amortissements - dotations aux amortissements et provisions
2 y compris les apports et cessions non déduites, l’appareil statistique ne permettant pas de calculer l’investissement
incorporel horss


Evolution 1996-2000

Champ : entreprises non financières, non agricoles Taux d'accroissement (en € courants) en %
exercice exercice exercice exercice

1997/1996 1998/1997 1999/1998 2000/1999
Nombre d'entreprises 1,2 1,2 0,8 0,0
Effectif salarié 0,7 2,3 2,5 5,4
Production 5,35,89,3 7,6
Chiffre d'affaires à l'export 12,0 4,7 7,7 15,9
Consommations intermédiaires 7,2 5,9 12,0 8,2
Valeur ajoutée 2,4 5,5 5,4 6,4
dont frais de personnel 2,0 4,5 4,7 6,1
dont excédent brut d'exploitation 3,3 7,7 6,9 7,1
Profit brut courant avant impôts 6,3 13,9 9,1 11,0
Profit net courpôts 14,2 26,8 26,2 6,6
Résultat exceptionnel n.s. 43,1 -14,1 65,7
Résultat comptable de l'exercice 31,5 32,4 21,6 14,2
Capacité d'autofinancement 2,2 14,2 8,5 11,2
Fonds de roulement 5,4 3,5 11,4 20,8
Besoin en fonds de roulement 4,7 -2,1 9,3 12,8
Investissement non financier 25,8 -11,2 4,0 39,0
Investissement corporel hors apports 4,7 1,8 7,3 14,8
n.s. : non significatif
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001 9
Compte de résultat des entreprises

Champ : entreprises non financières, non agricoles Montants en milliards d’€




CHARGES (HORS TAXES) PRODUITS (HORS TAXES)
CHARGES D'EXPLOITATION PRODUITS D'EXPLOITATION
Achats de marchandises ............................. 833 Ventes de marchandises ...................…… 1 045
Variation de stocks (marchandises) ........... -6 Production vendue (biens et services) ….. 1 668
Achats de matières premières Chiffre d’affaires .......................................... 2 713
et autres approvisionnements …............... 482 dont chiffre d’affaires à l’export.…............. 461
Variation de stocks (matières premières, Production stockée ..................................... 5
autres approvisionnements) ..................... -5 Production immobilisée ............................... 13
Autres achats et charges externes ............. 681 Subventions d'exploitation .......................... 9
Impôts, taxes et versements assimilés ....... 65 Autres produits 93
Salaires et traitements ................................ 328 (dont reprises sur amortissements
Charges sociales ........................................ 147 et transferts de charges) ..........................
Dotations aux amortissements ................... 89 aux provisions ............................. 49
Autres charges d’exploitation....................... 30
Total ........................................................... 2 692 Total ........................................................... 2 832

Quote-part de résultat sur opérations Quote-part de résultat sur opérations
3 3
faites en commun ...................................... faites en commun ......................................

CHARGES FINANCIÈRES PRODUITS FINANCIERS
Dont intérêts et charges assimilées............. 72 Dont intérêts et produits assimilés .............. 34
Dont produits de participations ................... 69
Total ........................................................... 127 Total ........................................................... 152

CHARGES EXCEPTIONNELLES PRODUITS EXCEPTIONNELS
241 263Total Total

Impôts sur les bénéfices........................... 34
Participation des salariés aux résultats 5
TOTAL DES CHARGES.............................. 3 102 TOTAL DES PRODUITS............................. 3 251
Solde créditeur : bénéfice ............................ 149
TOTAL GÉNÉRAL ...................................... 3 251 TOTAL GÉNÉRAL ...................................... 3 251

er
10 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2001

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