Images économiques des entreprises et des groupes au 1er janvier 2004

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En 2003, 2,7 millions d'entreprises exerçant leur activité sur le territoire français hors agriculture, banques et assurances ont employé 14,5 millions de salariés et dégagé un chiffre d'affaires de 2 911 milliards d'euros, soit une valeur ajoutée brute au coût des facteurs de 770 milliards d'euros. Aujourdhui, la dimension « entreprises » n'est plus suffisante pour analyser le système productif. C'est au niveau du groupe que certains indicateurs économiques sont pertinents, tels la concentration de l'activité. Ainsi, 56 % des salariés des entreprises recensées ici travaillent dans une filiale de groupe. Les groupes réalisent 65 % des investissements, hors apports dus aux restructurations. Images économiques des entreprises et des groupes illustre par des chiffres cette nouvelle dimension d'analyse. Cet Insee Résultats contient : - un ouvrage papier comportant la présentation des sources et quelques données de cadrage sur les entreprises et les groupes, les définitions des variables, les nomenclatures ; - un cédérom contenant l'ensemble des données.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Insee Résultats Images économiques

des entreprises et des groupes
Économie er
N° 23 au 1 janvier 2004
Novembre 2005

Les données essentielles
Synthèse des résultats 2003 ...................................... 3
Principaux indicateurs et évolution de 1998 à 2003.... 9
Compte de résultat et bilan agrégés des entreprises 10
Quelques indicateurs par secteur ............................. 13
Ratios....................................................................... 16
Quelques indicateurs sur les groupes ...................... 18
Comparaisons européennes .................................... 21

Sources et méthodes
L’information sur les entreprises............................... 23ation sur les groupes.................................... 24
Champ de la publication........................................... 25
Définition des principaux ratios et variables.............. 27
Directeur
de la publication Nomenclature économique de synthèse (NES) ........ 29
Jean-Michel Charpin
Institut national
de la statistique
et des études Le cédérom économiques
Présentation du cédérom ......................................... 33
Direction générale
Liste des tableaux du cédérom................................. 3418 boulevard
Adolphe Pinard
75675 Paris cedex 14
Téléphone : 01 41 17 50 50
Fax : 01 41 17 66 66
www.insee.fr


Impression
Jouve

© Insee 2004 er
2 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004 Les données essentielles



Synthèse des résultats 2003
En 2003, les 2,70 millions d’entreprises non- Baisse des effectifs salariés
financières recensées ont employé près de
L'emploi salarié recule de plus de 12 000 personnes
14,5 millions de salariés et dégagé un chiffre
en 2003, soit une baisse de près de 0,1 %, ceci
d’affaires de 2 911 milliards d’euros.
après un fort ralentissement de sa croissance en
2002 (+ 0,5 % en 2002 contre + 2,8 % en 2001).
Faible progression de la valeur ajoutée
La diminution des effectifs est générale dans
La valeur ajoutée brute au coût des facteurs des l'industrie (- 2,6 %) et n’est pas compensée par
entreprises non financières atteint 770 milliards la très faible hausse dans les services
d’euros et progresse de 3,1 % par rapport à principalement marchands (+ 0,5 %).
2002 (contre 4,2 % en 2002).
Cette moindre croissance par rapport à 2002 Ralentissement de la croissance
s’explique essentiellement par le ralentissement des frais de personnel
de celle des services aux entreprises (+ 3,7 %
L’excédent brut d'exploitation (EBE) croît plus
en 2003 contre + 5,5 % en 2002) et du
vite (+ 3,9 %) que la valeur ajoutée grâce à la
commerce (+ 3,8 % en 2003 contre + 5,1 % en
faible augmentation des frais de personnel
2002).
(+ 2,8 % en 2003 contre + 4,2 % en 2002).
Le secteur "Education, santé, action sociale"
Mais au final, le partage de la valeur ajoutée
(pour sa partie marchande) est en forte
entre frais de personnel et EBE bouge peu : la
progression depuis 2001 : + 6,6 % en 2001,
part des frais de personnel passe légèrement en
+ 10,1 % en 2002 et + 8,8 % en 2003. Il atteint
dessous de 70 %. Elle est supérieure à 77 %
désormais 5 % de la valeur ajoutée (VA) totale.
dans l’industrie des biens d’équipement, la
Les industries de biens d'équipement et des
construction et les transports. A l’opposé, elle
biens intermédiaires régressent encore par
n’est que de 48,5 % dans le secteur
rapport à 2002 (respectivement de - 0,2 % et
« Education, santé, action sociale » (pour sa
- 1,5 %) .
partie marchande), 48,2 % pour l’énergie et
Au final, les tendances lourdes se confirment : la
31,3 % pour les activités immobilières.
part de l’industrie dans la VA (y compris
Les frais de personnel par salarié augmentent
industries agroalimentaires et énergie) baisse de
dans tous les secteurs, mais le niveau
32 % en 2002 à 31 % en 2003, au bénéfice des
demeure très hétérogène. Avec 64 000 euros
services principalement marchands (commerce,
par salarié, le secteur de l'énergie arrive
transports, activités immobilières, services aux
largement en tête. Ensuite viennent l'industrie
entreprises et aux particuliers) dont la part dans
des biens d'équipement et l'industrie automobile
la VA passe de 56 % à 57 %.
(45 000 euros). Ces trois secteurs assurent
toutefois moins de 10 % de l'emploi total. A
Hausse modérée du chiffre d'affaires
contrario, les services aux particuliers
à l'exportation
(28 000 euros), l’industrie agroalimentaire mais
Le chiffre d'affaires à l'exportation, tous secteurs aussi le commerce ou la construction ont un
marchands confondus hors agriculture, renoue niveau de frais de personnel par salarié parmi
avec la croissance (+ 1,8 %) grâce au secteur les plus faibles (moins de 35 000 euros). Ces
de l'énergie, de l'automobile et du commerce. secteurs emploient près de 42 % des effectifs.
Au niveau global, le taux d'exportation (16,1 % Cette grande diversité des frais de personnel
du chiffre d'affaires), est stable. moyens reflètent, pour une part, les différences
de niveau de qualification de la main d’œuvre.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004 3
Répartition de l'activité économique par secteur (en %)

Nombre d'entreprises Effectif salarié Valeur ajoutée Investissement corporel hors apports
35
30
25
20
15
10
5
0
Industrie y c. IAA et Construction Commerce Transports Activités Serv. aux Serv. aux Education, santé,
Energie immobilières entreprises particuliers action sociale


L’investissement reste élevé mais diminue Ce sont également ces quatre secteurs qui
pour la deuxième année consécutive produisent l’effort d’investissement le plus
important avec un taux d’investissement
Depuis 2000, l’investissement corporel hors
(investissement corporel hors apports / valeur
apports, tous secteurs confondus, dépasse
ajoutée) supérieur à la moyenne (17 %).
chaque année 135 milliards d’euros alors qu’il
L'effort d'investissement baisse dans tous les
atteignait en moyenne sur 4 ans à peine
secteurs, sauf pour les transports, l'éducation,
110 milliards entre 1996 et 1999. Il décroît de
santé, action sociale et la construction
0,5 % en 2003 après une baisse de 0,1 % en 2002.
L’intensité capitalistique (immobilisations
Endettement et charges d’intérêts en baisse
corporelles et incorporelles / effectif salarié) est
Le taux d’endettement (dettes financières / total très hétérogène selon les secteurs. Elle culmine à
passif) baisse de 30,5 % en 2002 à 30 % en 1 001 000 euros pour l’énergie (principalement :
2003.Les transports et les activités immobilières l'extraction d'hydrocarbure, l'industrie nucléaire
sont les secteurs les plus endettés (plus de et la production et distribution d'électricité, de
50 %), alors que les industries de biens de gaz et de chaleur) ; elle atteint 992 000 euros
consommation et d’équipement comme la pour les activités immobilières (essentiellement
construction le sont faiblement (moins de 20 %). les activités de locations immobilières) ; elle
Le taux de prélèvement financier (intérêts et chute à 183 000 euros dans l’industrie
charges assimilées / EBE), 32,6 % en moyenne automobile et 170 000 euros dans les transports
en 2003 contre 36,1 % en 2002, est (respectivement troisième et quatrième). Ces
extrêmement dispersé selon les secteurs, il va taux élevés d'intensité capitalistique sont dus à
de 2,5 % pour l'éducation, santé, action sociale des investissements très importants en
à 92,4 % pour les services aux entreprises. équipements et en constructions. Les quatre
Le taux d’intérêt apparent (intérêts et charges premiers secteurs réalisent plus de 40 % de
assimilées / dettes financières) baisse encore un l’investissement corporel hors apports.
peu : de 6,5 % en 2002 à 6,1 % en 2003.
er
4 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004 Comparaisons européennes nombre d'entreprises : une sur vingt-cinq
dépend d'un groupe.
En termes de valeur ajoutée, le Royaume-Uni Les groupes peuvent employer jusqu’à plusieurs
arrive en tête dans tous les secteurs sauf pour dizaines de milliers de salariés ou se comparer,
les industries manufacturières et la production et en taille, à des PME. Les grands groupes, de
distribution d'électricité, de gaz et d'eau, pour plus de 10 000 salariés, sont moins de quatre-
lesquels il cède la place à l'Allemagne. La vingts. Leur nombre a peu varié depuis le début
France est souvent en troisième position de leur observation statistique, dans les années
(seconde pour le secteur "hôtels et restaurants", quatre-vingt. Dans les micro-groupes, la somme
sixième pour les industries extractives). des effectifs est, par définition, inférieure à 500
personnes. Leur nombre est de l’ordre de
Le nombre de salariés par secteur est assez plusieurs milliers.
hétérogène selon les pays. Par exemple, le Avec l'énergie, l'industrie automobile est le
commerce emploie 4,5 millions de salariés au secteur dans lequel les groupes sont les plus
Royaume-Uni, 3,8 millions en Allemagne et près présents : plus de neuf salariés sur dix sont
de 3 millions en France. Les dépenses employés par un groupe. Les autres activités
correspondantes en frais de personnel industrielles "lourdes" sont elles aussi largement
rapprochent les pays : 105 milliards d’euros au dominées par les groupes : biens d'équipement
Royaume-Uni, 99 milliards en Allemagne et et biens intermédiaires. À l'inverse, dans
93 milliards en France. Ces différences l’éducation, les services aux particuliers,
s’expliquent par des législations différentes de l’immobilier et la construction, les entreprises
durée du travail et un recours au travail indépendantes sont majoritaires : elles
temporaire plus important au Royaume-Uni et emploient sept salariés sur dix. Dans le
en Allemagne. commerce, la répartition entre filiales de
2
groupes et entreprises indépendantes est
équilibrée. Mais la notion de groupe ici retenue,
L'organisation sous forme de groupes : basée sur les liens financiers entre entreprises,
une nouvelle approche statistique du exclut notamment les réseaux de type franchise.
système productif On peut donc considérer que la part des
indépendantes sur le plan économique (liens
La dimension "entreprises" n'est plus suffisante financiers et contrats d’exploitation de type
pour analyser le système productif. De plus en franchise) est largement inférieure à la moitié.
plus d'entreprises s'organisent sous forme de L’énergie et l’industrie automobile sont les
groupes : une société, appelée tête de groupe, secteurs les plus concentrés, lorsque l’on
détient majoritairement le capital d'une ou de mesure le poids des quatre premiers "acteurs
3
plusieurs entreprises, appelées filiales. Ces économiques" économiques dans l’ensemble
acteurs économiques s'organisent ainsi pour des effectifs salariés ou de la valeur ajoutée.
des raisons d'efficacité productive, financière et Les grands groupes dominent dans ces deux
fiscale. activités. À un moindre titre, leur poids est
Désormais, c'est au niveau du groupe que important dans les transports et dans certains
certains indicateurs économiques deviennent services aux entreprises. Au sein de la
pertinents, comme la concentration de l'activité. construction, les grands groupes des travaux
publics jouent un rôle significatif. À l’intérieur du
Huit millions de salariés travaillent commerce, l’écart est grand entre les grandes
dans les groupes surfaces alimentaires et le commerce de gros :
les quatre premiers "acteurs économiques"
Les groupes d’entreprises emploient 56 % des engendrent la moitié de la valeur ajoutée des
1
salariés de l'ensemble des entreprises et grandes surfaces alimentaires, contre 6 % du
représentent 65 % des investissements hors commerce de gros.
apports. Ils mobilisent 89 % des capitaux
propres. À l’inverse, leur part est très faible en

2 On appelle ici « indépendantes » les entreprises situées en
dehors des groupes.
1 3 Hors salariés sous contrat d’intérim. Cf. définition page 26
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004 5 Les entreprises publiques aux entreprises, le commerce, les biens
focalisées sur les activités de réseau intermédiaires et les transports. Ce dernier
secteur est peu investi par les capitaux
Les groupes publics français ne sont désormais étrangers.
présents que dans les activités de « réseau » :
énergie, transports, poste et télécommunica- Le poids des groupes étrangers s’affirme,
tions. Début 2004, l’État contrôle un peu moins surtout dans les services aux entreprises
de 1 500 entreprises qui emploient ensemble
1,1 million de salariés. Les entreprises du Tout au long de la décennie quatre-vingt-dix, le
secteur public représentent 4,2 % de l’emploi poids des groupes dans l’économie a progressé,
salarié total. Fin 1986, à son plus haut, le passant de 51 % de l’effectif salarié en 1993 à
4
secteur public comptait 3 500 entreprises sur le 58 % début 2004. Ce sont les groupes
territoire national et 2,4 millions de salariés. Les étrangers qui ont le plus augmenté leurs
deux grandes phases de privatisations, 1986 et effectifs : leur poids relatif a crû de 50 % entre
1993, l’ont fortement remodelé : il est désormais 1993 (9,5 % des salariés) et début 2004 (14 %).
quasi-absent des banques et assurances et ne Dans le même temps, les groupes français se
représente plus que 1,5 % des effectifs sont maintenus autour de 42 % du nombre de
industriels, contre 20 % en 1985. salariés.
En termes sectoriels, l’influence grandissante
1,9 million de salariés des groupes étrangers s’est surtout manifestée
dans les groupes étrangers dans les services aux entreprises : leur part a
plus que triplé dans la valeur ajoutée du secteur
Une partie des groupes opérant en France est (18 % début 2004), et a été multipliée par 2,5
contrôlée par des capitaux étrangers. Ces dans les effectifs (12 % début 2004).
groupes étrangers emploient 1,9 million de L’influence des groupes, français ou étrangers,
salariés. Rapportées à l'ensemble des s’est accrue dans tous les grands secteurs, à
entreprises exerçant leur activité en France, les l’exception de la construction. Le commerce et
filiales de groupes étrangers pèsent 14 % des les industries agroalimentaires sont ceux où elle
effectifs, 17 % de la valeur ajoutée et 14 % des a été la plus dynamique.
immobilisations corporelles. Dans le classement par pays d’origine des
Les trois quarts des salariés des groupes capitaux, les Etats-Unis dominent, suivis par
étrangers travaillent dans quatre grands l’Allemagne : les filiales de groupes américains
secteurs : les biens intermédiaires, le emploient 22 % des salariés travaillant dans un
commerce, les services aux entreprises et les groupe étranger, les filiales allemandes 15 %.
biens d’équipement. Le palmarès est proche Les filiales de l’UE15 emploient les deux tiers de
pour les groupes privés français : les services ces salariés.


4 Hors le secteur de l’éducation, la santé et l’action sociale.
er
6 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004
Le champ d’Images économiques
dans l’économie productive en 2003


Pour une vision d’ensemble, incorporant Comment est déterminé l’ensemble de la valeur
5 également des estimations de la fraude et des ajoutée produite ?
arbitrages entre différentes sources statistiques,
et permettant de mesurer notamment le produit
Le champ d’«Images économiques des
intérieur brut, on se reportera aux comptes
8entreprises et des groupes », qui couvre le nationaux.
secteur des sociétés non financières et
entreprises individuelles, représente 771 mil- Part des agents économiques professionnels
dans la création de la valeur ajoutée liards d’euros. A ce champ, il convient d’ajouter :
les entreprises agricoles : 30 milliards
d’euros
Entreprises
les activités financières (banque, financières
6%assurance) : 66 milliards d’euros
le secteur des administrations Administration
publiques : 257 milliards d’euros (à publique
23%rapprocher des 140 milliards correspondant
aux services d’éducation, santé, action
sociale du domaine non marchand et aux
Agriculture108 milliards des services d’administration
Industrie 3%
publique à caractère fortement non Commerce
marchand - comme la défense, la justice, la Services
68%police, les services de sécurité sociale et
l’administration générale, économique et
6 sociale) .
Ajoutons enfin que pour obtenir l’ensemble de la
En termes de biens produits et de prestations de valeur ajoutée produite, il faut incorporer la
7
valeur ajoutée produite par les ménages en services, les agents économiques autres que les
entreprises non financières non agricoles sont à dehors de l’activité des entrepreneurs
individuels (cette dernière étant classée ici dans prendre en compte uniquement pour les
services suivants : les entreprises) - essentiellement en raison de la
location de logements, et qui est de l’ordre de
les services de location immobilière : 155 milliards d’euros.
les ménages sont détenteurs directement
d’une part importante de patrimoine

5 immobilier, qu’ils louent à autrui ou occupent
Les résultats de Comptabilité nationale publiés ici sont en
eux-mêmes, créant ainsi une valeur ajoutée base 2000 et ne sont donc pas directement comparables
importante : elle est estimée à environ avec ceux des éditions précédentes qui relevaient de la
base 95. 155 milliards d’euros, à rapprocher des
6 Les services non marchands fournis par les administrations 19 milliards d’euros de valeur ajoutée du
sont évalués à partir des résultats « branche » de la
secteur des entreprises de location comptabilité nationale. Ces valeurs sont différentes de celle
9
immobilière (codé M02 dans la NES 114).correspondant au « secteur » administratif.
7 Les comptables nationaux considèrent l’ensemble des
individus personnes physiques sous le vocabl
« ménages », et l’ensemble des activités économiques qu’ils
réalisent. La catégorie des particuliers qui possèdent une
entreprise qui n’a pas le statut juridique de société (SARL,
8 Voir "Les Comptes nationaux annuels"- base 2000, dans le SA , etc.) est un peu particulière au sein de cet ensemble,
chapitre "Les grands indicateurs" du site WEB : insee.fr. puisqu’elle perçoit une rémunération qui correspond à la fois
9 Les sociétés de HLM, qui appartiennent aux collectivités à son travail dans l’entreprise et à la rémunération que
locales, sont incluses dans le champ des sociétés non représente la propriété de cette entreprise. Il en est de
financières. Il en est de même plus généralement de toutes même pour leur patrimoine qui comprend à la fois leur
les sociétés contrôlées majoritairement par l’Etat ou les patrimoine personnel et leur patrimoine professionnel.
collectivités locales. La notion d’administration publique est En statistique d’entreprise, il est d’usage de regrouper ces
donc ici à prendre dans le sens restrictif de ce qui relève des entreprises non constituées en société avec celles qui le
administrations publiques centrales ou locales, sans avoir le sont, puisqu’elles relèvent de la même logique d’analyse
statut légal de société. économique.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004 7


les services d’éducation, de santé ou les services d’administration : ils ne
d’action sociale : les entreprises non sont rendus par définition que par les
financières ne représentent qu’une partie administrations publiques, et représentent
très modeste de la production de services 108 milliards d’euros.
enfin, les productions agricoles et en la matière. On estime à environ
140 milliards d’euros la valeur ajoutée sylvicoles, essentiellement réalisés par les
produite par les administrations publiques en entreprises agricoles atteignent une valeur
relation avec ces services, alors que les ajoutée de 37 milliards d’euros.
entreprises (non financières) de ce secteur
(code EQ de la NES 16) ne produisent
qu’une valeur ajoutée de 39 milliards d’euros.

er
8 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004

Principaux indicateurs

Champ : entreprises non financières, non agricoles Montants en milliards d’€
exercice exercice exercice exercice exercice
31999 2000 2001 2002 2003
Nombre d'entreprises (en milliers) 2 250,2 2 249,9 2 543,2 2 651,1 2 700,3
Effectif salarié (en milliers) 13 323,3 14 042,5 14 431,3 14 510,3 14 497,9
Production 1 769,2 1 903,5 1 986,3 2 023,6 2 049,6
Chiffre d'affaires à l'export 397,8 461,2 476,6 461,8 468,7
Consommations intermédiaires 1 069,9 1 157,9 1 215,0 1 220,9 1 224,3
Valeur ajoutée 647,8 689,5 716,3 746,4 770,5
dont frais de personnel 447,3 474,7 501,9 523,0 538,1
dont excédent brut d'exploitation 200,5 214,8 214,4 223,4 232,4
Profit brut courant avant impôts 219,3 243,4 249,1 271,6 277,2
1
Profit net courant avant impôts 128,8 137,3 92,1 12,6 165,7
Résultat exceptionnel 13,4 22,2 20,7 -4,7 -17,4
Résultat comptable de l'exercice 129,6 148,0 103,1 6,7 137,0
Capacité d'autofinancement 179,0 199,1 205,0 230,7 226,3
Fonds de roulement 376,3 454,6 472,2 496,8 522,6
Besoin en fonds de roulement 224,4 253,2 278,4 276,5 259,0
2Investissement non financier 145,7 202,5 182,9 182,8 182,7
Investissement corporel hors apports 118,1 135,6 137,6 137,4 136,7


Evolution 1998-2003

Champ : entreprises non financières, non agricoles Taux d'accroissement (en € courants) en %
exercice exercice exercice exercice exercice

1999/1998 2000/1999 2001/2000 2002/2001 2003/2002
Nombre d'entreprises 0,8 0 -1,4 4,2 1,8
Effectif salarié 2,5 5,4 2,8 0,5 -0,1
Production 9,3 7,6 4,2 1,9 1,5
Chiffre d'affaires à l'export 7,7 15,9 3,3 -3,1 1,8
Consommations intermédiaires 12 8,2 4,8 0,5 0,6
Valeur ajoutée 5,4 6,4 3,7 4,2 3,1
dont frais de personnel 4,7 6,1 5,6 4,2 2,8
dont excédent brut d'exploitation 6,9 7,1 -0,7 4,2 3,9
Profit brut courant avant impôts 9,1 11 1,8 9 2,0
Profit net courant avant impôts 26,2 6,6 -33,7 -86,3 n.s.
Résultat exceptionnel -14,1 65,7 -7,7 n.s.
Résultat comptable de l'exercice 21,6 14,2 -31,1 -93,5
Capacité d'autofinancement 8,5 11,2 2,3 12,5 -1,9
Fonds de roulement 11,4 20,8 3,8 5,2 5,2
Besoin en fonds de roulement 9,3 12,8 10,2 -0,7 -6,3
Investissement non financier 4 39 -10 -0,1 -0,1
Investissement corporel hors apports 7,3 14,8 1 -0,5
n.s. : non significatif
- 1. profit brut courant avant impôts + reprises sur provisions et amortissements - dotations aux amortissements et provisions
- 2. y compris les apports et cessions non déduites, l’appareil statistique ne permettant pas de calculer l’investissement incorporel
hors apports - 3. à partir de 2001, ont été intégrés les comptes des micro-entreprises.
er
Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004 9
Compte de résultat des entreprises

Champ : entreprises non financières, non agricoles
Montants en milliards d’€
CHARGES (HORS TAXES) PRODUITS (HORS TAXES)
CHARGES D'EXPLOITATION PRODUITS D'EXPLOITATION
Achats de marchandises......................... 8 76,7 Ventes de marchandises.......................... 1 134,0
Variation de stocks (marchandises) ....... -1,4 Production vendue (biens et services)…. 1 777,4
Achats de matières premières ................ Chiffre d’affaires....................................... 2 911,4
et autres approvisionnements ............... 452,8 dont chiffre d’affaires à l’export.…. ........ 468,7
Variation de stocks (matières premières Production stockée .................................. -0,7
et autres approvisionnements).............. 1,8 Production immobilisée............................ 14,1
Autres achats et charges externes.......... 769,7 Subventions d'exploitation ...................... 12,7
Impôts, taxes et versements assimilés 67,5 Autres produits
Salaires et traitements............................. 372,0 (dont reprises sur amortissements
Charges sociales..................................... 166,0 et transferts de charges) 101,4
Dotations aux amortissements................ 97,3
Dotations aux provisions ......................... 51,2
Autres charges d’exploitation .................. 34,4
Total......................................................... 2 888,0 Total ........................................................ 3 038,9

Quote-part de résultat sur opérations Quote-part de résultat sur opérations
2,7 3,7
faites en commun.................................. faites en commun...................................

CHARGES FINANCIÈRES PRODUITS FINANCIERS
Dont intérêts et charges assimilées ........ 75,7 Dont intérêts et produits assimilés .......... 32,9
Dont produits de participations ............... 90,6
Total ....................................................... 183,3 Total ........................................................ 222,3

CHARGES EXCEPTIONNELLES PRODUITS EXCEPTIONNELS
Total 229,3 Total . 211,9

Impôts sur les bénéfices ...................... 31,1
Participation des salariés aux
5,4
résultats ..................................................
TOTAL DES CHARGES......................... 3 339,8 TOTAL DES PRODUITS ......................... 3 476,8
Solde créditeur : bénéfice ....................... 137,0
TOTAL GÉNÉRAL.................................. 3 476,8 TOTAL GÉNÉRAL................................... 3 476,8

er
10 Images économiques des entreprises et des groupes au 1 janvier 2004

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