L'analyse des technologies de l'information et de la communication de Lille Métropole et du Nord-Pas-de-Calais : numéro 7

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Un partenariat a été mis en place entre l'INSEE, l'Agence de Développement et d'Urbanisme de Lille Métropole (ADULM), la CCI Lille Métropole (CCILM), la Chambre régionale de Commerce et d'Industrie (CRCI), DigiPort-TLM et la Direction régionale de l'Industrie et de la recherche (DRIRE) pour favoriser l'apport mutuel de compétences dans le secteur d'activité des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC). Cette volonté se traduit par un outil, destiné à l'ensemble des acteurs de la métropole et de la région, «l'Observ@toire », dont l'objectif est de mesurer les différents impacts du développement des activités liées aux TIC. La septième édition de l'Observ@toire aborde à nouveau les TIC sous l'angle des territoires et complète ainsi les clairages publiés dans la sixième édition. Une première partie porte sur les évolutions récentes du secteur des TIC dans l'aire urbaine de Lille et plus globalement dans la région Nord-Pas-de-Calais. Trois pôles de compétitivité sont ensuite présentés : pôle I-Trans, pôle MAUD et pôle Filière Produits Aquatiques (les trois autres pôles de compétitivité de la région ont été abordés dans le n°6 de l'Observ@toire). Enfin, 10 chiffres clés permettent de disposer des principaux éléments à retenir concernant les TIC dans la métropole et la région.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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’ ’ L analyse des Technologies de l Information et de la Communication de Lille Métropole et du Nord - Pas-de-Calais
Directeur de la publication :
• François CLUZEL
Responsables de rédaction :
• Chantal DELAHOUTRE • Jean-Jacques MALPOT • Marc REYNAUD • Pierre SOURIS
Equipe de rédaction :
• Laetitia BAUDRIN • Damien DELVART • Danièle LAVENSEAU • Lionel MAIFFRET • Virginie MIGNAN • Delphine LEGLISE • Hélène RIO • Nicolas SAROSDI
En couverture : Vue satellite - Google Earth
Tous les numéros de “L’Observ@toire” sont disponibles sur simple demande auprès de l’une des structures partici pant à sa rédaction. L’ensemble des parutions est également consultable en ligne sur les sites des différents partenaires.
nd Prochain numéro : 2 semestre 2006
N° ISSN : 16385039
Par le biais d’un outil de diffu sion régulier et facilement identifiable, “L’Observ@toire” vise à mieux connaître et faire connaître l’activité TIC à Lille métrople et dans le Nord  PasdeCalais.
Avec la participation de :
Contacts utiles
ADULM Développement économique & aménagement du territoire
Damien DELVART
ddelvart@lillemetropole2015.org 03 20 63 33 63
www.lille-metropole-2015.org
CCI Lille Métropole Accompagnement des entreprises
Nicolas SAROSDI
n.sarosdi@lille.cci.fr 03 20 63 78 25 www.lille.cci.fr
TLM - DigiPort Département Marketing & Veille Hélène Rio hrio@digiport.org 03 20 19 18 57 www.digiport.org
INSEE Division institutionnels du service Etude & Diffusion
Danièle LAVENSEAU
daniele.lavenseau@insee.fr 03 20 62 87 67
www.insee.fr
Les Pôles de Compétitivité et le
3 7 Les TIC à Lille Métropole et dans le Nord -Pas-de-Calais : Evolution et tendances
• Emplois et établissements : une photographie de Lille Métropole
• Créations d’entreprises TIC : chiffres et interviews
8
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Les TIC dans les pôles de compétitivité du Nord - Pas-de-Calais
• Pôle I-Trans • Pôle MAUD • Pôle Filière Produits Aquatiques
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15
Chiffres clés
“Les technologies qui sont visées par les pôles sont très variées ; pour donner des exemples, elles vont de la mécanique aux biotechnologies en passant par les matériaux ! Essayons de préciser la place qu’occupent les TIC dans les pôles. Parmi les 105 candidatures reçues à l’appel à projets, une vingtaine s’adressait principalement aux TIC. La première réponse est donc qu’environ 20 % des pôles sont investis fortement sur les innovations dérivant des TIC.
Au delà de cette réponse sommaire, d’autres pôles vont utiliser les TIC. C’est bien sûr le cas pour ITrans qui veut développer des applications
N°007 • 1er semestre 2006
Les TIC à Lille Métropole et dans le Nord - Pas-de-Calais : Evolution et tendances
Emplois et établissements : une photographie de Lille Métropole
ème Emplois TIC : Lille, 5 métropole française
001- Le poids des emplois du secteur des TIC par région en 2004
Source : Unedic 2004.
002- Indice de spécificité des TIC par zone d’emploi dans le Nord - Pas-de-Calais en 2004
Sources : Insee - Unedic 2004.
Lille est, avec celles de Lyon et de Nantes, l’aire urbaine où la part des services immatériels est la plus importante: 53 % des emplois TIC y sont concentrés en 2004 (contre 45 % en moyenne pour l'ensemble des 19 premières aires urbai nes hors Paris). La métropole lilloise se distingue également
Au 31 décembre 2004, le secteur des TIC emploie28 720 salariésdans le Nord  Pasde Calais, soit 3 % des salariés de la région (contre 5,5 % en moyenne nationale). Six régions métropolitaines affichent une part plus faible : Corse, Picardie, Champagne Ardenne, Lorraine, FrancheComté et Auvergne (carte001).
L'aire urbaine de Lille concentre les deux tiers des emplois salariés régionaux des TIC (carte002). Avec18 471 emplois salariés dans les TIC, Lille se place au cinquième rang des aires urbaines métropolitaines (hors Paris) après Lyon, Toulouse, Marseille et Grenoble (graphique003). La part des emplois TIC dans l'ensemble des emplois salariés de la métropole lilloise (5,2 %) est nettement supérieure à la moyenne régionale (3 %), mais reste inférieure à la moyenne des 19 premières aires urbaines (hors Paris), qui se situe à 6 %.
des autres aires urbaines par la faible part des activités de fabrication dans l'ensemble des emplois salariés des TIC : elles ne représentent que 9 % des emplois en 2004 contre 28 % en moyenne pour l’ensemble des 19 premières aires urbaines (Paris exceptée).
3
1 000 500
Sources : Insee - Unedic 1997 à 2004.
 2000
TIC : Services immatériels Lille 19 premières aires urbaines
Ensemble TIC Lille 19 premières aires urbaines
 1999
5
 2004
 2003
 2002
 2001
Autres activités Lille 19 premières aires urbaines
Sources : Insee - Sirène 2005.
Moyenne des 19 premières aires urbaines : 1 444établissements
L’aire urbaine de Lille rassemble 56 % des établisse-ments TIC régionaux, soit 1 926 établissements. Elle se situe ainsi au sixième rang des aires urbaines (hors Paris) en termes d’établissements TIC derrière Lyon, Marseille, Nice, Toulouse et Bordeaux (graphique006).
 100
 120
 1998
 1997
2 000
006- Nombre d’établissements TIC dans les 19 premières aires urbaines au 01/01/2005
Au 1er janvier 2005, la région Nord  PasdeCalais compte3 463 établissements dans le secteur des TIC, soit 2,7 % de la totalité des établissements régionaux. Seules sept régions ont une part d’établissements TIC plus élevée : IledeFrance, Alsace, RhôneAlpes, ProvenceAlpesCôte d'Azur, Pays de la Loire, MidiPyrénées et Centre.
ème Etablissements TIC : Lille, 6 métropole française
Baisse des emplois salariés TIC en 2004
 140
Entre 2003 et 2004, l’emploi salarié régional a légèrement baissé, avec  0,5 %. Cette baisse est nettement plus marquée dans les TIC avec  3,5 %.
004- Evolution des effectifs (en %) entre le 31/12/2001 et le 31/12/2004 au sein des 19 premières aires urbaines françaises (hors Paris)
L’aire urbaine de Lille enregistre quant à elle une diminution de 2,7 % des emplois salariés TIC (après  6,5 % en 2003 et
concerne la plupart des 19 premières aires urbaines métro politaines (hors Paris) mais de façon plus limitée avec en moyenne + 3 %. Seule l'aire urbaine de DouaiLens enre gistre une hausse supérieure à la métropole lilloise (+ 7 %).
5 000
 200
003- Effectifs salariés des TIC dans les 19 premières aires urbaines au 31/12/2004
Sources : Insee - Unedic 2001-2004.
005- Evolution des salariés des activités TIC entre le 31/12/1997 et le 31/12/2004
Evolution moyenne de l'emploi TIC : 6,4 %
Evolution et tendances
Emploi total
Emploi TIC
N°007 • 1er semestre 2006
 15 %
ers Entre les 1 janvier 2004 et 2005, le nombre d'établisse ments exerçant une activité du secteur des TIC progresse dans la région Nord  PasdeCalais comme dans la métro pole lilloise : respectivement + 8 % et + 6 %. La hausse
35 000 30 000 25 000 20 000 15 000
10 000
Les TIC à Lille Métropole et dans le Nord - Pas-de-Calais :
3 500
Sources : Insee - Unedic 2004.
Moyenne des 19 premières aires urbaines : 12 630salariés
 160
180
2 500
4 000
3 000
Evolution moyenne de l'emploi total :+ 2,8 %
0
 10 %
 5 %
 2,8 % en 2002 (graphique004)) alors qu'en moyenne sur les 19 premières aires urbaines, l'emploi salarié TIC est plutôt stable avec  0,3 %. Seules les aires urbaines de Nancy, DouaiLens et Strasbourg affichent une baisse des emplois TIC plus impor tante que celle de Lille.
1 500
Après deux années consécutives de baisse, le nombre de sala riés TIC dans les services immatériels s'est stabilisé dans l'aire urbaine de Lille :  0,3 % entre 2003 et 2004 après  4,6 % entre 2002 et 2003 et  3,9 % entre 2001 et 2002 (graphique005).
 20 %
 10 %
 5 %
A l'inverse, en moyenne dans les 19 premières aires urbaines hors Paris, le nombre de salariés TIC des services immaté riels progresse avec + 2,3 %.
Les TIC à Lille Métropole et dans le Nord - Pas-de-Calais :
Créations d'entreprises TIC : chiffres et interviews
Les services immatériels en tête des créations
Zoom sur 2 créations d’entreprises
Intervie MECO Compute
L’Observ@toi équipe ?
Nicolas Cars l’image de sy diplômés de l’école Supinfocom de Valenciennes ; pour ma part je possède une maîtrise de droit des affaires. Après huit ans dans l’image de synthèse à Paris, nous avons décidé de créer notre propre studio. Notre équipe nordiste réunit des savoir-faire en infographie 3D, en modeling et en production/réalisation. Maxime Carsel et Virginie Guiot apportent respectivement leurs compétences en musique et en photographie.
En quoi consiste l’activité de Meconopsis ?
Notre spécificité consiste à réaliser des images de synthèse pré-calculée et à animer des scènes en 3D temps réel. Au delà de ce savoir-faire technique, nous souhaitons dé-sormais proposer à nos clients une prestation complète : à partir de l’idée du client, nous construisons le scénario à travers un véritable story-board, puis nous mettons en œuvre les moyens de production. Nous réalisons des films publicitaires, des effets spéciaux pour les documentaires-fiction, des habillages de chaînes de télévision, des ciné-matiques de jeux vidéos, des films institutionnels, le tout en image de synthèse hyperréaliste. Ainsi, un de nos pre-miers projets a été la réalisation d’un film institutionnel intégrant un train en image de synthèse dans un décor réel.
Fiche d’identité
Créateurs – associés de la société : Nicolas Carsel : Producteur Geoffrey Guiot : Réalisateur 3D Bruno Larde : Infographiste Pierre Lebert : Infographiste 3D – dessinateur
Secteur d’activité :Studio de création et d’animation 3D Date de création :Novembre 2005 Effectif :6 personnes Contact :n.carsel@meconopsis.fr
Quelles ont été les conditions de création de Meconopsis ?
La société a été créée très rapidement. Depuis novembre 2005, nous sommes hébergés par les Ateliers Numériques de Valenciennes. Nous avons choisi de nous implanter dans notre région natale pour plusieurs raisons : la propo-sition intéressante et très réactive des Ateliers Numériques de nous offrir des locaux et des services, l’ef-fervescence de la région autour de la création numérique et des TIC en général, et la proximité avec un de nos prin-cipaux clients. D’autre part, nous souhaitons nous posi-tionner sur un marché de niche (la réalisation de presta-tions en image de synthèse) et nous adresser notamment aux grands comptes institutionnels présents en région.
Quelles sont vos perspectives à moyen terme ?
Très concrètement, Meconopsis doit prochainement dou-bler la surface de son studio, toujours aux Ateliers Numériques, et investir dans le matériel et les technolo-gies. En revanche, nous n’envisageons pas à court terme de recruter. Toutefois si sur un projet nous avons besoin de compétences particulières, nous n’hésiterons pas à collaborer avec les autres sociétés hébergées aux Ateliers.
Evolution et tendances
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007- Le taux de création pure d’entreprises dans le secteur des TIC en 2005
20 % 18 % 16 % 14 % 12 % 10 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 %
était lui un jeune retraité de la e la SNCF, expert reconnu t de la gestion de l’information a participé à la création
tions de création d’Infodio ?
l’appui de LMI, Nord pour alimenter notre compte e l’entreprise est avant tout liée de compétitivité I-Trans. J’ai unions de préparation au cours ivante a été la labellisation de lien direct avec notre activité.
les produits développés par
ercialisons des systèmes d’in-e, destinés aux usagers des it par exemple d’un coupleur
Fiche d’identité
+ 14,6 %
Créateurs – associés de la société : Jacques Dereux, Président, Responsable marketing et commercial Marie-Sophie Delœil, Responsable développement logiciel Gilles Warocquier, Responsable étude et développement de matériel électronique embarqué Régis Brasseur, Spécialiste du traitement du son
Secteur d’activité :Systèmes d’informations intermodal Date de création :5 décembre 2005 Effectif :4 salariés Contact :contact@infodio.fr
audio qui, associé au Wifi, permettra au contrôleur de train muni d’un PDA dédié de diffuser plus facilement l’infor-mation dans l’ensemble des rames. Nous développons également un programme de réception satellitaire embar-quée à bord des trains afin de mettre à disposition de mul-tiples informations et notamment, pour le Nord - Pas-de-Calais, celles provenant du SIM (Système d’Informations Multimodales régional proposant une base de données de tous les moyens de transports collectifs).
Quelles sont vos perspectives à moyen terme ?
Le fait de ne pas vouloir dépasser le stade d’une dizaine de salariés n’est pas incompatible avec la mise en œuvre de projets importants lorsque ceux-ci sont développés entre plusieurs sociétés et des laboratoires de recherche comme l’INRETS. C’est ce type de développement en partenariat que nous souhaitons privilégier. Nous sommes aidés en cela par notre présence dans le Nord - Pas-de-Calais, où existe indubitablement un vivier important de sous-traitants, tant en matière de construction de matériel électronique qu’au niveau des services informatiques.
Les TIC dans les pôles de compétitivité du Nord - Pas-de-Calais
PÔLE I-TRANS
Fiche signalétique du pôle
Libellé exact :ITrans Porteur du Projet :Association Transports Terrestres Promotion Acteurs impliqués : Entreprises et organisations professionnelles : Association des Industries Ferroviaires du Nord  Pasde Calais, Association Régionale Nord  PasdeCalais de l’Industrie Automobile, Club Logistique 5962, Groupement Régional de la Recherche sur les Transports. Alstom, Arcelor, Bombardier, RFF, SNCF, RATP, Visionor, Acteos, Archimed, ATOS World Line, Delta 3, Infodio, IP4U, Eurotunnel, Renault, SaintGobain, Vibratech, Walan…
Formation, Recherche et Développement : CNRS, INRETS, CREPIM, INRIA, CRITT M2A Universités de l’Artois, de Lille 1, du Littoral et de la Côte d’Opale, de Valenciennes et du HainautCambrésis, de Picardie et Université Technologique de Compiègne, Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Lille, HEI, Ecole Centrale de Lille, Mines de Douai…
:Structures territoriales Conseils Régionaux du Nord  PasdeCalais et de Picardie, Conseils Généraux du Nord et du PasdeCalais, Lille Métropole Communauté Urbaine, Dunkerque Grand Littoral, Amiens Métropole, Artois Comm, Communautés d’Agglo mération du Douaisis, de HéninCarvin, de LensLiévin, de la Porte du Hainaut, de Valenciennes Métropole, de Maubeuge Val de Sambre et de la Région de Compiègne, CRCI Nord  PasdeCalais.
Secteur / Filière / Thème :Transport / Ferroviaire
Un pôle pour l’innovation dans les transports terrestres
Première région française pour le transport ferroviaire, deuxième pour l’industrie automobile, troisième pour la logistique… C’est presque naturellement qu’a germé l’idée d’un pôle de compétitivité autour des transports terrestres innovants en Nord  PasdeCalais. Et grâce à des habitudes de coopération de plus de 20 ans entre les industriels et les chercheurs de la filière, ITrans a rapidement réussi à fédérer plus de 50 entreprises, une vingtaine de structures de recherche et de formation, représentant plus de 15 000 emplois.
Unique pôle de compétitivité à vocation mondiale de la région, ITrans a pour objectif de devenir le premier pôle européen d’équipements et de systèmes de transport innovants et mise pour cela sur l’interopérabilité, l’inter modalité, l’innovation et les systèmes intelligents."I-trans s’inscrit dans la nécessité d’optimiser l’organisation des flux de transports (routiers, fluviaux et ferroviaires), face à l’intensification des échanges et des déplacements d’ici 2015", explique Yves Ravalard, Directeur Scientifique d’ITrans. La démarche initiée par le pôle n’a pas tardé à porter ses fruits, puisque 18 projets ont déjà été labellisés (17 projets d'innovation et 1 projet de recherche) pour un montant global de 34 millions d'HT et mobilisent 12 grandes entreprises, 20 PME et 19 laboratoires de recherche. Des projets dans lesquels les TIC ont une place à part entière, aussi bien dans le domaine de l’in teropérabilité ferroviaire que dans l’information multimo dale du voyageur :"Une meilleure gestion du temps et des correspondances grâce à l’ITS (Intelligent Transportation System) permettrait une augmentation des flux de 15 %", illustre M. Ravalard.
N°007 • 1er semestre 2006
Un pôle de compétitivité se définit par la combinaison sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de for-mation et d’unités de recherche publiques ou privées, engagés dans une démarche partenariale pour dégager des synergies autour de projets innovants.
L’objectif ainsi poursuivi est d’accroître la compétitivité de l’in-dustrie française. Pour ce faire, l’Etat prévoit un investissement de 1,5 milliard d’euros en direction des pôles ainsi que des
Viatic : pour une mobilité plus intelligente
Parmi les premiers projets labellisés,"le concept Viatic vise à accompagner le citoyen dans sa mobilité quotidienne en lui offrant des services d’information liés aux transports afin d’agré-menter au mieux son voyage, et à simplifier le paiement des prestations", explique Guillaume Uster, chargé de recherche à l’INRETS. Et dès cette année, un premier démonstrateur, dédié à l’information multimodale, sera mis en place et rassemblera la multitude de données qui existent sur les différents modes de transport pour fournir au voyageur une meilleure connaissance des moyens de se déplacer. L’objectif sousjacent étant de rendre les transports collectifs, dont le TER, plus attractifs, le voyageur pourra bénéficier d’une palette de nouveaux services afin que le déplacement en transport en commun ne soit plus assimilé à du temps perdu : de l’information en temps réel, de l’accompagnement ludique, de l’information touristique… Ainsi, la région Nord  PasdeCalais devrait accueillir des démonstrateurs de services qui seront éva lués sur leur usage. Un projet à venir, basé sur la technologie NFC (Near Field Communication) permettrait un paiement sim plifié et sécurisé grâce au téléphone portable.
Si ce concept de services dans la mobilité existait avant la mise en place du pôle de compétitivité, notamment dans le cadre du Programme de Recherche et d’Innovation dans les Transports Terrestres (PREDIT),"I-Trans a accéléré la rencontre entre le monde de la mobilité et la société de l’information, pour rendre la mobilité plus intelligente, en favorisant la synergie entre les acteurs", résume Guillaume Uster. Une synergie qui se traduit par un premier projet de 2,2 Men réponse à un appel d’offres de l’Agence Nationale de la Recherche, qui permettra de tester
008 -Les indicateurs de réussite et d’évaluation du pôle Part du marché ferroviaire mondial Nombre d’équipementiers ferroviaires Nombre d’entreprises ITS dans le pôle Croissance de l’emploi Croissance du nombre de chercheurs dans le pôle Diplômés de formation de haut niveau Grands colloques internationaux Partenariats internationaux avec les autres pôles Nombre de coopérations annuelles industrie - laboratoire
A l’issue du CIADT du 12 juillet 2005, 67 pôles ont été labellisés sur les 105 dossiers déposés. L’Observ@toire se propose d’apporter un éclairage innovant sur les six pôles présents en Nord - Pas-de-Calais, en focalisant sa présentation sur le rôle des technologies de l’information au sein de ceux-ci. Trois pôl es sont présentés à l’occasion de cette publication. Les trois autres pôles présents en Nord - Pas-de-Calais (le pôle Industries du Commer ce, le pôle Nutrition-Santé-Longévité et le pôle Up-Tex) ont été traités dans le n°6
et d’évaluer le concept avant, peutêtre, une mise sur le marché si l’intérêt du voyageur est confirmé. L’innovation pour le développement de la région ITrans s’inscrit donc dans une approche très pragmatique et ces retombées seront surtout sensibles à moyen terme. "Compte tenu du temps de la recherche puis du démarrage des systèmes de production, les résultats ne seront pas visibles avant 5 ans", précise Yves Ravalard. Mais quelques effets immédiats existent déjà, tels que la société Infodio, spécialisée dans l’information embarquée et dont la création a été favorisée par les financements et les partenariats autour de projets ITrans dont Viatic. Et pour évaluer la réussite du pôle, celuici s’est doté d’indica teurs tangibles et d’objectifs à l’horizon 2010 et 2015 qui lui per mettront de connaître son impact sur l’économie locale. "I-Trans place l’innovation au cœur du développement écono-mique local, et le Nord dispose d’un savoir-faire en la matière qu’il doit valoriser", conclut Yves Ravalard. Un savoirfaire et une synergie des acteurs indispensables pour faire de la région Nord  PasdeCalais un territoire en pointe sur l’innovation dans les transports terrestres.
Situation 2004
8 % 7 0 15 000 emplois 600 15 1 tous les 2 ans 2 15
Objectif 2015
13 % 12 20 + 10 % + 80 % 100 1 par an 4 50
Source : Note de synthèse I-Trans, mars 2005.
Contact ITrans Yves RAVALARD, Chef de projet •06.71.52.38.39- yves.ravalard@univ-valenciennes.fr
9
LE PÔLE MAUD ET LES TIC
Fiche signalétique du pôle
Libellé exact :MAUD, Matériaux A Usage Domestique
Porteur du projet :Association InnovAaLys
Acteurs impliqués : Entreprises et organisations professionnelles : Industrie des matériaux : Arc International, SPL Céramique de Desvres, Syndicat des papetiers du Nord de la France, Ugine & ALZ… Industrie de la chimie : Roquette, Anios, Mc Bride, etc… Industrie des aliments : Bonduelle, Terres des Lys Soit 41 entreprises au total
Formation, Recherche et Développement : Centre National de Recherche Scientifique, Centre Technique du Papier, Institut National de Recherche Appliquée de Lille, Institut des Molécules et de la Matière Condensée de Lille Ecole d’Ingénieurs du PasdeCalais, Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Lille, Mines de Douai, Université d’ArtoisLens, Université des Sciences et Technologies de Lille, Université de Valenciennes et du HainautCambrésis Unités de recherche et de développement des entreprises Arc International, Roquette, Ugine & ALZ et Bonduelle
Structures territoriales : Conseil Général du PasdeCalais, Communauté d’Agglo mération de SaintOmer, Chambres consulaires d’Armentières / Hazebrouck, Béthune et SaintOmer, SaintOmer développement, Technopole Lille Métropole
Secteur / Filière / Thème :
Chimie / Matériaux / Aliments
-
La genèse du pôle MAUD Porté par deux entreprises de rang mondial, Arc International (Arques, 62) et Roquette (Lestrem, 59), le pôle de compétitivité MAUD constitue le lieu de rencontre entre les industries des arts de la table, de la chimie végétale et de l’agroalimentaire. L’appel à projet de la DIACT (exDATAR) sur les pôles de compétitivité a per mis de fédérer des acteurs autour de projets communs d’innovation sur les matériaux à usage domestique (papier, verre…), leur interface et leur interaction avec les aliments ou la chimie… pour en faire un pôle unique dans la région Nord  PasdeCalais. Plusieurs spécificités per mettent en effet de distinguer le pôle MAUD. "MAUD est tout d’abord l’un des rares pôles de compé-titivité à avoir été initié par des entreprises elles-mêmes, souligne Denis Lalart, président de MAUD.De plus, il ne s’inscrit pas dans une logique purement sectorielle mais rassemble des activités différentes autour de probléma-tiques scientifiques communes."Des problématiques qui pourront avoir des applications très concrètes au quoti dien, telles que la vaisselle et les couverts faciles à net toyer, des emballages issus de la chimie végétale aux performances et à la recyclabilité développées ou encore des détergents sans nitrate plus efficaces et plus respec tueux de l’environnement. Pour cela, le pôle MAUD rassemble plus de 40 entreprises (de la PME de 4 salariés au leader mondial des polyols) et plus de 1 300 personnels Recherche  Développement (publics et privés), soit 20 % de la R&D régionale, pour un chiffre d’affaires total de 8 Mrdset 18 000 emplois directs dans le Nord  PasdeCalais.
Des TIC utiles au quotidien
"Les TIC ne constituent pas une finalité pour le pôle MAUD explique JeanClaude Charenton, chef de projet du pôle,et le portefeuille des projets ne comporte pas d’axe spéci-fique dans l’immédiat". Cependant, les TIC interviennent au quotidien, dans le fonctionnement du pôle, en tant que moyen de communication bien sûr, mais aussi comme moyen de gestion de la connaissance et des procédés : il est en effet essentiel de préserver la chaîne numérique d’un modèle (par exemple un moule, dont l’élaboration se complexifie progressivement) afin de maintenir constante la liaison entre la conception et la production. De même, les TIC sont essentielles pour développer l’innovation des entreprises du pôle.
-
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N°007 • 1er semestre 2006
Deux équipements structurants de R&D
Ainsi, MAUD va se structurer autour du Centre Européen des Matériaux à Usage Domestique, organisé en réseau sur deux sites de recherchedéveloppement : l’institut M.E. Chevreul destiné à la recherche fondamentale et basé à Villeneuve d’Ascq, et le CREATE (Centre de REcherche Appliquée et de Transfert d’Expertise), qui sera inauguré à SaintOmer cet été. Le CREATE permettra aux industriels de la région, notamment aux PME, d’accéder à des matériels coûteux, grâce à la mutua lisation de moyens humains et techniques. Pour cela, il offrira des équipements informatiques et technologiques (microscope électronique à balayage et à force atomique…) permettant de travailler à l’échelle des nanostructures, afin de modifier le comportement des matériaux : les structures de recherche intè grent leurs caractéristiques physicochimiques et peuvent ainsi anticiper leurs réactions.
Au travers de prestations de service, les entreprises pourront accéder à ces technologies de modélisation sur la morphologie des matériaux, les interactions entre les matériaux, leur résis tance ou leurs propriétés thermiques."Cette modélisation per-met de diminuer le nombre d’essais et de prototypes, de réduire les coûts et ainsi de gagner du temps avant la production", détaille JeanClaude Charenton. Et il est probable que des applications logiciels soient développées à l’avenir afin d’amé liorer encore ce processus de modélisation. Ce centre de recherche permettra ainsi d’augmenter le poten tiel d’innovation des entreprises locales, et garde toujours des
009-Les 4 axes de recherche du pôle MAUD
Détergence et interaction milieux - matériaux Nouveaux détergents à base de chimie végétale Verres et vaisselle à développement bactérien réduit Articles culinaires non adhérents Nouveaux produits floculants de traitement des eaux Vaisselle et couverts "easy to clean" et résistants à la corrosion
Multimatériaux Emballages alimentaires à base de papier recyclé Gamme élargie de produits décorés
Innovations alimentaires Préparations alimentaires vitrifiées à base de produits amylacés
objectifs très concrets d’application, comme le remplacement des emballages à base de pétrole par des contenants de base végétale, ou la réduction du poids de la vaisselle céramique.
6 600 emplois locaux en jeu
Dans un secteur où la production régionale ne peut rivaliser avec les tarifs pratiqués par la concurrence internationale,"le pôle MAUD fait donc le pari de l’innovation pour créer locale-ment de la valeur ajoutée", résume Denis Lalart. Il mise donc sur la complémentarité et l’optimisation des équipements et des compétences de la région pour que les entreprises puis sent être à la pointe mondiale de l’innovation. Un appui aux entreprises qui devrait permettre le maintien et le développement du tissu économique local, ainsi que la création d’entreprises innovantes, puisque le pôle estime son impact total à 6 600 emplois directs (créés ou maintenus) et induits. Indirectement, il participera également au rayonnement et à l’attractivité internationale de la région Nord  PasdeCalais.
Objectif de croissance de C.A
50 à 100 M45 M34 à 51 M30 M29 à 58 M
148 à 277 M90 à 130 M
160 à 200 M
Procédés industriels innovants pour les arts de la table Développement de produits arts de la table personnalisés par la production en série courte 90 à 130 MCéramiques ultra légères et résistantes 12 à 24 MSource : Dossier de presse de MAUD, janvier 2006.
Contact Pôle MAUD Jean-Claude CHARENTON,Chef de Projet •+ 33 (0)3 21 95 46 13 - jean-claude.charenton@arc-intl.com
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PÔLE FILIÈRE PRODUITS AQUATIQUES
Fiche signalétique du pôle
Libellé exact :
Porteur du projet :
Acteurs impliqués :
Produits aquatiques
Pôle Filière Produits Aquatiques
Entreprises et organisations professionnelles : Ce projet concerne les différents maillons de la filière des pro duits aquatiques boulonnais, depuis les navires jusqu’aux dis tributeurs, soit environ 170 entreprises sur BoulognesurMer.
Formation, Recherche et Développement : AFSSA (Association française de Sécurité Sanitaire des Aliments) CEVPM (Centre d’Etude et de Valorisation des Produits de la Mer) IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) Institut Pasteur de Lille ULCO (Université du Littoral Côte d’Opale) CFPM (Centre de Formation Marcel Baey) Nausicaà :Structures territoriales Communauté d'agglomération du Boulonnais, Boulogne développement, Chambre de Commerce et d’Industrie, Vill de BoulognesurMer, Ifremer, Région NordPas de Calais Délégation Régionale à la Recherche et à la Technologie.
Secteur / Filière / Thème :
Produits aquatiques / Poissons
Chiffres clés :
En 2004, 25 % de la production française de poissons (ho crustacés, coquillages, céphalopodes) a été débarquée BoulognesurMer.
Les grandes thématiques des projets
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1 •Exploitation rationnelle et durable des espèces pérennes et valorisation des produits et coproduits de la pêche et de l’aquaculture.
2 •Renforcement de la technicité et de l’environnement des entreprises.
3 •Amélioration et renforcement de la qualité des pro duits et de la sécurité alimentaire.
Un pôle orienté Recherche et Développement
Association interprofessionnelle créée en 1999, le Pôle Filière Produits Aquatiques rassemble les partenaires de l’ensemble de la filière produits de la mer, du monde scientifique et économique. Le pôle regroupe 42 organis mes (30 français, 12 internationaux), 10 centres tech niques, 9 universités, 5 grandes écoles et 6 grands orga nismes de recherche et de développement. L’activité du pôle est orientée sur des objectifs de recherche, de for mation, de développement technologique et sur une démarche de normalisation, de qualité et de traçabilité. Le pôle de compétitivité Filière Produits Aquatiques est organisé en deux départements.
Le département Normalisation, Qualité, Traçabilitéa pour rôle de mettre en œuvre une démarche de normali sation, de traçabilité et de qualité et de garantir son appli cation auprès des professionnels.
Le département Recherche et Développement Technologiquevise à accroître la compétitivité des entreprises de la filière des produits de la mer en répon dant à leurs besoins en matière d’innovation, de recherche et de développement technologique.
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N°007 • 1er semestre 2006
Les TIC au service de la transparence des produits
A l’image des produits de l’agroalimentaire, et suite aux demandes de plus en plus exigeantes des acteurs de la grande distribution et de la réglementation européenne, les produits de la mer ont besoin d’afficher leur transparence. La grande distribution représente aujourd’hui 70 % des débouchés des produits frais de la mer au niveau national. La traçabilité des produits permet de mieux connaître leurs parcours tout au long de la chaîne de transformation, avec pour objectif la maî trise des risques.
Ainsi, un des projets du pôle consiste à réaliser un état des lieux en matière de traçabilité sur les produits pêchés et trans formés sur le port de BoulognesurMer. Les producteurs de BoulognesurMer ont déjà mené des actions significatives pour identifier les caisses : existence de balances étiqueteu ses sur certains navires, informatisation des enregistrements de la criée et des sociétés d’écorage. Les équipements restent cependant sousutilisés et l’ensemble des acteurs de la filière n’est pas encore équipé.
L’informatique et les télécommunications sont aujourd'hui indispensables à une traçabilité efficace. C’est pourquoi le pôle s’investit dans la traçabilité en lançant une réflexion qui devra permettre d’établir :
 Un état des lieux des incompatibilités intersystèmes déjà présents sur BoulognesurMer,  Un bilan des solutions informatiques existantes, adaptées aux besoins de la filière et du marché.
Cette étude permettra de déterminer les grandes orientations à prendre en matière de traçabilité au sein de la filière des pro duits de la mer et par conséquent de répondre aux demandes réglementaires tout en optimisant l’utilisation de l’existant.
Les TIC au sein du pôle
Soutien à la mise en place de systèmes de pesée et d'éti quetage en mer avec code à barres sur les navires hautu riers et artisans de BoulognesurMer.
Solutions informatiques : veille et assistance réglementaire et technique aux entreprises.
Etiqueteuse à bord d’un navire
A terme, une solution informatique sera retenue et proposée aux PME et TPE de BoulognesurMer permettant d’assurer une véritable traçabilité produit du navire à l’étal. La mutuali sation de l’outil permettra à ces petites entreprises de bénéfi cier d’économies d’échelle et de pérenniser la confiance auprès des grandes enseignes de la grande distribution.
Optimiser la traçabilité logistique
La traçabilité logistique désigne le suivi quantitatif des pro duits, cette traçabilité informe sur la localisation des produits, et permet de déterminer les destinations et les provenances (du lieu de pêche au lieu de consommation). Plusieurs tech nologies peuvent être utilisées pour assurer la traçabilité logistique : la technologie d’identification par fréquence radio (RFID), la technologie des étiquettes codesbarres. Quelle que soit la technologie, le système de code indique des infor mations telles que la zone de pêche, l’espèce du poisson, le jour de capture et le mode de pêche… Le pôle de compétitivité n’a pas pour objectif d’imposer une solution. Le projet du Pôle Filière Produits Aquatiques est de proposer des solutions informatiques existantes et de rendre compatibles celles qui sont actuellement adoptées par cer tains professionnels, mais qui utilisent des technologies très différentes. L’objectif de ce projet est donc bien d’améliorer la valorisation des produits aquatiques et la compétitivité des entreprises.
Informations recueillies auprès de Catherine Beutin
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