L'analyse des technologies de l'information et de la communication de Lille Métropole : 5ème numéro

De
Publié par

Un partenariat a été mis en place entre l'INSEE, l'Agence de Développement et d'Urbanisme de Lille Métropole (ADULM), la CCI Lille Métropole (CCILM) et DigiPort-TLM pour favoriser l'apport mutuel de compétences dans le secteur d'activité des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC). Cette volonté se traduit par un outil, destiné à l'ensemble des acteurs de la métropole, «l'Observ@toire », dont l'objectif est de mesurer les différents impacts du développement des activités liées aux TIC. La cinquième édition de l'Observ@toire est consacrée aux industries de contenus, activités créatrices d'innovations et utilisatrices de technologies. Les résultats d'une enquête réalisée auprès d'établissements implantés dans la métropole permettent de dresser un état des lieux de cette activité au développement prometteur. Un point est également fait sur les TIC dans l'aire urbaine de Lille qui met en évidence les premiers signes d'une vitalité retrouvée. Enfin, 10 chiffres clés permettent de disposer des principaux éléments à retenir concernant les TIC dans la métropole.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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’ ’
L analyse des Technologies de l Information et de la Communication de Lille Métropole.
Directeur de la publication :
• François CLUZEL
Par le biais d’un outil de diffusion régulier et facilement identifiable,
“L’Observ@toire” vise à mieux connaître et faire connaître l’activité TIC
Responsables de rédaction :
dans la métropole lilloise. Au delà des analyses issues des partenaires
initiaux, une collaboration avec l’ensemble des acteurs impliqués dans le
• Chantal DELAHOUTRE
développement des nouvelles technologies permettra, au fil du temps et
• André DELPONT
des publications, d’offrir une approche globale de la filière TIC au niveau
• Jean-Jacques MALPOT
local.
• Christophe PANNETIER
Dans cet esprit, ce numéro a été l’occasion d’initier une première
Equipe de rédaction :
collaboration avec la DRIRE Nord - Pas-de-Calais. Cet échange sera
développé dans le futur, afin en particulier d’aboutir à des synergies ren-
• Laetitia BAUDRIN,
forcées entre “L’Observ@toire” et la publication annuelle de la DRIRE
• Philippe ERIC,
“Les enjeux pour l’industrie régionale Nord - Pas-de-Calais”.
• Danièle LAVENSEAU,
Pour plus d’informations relatives à cette dernière publication, dont une
• Delphine LEGLISE,
partie est consacrée aux industries en lien avec les TIC :
• Hélène RIO,
www.nord-pas-de-calais.drire.gouv.fr
• Nicolas SAROSDI,
• Corinne VALITON-L’HOURS.
Contacts utiles
CCILM
Département Etudes et Projets
Nicolas SAROSDI
n.sarosdi@lille.cci.fr
03 20 63 78 22
www.lille.cci.fr
DigiPort
Département Marketing & Veille
Hélène RIO
hrio@digiport.org
03 20 19 18 57
www.digiport.org
ADULM
En couverture :
Développement économique
CRRAV - Centre Régional
& aménagement du territoire
des Ressources Audiovisuelles - Tourcoing
Corinne VALITON-L’HOURS
clhours@lille-metropole-2015.org
Les différents numéros de
03 20 63 33 73
“L’Observ@toire” sont disponibles sur
simple demande auprès de l’une des
www.lille-metropole-2015.org
quatre structures participant à sa
rédaction. L’ensemble des parutions
est également consultable en ligne sur
INSEE
les sites des différents partenaires.
Division institutionnels
du service Etude & Diffusion
Danièle LAVENSEAU
ème
Prochain numéro : 2 semestre 2005
Daniele.lavenseau@insee.fr
03 20 62 87 67
N° ISSN : 1638-5039
www.insee.fr
Crédit photo : Procom LilleN°005 • 1er semestre 2005
Le pôle des industries
du commerce mobilise
Les TIC dans l'aire urbaine de Lille :
la région !
Premiers signes d'une vitalité retrouvée
3
Au mois de novembre dernier était lancé par le gouvernement l’appel à projet
pôles de compétitivité. Les pôles de compétitivité associent des entreprises, des
unités de recherche et des centres de formation autour de projets innovants sur
un espace géographique donné.
Emplois et établissements : une photographie de Lille Métropole
La région Nord - Pas-de-Calais a déposé 9 candidatures dont 3 interrégionales,
ème
Emplois TIC : Lille, 5 métropole française
ce nombre important de dossiers témoignant de la vitalité et du potentiel écono-
mique de la région. Parmi les 105 dossiers déposés par les régions françaises,
9 concernent l’image et le multimédia, 8 les logiciels, l’électronique, les télé-
001 - Le poids des emplois du secteur des TIC
communications et 7 la logistique et la mobilité.
par département au 31/12/2003
Au 31 décembre 2003, le secteur des TIC
Le Nord - Pas-de-Calais se distingue avec le pôle “Industries du Commerce”.
emploie 29 753 salariés dans le Nord - Pas-de-
30 entreprises de dimension internationale se sont engagées autour de ce pro-
Calais, soit 3 % de l’ensemble des salariés de la
jet. L’objectif du pôle est d’imaginer le commerce du futur pour répondre à la
région. Cette part est faible si on la compare à la
satisfaction des besoins immatériels et de créer de nouveaux services. Les axes
moyenne des autres régions (5,6 %). Seules
stratégiques choisis par les porteurs publics et privés sont basés sur l’organisa-
Champagne-Ardenne, Picardie, Lorraine,
3 7 tion et l’optimisation de la chaîne logistique, le développement de la relation
Franche-Comté et Auvergne ont une part moins
client, la gestion et le traitement de l’information et la conception de “e-services”.
élevée (carte 001).
Les TIC dans l’aire
Les technologies de l’information et de la communication occupent une place
urbaine de Lille :
majeure dans la création de ce pôle. Parmi celles-ci, les industries de contenus
Premiers signes d’une
numériques constituent un levier important pour assurer la compétitivité des
vitalité
industries du commerce.
retrouvée
Ainsi, ce cinquième numéro de “L’Observ@toire” propose un regard statistique
• Emplois et établissements :
et un état des lieux sur les industries de contenus, activités créatrices d’innova-
une photographie de Lille
tions et utilisatrices de technologies. Même si leurs modèles économiques futurs
© IGN - Insee 2005
Métropole
restent à définir, le développement des entreprises des secteurs de contenus Source : Unedic 2003.
• L’emploi TIC en perte de
numériques est prometteur.
vitesse entre 2001 et 2003
• Une forte reprise 002 - Indice de spécificité des TIC par zone d’emploi
Parallèlement, “L’Observ@toire” projette une seconde analyse consacrée aux
des créations d’entreprises TIC dans le Nord - Pas-de-Calais en 2003
caractéristiques de l’économie TIC locale, réaffirmant la position enviable de
entre 2003 et 2004 Un peu moins des deux tiers des emplois
l’aire urbaine de Lille parmi les grandes métropoles françaises.
TIC de la région sont localisés dans l’aire
urbaine de Lille (18 987 emplois au 31/12/2003)
8 13
Enfin, 10 chiffres clés permettront aux décideurs de disposer en un minimum
(carte 002). Si, en valeur absolue, la métropole
de temps des principaux éléments à retenir concernant les TIC à Lille
se situe ainsi en cinquième position après Lyon,
Les industries
Métropole.
Toulouse, Marseille et Grenoble, la part des TIC
de contenus :
par rapport à l’emploi total reste plus faible que
La rencontre
dans les autres agglomérations (5,3 % de la
de la créativité L’équipe de rédaction
totalité des salariés pour Lille contre 6,1 % pour
et de la technologie
la moyenne des 19 premières aires urbaines
hors Paris) (graphique 003).
• Les “contenus”, nouvelle
source de développement
pour les industries
© IGN - Insee 2005
traditionnelles
Sources : Insee - Sirène, Unedic 2003.
• Portrait des entreprises
interviewées, tous secteurs
confondus
L’aire urbaine de Lille est, avec Lyon et Nantes, celle où la La métropole lilloise se distingue des autres aires urbaines
• Analyses sectorielles
part des services immatériels est la plus importante : par la faible part des activités de fabrication qui ne représen-
plus de la moitié des emplois y sont concentrés au 31 décembre tent que 9,6 % des emplois, contre 28,7 % pour la moyenne
14 15
2003. des 19 premières aires urbaines.
Chiffres clés
Sommaire
éditoN°005 • 1er semestre 2005
Les TIC dans l'aire urbaine de Lille : Premiers signes d'une vitalité retrouvée
003 - Effectifs salariés des TIC
Le cœur d’activités : les services immatériels
dans les 19 premières aires urbaines au 31/12/2003
Fin 2003, les services immatériels regroupent la part la Nice, Bordeaux, Nantes et Montpellier ont des proportions
plus importante de l’emploi salarié des TIC dans les aires plus élevées. Un quart des établissements TIC de l’aire
35 000
urbaines de Lille (47,1 % des emplois), mais aussi de Lyon, urbaine lilloise exercent une activité d’édition, d’imprimerie
5
Marseille, Toulouse et Nantes. Le secteur édition, imprimerie, ou de reproduction ; 12 % rendent des services liés à des
30 000
reproduction concentre près de 39 % des emplois TIC de la biens et 5,7 % ont des activités de fabrication.
25 000
métropole. Il y est mieux implanté que dans les aires de
Lyon, Marseille, Toulouse, Nice ou encore Bordeaux. Ainsi, en comparant effectifs salariés et nombre d’établisse-
20 000
Les activités de fabrication représentent 13,8 % des emplois ments, on remarque que les services liés à des biens sont
Moyenne
15 000
TIC de la métropole, ce qui est faible au regard des parts des souvent rendus par des établissements de petite taille.
des 19 premières
autres aires urbaines. Enfin, les services liés à des biens A contrario, les activités de fabrication, qui sont des activités
aires urbaines :
10 000
sont quasiment inexistants dans toutes les aires urbaines. industrielles, sont réalisées par des établissements de taille
12 662 salariés
plus élevée. Les services immatériels semblent être effec-
5 000
Les établissements TIC sont, pour plus de la moitié, des tués dans des unités de plus petite taille que ceux d’édition,
établissements de services immatériels : 56,3 % dans la d’imprimerie ou de reproduction.
métropole au début 2004. Seules les aires de Marseille,
L’emploi TIC en perte de vitesse entre 2001 et 2003
Sources : Insee - Unedic 2003.
A l’instar de la plupart des aires urbaines, le secteur des TIC L’aire urbaine de Lille a aussi été touchée par la baisse,
a perdu 3 500 salariés en Nord - Pas-de-Calais entre les qui est moins sensible sur la période 2002-2003 (- 2,8 %)
ème
31 décembre 2001 et 2003, avec toutefois des pertes d’em- que sur 2001-2002 (- 6,5 %). L’emploi total diminue égale-
Etablissements TIC : Lille, 6 métropole française
plois moins nombreuses en fin de période. Alors que l’emploi ment, mais de façon moins nette.
salarié régional a connu une hausse de 1,2 % entre 2001 et Entre 2001 et 2002, seules les aires urbaines de Nice,
Au 1er janvier 2004, la région Nord - Pas-de-Calais compte L’aire urbaine de Lille rassemble 57 % des établisse-
2002, l’emploi TIC a subi une forte baisse de - 7,4 %. Il se Toulon, Metz, Nancy et Valenciennes ont subi une chute des
3 205 établissements dans le secteur des TIC, soit 2,6 % de ments TIC régionaux, soit 1 820 établissements. Elle se
porte mieux entre 2002 et 2003, même si la diminution s’est emplois TIC plus importante que celle de Lille. Entre 2002 et
la totalité des établissements régionaux. Seules six régions situe au sixième rang des aires urbaines en termes d’établis-
poursuivie (- 3,5 %). Sur la même période, l’emploi salarié 2003, la baisse des emplois a concerné la plupart des 19
ont une part d’établissements TIC plus élevée : Ile-de-France, sements TIC derrière Lyon, Marseille, Nice, Toulouse et
total a baissé également (- 0,4 %). premières aires urbaines (graphique 005).
Rhône-Alpes, Paca, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire et Bordeaux (graphique 004).
Centre. A l’inverse du phénomène observé pour les salariés, les éta-
blissements TIC sont proportionnellement aussi nombreux
005 - Comparaison de l’évolution des effectifs (en %) dans les TIC et dans l’emploi total
que dans les autres aires urbaines.
entre le 31/12/2001 et le 31/12/2003 au sein des 19 premières aires urbaines françaises.
004 - Nombre d’établissements TIC
dans les 19 premières aires urbaines au 01/01/2004
10 %
5 %
4 000
Evolution moyenne de
l'emploi total : + 1,8 %
3 500
0
3 000
Evolution moyenne de
2 500 - 5 %
l'emploi TIC : - 5,9 %
2 000
Moyenne - 10 %
1 500
des 19 premières
aires urbaines :
1 000
- 15 %
1 403 établissements
Emploi TIC
500
Emploi total
- 20 %
Sources : Insee - Sirène 2004. Sources : Insee - Unedic 2001 - 2003.N°005 • 1er semestre 2005
Les TIC dans l'aire urbaine de Lille : Premiers signes d'une vitalité retrouvée
Une forte reprise des créations d’entreprises TIC
Une diminution plus marquée dans les services immatériels
entre 2003 et 2004
Entre fin 1997 et fin 2001, l’augmentation du nombre de sala- vices immatériels a été d’autant plus brutale que la hausse
riés a été nettement plus forte dans les services immatériels n’avait été forte. La diminution du nombre de salariés est
1
plus visible dans les services immatériels de la métropole
que dans les autres activités . Elle a été encore plus impor-
7
tante dans l’aire urbaine de Lille que dans l’ensemble des 19 lilloise qu’ailleurs : - 8,3 % contre - 2,1 % pour la moyenne des
Boom du taux de création en 2004
premières aires urbaines françaises. Entre fin 2001 et fin aires urbaines (graphique 006).
2003, la chute du nombre de salariés travaillant dans les ser-
2
Le taux de création d’entreprises TIC dans la métropole taux de création supérieur. Cependant, ces dernières enre-
lilloise (15,9 %) est supérieur à celui de la région (14,5 %). gistrent une différence de taux de création entre le secteur
Il est en hausse de près de 5 points dans la métropole et d’un des TIC et les autres secteurs moins importante que celle
006 - Evolution des salariés des activités TIC
peu plus de 3 points dans la région par rapport à 2003. Alors observée dans la métropole lilloise.
entre le 31/12/1997 et le 31/12/2003
que cette année-là, le taux de création d’entreprises TIC Quelle que soit la zone géographique considérée, la création
dans l’aire urbaine de Lille était faible par rapport aux autres d’entreprises a été plus forte dans les services immatériels
principales aires urbaines, il est sensiblement meilleur en (taux de 23,6 % dans la métropole). Elle est en général plus
200 2004 : seules celles de Nice, Nantes et Montpellier ont un faible dans les activités de fabrication.
180
Un taux de création pure deux fois plus élevé dans les TIC
que dans les autres activités
160
3
En 2004, le taux de création pure d’entreprises dans la (en moyenne 12,6 % sur l’ensemble des 19 premières aires
métropole lilloise est de 14,9 % dans les TIC. Il a augmenté urbaines) (graphique 007).
140
de plus de 4 points depuis 2003. En 2004, l’aire urbaine de Dans le Nord - Pas-de-Calais, le taux de création pure dans
Lille a un taux de création pure dans le domaine des TIC les TIC est sensiblement égal à celui de la métropole en
supérieur à celui de la plupart des principales aires urbaines 2004 comme en 2003.
120
100
007 - Le taux de création pure d’entreprises dans le secteur des TIC en 2004
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
pour les 19 premières aires urbaines françaises (en %)
Autres activités
Services immatériels Ensemble TIC
16 %
Lille
Lille Lille
Taux de création pure
14 %
19 premières aires 19 premières aires 19 premières aires
moyen des activités TIC :
Sources : Insee - Unedic 1997 à 2003.
urbaines urbaines urbaines
12 %
+ 12,6 %
10 %
Taux de création pure
moyen de l'ensemble
8 %
des activités : + 8,2 %
6 %
Une hausse du nombre d’établissements TIC entre 2003 et 2004
4 %
moins soutenue qu’ailleurs
2 %
Activités TIC
0 %
Ensemble
Entre les premiers janvier 2003 et 2004, la région perd 0,5 % Si l’on compare aux autres principales aires urbaines fran-
des activités
des établissements exerçant une activité dans le secteur des çaises, on voit que l’augmentation du nombre d’établisse-
TIC. Cette baisse ne concerne pas la métropole lilloise où ments TIC de la métropole lilloise a été moindre que dans le
le nombre d’établissements TIC croît de 3,4 % pour reste de la France.
Sources : Insee - Sirène 2004.
atteindre 1 820 unités début 2004. A noter que cette hausse A titre d’exemple, le nombre d’établissements de Marseille
est sensiblement égale à celle constatée pour l’ensemble augmente de 7,3 % et celui de Montpellier de 7,6 %.
des activités de la métropole.
2 - Créations = création pure (l’activité exercée ne constitue pas la Le taux de création d’entreprises rapporte le nombre de créations ob-
1 - Pour une description plus détaillée des différentes composantes
poursuite d’une activité de même type exercée antérieurement au servées l’année “n” au stock d’entreprises actives au 1er janvier de
de la filière TIC, cf. le numéro 3 de “L’Observ@toire”.
même endroit par une autre entreprise) + création par reprise (reprise cette même année.
de tout ou partie des moyens de production d’une autre entreprise,
rachat d’un fonds de commerce) + réactivation (personne physique 3 - Le taux de création pure rapporte le nombre de créations pures ob-
ayant déjà eu une activité non salariée et reprenant une activité non
salariée, avec le même numéro d’identification que précédemment). cette même année.
Base 100 en 1997N°005 • 1er semestre 2005
Etude
La méthodologie Les résultats
“L’Observ@toire” a confié à un cabinet d’étude la réalisation Entre janvier et mars 2005, 70 entreprises ont répondu à
d’une enquête téléphonique auprès des 307 entreprises de cette enquête, soit 23 % des entreprises identifiées (des
l’aire urbaine de Lille exerçant potentiellement leur activité taux de réponse de 20 % dans le secteur audiovisuel, de
4
dans le domaine “des contenus numériques ”. 21 % dans celui de la musique et de 38 % dans le multi-
Les industries de contenus :
L’enquête avait pour objectif d’identifier les entreprises pro- média-e-learning-jeux vidéo).
duisant réellement des contenus et de recueillir leur vision Les résultats commentés ci-dessous constituent donc un
La rencontre de la créativité et de la technologie
des potentiels du territoire dans ces secteurs. éclairage plus qu’une analyse fine.
L’intégralité de l’étude est disponible auprès des différents partenaires de “L’Observ@toire”.
9
PORTRAIT DES ENTREPRISES INTERVIEWÉES, TOUS SECTEURS CONFONDUS
Les “contenus”, nouvelle source de développement
Le marché
Typologie des entreprises
pour les industries traditionnelles
• 44 % des entreprises réalisent des prestations pour le compte
• 55 % des 70 entreprises interviewées exercent leur activité
de clients, 36 % produisent des programmes originaux
principale dans l’audiovisuel, 26 % dans le multimédia
Les contenus, que les Anglo-saxons désignent sous le terme suel et du jeu vidéo pour créer des univers spécifiques de
et 20 % des entreprises réalisent les deux “missions”.
et 19 % dans la musique.
de “content industry”, ou parfois rassemblés sous le terme consommation (des communautés de consommateurs très • Parmi les entreprises réalisant des prestations,
66 % travaillent pour le compte de clients du secteur privé
“industries créatives”, représentent un ensemble d’activi- ciblés) et augmenter l’audience de l’un ou l’autre produit. Un • Près de 70 % de ces entreprises n’ont qu’une seule activité.
(grands comptes et TPE/PME). Cette diversité assure
tés aux caractéristiques suivantes : exemple : lorsqu’Electronic Arts a “sorti” son jeu vidéo de
une certaine stabilité aux secteurs.
football “Madden” NFL en 2004, tous les titres de sa bande
• Forte prédominance créative
son ont été écoutés 700 millions de fois au cours des six pre-
• 76 % des entreprises affirment maîtriser des technologies
• Produits distribués (CD, cartouches de jeux…) ou diffusés 008 - Répartition des entreprises par âge
miers mois, soit beaucoup plus sans aucun doute, que le titre
spécifiques.
(TV, Web…) (en %)
le plus diffusé sur toutes les radios américaines pendant la
27 %
• Marché principalement grand public (loisir & 26 %
même période. L’utilisation toujours plus grande de “tubes
24 %
• 64 % des entreprises utilisent des prestataires. Ceux-ci sont
22 %
divertissement)
musicaux” en accompagnement des spots publicitaires, ou
régionaux (68 % des réponses, dont 23 % de métroplitains),
• Nécessaire stratégie internationale (financement
les pratiques pluri-médias de la BBC qui consistent à accom- nationaux (28 %) et internationaux (4 %)
et exploitation)
(Réponse à choix multiples).
pagner ses documentaires par la mise en œuvre de sites
• Constitution d’un patrimoine (droits d’auteurs)
Internet dédiés qui, au delà des compléments d’informations
• Prise de risque importante (pas de réel “besoin” 1,4 %
disponibles, renvoient naturellement vers
de consommation)
Les perspectives
Non - de 4 à 7 8 à 12 + de
l’achat de produits dérivés (CD, DVD…) en
communiqué
3 ans ans ans 12 ans
“L’enjeu actuel
sont deux autres exemples.
Les principales composantes de cette
010 - Répartition des prévisions d’embauches 2005
industrie s’articulent autour de secteurs
pour les industries
• Les entreprises interrogées ont tous les âges. Elles existent (en %)
65 %
tels que la musique, l’audiovisuel, le ciné-
en moyenne depuis 10 ans, ce qui témoigne d’une maturité
traditionnelles
L’enjeu actuel pour les industries tradition-
ma, le multimédia et les jeux vidéo.
de l’activité.
est la ré-appropriation
nelles est la ré-appropriation des technolo-
Chacun de ces secteurs se développait
16 %
gies, des usages et surtout des univers de
traditionnellement sur des marchés spé-
des technologies,
10 %
9 %
cifiques nationaux ou internationaux. consommation liés aux contenus. Au pre-
des usages et surtout
009 - Répartition des entreprises par taille Aucune 12 + de 2
mier rang de celles-ci, les industries telle la
(nombre de salariés en CDI en %)
des univers
distribution (et la VAD) fortement intéres-
La principale évolution pour ces secteurs
sées par les nouveaux moyens d’accès à
économiques s’est produite voici • 54 % des entreprises ont recruté au moins 1 salarié en CDI
de consommation
21 %
20 %
leurs clients (Web, téléphonie mobile…) et depuis deux ans (9 % ont recruté plus de 5 salariés).
quelques années avec le développe-
liés aux contenus.” 17 %
16 % 16 % • Pour 2005, 35 % envisagent de créer au moins 1 emploi
ment des technologies numériques. les communautés de consommation (seg-
permanent.
Celles-ci ont facilité à la fois la circula- ments très bien identifiés) créées.
10 %
tion des contenus (technologies de compression, dévelop-
Source : avril 2005, “L’Observ@toire”.
pement des réseaux et du haut débit) et leur accessibilité
Cet intérêt se manifeste sous deux formes : l’utilisation de
Pour en savoir plus sur…
par la multiplication des supports de diffusion / distribution
technologies empruntées aux secteurs des contenus pour
12 3 à 5 6 à 10 + de 10
Non
(CD, satellite, câble, ordinateur, téléphonie mobile, PDA…).
communiqué
mieux servir les produits ou la mise à disposition de conte-
Les aides pour le secteur des industries
Le numérique a ainsi favorisé le phénomène de conver-
nus pour mieux capter certains publics, notamment les plus
de contenus numériques
• Les entreprises interrogées sont de toutes les tailles.
gence des contenus, c’est-à-dire l’exploitation / adaptation
jeunes.
Elles emploient en moyenne 6 permanents.
d’un même contenu, pour des supports variés et des publics
Fonds d’aide à l’édition multimédia (FEAM) initiés par le
• 76 % des entreprises recourent ponctuellement à
différents. Un exemple : le contenu original de Harry Potter,
Ministère de la Culture et de la Communication / CNC /
C’est l’une des grandes forces actuelles de la métropole
des ressources externes (CDD, intermittents...).
l’histoire, est à la fois exploité en édition, au cinéma, en jeux
Ministère délégué à l’Industrie. www.cnc.fr
lilloise que de disposer à la fois d’un maillage d’acteurs
vidéo pour console, en jeux vidéo pour mobiles et bien d’au-
• 93 % des entreprises n’appartiennent pas à un groupe.
“créateurs de contenus” qui doivent continuer à se déve-
Fonds d’aide à la création audiovisuelle associative, Fonds
tres déclinaisons encore. Tous ces moyens de diffusion et de
lopper sur leurs marchés premiers, mais qui apportent éga-
d’aide à la production cinématographique et audiovisuelle
distribution de masse ont fortement permis l’explosion du
• 63 % des entreprises ne reçoivent pas d’aides financières.
lement à des secteurs d’activités majeurs, comme la
initiés par le CRRAV, la Région Nord - Pas-de-Calais et le
merchandising autour des contenus originaux et surtout leur
distribution, les moyens d’un renouvellement de leurs
CNC. www.crrav.com
internationalisation.
stratégies marketing.
En terme marketing, une des conséquences majeures du
4 - L’industrie de contenus numériques regroupe des entreprises de plusieurs sec- 921C, 921D, 921F, 921G, 921J, 922A, 922B, 922C, 922D, 923A, 923B).
numérique est le rapprochement de plus en plus fort
teurs : multimédia - e-learning - jeu vidéo, audiovisuel, musique. Par cette méthode, le nombre d’entreprises potentiellement “industries de conte-
entre les univers de la musique, du cinéma, de l’audiovi-
Pour l’étude, ces dernières ont été définies à partir de l’expertise de DigiPort et nus” est logiquement surestimé et les taux de réponses réels minorés (les codes
d’une sélection de codes NAF : Musique (221G, 221J, 223A), Multimédia - e-lear- NAF sélectionnés ne recouvrant pas exclusivement des industries de ce type).
ning - jeu vidéo (721Z, 722C, 722Z, 744B), Audiovisuel (223C, 748A, 921A, 921B,N°005 • 1er semestre 2005
Les industries de contenus : La rencontre de la créativité et de la technologie
ANALYSE SECTORIELLE : AUDIOVISUEL ANALYSE SECTORIELLE : MUSIQUE
Le marché Le marché
Typologie des entreprises Typologie des entreprises
013 - Cible des programmes originaux 017 - Cibles des programmes originaux
• Deux activités principales ressortent des 39 interviews réalisées :
(en %)
• Trois activités principales ressortent des 13 interviews
(en %)
la production de programmes (63 %) et les prestations techniques
Seniors réalisées : l’édition sonore (43 %), la production (41 %)
Enfants
Adultes
Adultes
(53 %) (Réponse à choix multiples).
11 % 9 %
et les studios d’enregistrement (47 %)
11
40 %
28 %
Enfants
(Réponse à choix multiples).
Seniors
12 %
15 %
011 - Répartition des entreprises par âge
30 % 30 % 015 - Répartition des entreprises par âge
Adolescents
Adolescents
(en %)
(en %)
16 %
21 %
21 %
34 %
Jeunes adultes
Jeunes adultes
16 %
21 %
27 %
24 % 24 %
18 %
• 47 % des entreprises réalisent des prestations. Pour 66 %
2 %
• 59 % des entreprises interrogées réalisent des programmes
d’entre elles, leurs clients sont des grands comptes et
originaux. Ces derniers sont majoritairement à destination
- de 4 à 7 8 à 12 + de
Non
des TPE/PME du secteur privé. Cette diversité assure
communiqué des adultes, des jeunes adultes et des adolescents.
3 ans ans ans 12 ans
une certaine stabilité au marché.
• Parmi les entreprises réalisant des prestations, 89 %
- de 4 à 7 8 à 12 + de
• 33 % des entreprises réalisent uniquement des programmes
travaillent pour le compte de clients du secteur privé
3 ans ans ans 12 ans
originaux essentiellement à destination d’adultes et
(grands comptes et TPE/PME).
• Les entreprises audiovisuelles ont en moyenne 11 ans
de jeunes adultes.
(plus de 80 % des entreprises ont plus de 3 ans).
• Les entreprises interrogées existent en moyenne depuis 9 ans
• 59 % des entreprises travaillent avec des prestataires.
Le secteur est relativement mature.
• 35 % existent depuis moins de 3 ans.
• 86 % des entreprises affirment maîtriser une ou plusieurs
Ces derniers sont régionaux (69 % des réponses - dont
technologies spécifiques.
23 % de métropolitains) et nationaux (31 %).
012 - Répartition des entreprises par taille
(nombre de salariés en CDI en %)
• 65 % des entreprises travaillent avec des prestataires.
016 - Répartition des entreprises par taille
Ces derniers sont régionaux (73 % des réponses - dont 19 %
26 % (nombre de salariés en CDI en %)
Les perspectives
de métropolitains) (Réponse à choix multiples).
19 % 35 %
16 % 16 %
14 %
Les perspectives
018 - Répartition des prévisions d’embauches 2005
23 %
9 %
(en %)
12 % 12 % 12 % 64 %
014 - Répartition des prévisions d’embauches 2005
6 %
(en %)
Non 1 2 3 à 5 6 à 10 + de 10 70 %
communiqué
Non 12 3 à 5 6 à 10 + de 10 24 %
communiqué
• Les entreprises du secteur comptent en moyenne 5 salariés
6 % 6 %
permanents.
• Les entreprises interviewées comptent en moyenne 3
14 %
12 %
Aucune 12 + de 2
• 86 % des entreprises interrogées recourent ponctuellement 4 %
permanents.
à des ressources externes (CDD, intermittents...).
• 59 % font appel ponctuellement à des ressources
Aucune 12 + de 2
externes (CDD, intérimaires...).
• 59 % des entreprises ont recruté au moins un permanent
• 95 % des entreprises n’appartiennent pas à un groupe.
au cours des deux dernières années.
• 51 % des entreprises interviewées ont recruté au moins
• 88 % des entreprises n’appartiennent pas à un groupe.
• 35 % des entreprises prévoient au moins 1 embauche
un permanent au cours des deux dernières années.
• 63 % des entreprises déclarent ne pas recevoir d’aides
en 2005 (23 % plus de 2).
• 30 % des entreprises envisagent de créer au moins un emploi
financières.
• 65 % des entreprises déclarent ne pas recevoir d’aides
en 2005.
Les aides versées émanent du secteur public
financières.
(81 % des aides).
Les aides perçues sont publiques (83 % des réponses),
Source : avril 2005, “L’Observ@toire”.
Source : avril 2005, “L’Observ@toire”.
Les aides sont régionales (59 % des réponses)
nationales (56 % des réponses) ou régionales (44 %
et nationales (41 % des réponses).
des réponses).
Point de vue de l’expert
Point de vue de l’expert
“En matière d’audiovisuel, la métropole lilloise est Reste maintenant à prendre acte de ces capaci-
“Sans doute en partie en raison de son position- afin de créer un univers propre à l’artiste, de
à considérer au sens large, les atouts de la région tés, en soutenant les créations développées en
nement géographique, Lille Métropole abrite un faire appel à des compétences liées au son,
se situant sur l’ensemble du Nord - Pas-de- région, notamment autour des films d’animation.
panel relativement représentatif de l’ensemble mais aussi au graphisme, au multimédia, à la
Calais, mais aussi en Flandre et en Wallonie. Ces Ce secteur a l’avantage d’être moins volatile que
des activités de la filière musique. Pour autant, publicité sur les lieux de vente... De la même
territoires réunissent les bases pour les métiers d’autres activités dépendant de lieux de tournage,
et à l’inverse par exemple du secteur de l’audio- façon, le poids économique de l’industrie de la
du numérique : la création et la maîtrise tech- et compte, par ailleurs, parmi ses facteurs clés de
visuel, ces activités sont peu structurées au musique ne peut désormais s’appuyer unique-
nique (notamment grâce aux nombreuses écoles développement, l’une des forces de notre terri-
niveau local, empêchant notamment une prise ment sur les seules ventes de disques, la télévi-
spécialisées comme l’ESAAT ou Supinfocom) toire : la maîtrise des outils technologiques. Son
en compte des besoins de la profession par les sion, Internet, ou les téléphones mobiles étant à
ainsi que des infrastructures intéressantes pour soutien reste indispensable pour développer des Arnaud
institutionnels. Or, les attentes sont grandes, en la fois des nouvelles sources de revenus mais
les professionnels (peu de métropoles bénéfi- savoir-faire et accroître sa reconnaissance par les
particulier afin de s’adapter à un marché en pro- aussi de nouveaux prescripteurs. Prévoir des
Demuynck
Xavier
cient par exemple d’un studio de mixage équiva- professionnels. Les centres de décisions, notam-
fonde mutation. Mais plus fondamentalement, aides pour les professionnels qui soutiennent les
Collin
lent au Fresnoy). La force de notre territoire réside ment en matière de diffusion, restent en effet, Fondateur des
c’est le modèle économique qui se modifie en artistes, capitaliser sur des niches, multiplier les
également dans sa capacité à valoriser les créa- malgré tout, dans des villes comme Paris.” Films du Nord
profondeur et qu’il convient de parfaitement modes de diffusion seront les facteurs clés de
General Manager,
teurs locaux, à leur donner les moyens de laisser
maîtriser. A titre d’exemple, un éditeur se doit, réussite et de compétitivité du pôle musique.”
WTPL music
“mûrir” leur projet. N°005 • 1er semestre 2005
Les industries de contenus : La rencontre de la créativité et de la technologie
FOCUS SUR LES JEUX VIDÉO
ANALYSE SECTORIELLE : MULTIMÉDIA / JEUX VIDÉO / E-LEARNING
ème
Le Nord - Pas-de-Calais, 3 région française en nombre d’entreprises
Le marché
Typologie des entreprises
loin derrière l’Ile-de-France et Rhône-Alpes
021 - Répartition des entreprises par type de réalisation
• 18 entreprises ont été interrogées : 15 dans le domaine du
(en %)
024 - Répartition géographique des offres d’emploi
023 - Répartition des sociétés
multimédia, 2 dans le domaine des jeux vidéo, 1 en e-learning.
Prestations de la filière jeux vidéo/multiméda dans le secteur des jeux vidéo
• Les entreprises du secteur ont pour activité principale
Prestations
(travail pour le compte
13
+ programmes originaux d’un client B2B)
le studio de développement.
58 %
67 %
28 %
161
019 - Répartition des entreprises par âge
(en %)
31 %
Programmes originaux
28 %
(programme, diffusion/distribution
24 %
vers le grand public ou des entreprises)
17 %
14 %
dont 13 dans le département du Nord
43 17 %
6 %
• 59 % des entreprises réalisent des prestations. 13
12
4 % 3 % 3 %
88
6
43 3 3
Parmi ces entreprises, 71 % travaillent pour le compte
- de 4 à 7 8 à 12 + de
3 ans ans ans 12 ans de clients du secteur privé (grands comptes et TPE/PME).
Cette diversité assure une certaine stabilité au secteur.
• Les entreprises interrogées ont en moyenne 10 ans
(24 % ont plus de 12 ans). Le secteur est relativement mature. • 83 % des entreprises interviewées affirment maîtriser
• 17 % des entreprises ont moins de 3 ans. une ou plusieurs techniques spécifiques.
Source : Répartition géographique des acteurs multimédia et jeux vidéo en 2004.
Le secteur se renouvelle.
Agence française pour les jeux vidéo.
• 72 % travaillent avec des prestataires.
Ces derniers sont régionaux (67 % des réponses -
020 - Répartition des entreprises par taille
dont 26 % de métropolitains) et nationaux (23 %)
(nombre de salariés en CDI en %)
(Réponse à choix multiples).
32 %
24 %
Les perspectives
Focus sur des technologies spécifiques
14 %
10 %
10 % 10 %
022 - Répartition des prévisions d’embauches 2005
(en %) Non
52 %
Non 1 2 3 à 5 6 à 10 + de 10
24,3 %
A la question “Maîtrisez-vous une ou plusieurs technologies spécifiques ?”,
communiqué
les entreprises interrogées ont répondu positivement de façon massive
(76 %).
24 %
• Les entreprises interviewées comptent en moyenne
17 %
10 salariés.
7 %
Le flash, l’image de synthèse et la technologie 3D temps réel apparaissent
• 83 % des entreprises recourent à des ressources externes
Oui
comme les technologies les mieux maîtrisées, tous secteurs confondus.
ponctuelles (CDD, intérimaires...).
75,7 %
Aucune 12 + de 2
• 93 % des entreprises n’appartiennent pas à un groupe.
• 65 % des entreprises ont recruté au moins 1 permanent
au cours des 2 dernières années.
• 65 % déclarent ne pas recevoir d’aides financières.
• 48 % prévoient l’embauche d’au moins un permanent Plusieurs réussites locales illustrent la maîtrise de technologies avancées, comme par exemple :
Les aides perçues sont publiques (60 %) et privées (40 %).
en 2005.
Ces aides sont régionales (72 % des réponses) et nationales
L'image de synthèse permet de
Réalisé par la société Ankama et La société VB2S (Virtual
(27 %) (Réponse à choix multiples).
montrer ce qui n'existe pas encore,
Source : avril 2005, “L’Observ@toire”.
conçu pour l'Internet, Dofus est le Business Solutions and Systems)
mais qui peut être calculé.
premier jeu de rôle single et conçoit des outils de visualisation
Ainsi, la société lilloise Wip:On
multiplayers développé inté- 3D temps réel et a notamment
Point de vue de l’expert
réalise de courts films publicitai-
gralement en Flash créé une cabine d’essayage vir-
res à fort impact en utilisant la
MX©. Flash MX© tuelle pour La Redoute, dévelop-
technologie d’image de synthèse
“Les éditeurs, producteurs et diffuseurs de créatifs de développer et de mieux gérer la pro-
est un logiciel de pant ainsi une véritable plate
pour le compte d’enseignes répu-
contenus identifient la région Nord - Pas-de- priété intellectuelle. Le développement du mar-
création d'ani- forme de vente e-commerce.
tées.
Calais comme l’une des régions européennes les ché des industries de contenus s’affirmera en mations pouvant
être diffusées sur
plus actives dans le secteur du multimédia. Ce région si on considère la matière grise et si on
le Web ou sur un
dynamisme résulte essentiellement de la capacité porte un regard visionnaire. D’autre part, les pro-
cédérom.
créatrice des professionnels locaux (designers, fessionnels du secteur doivent jouer la carte de la
infographistes…) et de la présence de pôles de coopération pour passer d’une logique de
www.dofus.com
formations spécifiques aux métiers de l’audiovi- concurrence à une logique de réseau, facteur
suel et du multimédia. Toutefois on observe un d’accélération du business. Peut-on imaginer
Lahcen
faible taux de création d’entreprises, une des rai- pour cela une université du savoir et de l’entre-
sons majeures s’expliquant par un déficit local prenariat qui mutualiserait les connaissances et
Bahij
persistant en matière d’initiatives entrepreneuria- les expériences du domaine et serait à l’origine
Digital Content
les. C’est pourquoi il faut poursuivre et renforcer des e-services de demain ?”
www.wipon.fr
Producer, http://mannequin.redoute.fr/
l’investissement sur la formation et permettre aux
IP4U
Ile-de-France
Rhône-Alpes
Nord - PdC
PACA
Languedoc-Rous.
Aquitaine
Bretagne
Poitou-Charentes
Midi-Pyrénées
Lorraine
Autres
Ile-de-France
Rhône-Alpes
Aquitaine
Languedoc-Rous.
Nord - PdC
AutresN°005 • 1er semestre 2005
Chiffres clés
Les TIC dans la métropole : 10 indicateurs
07 Comment les entreprises de services informatiques
protègent-elles leurs innovations ?
Dessin ou modèle
1 %
Equipements spécifiques
4 %
Les indicateurs ci-dessous sont en majorité issus de Pour ce faire, certains indices ont fait l’objet d’une actua-
Brevets
4 %
structures locales ou nationales également impliquées lisation par rapport aux précédents numéros. D’autres
15
Enveloppe Soleau 5 %
dans l’observation des TIC. Ils traitent de différentes com- apparaissent ici pour la première fois et pourront, pour
Secret maison
posantes de la filière et visent à mesurer localement le certains d’entre eux, être à nouveau exploités dans les 11 %
Réponses obtenues auprès
Droit d'auteur
poids des nouvelles technologies ou leurs évolutions. futures parutions. 11 %
de dirigeants de PME de la métropole
Pas de protection particulière 17 %
lilloise et de la Flandre intérieure
Marque
18 %
à la tête d’entreprises
Un temps d'avance sur la concurrence 29 %
de services informatiques.
Taux d’accès Internet
Nombre d’établissements
01
04
chez les créateurs d’entreprises
Source : Enquête 2004 “PME innovation” réalisée par le PLI Métropole.
1 820 établissements TIC au sein de l’aire urbaine de Lille
du Nord - Pas-de-Calais
au 1er janvier 2004 (soit 6,8 % des établissements des 19
premières aires urbaines françaises - hors Paris).
En 2002, 13 % des créateurs d’entreprises possèdent un
site Internet (contre 15 % au niveau national).
Comment se traduira l’innovation
Sources : Insee - Sirène 2004.
08
dans les services informatiques demain ?
02 Nombre d’emplois Sources : Insee - SINE 2002.
Acquérir des équipements de production 2 %
18 987 salariés employés dans les TIC au sein de l’aire
05 Taux d’équipement informatique Externaliser des fonctions de l'entreprise 3 %
urbaine de Lille au 31 décembre 2003 (soit 7,9 % des sala-
Pas de projet envisagé
4 %
chez les créateurs d’entreprises
riés des 19 premières aires urbaines françaises, hors Paris).
Recruter un responsable de projet (cadre ou ingénieur)
6 %
du Nord - Pas-de-Calais
Mettre en place de nouveaux systèmes d'information 6 %
Sources : Insee 2003 - Unedic.
S'associer à un réseau d'entreprises 7 %
En 2002, 61 % des créateurs d’entreprises du Nord - Pas-
Nouer des partenariats écoles-universités 9 %
Réponses obtenues auprès
03 Part du Nord - Pas-de-Calais
de-Calais sont équipés d’un ordinateur (contre 65 % pour la
Modifier l'organisation 11 %
de dirigeants de PME de la métropole
moyenne nationale)
dans la recherche en composants Exporter de nouveaux produits ou services 15 %
lilloise et de la Flandre intérieure
Sources : Insee - SINE 2002.
à la tête d’entreprises
Renforcer la compétence technique du personnel 16 %
électriques et électroniques
de services informatiques.
Collaborer avec une entreprise partenaire 21 %
Le Nord - Pas-de-Calais représente 6,5 % des publications
.
Source : Enquête 2004 “PME innovation” réalisée par le PLI Métropole.
scientifiques nationales dans le domaine des composants et
du génie électroniques.
Sources : Digitip 2004, cité par “Les enjeux pour l’industrie
régionale Nord - Pas-de-Calais”, DRIRE Nord - Pas-de-Calais. 09 Evolution du nombre d’abonnés Types de sites développés
10
au téléphone portable par les entreprises
entre 2000 et 2004 du Nord - Pas-de-Calais
Innover dans les services informatiques pour quels objectifs ?
06
(décembre 2000 : base 100)
Marchand
Information
Changer de marché 0 %
9 %
produits
170
Répondre à une pression réglementaire 1 %
16 %
Nord - Pas-de-Calais
Augmenter la flexibilité de la production 1 %
160
Améliorer les prix de vente
4 %
150
Remplacer les produits et services désuets France
7 %
Réduire les coûts de production 7 %
140
Diversifier le marché 11 %
130
Réponses obtenues auprès
Améliorer la qualité des produits et des services 14 %
Vitrine Intéractif
de dirigeants de PME de la métropole
Anticiper la demande du marché
16 %
120
25 % 50 %
lilloise et de la Flandre intérieure
17 %
Augmenter la gamme de produits et services
à la tête d’entreprises
110
Augmenter le chiffre d'affaires 22 %
de services informatiques.
100
2000 2001 2002 2003 2004
Source : Enquête 2004 “PME innovation” réalisée par le PLI Métropole.
Source : Enquête Déclic.net
réalisée au cours de l’année 2004 (1 400 sites consultés).
Source : ARCEP.

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