L'année économique et sociale 2003

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L'année 2003 laissera le souvenir d'une année riche en événements déterminants pour l'avenir. Pour les différents secteurs de l'économie régionale, les résultats sont en demi-teinte. Même si un frémissement a été constaté en fin d'année, la reprise se fait toujours attendre. En quinze thèmes, « l'année économique et sociale 2003 » propose une analyse de ces résultats sectoriels et fait le point sur les évolutions démographiques et sociales de l'année. La canicule, préjudiciable, se révèle être une aubaine pour le tourisme. Les ménages auvergnats ont moins consommé, commerce, achats de voitures s'en ressentent. En revanche, après une pause en 2002, la construction reprend vigueur. Le chômage reste préoccupant et les jeunes Auvergnates diplômées rencontrent des difficultés pour trouver un emploi. Déjà bien quadrillé, le paysage intercommunal régional s'est encore enrichi de cinq nouvelles communautés de communes
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Sommaire
LesLes DossiersJuinJuin 2004 -- NN°° 1111
L’année économique et sociale 2003
Frémissement en fin d’année
Synthèse nationale page 2
Synthèse régionale page 3
erConjoncture 1 trimestre 2004 page 4
Chronique des événements page 5
Industrie pages 6 et 7
Construction pages 8 et 9
Agriculture page 10
Commerce pages 12 et 13
Transports pages 14 et 15
Tourisme pages 16 et 17
Commerce extérieur pages 18 et 19
Créations et défaillances d’entreprises pages 20 et 21
Enseignement pages 22 et 23
Emploi page 24
Chômage page 25
Politiques de l’emploi page 26
Démographie page 27
Intercommunalité pages 28 et 29
Finances locales pages 30 et 31
Pour en savoir plus page 32Synthèse
nationale
Pour la troisième année consécutive, les espoirs d’une reprise économique en 2003 se sont
évaporés. Avec un rythme annuel de 0,5 % du PIB, la croissance française porte la marque
d’un premier semestre cahoteux. Les performances européennes ont une nouvelle fois
déçu au regard des tendances de l’économie mondiale. Le redémarrage de l’économie a
été repoussé au second semestre, les exportations puis l’investissement ayant rebondi sur
l’amélioration de la conjoncture internationale. En France, la plupart des composantes de
la demande ont connu des évolutions négatives. La croissance n’a guère trouvé de béquille
que dans le comportement des ménages dont la consommation est néanmoins restée pru-
dente face à la remontée du chômage.
de leur revenu disponible brut en 2003. Néanmoins, leur pouvoirForte valeur de l’euro :
d’achat ne s’est accru que de 0,3 %, le prix des dépenses deun frein à l’exportation
consommation ayant augmenté de 2 % en moyenne annuelle.
En 2003, la zone euro a souffert d’une croissance particuliè- En conséquence, les ménages ont ralenti leur consommation
rement faible. À contrario, l’activité américaine a progressé très effective.
fortement (+ 3,1 % en moyenne annuelle). L’Inde et la Chine ont
affiché des rythmes de croissance à en faire pâlir d’envie les Une inflation stabilisée depuis 2002
puissances européennes, le Japon a aussi retrouvé une crois-
sance significative. L’inflation française s’établit à 2,2 % en glissement annuel
La politique économique dans la zone euro est demeurée sur 2003, un taux comparable à celui observé dans la zone euro
moins accommodante qu’outre-atlantique. Des mesures fisca- (2,0 %) et stable par rapport à l’année précédente. Le niveau
les ont stimulé la consommation des ménages américains et les général des prix a visiblement résisté sous l’effet de la hausse
taux d’intérêt, historiquement bas, ont permis des conditions de des prix du tabac et des produits alimentaires affectés par les
financement largement favorables aux investissements des en- conditions climatiques. Avec l’accélération de la demande mon-
treprises. Par ailleurs, la monnaie unique qui s’est appréciée de diale de pétrole, le cours du baril de brut est resté à un niveau
20 % vis-à-vis du dollar pour la seule année 2003 a provoqué élevé en 2003, renchérissant les matières premières industriel-
l’érosion de la compétitivité des exportateurs européens. Le ra- les. Etonnamment, les effets déflationnistes attendus de la forte
lentissement du commerce extérieur, conjugué à l’atonie de la appréciation de l’euro et du ralentissement de la croissance
demande intérieure, a pénalisé la croissance de la zone euro en n’ont guère été ressentis sur le niveau général des prix. Les en-
début d’année. Le maintien de la pression haussière sur les quêtes réalisées auprès des ménages font apparaître une per-
cours pétroliers a aussi participé de ce marasme économique. ception de l’inflation largement supérieure à sa progression
L’Allemagne, proche de la récession, a connu une année parti- effective. Ces erreurs d’anticipation, probablement liées à l’in-
culièrement difficile. Seule la croissance espagnole est restée troduction de l’euro fiduciaire, traduisent une perte de repères
dynamique, soutenue par une forte demande des ménages dont on peut se demander si elle n’a pas eu une influence sur le
comme des entreprises. comportement des consommateurs.
Consommation effective : L’emploi industriel particulièrement touché
un soutien pour la croissance
L’emploi total est resté quasiment stable par rapport à 2002.
La croissance française n’a progressé que de 0,5 % en L’essentiel de la baisse de l’emploi salarié provient du secteur
2003, enregistrant ainsi son plus bas niveau sur la décennie. industriel qui a perdu à lui seul près de 100 000 postes en 2003.
Après une évolution quasi récessive en début d’année, la crois- Ce recul est particulièrement marqué dans l’industrie manufac-
sance est revenue vers des rythmes proches de 2 % au second turière (- 2,8 %). Le rythme de création d’emplois dans le ter-
semestre. Elle s’est principalement appuyée sur la consomma- tiaire, traditionnellement pourvoyeur d’embauches, s’est ralenti
tion des ménages qui a poursuivi une hausse modeste mais ro- même si l’emploi dans le commerce est resté dynamique.
buste (+ 1,7 %). En revanche, la dégradation du climat des L’augmentation du chômage, chiffrée à plus de 120 000 nou-
affaires s’est traduite par une nouvelle contraction des investis- veaux demandeurs d’emploi a affecté les moins de 50 ans et
sements des entreprises de - 1,9 %. Les exportations ont accu- principalement les hommes. Les politiques de l’emploi ont par
sé un repli sensible (- 2,5 % par rapport à 2002) et les ailleurs été moins favorables aux jeunes. Le taux de chômage
importations ont également fléchi. Les échanges extérieurs au sens du BIT s’établit à 9,9 % en décembre 2003. Cette pro-
comme les stocks ont contribué négativement à la croissance. gression de 0,6 point en glissement annuel devrait se ralentir
Les entrepreneurs, attentistes, n’ont redressé leurs anticipa- sous l’effet de la réduction de la population active au cours des
tions qu’à partir de l’été. Les conditions d’autofinancement se prochaines années
sont par ailleurs durcies : sous l’effet de la hausse des coûts sa-
Extraits de la note de conjoncture nationale de mars 2004lariaux réels le taux de marge s’est établi à 38,0 % au dernier tri-
de la Direction générale de l’INSEEmestre 2003, niveau le plus faible depuis 1985. Les
Les comptes de la Nation en 2003 -investissements des administrations publiques, en progression
Aurélien DAUBAIRE, Jean-Marie SAUNIERde 5,2 %, ont apporté leur soutien à l’activité économique. Les
ménages français ont pu bénéficier d’une nouvelle INSEE Première n° 960 - avril 2004
2Synthèse
régionale
Frémissement en fin d’année
6 600 meublés classés sont proposés à la location. L’offre estFortes chaleurs, moindres dépenses,
particulièrement importante dans les villes thermales.certaines activités souffrent
Le bilan touristique auvergnat en 2003 est d’assez bonne
La sécheresse estivale a durement frappé l’agriculture au- tenue. Un ensoleillement exceptionnel a dopé la fréquentation
vergnate. En 2003, les rendements de l’ensemble des cultures des campings qui affiche une hausse de 11 % entre mai et sep-
végétales ont chuté d’environ 30 %. L’aridité a aussi sérieuse- tembre. Cet optimisme est plus nuancé chez les hôteliers dont
ment amoindri la production disponible des prairies, contrai- l’activité est en repli de 0,4 %. Néanmoins, avec plus de 3,5 mil-
gnant les éleveurs régionaux à pallier ces problèmes lions de nuitées enregistrées, les hôtels de la région ont connu
d’affouragement par l’importation en provenance d’autres ré- une saison touristique convenable au regard d’une fréquenta-
gions françaises. tion nationale en retrait de 4 % dans ce secteur. Par ailleurs,
Dans un contexte d’activité économique ralentie, les ména- l’Auvergne n’a été touchée que dans une moindre mesure par la
ges auvergnats ont réduit leur consommation en 2003. Ce gel baisse de la fréquentation étrangère.
des dépenses, particulièrement marqué pour l’équipement de la
personne, a affecté les résultats du commerce non alimentaire. Les Auvergnates, jeunes, diplômées,
Ainsi, les chiffres d’affaires dans le n’ont progressé peinent à trouver un emploi
que de 1 % sur l’année écoulée. Les entreprises industrielles de
la région, avec un chiffre d’affaires en hausse de 1,6 % ont glo- L’emploi salarié du secteur privé non agricole est resté
balement réussi à maintenir leurs effectifs. Le montant de leurs stable en 2003. Conformément à la tendance nationale, les em-
investissements a néanmoins chuté de 12,3 % sur l’ensemble bauches dans le tertiaire se sont ralenties (+ 0,9 % contre
des secteurs. Les Auvergnats ont aussi boudé le marché auto- + 2,4 % l’année passée) et n’ont pu combler les pertes dans l’in-
mobile : les immatriculations de voitures neuves sont en net re- dustrie (- 1,8 %). L’Allier, seul département auvergnat à réduire
cul. ses effectifs salariés, semble avoir le plus souffert du déclin in-
Le secteur des transports est marqué par un sévère repli dustriel. Les créations d’emplois dans le secteur de la construc-
d’activité du trafic aérien tandis que le trafic routier s’est mainte- tion sont reparties à la hausse.
nu par rapport à 2002. Les ventes de supercarburants ont par Avec 1 600 nouveaux demandeurs d’emploi, le marché du
ailleurs diminué. En revanche, les autoroutes de la région sont travail auvergnat a subi une dégradation en 2003. Cette re-
davantage empruntées et le transport ferroviaire progresse de montée du chômage a particulièrement touché les Auvergna-
façon modérée. tes, et notamment les plus jeunes et les plus diplômées. Le taux
En dépit d’un excédent commercial record, le recul des de chômage régional, qui s’établit à 8,4 % fin 2003, reste infé-
échanges extérieurs de l’Auvergne s’est accentué en 2003. La rieur au taux national de 1,5 point.
chute des importations (- 6 %) traduit la faiblesse de l’activité ré- Le nombre d’entrées dans les dispositifs spécifiques de poli-
gionale. Les exportations ont toutefois mieux résisté à la dégra- tiques d’emploi s’est réduit pour la quatrième année consécu-
dation du climat des affaires, cédant 1,1% contre 2,8 % au tive. L’emploi aidé dans le secteur marchand a été favorisé par
niveau national. Le commerce avec la Chine et les dix nouveaux le Contrat Jeune en Entreprise. Cette mesure, mise en place en
adhérents à l’Union Européenne contribue à diversifier les dé- août 2002, a permis d’embaucher plus de 2 700 jeunes Auver-
bouchés extérieurs de la région. gnats cette année.
Nouvelles entreprises, construction, L’Auvergne, région favorable
tourisme : la région s’en sort bien à l’intercommunalité
Les créations d’entreprises sont reparties à la hausse en Pour l’année 2003, le solde naturel auvergnat est demeuré
Auvergne, mais le taux de création régional dans chaque sec- stable et déficitaire. La hausse des décès a presque égalé celle
teur est inférieur au taux national. En 2003, les créations pures, des naissances. L’Auvergne a toutefois été relativement
en augmentation de 4,5 %, ont pris le pas sur les reprises épargnée par la canicule. La surmortalité constatée durant cette
(+ 1,9 %). En revanche, l’Auvergne figure parmi les cinq régions période est restée inférieure de 20 points à celle observée à
françaises où un recul du nombre de défaillances d’entreprises l’échelle nationale.
est observé, prenant ainsi le contre-pied de la tendance natio- Une réduction des effectifs enseignants et scolaires a été
nale. enregistrée en 2003. Le temps partiel tend à se développer
En 2003, le secteur du bâtiment a affiché un dynamisme re- dans l’Éducation nationale fortement féminisée.
marquable en Auvergne. La mise en chantier de logements La région continue de montrer l’exemple en matière d’inter-
neufs a progressé de 21%. Les autorisations de construire, communalité. Cette année, cinq nouvelles communautés de
orientées à la hausse, laissent augurer un regain d’activité à communes sont venues enrichir le paysage intercommunal au-
court terme. Le secteur du logement collectif connaît une en- vergnat. 92 % des communes regroupant 96 % de la population
volée de 34 %, tandis que la construction non résidentielle re- adhèrent désormais à un groupement à fiscalité propre. L’Au-
bondit après deux années moroses. Ces résultats, plus vergne figure aussi au troisième rang des régions françaises
qu’encourageants pour la régionale, restent bien ayant fait le choix de la taxe professionnelle unique. La taxe pro-
au-delà de ceux de la moyenne française. fessionnelle apporte une contribution essentielle aux finances
Sur la saison estivale, les meublés constituent le troisième locales et représente près de 45 % des ressources des collecti-
mode d’hébergement touristique derrière l’hôtellerie et le cam- vités territoriales
ping avec 1,3 million de nuitées. Sur la région, près de Anna MESPOULHES
3Conjoncture
er1 trimestre 2004
Au cours du premier trimestre 2004, selon les secteurs, les résultats de l’économie régio-
nale traduisent tantôt une amélioration tantôt une dégradation des chiffres enregistrés en
2003.
Les créations d’entreprises et l’activité du bâtiment restent sur de bonnes bases et l’activité
industrielle amorce une reprise.
En revanche, le nombre d’immatriculations de véhicules ne progresse pas réellement et le
taux de chômage stagne.
Croissante au cours de l’année 2003, l’activité des services affiche un recul.
croissement de leur activité dans les mois futurs. Les carnets deCréations d’entreprises :
commande recommencent à se remplir et les entreprises dispo-un premier trimestre encourageant
sent en moyenne actuellement d’une réserve de travaux de
La progression du nombre de créations d’entreprises enre- l’ordre de cinq mois.
gistrée en 2003 s’est visiblement accentuée. En effet, comparé
à celui du dernier trimestre de l’année écoulée, le volume global Des industriels régionaux
des créations en Auvergne a fortement augmenté (+ 13,5 %), modérément optimistes
au-delà même de la moyenne nationale (+ 8,2 %). Les créations
pures ont pris une véritable envolée (+ 17,1 %) tandis que les re- De leur côté, les industriels auvergnats affichent un opti-
prises sont restées stables. misme modéré. La demande globale s’est certes accélérée de-
Si le commerce et les services ont pu bénéficier de cette dy- puis la fin de l’année 2003 mais devrait ralentir à court terme.
namique, l’industrie (hors agroalimentaire) fait figure d’excep- Dans le même temps, la demande étrangère, après une re-
tion avec un recul du nombre de créations relativement montée en cours de trimestre, a marqué le pas en fin de pé-
important. riode. La production a fortement augmenté et devrait encore
Dans l’ensemble de la France, pour tous les secteurs, les ré- progresser mais sur un rythme plus lent. Les carnets de com-
sultats sont favorables. mande se remplissent et les stocks commencent à se réduire.
À la même époque en 2003, les industriels auvergnats
étaient plus pessimistes. En effet, ils signalaient une dégrada-Véhicules :
tion de l’activité régionale et une poursuite de la baisse des ef-le marché de l’occasion repart
fectifs amorcée depuis janvier 2001.
En Auvergne, le nombre de voitures particulières neuves im-
matriculées s’est stabilisé par rapport au trimestre précédent Services : chute de l’activité
(France : - 1,4 %). Dans le même temps, celui des voitures d’oc-
casion a légèrement progressé (+ 1,3 % ; France : + 1,0 %). La demande est forte dans le secteur des services, depuis
Comparé au même trimestre en 2003, le marché local du vé- l’été 2003. Mais le premier trimestre s’est soldé par une chute
hicule neuf affiche des résultats nettement plus défavorables de l’activité. Selon les chefs d’entreprise interrogés, la tendance
(- 9,0 % ; France : - 3,1 %). Celui de l’occasion offre un meilleur ne devrait pas s’inverser avant plusieurs mois. Dès lors, une
profil (+ 2,9 % ; France : + 1,3 %). baisse des effectifs salariés est envisageable.
Pour la seconde année consécutive, les ventes régionales
de voitures particulières et commerciales neuves marquent une Le taux de chômage régional reste stable
forte pause. En 2002, les marchés auvergnat et français de la
Fin mars, en Auvergne on comptait 41 623 demandeursvoiture d’occasion avaient également ralenti alors qu’ils sem-
d’emploi de catégorie 1 (données CVS), soit un résultat stableblent reprendre en ce début d’année 2004.
par rapport à fin décembre 2003 mais en augmentation par rap-
port aux chiffres de mars 2003 (+ 2,7 %).Construction : l’activité reste satisfaisante
Dès lors, pour le quatrième trimestre consécutif, le taux de
L’activité soutenue enregistrée dans le secteur de la cons- chômage régional est resté inchangé (8,4 %), avec sensible-
truction en 2003 ne s’est pas relâchée au cours du premier tri- ment le même écart favorable par rapport au taux de chômage
mestre 2004. En effet, les 2 083 nouveaux logements autorisés national 2004 (- 1,5 point).
en Auvergne (données corrigées des variations saisonnières
CVS) représentent un gain de plus de 15 % sur le chiffre du pre- Une embellie attendue en fin d’année
mier trimestre 2003 (France : + 18,8 %).
La demande croissante en logements individuels s’avère Le dynamisme de l’économie américaine, l’ouverture chi-
plus forte dans la région qu’au niveau national (+ 24,6 % contre noise et l’élargissement de l’Union européenne devraient don-
17,0 %). En Auvergne, le logement collectif subit un recul relati- ner un appel d’air à française dont pourraient
vement important (- 7,9 % sur le premier trimestre 2003) mais bénéficier les entreprises auvergnates avant la fin 2004. Une re-
pour l’ensemble de la France, une forte progression se poursuit prise d’activité est donc espérée au second semestre
(+ 21,6 %).
Selon les premières enquêtes de conjoncture de l’année, en
Auvergne, les chefs d’entreprises du secteur envisagent l’ac- Alain BATIFOULIER - INSEE
4Chronique
des événements
Cette année encore, la croissance a fait faux bond. En revanche, en l’absence de reprise
économique, la scène sociale s’est révélée riche d’événements déterminants pour l’avenir.
Les caprices météorologiques ont également pesé sur l’année 2003.
2006. En première ligne, le site bourbonnais de Cusset est me-Décentralisation, l’acte II
nacé de fermeture : près de 385 emplois sont sur la sellette.
Dans l’article premier, la loi constitutionnelle du 28 mars Nouveau coup dur en septembre pour les employés d’Aubert et
2003 consacre l’organisation « décentralisée » de la Répu- Duval à l’annonce de 212 licenciements à l’usine des Ancizes et
blique. Parmi les grands axes de cette réforme, la reconnais- 92 sur le site d’Issoire. Le même mois, le groupe Alcan a reçu le
sance d’un droit à l’expérimentation permettra aux collectivités feu vert pour acquérir Péchiney dont l’usine Rhénalu d’Issoire
territoriales de déroger pour une durée maximale de cinq ans à est un fleuron. La menace d’une réduction future des effectifs
des dispositions législatives ou réglementaires régissant est présente dans tous les esprits.
l’exercice de leurs compétences. Dans un environnement marqué par les incertitudes sur la
Le second volet porte sur l’organisation de référendums lo- reprise économique, certaines zones d’emploi auvergnates
caux à valeur décisionnelle. Régions, départements et com- semblent avoir fait les frais d’une spécialisation et d’une
munes peuvent désormais soumettre aux électeurs tout projet concentration sectorielle poussées. Le bassin de Thiers a ainsi
de délibération ou d’acte relevant de leurs attributions. Le perdu près d’un millier d’emplois pour la seule année écoulée.
grand chantier de la décentralisation se poursuivra en 2004 et Une reprise de l’activité attendue en 2004 pourrait éclaircir à
devrait déboucher sur une loi relative aux responsabilités loca- court terme l’horizon des industriels.
erles, qui pourrait s’appliquer dès le 1 janvier 2005. Les régions
verront leur rôle économique se renforcer et les départements Cap sur les retraites
hériteront de véritables responsabilités, notamment en ma-
La loi sur les retraites du 21 août 2003 s’inscrit parmi lestière d’aide et d’action sociale.
événements majeurs de cette année 2003. Elle prévoit notam-
ment l’alignement de la durée de cotisation des fonctionnaires
Coup de chaud, des conséquences nuancées
sur celle des salariés du secteur privé (soit 40 ans) d’ici 2008,
L’Auvergne n’a malheureusement pas échappé à la vague puis le passage à 41 annuités pour tous après 2012. De nou-
de chaleur qui a submergé le territoire français durant la pre- veaux dispositifs d’épargne salariale volontaire viennent com-
mière quinzaine d’août 2003. L’épisode caniculaire a fait de pléter cette mesure.
l’ombre à la filière agricole auvergnate qui a subi de plein fouet Cette réforme de grande ampleur vise à concilier deux ob-
la sécheresse estivale. Les rendements des cultures ont accusé jectifs. Le premier est de relever le défi démographique qui
une baisse sensible, obligeant les agriculteurs à importer quel- s’impose à la société française et plus encore à la région Au-
ques 400 000 tonnes de produits fourragers auprès d’autres ré- vergne dont près d’un habitant sur quatre est âgé de plus de
gions françaises. Pour permettre de faire face à cette situation 60 ans. Avec l’arrivée à la retraite des générations du
exceptionnelle, une aide régionale d’un montant de 6 millions baby-boom dès 2005, ce seront plus de 800 000 actifs qui quit-
d’euros leur a été attribuée. teront le marché du travail chaque année. Cette évolution,
En 2003, le tourisme auvergnat a profité d’une météo com- couplée à une progression continue de l’espérance de vie,
plice et affiche des performances encourageantes qui contras- risque de poser à terme de sérieux problèmes de financement.
tent avec les résultats nationaux. Le second enjeu sera donc de parvenir à sauvegarder le sys-
Enfin, la canicule a alourdi le bilan démographique sans qu’il tème de retraites par répartition. Aux mois de mai et février,
soit possible d’identifier précisément les causes médicales des près d’un million et demi de Français ont manifesté leur atta-
décès. Selon les estimations de l’Institut National de la Santé et chement à ce régime basé sur la solidarité inter-génération-
de la Recherche Médicale, la chaleur historique qui a sévi cet nelle.
été aurait causé la mort de 14 800 personnes à l’échelon natio-
nal. Cette surmortalité n’a pas frappé la population auvergnate L’escalade de l’euro se poursuit
aussi durement que celle des autres régions, bien qu’elle soit en
Cinq ans après sa création, l’euro n’en finit pas de grimpermoyenne plus âgée. L’Auvergne compte ainsi parmi les zones
face au billet vert. À la fin de l’année 2003, le cours de la devisefrançaises dont la population a le mieux résisté à la canicule es-
européenne a atteint 1,26 dollar. Cette envolée a pu handicapertivale.
les exportateurs auvergnats au même titre que les entreprises
françaises dont la compétitivité s’est régulièrement dégradée auLe secteur industriel à la peine
cours du premier semestre. Sur la période, les exportations na-
dans une conjoncture incertaine
tionales sont en repli de 4,8 %. Cependant, l’impact dépressif
2003 restera une année placée sous le signe des restructu- exercé par l’appréciation de la monnaie unique est plus qu’in-
rations pour certaines entreprises-phares de la région. En avril, certain et variable selon les secteurs d’activité
le groupe GIAT industries prévoit dans le cadre d’un vaste plan
social la suppression de 3 750 emplois à l’échelon national d’ici Anna MESPOULHES
5Chiffres d’affaires
en légère progression
Les PME de 100 à 500 personnes ontEn 2003, le niveau de la production industrielle semble
davantage souffert financièrement queavoir été soutenu principalement par la consommation
l'année précédente.
des ménages, même si elle fut moins régulière Le niveau des exportations s'est re-
dressé (+ 1,6 %) contre une diminutionqu’en 2002.
de 4,9 % en 2002. Ce résultat démontreMalgré une parité euro/dollar parfois pénalisante,
que de nouveaux débouchés extérieurs
les performances à l’export sont de meilleure tenue ont été acquis par les industriels. En ef-
fet, 32 % du chiffre d'affaires des entre-(+ 1,6 %).
prises interrogées est réalisé à l'export,L’année aura été marquée par les difficultés ressenties
principalement dans la zone euro. L'im-
dans certains bassins d’emploi régionaux portance des ventes à l'export demeure
très variable selon les activités. Prépon-et une quasi-stagnation des effectifs au sein
dérantes dans l'industrie automobiledes entreprises enquêtées. En revanche, le montant des
(59 % du chiffre d'affaires), très mar-
investissements régresse à nouveau de façon significative. quées dans le secteur des biens inter-
médiaires (37 %), elles représentent
Nicole MARCZAK, INSEE seulement 17 % des chiffres d'affaires
Hervé CHAUVIN, Banque de France dans l'industrie agroalimentaire malgré
une progression de l'ensemble du sec-
teur sur les marchés étrangers en 2003.
Selon la taille des entreprises les dis-u cours de l'année, le chiffre d'af- À l'inverse, après les performances
faires de l'industrie auvergnate encourageantes en 2002, un recul d'acti- parités sont nettes : 40 % de taux d'ex-
portation pour les plus grandes alors queAest en progression modérée vité correspondant parfois à des straté-
(+ 1,6 %) après deux années favorables gies de groupe a marqué l'industrie des celles de moins de 100 personnes res-
tent peu présentes sur les marchéset un ralentissement en 2002 (- 2 %). biens d'équipement (- 2,9 %). La branche
Même irrégulière, la consommation des ferroviaire continue sa progression et étrangers malgré de nouveaux débou-
chés (11 % de taux de présence contreménages apporte toujours son soutien, l'équipement mécanique ou électrique
le volume des exportations également. subit toujours une forte concurrence 9,5 % l'année dernière).
Cette année est marquée par une rela- étrangère, en particulier asiatique.
tive stabilité des effectifs des entreprises L'industrie automobile et l'industrie PME : des difficultés pour
enquêtées. des biens de consommation ont enregis-
maintenir le niveau d'emploitré des volumes d'affaires sensiblement
identiques à ceux de l'an passé. Contrairement à l'an passé, l'évolu-
Biens de consommation : L'industrie automobile a maintenu un ni- tion des effectifs est restée quasi-stable
les ménages ont gelé veau d'activité très satisfaisant déjà ob- (+ 0,4 %). La plupart des entreprises,
servé depuis trois ansleurs dépenses
(+ 0,6 %) grâce aux
Cet accroissement d'activité a sur- plans de charge étoffés Seconde année de forte productivité
tout concerné l'industrie agroalimentaire des équipementiers. dans les industries agroalimentaires
(+ 4,5 %). Ce secteur conforte le dyna- L'industrie des biens Productivité des secteurs en 2003
misme retrouvé après les vicissitudes de consommation a flé-
fragilisant un temps la filière bovine. Par- chi dans la plupart de Industries agroalimentaires 291,7
ticulièrement sollicitée pendant les pé- ses composantes.
riodes de canicule de l'été 2003, la Dans l'ensemble Industrie automobile 224,6
branche des eaux de table a également des secteurs, les per-
contribué aux bons résultats de l'agroali- formances les plus sa- Biens de consommation 221,6
mentaire, secteur marqué par des mar- tisfaisantes ont été
chés fortement concurrentiels. enregistrées dans les 143,9Biens intermédiaires
Le secteur des biens intermédiaires entreprises de grande
a enregistré des performances correctes taille résistant mieux Biens d'équipement 87,4
K€/salarié
(+ 2,3 %) en dépit du repli ou de l'insuffi- au ralentissement per-
0 50 100 150 200 250 300sance des plans de charge caractérisant sistant d'activité appa-
Source : Enquête Banque de Franceles branches textiles ou métallurgiques. ru en 2002.
6quelle que soit leur taille, ont réussi à Chiffres-clés de l’industriesauvegarder leurs emplois sur l'en-
Très petites entreprises : une part identiquesemble de l'année. Les petites PME ont
en Auvergne et en France métropolitainerencontré davantage de difficultés que
les plus grandes pour parvenir à cet ob-
Auvergne France métro.jectif. Cette stabilité globale de l'emploi
erindustriel recouvre des situations bien Nombre d’entreprises au 1 janvier 2003 6 254 242 649
différentes selon les secteurs. Part des très petites entreprises
89,2 % 89,0 %erÀ des effectifs en progression dans (moins de 20 salariés) au 1 janvier 2003
les biens d'équipement et dans l'agroali- erNombre d’entreprises individuelles au 1 janvier 2003 3 000 100 369
mentaire, s'oppose une baisse de l'em-
Part des femmes dirigeantes 12,0 % 15,5 %ploi dans les biens de consommation et
erdans l'industrie automobile. Cette der- Nombre de salariés au 1 janvier 2003 102 342 3 809 982
nière a bénéficié de gains de productivi- Part des femmes 26,8 % 30,3 %
té importants dans certaines unités, liés
Source : INSEE - Sirene - Estimations d’emploi
à des investissements antérieurs. De
même, la stabilité de l'emploi dans le
secteur des biens intermédiaires re- l'acuité de la concurrence étrangère, est les secteurs (6,85 % seulement pour les
couvre des situations contrastées dans celle qui a le moins investi. biens d'équipement). Les écarts enre-
ses diverses branches. Cependant, plusieurs années res- gistrés les années précédentes ont ten-
Le recours aux emplois précaires in- tent nécessaires pour apprécier valable- dance à se resserrer. Les valeurs des
térimaires ou CDD a notablement pro- ment l'effort d'investissement. taux de marge brute d'exploitation appa-
gressé (+ 5,3 %) contrairement à 2002 raissent plus favorables aux entreprises
marqué par un tassement important de de grande taille (10 % environ) commeLa productivité augmente
l'intérim. En raison de l'irrégularité des aux unités les plus petites (8 % environ)avec la taille des entreprises
courants d'affaires, les industriels ont alors que les entreprises de taille
En 2003, la progression de la pro-sans doute privilégié le maintien d'effec- moyenne présentent des taux de marge
ductivité des effectifs est sensible et latifs qualifiés en adéquation avec leurs plus modestes, parfois inférieurs à 7 %.
situe à 165,2 K€ de chiffre d'affaires parplans de charge courants faisant appel D'une manière générale, on constate
salarié (163,19 K€ en 2002).au personnel intérimaire ponctuellement. un affaiblissement des marges plus ou
Cette augmentation atteint une am-Le montant total des dépenses d'in- moins important selon les secteurs des
pleur plus ou moins importante dans lesvestissement des entreprises industriel- entreprises. Cette régression s'explique
secteurs de l'industrie automobile, desles régionales a marqué une nette par la difficulté croissante des entrepri-
biens de consommation et des biens in-régression (- 12,3 %) identique à celle ses à répercuter sur les prix de vente les
termédiaires. Les valeurs des deux au-de 2002 (- 12,7 %). Cette baisse touche hausses de leurs coûts de revient dans
tres secteurs sont en baisse entous les secteurs avec une ampleur dif- un contexte de concurrence très vive.
particulier celle de l'industrie des biensférente. Pour la seconde année consé- Pour 2004, malgré les incertitudes
d'équipement. Les grandes entreprises,cutive, l'industrie des biens pesant encore sur l'économie et en dépit
aux effectifs importants, ont enregistré lad'équipement (- 46,4 %), bien qu'ayant de la fragilité de la demande tant interne
plus forte augmentation de leur produc-pourtant souffert une nouvelle fois de qu'étrangère, les chefs d'entreprise de la
tion par salarié (+ 4,67 K€) atteignant région Auvergne tablent sur un accrois-
ainsi 184,53 K€. Ce ratio se situe autour Chaque début d’année, la Banque de sement de leur chiffre d'affaires proche
France réalise une enquête auprès des de 146 K€ pour les PME. de celui de 2003 (+ 2,8 %). Cependant, il
chefs d’entreprise de la région. Après la légère dégradation enre- faudrait attendre le second semestre de
En 2003, près de 900 d’entre eux ont collabo- gistrée l'année précédente (- 0,8 point), l'année pour voir la croissance accélé-
ré à ce travail. Représentant plus de en un an, la rentabilité d'exploitation des rer. Une érosion des effectifs est at-
73 400 salariés, l’échantillon respecte la entreprises industrielles est demeurée tendue (- 2 %), plus sensible dans les
structure du tissu industriel régional. Leurs ré- stable. En moyenne, le taux de marge grandes entreprises et les unités
ponses ont permis de réaliser cette analyse. brute d'exploitation se situe environ à moyennes, les PME ayant pour pers-
9 % avec des différences notables selon pective la stabilité
Investissements : en recul dans tous les secteurs
Principaux indicateurs dans l’industrie
Évolution 2003-2002
Chiffre d'affaires Taux de marge brute
Exportations Effectifs Investissements
hors taxes d’exploitation *
Industries agroalimentaires + 4,5 % + 5,4 % + 4,9 % - 10,9 % + 10,1 %
Biens de consommation - 1,5 % - 3,8 % - 2,4 % - 1,3 % + 10,2 %
Industrie automobile + 0,6 % + 7,7 % - 7,8 % - 12,9 % + 7,1 %
Biens d'équipement - 2,9 % - 2,1 % + 1,9 % - 46,4 % + 6,9 %
Biens intermédiaires + 2,3 % + 2,1 % + 0,4 % - 13,7 % + 8,6 %
Ensemble + 1,6 % + 1,6 % + 0,4 % - 12,3 % + 0,01 point
* Le taux de marge brute d'exploitation est le rapport entre l'excédent brut d'exploitation et le chiffre d'affaires hors taxes.
Source : Enquête Banque de France
7Une année favorable
à la construction
dents a occasionné un sursaut des mi-L'activité du bâtiment a repris de l'essor. Pour la région,
ses en chantier de ce secteur, sel'habitat dans le collectif connaît un véritable boom, aussi
traduisant par une progression remar-
bien pour le nombre de logements proposés à la vente quable (+ 63 %). Deux permis impor-
tants dopent la construction dequ'en termes de constructions futures.
logements collectifs : 185 appartementsPrépondérantes en 2002, les surfaces de bureaux et com-
à Clermont-Ferrand et 175 apparte-
merces sont en retrait en 2003. Cependant le nombre des ments à Beaumont, l'ensemble étant
destiné à la vente. Le nombre de loge-permis déposés promet une reprise dans ces secteurs.
ments à vendre, multiplié par trois entreStimulés par un taux de TVA attractif, l'entretien et
2002 et 2003, représente aujourd'hui les
la rénovation enregistrent des niveaux d'activité corrects. deux tiers des logements collectifs mis
en chantier.
Mireille COFFIN et Jean-Yves POUYET Le nombre total de logements com-
Cellules économique et statistique régionales du BTP mencés est en augmentation dans l’en-
semble de la région. Dans le collectif,
les résultats spectaculaires en
Haute-Loire (+ 384 %) méritent d'être
nuancés au regard de l'année 2002 par-
ticulièrement sinistrée. Ils permettent
’année dernière, plus de 6 000 lo- misme comparé au résultat France en- au département de s'aligner de nou-
gements neufs ont été mis en tière (+ 8,5 %). Ces autorisations de veau sur la moyenne des années pré-Lchantier en Auvergne. En un an, la construire délivrées en 2003 détermi- cédentes.
progression est de 21 % (+ 3,9 % France nant l'avenir, une évolution positive du Les ouvertures de chantier de mai-
entière). chiffre d'affaires du secteur est envisa- sons individuelles continuent de se
Parallèlement, 7 930 logements ont geable à court terme. maintenir à un bon niveau. Sur douze
été autorisés (+ 15 %). Ce niveau cons- mois, 5 048 maisons individuelles ont
titue un record historique puisqu'il n'a été mises en chantier (+ 13 % en un an).Logements collectifs commen-
pas été observé depuis 1982, début Seul le Cantal est confronté à une lé-cés : 360 appartements sur
pour les ménages d'une politique d'aus- gère érosion du nombre de maisons in-l’agglomération clermontoise
térité destinée à enrayer la crise écono- dividuelles commencées.
mique. Les conséquences sur la Sur les 6 464 logements déclarés
diminution du pouvoir d'achat s'étaient commencés, un peu moins d'un sur Logements collectifs autorisés :
alors répercutées sur l'investissement quatre (22 %) est situé dans un im-
plus de la moitié en HLMdans la pierre. meuble collectif. L'augmentation sen-
En termes d'autorisations de cons- sible du nombre de permis de construire Le secteur collectif connaît une véri-
truire, la région affiche un beau dyna- délivrés durant les trimestres précé- table explosion avec + 34 % (+ 11 %
France entière). Ce secteur est soutenu
par les progressions des marchés desSurfaces autorisées puis commencées en progression
ventes de la promotion privée (+ 36 %)
Évolution de la contruction de bâtiments non résidentiels par secteur d’activité et du locatif (+ 27 %) où le logement
2Surface de locaux en m HLM représente près de 55 % des auto-
risations.
Surfaces autorisées Surfaces commencées
Le nombre total de logements autori-
Évolution Évolution sés dans l'Allier est en recul de 5 %.
Surfaces en 2003 Surfaces en 2003
2003/2002 2003/2002 Dans ce département le secteur collectif
marque un fort temps d'arrêt et leAgriculture 646 759 + 7,7 % 594 450 + 9,4 %
nombre d'autorisations s'effondre littéra-Secondaire 258 576 - 5,6 % 272 540 + 20,4 %
lement avec une baisse de plus de laBureaux 76 233 + 27,8 % 40 235 - 37,7 %
moitié des logements autorisés (- 52 %).Commerce 118 381 + 30,2 % 83 670 - 1,9 %
Le nombre de (collectifs et in-
Autres 175 904 + 19,6 % 136 409 + 53,4 %
dividuels) dans le Puy-de-Dôme, laTotal 1 275 853 + 8,8 % 1 127 304 + 11,8 %
Haute-Loire et le Cantal est en progres-
Source : Direction régionale de l'Équipement Auvergne - SITADEL sion respectivement de 24, 14 et 4 %.
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