L'année économique et sociale 2004 - Commerce

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L'activité des grands magasins rebondit en 2004. Le chiffre d'affaires des ventes par correspondance progresse également. Les surfaces de ventes des hypermarchés, supermarchés et maxi discompteurs se développent, surtout en grande couronne. Malgré cela, le commerce francilien perd des emplois. Le recul des effectifs affecte presque tous les départements, mais la baisse la plus importante se situe dans la capitale (-5,3%).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Commerce
Reprise des ventes,
mais recul de l’emploi à Paris
n 2004, la consommation des les ventes progressent de 2,7 % grâce au dans les Hauts-de-Seine où ils se
ménages a été relancée de retour de la clientèle étrangère à fort maintiennent.E + 2,2 %, après la faible pouvoir d’achat et la bonne tenue de la
progression de 1,6 % enregistrée en consommation ; une croissance supé- La forte baisse de l’emploi à Paris (- 5,3 %)
2003. La hausse du revenu disponible rieure à celle observée au niveau natio- explique à la quasi totalité de la chute des
brut et les mesures de soutien à la nal (2,2 %). Le second trimestre a été effectifs du commerce francilien. A con-
consommation ont contribué à cette exceptionnel pour les grands magasins : trario, les évolutions sont faibles dans les
reprise. En raison de la décélération de le démarrage plus précoce des soldes autres départements.
l’inflation au second semestre, les mé- d’été et les mauvaises performances lors
nages ont vu leur pouvoir d’achat aug- du printemps 2003 expliquent en partie Nathalie CHAMPION
menter de 1,6 %. Ils ont aussi puisé ce résultat. Thomas RAFFINOT
dans leur épargne pour maintenir leur Chambre de commerce et d’industrie
niveau de consommation. de Paris (CCIP)a densité commercialeL
poursuit son dévoppement
aisse importante du chiffreB en grande couronne
es mesures de soutien àLd’affaires pour les commerces
Le parc d’hypermarchés, supermarchés la consommationd’alimentation spécialisée
et maxi-discompteurs enregistre encore
Donationsune progression de 2 % de sa surface de
erLa croissance en volume du chiffre Depuis le 1 juin 2004 et jusqu’au 31 mai 2005,vente, atteignant 2 178 000 m².d’affaires du commerce de détail natio- chaque parent, grand parent ou arrière
nal est comparable en 2004 à celle de grand-parent peut donner en franchise d’impôt
A Paris, la densité commerciale aug-2003 (1,8 % contre 1,7 %). Les différents jusqu’à 20 000 euros à chacun de ses enfants,
mente légèrement suite à la création de petits enfants ou arrière-petits-enfants ma-types de commerce enregistrent des évo-
supermarchés. Cependant, elle reste jeurs. Cette mesure a été prolongée jusqu’aulutions diversifiées. La vente par corres-
faible : 102 m² pour 1 000 habitants, soit 31 décembre 2005, avec une extension àpondance, de plus en plus active,
la moitié de la densité de la région. Elle 30 000 euros du plafond des dons.continue de croîtredeplusde6%. Le
est stable en petite couronne où elle variecommerce non alimentaire spécialisé se Epargne salariale
de 128 m² dans les Hauts-de-Seine àdéveloppe encore de 4,2 % et les ventes Les détenteurs de plans d’épargne salariale
206 m² dans le Val-de-Marne. En grande ont eu la possibilité, jusqu’au 31 décembreen pharmacie de 5,1 %. Les ventes dans
couronne, la densité, déjà très élevée, 2004, de puiser dans leur épargne détenue aules grands magasins et magasins non
s’est renforcée dans tous les départe- titre de la participation et de l’intéressementspécialisés sont relancées de + 3,7 %
ments, principalement grâce à l’exten- dans la limite de 10 000 euros. Ce déblocageaprès avoir stagné en 2003. Par contre,
anticipé est exonéré de charges fiscales etsion d’hypermarchés situés en centresl’alimentation spécialisée, déjà très af-
sociales.commerciaux (entre 250 et 345 m² pourfaiblie en 2003, affiche un retrait de
1 000 habitants). Crédits à la consommation4,9 %. La hausse du chiffre d’affaires
Cette mesure ouvre droit sur les déclarationspour les petites et grandes surfaces ali-
de revenus de 2004 et 2005 à un réductionmentaires marque aussi une pause en orte perte d’emploi à ParisF d’impôt de 25 % des intérêts payés. Cette ré-2004. Les grandes surfaces stabilisent
duction peut atteindre au maximum 150 euros.leurs parts de marché dans les produits Pour la deuxième année consécutive, le
alimentaires (68,3 %). commerce francilien perd des emplois.
Après un recul de - 2,1 % en 2003, les ef-
fectifs du commerce baissent de - 1,2 % our en savoir plusPeprise des ventes desR et sont proches de passer sous la barre
Ballet B., Berry J.-B. : « Les acteurs du com-grands magasins parisiens des 500 000 en 2004. Le commerce de
merce électronique », Insee première, n° 999,détail et celui de la vente et réparation au-
janvier 2005.L’activité des grands magasins en région tomobile perdent chacun plus de 2 % de
parisienne rebondit en 2004, stoppant leurs emplois. Les effectifs du commerce Bernadet S., Bovar O., Gouëzel-Jobert A.,
Prévot J. : « Le commerce en 2003 - Quelquesainsi le repli enregistré depuis trois an- de détail diminuent dans tous les dépar-
secteurs restent dynamiques », Insee première,nées consécutives. Après une année tements, excepté dans l’Essonne où ils
n° 965, mai 2004.2003 particulièrement difficile (- 3,4 %), progressent sensiblement de 7,5 % et
Insee Ile-de-France 2005 Regards sur... l'année économique et sociale 2004Reprise des ventes, mais recul de l'emploi à Paris 31
L'activité dans le commerce de détail en France
Evolution du chiffre d'affaires TTC Parts de marché en produits alimentaires
en volume (%) (hors tabac) (%)
2003/2002 2004/2003 1999 2003 2004
Alimentation spécialisée (y.c. boulangeries, pâtisseries, charcuteries) -3,9 -4,9 17,7 16,6 16,5
Petites surfaces d'alimentation générale (y.c. surgelés) 1,0 -0,1 8,6 8,6 8,6
Grandes surfaces d'alimentation générale 1,0 0,4 67,1 68,4 68,3
Grands magasins et magasins non spécialisés -0,1 3,7 0,1 0,1 0,1
Pharmacies et commerce d'articles médicaux 6,6 5,1 ns ns ns
Magasins non alimentaires spécialisés 2,7 4,2 ns ns ns
Vente par correspondance 6,2 6,6 ns ns ns
Autres hors magasins (marchés…) -1,7 2,1 3,7 3,4 3,4
Réparation d'articles personnels et domestiques 0,7 0,5 - - -
Ensemble 1,7 1,8 97,2* 97,1* 96,9*
*pour arriver à 100, il convient d'ajouter la part de marché réalisée par les ventes de détail d'autres secteurs : cafés-tabacs, ventes directes du producteur, etc…
Source : Insee, Comptes du commerce, base 2000
Evolution des effectifs bruts franciliens dans le commerceVentes dans les grands magasins en région parisienne
% %050
-0,1
21,2
-140 -0,9
-1,2
-230
-2,1 -2,2-2,3
-3 -2,720
4,6 6,1 -4
10
3,0 1,10,70,4 -5 -4,80
-0,1 -0,2-0,7 -1,2-0,2
-6
-10 Total Commerce et Commerce de Commerce de
Fév. Mars Avril Juil. Août Sept. Oct.Janv. Mai Juin Nov. Déc. réparation auto. gros détail, rép.
France Region parisienne
2002/2003 2003/2004
Chiffres en gras : glissements annuels en % région parisienne sur les indices bruts en Chiffres au 31 décembre de l'année.
volume. Source : Unedic
Sources : Centre d'Observation Economique-Union du Grand Commerce de Centre
Ville (UCV)
Contributions à la croissance des effectifs départementaux Densité commerciale en hypermarchés et supermarchés
% +1,1
2
VAL-D’OISE+0,2 +0,1
1 +0,1 251+0,1
0
SEINE-SAINT-DENISHAUTS--1
191-0,5 DE- PARIS-0,9
-1,2 102SEINE-2 YVELINES
VAL-DE-MARNE128
249 206-3
SEINE-ET-MARNE-4
345
-5
ESSONNE
-5,3 279
-6
-7
Paris Hauts-de- Seine-St- Val-de- Seine-et- Yvelines Essonne Val-d'Oise Ile-de-
2Seine Denis Marne Marne France m /1000 habitants
Commerce de détail, réparations
251 à 300 de gros, intermédiaires Commerce et réparation automobile
201 à 250
- de 200
Chiffres en gras : taux de variation relatifs 2004/2003.
Sources : Insee et Unedic Source : Panorama Guide 2005 de la distribution
Insee Ile-de-France 2005 Regards sur... l'année économique et sociale 2004

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