L'année économique et sociale 2005 - Commerce

Publié par

En France, les dépenses de consommation des ménages continuent d'augmenter en 2005. L'activité se maintient dans le commerce de détail. Les ventes dans les grands magasins et magasins spécialisés se stabilisent (- 0,1 %) après la croissance de 3,7 % de 2004. Les pharmacies, les magasins non alimentaires et la vente par correspondance ont été les plus dynamiques. Les ventes dans les grands magasins franciliens ont été un peu plus dynamiques en 2005 qu'en 2004, probablement en raison d'une bonne année touristique. L'Ile-de-France détient seulement 14 % du parc national de grandes surfaces alimentaires, alors qu'elle concentre près de 19 % de la population. La densité commerciale (hypermarchés et supermarchés) est plus élevée en grande couronne. Après deux années de recul, le commerce francilien regagne des emplois en 2005 (+ 1,7 %). Le nombre d'emplois a augmenté dans tous les départements, sauf en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 18
Nombre de pages : 2
Voir plus Voir moins

34 Commerce
Commerce :
progression modérée des ventes
n France, les dépenses de Seine-et-Marne est le département qui aUne densité commerciale en
consommation des ménages gagné le plus d’emplois (plus de 5 %).
hypermarchés et supermarchésE continuent d’augmenter en
■■■■ Joachim BERCHTIKOUplus importante2005. La hausse atteint 2,2 %. Ce dyna-
Centre régional d’observation du
misme traduit les gains du pouvoir d’a- en grande couronne
commerce, de l’industrie et des services
chat des ménages. En raison de
L’Ile-de-France détient seulement 14 % du (CROCIS) - Chambre de commerce et
l’évolution salariale et de la décélération
d’industrie de Paris (CCIP)parc national de grandes surfaces alimentai-
des prix, les ménages ont vu leur pouvoir
res, alors qu’elle concentre 19 % de la popu-
d’achat augmenter de 1,3 % en 2005. La loi sur le soutienlation. On recense en effet dans la région
à la consommation1 560 établissements, dont 143 hypermar-
L’activité se maintient et à l’investissementchés et 765 supermarchés pour une surface
dans le commerce de détail de vente de près de 1,9 million m². La région La loi n° 2004-804 du 9 août 2004 sur le
dispose ainsi d’une densité commerciale soutien à la consommation et à l’investisse-Au niveau national, les ventes du com-
(hypermarchés et supermarchés) moyenne ment contient plusieurs mesures en faveurmerce de détail ont progressé de 1,7 %
d’environ 167 m² pour 1 000 habitants. des particuliers. Elle a été reconduite jus-en 2005 (contre 2 % en 2004) pour at-
Cette densité est plus élevée en grande cou- qu’au 31 décembre 2006 par l’article 160
teindre 418 milliards d’euros. Les ven-
ronne. Les départements de Seine-et-Marne de la loi de Finances pour 2006.
tes dans les grandes surfaces à
(261 m² pour 1 000 habitants) et de Afin d’encourager la consommationprédominance alimentaire (hypermar-
l’Essonne (226 m² pour 1 000 habitants) res- des ménages, les dons de sommeschés, supermarchés, magasins populai-
tent en tête grâce à l’implantation de nom- d’argent consentis en pleine propriétéres) ont enregistré une légère hausse
breux hypermarchés. Paris (74 m² pour au profit d’un enfant, d’un petit-enfant,
(0,6 %) tandis que celles des petites
1 000 habitants) et les Hauts-de-Seine d’un arrière-petit-enfant ou, à défaut
surfaces d’alimentation générale ont
(102 m² pour 1 000 habitants) affichent en d’une telle descendance, d’un neveu
reculé de 1,3 %. Les ventes dans les
revanche les plus faibles densités commer- ou d’une nièce, sont exonérés de droits
grands magasins et magasins non spé-
de mutation à titre gratuit dans la limiteciales. Le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis
cialisés sont restées stables (- 0,1 %),
de 30 000 euros, jusqu’au 31 décembreont les plus faibles densités de supermarchés
après une croissance de 3,7 % en
2005. Les articles 8 et suivants de la loide France. Les « hard-discounts » sont relati-
2004. Les pharmacies, les magasins de Finances pour 2006 poursuiventvement peu présents dans les Yvelines et
non alimentaires spécialisés et la vente cette réforme des donations entre pa-dans le Val-de-Marne.
erpar correspondance ont été les seg- rents à compter du 1 janvier 2006.
ments les plus dynamiques. Les chiffres Reprise de l’emploi dans le La loi institue une réduction d’impôt sur le
d’affaires de ces détaillants ont progres-
revenu au titre des intérêts payés en 2004commerce francilien
sé respectivement de 3,4 %, 3,5 % et et 2005 à raison de certains prêts à la
er5,3 %. Parmi les différentes formes de Après deux années de recul, le com- consommation, contractés entre le 1 mai
commerce de détail, les grandes surfa- merce francilien regagne des emplois en 2004 et le 31 mai 2005.
ces d’alimentation générale détiennent 2005 (+ 1,7 %). Dépassant les 510 000,
en 2005 encore 68 % des parts de mar- Pour en savoir plusles effectifs du commerce représentent
ché en produits alimentaires. environ 13 % des emplois salariés franci-
Fournier J.-Y., Prévot J., Vicaire V.:«Le
liens. La conjoncture a été plutôt favo- commerce en 2005 : une activité qui ralen-
rableaucommercedegrosetauReprise des ventes dans les tit », Insee première, n° 1079, mai 2006.
commerce de détail qui ont connu tousgrands magasins parisiens Prévot J. : « Huit années d’évolution de
deux une hausse des emplois (+ 3,2 % et
l’emploi dans le commerce en France »,
Les ventes dans les grands magasins de la + 1,6 %). A l’inverse, le secteur de la
Insee, décembre 2005.
région Ile-de-France ont été un peu plus vente et de la réparation automobile a
« Le commerce en France », Insee référen-dynamiques en 2005 qu’en 2004 perdu plus de 5 % de ses effectifs.
ces, édition 2005-2006.(+ 2,2 %), probablement en raison d’une
Centre régional d’observation du com-meilleure année touristique. Elles restent Le nombre d’emplois liés au commerce
merce, de l’industrie et des servicescependant nettement inférieures à celle a augmenté dans tous les départements,
-(CROCIS) - Chambre de commerce et d’inde l’année 2000 (- 3,7 %). Près de 80 % sauf en Seine-Saint-Denis et dans le
dustrie de Paris (CCIP) :des ventes des grands magasins de la ré- Val-de-Marne où ils ont respectivement
www.crocis.ccip.frgion Ile-de-France sont réalisées à Paris. baissé de 0,9 % et de 0,7 %. La
Insee Ile-de-France 2006 Regards sur... l’année économique et sociale 2005Commerce : progression modérée des ventes
35
L’activité dans le commerce de détail en France
Evolution Parts de marché en produits
du chiffre d'affaires TTC alimentaires (hors tabac) (%)
en volume (%)
2004/2003 2005/2004 1999 2004 2005
Alimentation spécialisée et artisanat commercial -3,2 -0,2 17,7 17 16,8
Petites surfaces d'alimentation générale (y.c. surgelés) -1,6 -1,3 8,6 8,4 8,5
Grandes surfaces d'alimentation générale 0,3 0,6 67,1 68,1 67,8
Grands magasins et magasins non spécialisés 3,7 -0,1 ns ns ns
Pharmacies et commerce d'articles médicaux 7,4 3,4 ns ns ns
Magasins non alimentaires spécialisés 4,8 3,5 ns ns ns
Vente par correspondance 5,9 5,3 ns ns ns
Autres hors magasins (marchés…) -4,5 -0,5 3,7 3,2 3,2
Ensemble commerce de détail et artisanat commercial (hors réparation automobile) 2,0 1,7 97,9* 97,4* 97,2*
*pour arriver à 100, il convient d’ajouter la part de marché réalisée par les ventes au détail d’autres secteurs ; cafés-tabacs, grossistes, ventes directes de producteurs.
Source : Insee, Comptes du commerce, base 2000
Volume des ventes dans les grands magasins à Paris Evolution des effectifs bruts franciliens dans le commerce
e
indice base 100 en 1990 variation (%) par rapport au 4 trimestre de l’année précédente
4
3,2
3
102
1,7 1,62
100 1 0,4
098
-1
-0,9
96
-2
-1,9
94 -3 -2,6
-4
92
-5
-5,2
90 -6
Total Commerce et Commerce de Commerce de
Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. gros détail, rép.réparation auto.
2005 2004 2003-2004 2004-2005
Sources : Centre d’Observation Economique et CCIP Source : Unedic
Densité commerciale en hypermarchés et supermarchés
en Ile-de-France en 2005
Implantation commerciale en Ile-de-France en 2005 VAL-D'OISE
204
Hard- Magasin
Hypermarché Supermarché Totaldiscount populaire*
SEINE-SAINT-DENIS
164
HAUTS-
PARISParis 3 194 129 55 381 DE-
YVELINES 74SEINE
Seine-Saint-Denis 24 56 60 11 151 215 102 VAL-DE-MARNE
177Hauts-de-Seine 13 91 46 24 174
Val-de-Marne 17 86 50 11 164 SEINE-ET-MARNE
261Seine-et-Marne 22 103 75 4 204
Essonne 23 72 74 4 173 ESSONNE
226Yvelines 21 103 42 6 172
Val-d'Oise 20 60 56 5 141
m²/1000 habitants
Ile-de-France 143 765 532 120 1 560
250
*magasins Monoprix et Inno. 200
Source : Atlas de la distribution 2006 © Iaurif-Insee 2006
Source : Atlas de la distribution 2006
Insee Ile-de-France 2006 Regards sur... l’année économique et sociale 2005

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.