L'année économique et sociale 2010 en Languedoc-Roussillon

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En 2010, l'activité des entreprises s'est développée en Languedoc-Roussillon, ainsi qu'au niveau national. L'appareil productif s'est remis en marche. Signes d'une reprise de l'activité et de l'investissement, les ventes de biens intermédiaires et de biens d'équipement ont augmenté. Les crédits d'équipement des entreprises ont progressé. Mais cette évolution n'a pas permis de retrouver le niveau d'avant-crise. Malgré une mobilisation élevée des mesures spécifiques des politiques d'emploi, le regain d'activité des entreprises ne s'est pas traduit par une franche amélioration du marché du travail. La destruction de 14 000 emplois durant les vingt mois les plus difficiles de la crise, entre avril 2008 et décembre 2009, n'a été que partiellement compensée en 2010. La progression de l'emploi s'est appuyée sur l'intérim, notamment au premier semestre, et les services. La baisse du taux de chômage n'a été que de - 0,4 point après une augmentation de + 2,5 points en vingt mois. Le chômage a particulièrement touché les catégories de population les plus démunies : les demandeurs d'emploi sénior et de longue durée. Globalement, la situation des jeunes sur le marché du travail s'est améliorée, mais pas celle des jeunes qui sortent du système éducatif. Outre ces difficultés persistantes du marché du travail, les difficultés sociales ont progressé en 2010 en Languedoc-Roussillon. Le recours aux dispositifs de minima sociaux, notamment au rSa, a fortement augmenté, ce qui témoignerait d'un accroissement de la précarité déjà marquée dans la région.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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AVANT-PROPOS
La parution régulière de « L'Année économique et sociale en Languedoc-Roussillon » répond à la volonté de dresser un panorama fiable et détaillé de l’année écoulée. Elle est le fruit d’une colla-boration de différents services statistiques de l’État regroupés au sein du Groupement de la Statistique Publique (GSTAT), et de la Banque de France. Sa réalisation est pilotée et coordonnée par la direction régionale de l’INSEE. Concilier les exigences de fiabilité, de clarté et de rigueur indispensables à cet ouvrage et les diffi-cultés à mobiliser les données de l’année écoulée dans des délais courts est l’objectif de l’Année économique et sociale. Ce regard collectif offre au lecteur une vision synthétique de la conjoncture régionale resituée dans son contexte national. Après une année 2009 marquée en France par une récession sans précédent depuis l'après-guerre, l’année 2010 est une année de transition. En Languedoc-Roussillon les signes de reprise de l’activité économique sont nombreux. Ceci laisse espérer une consolidation de nature à dépasser les consé-quences, en particulier sociales, de la crise.
Le Préfet de la région Languedoc-Roussillon, Préfet de l’Hérault,
Claude BALAND
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Dossier réalisé par
Les partenaires du Groupement de la Statistique Publique en Languedoc-Roussillon
Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports et de la Cohésion Sociale 3, Avenue Charles Flahault — 34094 Montpellier Cedex 05 Téléphone : 04 67 10 14 — Télécopie : 04 67 41 38 80 http://www.languedoc-roussillon.drjscs.gouv.fr Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt Maison de l’Agiculture Place Antoine Chaptal — 34060 Montpellier Cédex 02 Téléphone : 04 67 10 19 00 — Télécopie : 04 67 10 01 02 http://www.draaf.languedoc-roussillon.agriculture.gouv.fr Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement 520, allée Henri II de Montmorency — 34064 Montpellier Cedex 02 Téléphone : 04 34 46 64 00 — Télécopie : 04 67 15 68 00 http://www.languedoc-roussillon.developpement-durable.gouv.fr Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence et de la Consommation, du Travail et de l’Emploi Les Echelles de la ville — 3, Place Paul Bec — 34000 Montpellier Tél :04 30 63 06 30 —Télécopie : 04 67 71 96 75 http://www.sdtefp-languedocroussillon.travail.gouv.fr Agence Régionale de Santé 26-28 Parc Club du Millénaire — 34067 Montpellier Cedex 2 Téléphone : 04 67 07 20 02 — Télécopie : 04 67 07 20 08 http://www.ars.languedocroussillon.santé.fr Rectorat de l’Académie de Montpellier 31, rue de l’Université — 34064 Montpellier Cedex 2 Téléphone : 04 67 91 47 00 — Télécopie : 04 67 91 50 56 http://www.ac-montpellier.fr INSEE Languedoc-Roussillon 274, allée Henri II de Montmorency — 34064 Montpellier Cedex 2 Téléphone standard : 04 67 15 70 00 — Télécopie : 04 67 15 71 71 http://www.insee.fr
Partenaire associé à cette publication Banque de France - Direction régionale  98 ter avenue de Lodève - 34061 Montpellier cedex 2 Téléphone standard : 04 67 06 79 79 www.banque-france.fr
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INTRODUCTION « L'Année économique et sociale en Languedoc-Roussillon » offre une analyse collective de la conjoncture régionale basée sur la production de données statistiques et sur l’expertise tech-nique des services de l'Etat en région. Elle constitue un outil précieux pour compléter la connais-sance de la région, nourrir la réflexion et engager des actions adaptées. En 2010, l'économie du Languedoc-Roussillon s'inscrit dans le sillage de l'économie natio-nale : la reprise est avérée mais n’a pas encore effacé toutes les conséquences de la crise. Le regain d’activité en Languedoc-Roussillon est probant dans de nombreux secteurs d’activité tels les services et le commerce, le tourisme ou les travaux publics, mais globalement, la progression de l’emploi n’a pas compensé les pertes des deux années précédentes. Le chômage a continué d’augmenter, certes moins qu’en 2009, de même que le recours aux dispositifs de minima so-ciaux. Les objectifs de la stratégie nationale du développement durable adoptée en 2010 qui visent à un mode de développement durable sobre en ressources naturelles et en carbone et intégrant davantage les dimensions humaines et sociales, prennent une importance particulière dans notre région du fait de la forte croissance démographique et de la précarité sociale. Ces objectifs seront désormais aussi suivis par des indicateurs intégrés à « l'Année économique et sociale en Lan-guedoc Roussillon ». En ma qualité de présidente du Groupement de la Statistique Publique en Languedoc-Rous-sillon, je tiens à remercier l'ensemble des personnes qui ont contribué à l’élaboration de cette pu-blication, ainsi que notre partenaire habituel dans cette opération – la Banque de France – pour leur fidèle participation.
La Présidente du GSTAT
Mauricette STEINFELDER Directrice régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement
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Conception maquette et couverture : Michel LAMUR Rédacteur en chef : Odile DANGERFIELD Directeur de la publication : Francis VENNAT
Imprimerie : Pure impression - 451, rue de la Mourre - Espace Commercial Fréjorgues Est - 34130 Mauguio Tél. 04 67 15 66 00 - Fax 04 67 15 66 09 - www.pure-impression.fr
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Sommaire Synthèse régionale            L’économie du Languedoc-Roussillon en 2010 : ....................................................... p. 6                                                Claude Michel - INSEE Contexte national                 La reprise n’efface pas les conséquences de la crise                                              Extraits des notes de conjoncture nationale - Insee .................................................... p. 8 Développement durable     Vers une économie verte et équitable  Rédaction collective - DREAL ..................................................................................... p. 10 ÉCONOMIE
Em                                     ..................................................................................................... .                                                Ludivine Barnaud - INSEE Marché du travail  11 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en 2010 .......................................... p. 14                                                Caroline Dadoun - DIRECCTE Création d'entreprises      Hausse des créations d’auto-entreprises mais aussi de sociétés .......................... p. 16  Nicolas Millet - INSEE Financement de l'économie                                            Une reprise modérée ....................................................................................................p. 18  Geneviève Casanova - Banque de France POPULATION - SOCIÉTÉ - ENVIRONNEMENT Dém                           ...................................................................... .                                                Bernard Canonero - INSEE Santé                                     L’épidémie de rougeole s’intensifie ........................................................................ p. 21                                                Pauline Buffard, Cyril Rousseau - ARS Social                                    Des difficultés sociales encore en progression cette année ............................. p. 22                                                Sylvia Maille - DRJSCS Enseignement                     Un dynamisme démographique, mais une population scolaire  accueillie plus en difficulté qu'ailleurs ................................................................... p. 24                                                Gérald Carandante, Christine Bénesse - Rectorat ACTIVITÉ DES SECTEURS Ind                                      ................................................................. .  Patrick Crosnier - DIRECCTE - Geneviève Casanova - Banque de France Construction-Logement  Les autorisations de construire repartent à la hausse ............................................ p. 28  Daniel Frayssinet, Annie Tehar - DREAL Transports                            Contraste entre le transport de marchandises et celui de voyageurs ...................... p. 30  Bertille Zyrkoff - DREAL Viticulture                          Une année charnière pour la viticulture du Languedoc-Roussillon ........................p. 32                                                Bertrand Oddo - DRAAF - SRISE Agriculture                        Des prix de vente en hausse pour la majorité des productions régionales ............p. 34                                                Chantal Pailler, Bertrand Oddo - DRAAF - SRISE Tourisme                              La saison touristique se maintient au plus haut niveau .........................................p. 36                                                Geneviève Payen - INSEE Commerce                         Des ventes orientées à la hausse dans le commerce de gros et de détail ............ p. 38                                           Patrice Fossemalle - INSEE      Services  Reprise dans tous les secteurs ............................................................................... p. 39  Patrice Fossemalle - INSEE
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En 2010, l’activité des entreprises s’est développée en Languedoc-Roussillon, ainsi qu’au niveau national. L’appareil productif s’est remis en marche. Signes d’une reprise de l’activité et de l’investissement, les ventes de biens intermé-diaires et de biens d’équipement ont augmenté. Les crédits d’équipement des entreprises ont progressé. Mais cette évo-lution n’a pas permis de retrouver le niveau d’avant-crise. Malgré une mobilisation élevée des mesures spécifiques des politiques d’emploi, le regain d’activité des entreprises ne s’est pas traduit par une franche amélioration du marché du travail. La destruction de 14 000 emplois durant les vingt mois les plus difficiles de la crise (1) , n’a été que partiellement compensée en 2010. La progression de l’emploi s’est ap-puyée sur l’intérim, notamment au premier semestre, et les services. La baisse du taux de chômage n’a été que de - 0,4 point après une augmentation de + 2,5 points en vingt mois. Le chômage a particulièrement touché les catégories de po-pulation les plus démunies : les demandeurs d’emploi sénior et de longue durée. Globalement, la situation des jeunes sur le marché du travail s’est améliorée, mais pas celle des jeunes qui sortent du système éducatif. Outre ces difficultés persistantes du marché du travail, les difficultés sociales ont progressé en 2010 en Languedoc-Roussillon. Le recours aux dispositifs de minima sociaux, notamment au rSa, a fortement augmenté, ce qui témoignerait d’un accroissement de la précarité déjà marquée dans la région.
Les entreprises de la construction et de l’industrie ont également connu une amélioration. Dans la construction régionale, qui bénéfi-ciait d’une croissance d‘activité élevée avant la récession, la reprise de l’activité est restée limitée. Les ventes de logements neufs ont été dopées par le dispositif de défiscalisation de la loi Scellier. L’activité dans le gros œuvre a repris. Les demandes d’autorisations de construire sont reparties à la hausse. Les mises en chantier ont tardé, par contre, à se redresser. Dans le second œuvre, les carnets de commandes se sont à nouveau remplis. Dans les travaux publics, l’activité a progressé en 2010 avec une demande plus soutenue. Dans l’industrie, les chefs d’entreprise indiquent une augmentation de la production et des investissements. La demande est plus sou-tenue pour les biens d’équipement, afin d’augmenter les capacités de production. Mais cette croissance intervient dans un contexte de hausse du prix des matières premières, ce qui laisse augurer des in-certitudes pour le futur. L’agriculture connaît un certain regain, avec une hausse des prix des produits agricoles et une amélioration du revenu des exploitations. Les cours des vins tendent à s'améliorer mais le volume de la récolte est en diminution. L’évolution de l‘activité dans les transports est contrastée. Les chefs d’entreprises rapportent que le transport de fret, lié à l’activité des entreprises, enregistre une hausse de l'activité, tant dans le secteur maritime, qu’aérien ou routier. En revanche, le transport aérien et maritime de passagers est en baisse. De nombreux secteurs ont donc profité de la reprise, même si quelques signes d’essoufflement sont notables en fin d’année, no-tamment dans la construction. Si l’appareil productif connait une reprise d’activité, en revanche les effets de la crise n’ont pas été effacés sur le marché du travail et
Reprise d’activité des entreprises mais persistance de difficultés d’emploi et accroissement des inégalités sociales
ÉCONOMIE
En 2010, la croissance de la fréquentation touristique, en particulier étrangère, a permis de renforcer la reprise de l’activité de l’hôtelle-rie-restauration. Cette bonne saison touristique, notamment dans les campings, a également soutenu l’économie régionale.
La reprise régionale intervient dans un contexte de croissance mo-dérée du PIB national. Celui-ci augmente de +1,5% en 2010, après une année de forte chute (-2,5% en 2009), marquée par les consé-quences de la crise financière et économique.
Synthèse régionale l Rédaction collective -INSEE l
(1) Entre avril 2008 et décembre 2009
Le redressement de l’économie régionale entamé fin 2009 se confirme. Mais la situation économique de la région semble s’être re-dressée moins vite que le niveau national. Cela tient d’une part au fait que la région a sans doute été moins impactée par la crise en 2009. Au final, le rattrapage a donc été moins marqué. La fin 2009 avait été favorable pour la région. D’autre part, l’économie régionale est moins orientée vers l’industrie, qui a été très touchée par la crise, et davantage orientée vers la production de biens et de services ré-pondant aux besoins de la population présente, résidents ou tou-ristes : l’économie présentielle. Le Languedoc-Roussillon est l’une des régions de France les plus tournées vers les biens et services à la population présente. Ils génèrent plus de 70 % de l’emploi régio-nal. Dans cette économie fortement présentielle, la reprise a été portée par les services et le commerce, moins touchés par la crise que l’in-dustrie, en lien avec l’augmentation de la population résidente et avec le dynamisme du tourisme. La consommation des ménages a été à nouveau orientée à la hausse, ce qui s’est traduit par la reprise des ventes du commerce de détail. L’activité des services a également bénéficié de cette hausse de la consommation. Les opinions favorables des entrepreneurs ont été confortées par une augmentation du crédit aux entreprises. Les crédits distribués aux sociétés non financières ont progressé + 3,7 % en un an. Au ni-veau national cette hausse n’a été que de + 0,9 %. Cette différence est à attribuer en partie à la structure par taille des entreprises, plus petites en Languedoc-Roussillon, et moins ouvertes aux autres formes de financement. Cette hausse a particulièrement concerné les crédits à moyen et long terme destinés à l’investissement. Les défaillances ont été beaucoup moins importantes qu’en 2009, reve-nant à des niveaux comparables à l’avant-crise. En outre, la création d’entreprises hors auto-entrepreneurs a connu un nouvel essor.
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ÉCONOMIE
dans le domaine social. La situation dans le transport illustre ce dé-calage entre l’activité des entreprises qui se rétablit (transport de fret en hausse) et la situation des ménages qui continue d’être difficile (transport aérien et maritime de voyageurs en baisse). Malgré la mobilisation encore élevée en 2010 des mesures spéci-fiques de politique d’emploi, le rythme de hausse de l’emploi semble avoir été en retrait par rapport à la reprise économique. Les niveaux d’emploi d’avant la crise de 2008 n’ont pas encore été retrouvés, ni en France, ni dans la région. 14 000 emplois du secteur concurrentiel ont été détruits d’avril 2008 à décembre 2009. 3000 emplois ont été créés en 2010, dont 1800 emplois intérimaires, ce qui est beaucoup plus que la part de l’intérim dans le stock d’emploi. L’emploi dans l’in-térim ne concerne que 3 % du secteur marchand non agricole de la région. Les deux dernières années se soldent donc des pertes d’em-plois, et un renouvellement en grande partie assurée par de l’emploi précaire. Par ailleurs, l’emploi dans certains secteurs ne s’est pas encore redressé, à l’instar du secteur de la construction. Le taux de chômage, qui a baissé de - 0,4 point en 2010, est resté à un niveau élevé (12,5 %), et il n’a pas effacé pas les + 2,5 points entre avril 2008 et décembre 2009. Les demandeurs d’emploi de ca-
L’année économique et sociale 2010 en Languedoc-Roussillon - GSTAT Synthèse régionale
tégorie A, B et C ont été 11 000 de plus qu’en 2010. Ce sont surtout les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans, dont le nombre est passé de 31 500 en 2009 à 36 700 en 2010, qui ont connu des diffi-cultés sur le marché du travail. Le chômage de longue durée a conti-nué d’augmenter, notamment chez les plus de 50 ans. La situation des jeunes de moins de 25 ans s’est nettement améliorée, mais cela a semblé profiter davantage aux jeunes déjà sur le marché du travail, qu’à ceux sortis du système éducatif. En effet, l’insertion des jeunes 7 mois après la sortie du système scolaire s’est fortement dégradée dans la région en deux ans. Sur un plan social, les difficultés se sont accrues et les inégalités semblent s’être creusées. Le nombre de chômeurs relevant des dis-positifs d’allocation ASS, ATA et AER a progressé. Le nombre de bé-néficiaires du rSa socle, dont la fonction est d’assurer un minimum social, augmente de + 3,4 % et ceux du rSa activité, en tant que com-plément de revenu pour les travailleurs modestes, progresse de + 12,3 %.
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ÉCONOMIE
Fin 2008 et début 2009, une crise économique mondiale d'ampleur historique La crise économique mondiale qui a sévi fin 2008 et début 2009 a été d'une ampleur historique, sans précédent depuis la seconde guerre mondiale. Initiée par l'effondrement des " subprimes " et du marché  immobilier américain en 2007, elle s'est d'abord manifestée sous la forme d'une crise bancaire et financière. L'année 2008 aura vu la crise contaminer progressivement l'ensemble de l'économie réelle, depuis les secteurs industriels jusqu'aux activités de services, sous la forme d'un ralentissement de l'investissement et de la consommation. La France a ainsi fait face à un effondrement de l'activité économique : - 1,5 % au quatrième trimestre 2008 et - 1,4 % au premier trimestre 2009.
L’année économique et sociale 2010 en Languedoc-Roussillon - GSTAT Contexte national l Extraits des notes de conjoncture nationale -INSEE l La reprise n’efface pas les conséquences de la crise En 2010, l’économie française est en phase de reprise, avec une croissance de + 1,5 % du PIB. La production de biens et services a rebondi, marquant un coup d’arrêt à la réces-sion de 2008-2009. Cependant, la reprise n’a pas effacé les conséquences de la crise. Si l’emploi marchand a redé-marré, les créations nettes de postes en 2010 n’atteignent pas la moitié des destructions nettes enregistrées en 2009. La France métropolitaine compte 2,6 millions de chômeurs au quatrième trimestre 2010. www.insee.fr Grâce à une progression continue de la production de biens et ser-vices en 2010, l’économie française a renoué avec la croissance ; le PIB a crû de + 1,5 % après un recul de - 2,5 % en 2009 (graph 1 et tab.1). l Redressement continu de la production  de biens et services La production de l'ensemble des biens et services a rebondi avec une croissance annuelle de + 1,9 % en 2010, marquant un coût d'arrêt à la récession enregistrée en 2008-2009. La reprise économique est ce-pendant loin d'avoir effacé la chute de la production, qui avait atteint - 3 7 % en 2009.  , l Recul modéré de l'investissement Après la chute de 2009, au fil des trimestres, l'investissement des éta-blissements non financiers a cessé de se dégrader progressivement en 2010. Au total, sur l'ensemble de l'année, l'investissement des éta-blissements non financiers a encore baissé de - 1,3 %, mais nettement moins fortement qu'en 2009 où le recul avait atteint - 7,9 %. Après un point bas à 18,2 % au premier trimestre 2010, le taux d'in-vestissement (*) est remonté à 18,4 % fin 2010. Il reste cependant en retrait par rapport à la situation d'avant crise, proche des 20 %. l La consommation est restée dynamique… Au quatrième trimestre 2010, la consommation des ménages a été très dynamique (+ 0,9 % après + 0,5 %), clôturant une année en ac-célération (+ 1,7 % en 2010 après + 0 6 % en 2009). Les achats d'au- , tomobiles ont fortement accéléré fin 2010, avant la fin programmée au 31 décembre 2010 du dispositif de prime à la casse. Par contre-coup, la consommation devrait ralentir au premier semestre 2011, suite à la suppression de cette même prime. l …en dépit d'un pouvoir d'achat stable En 2010, le revenu disponible brut (**) des ménages a sensiblement accéléré (+ 2,4 %), après une année 2009 moins dynamique (+ 1,1 %). Mais, contrairement à la période de crise, cette progression a été amoindrie par la hausse des prix à la consommation (+ 1,2 % après - 0,6 % en 2009). In fine, la progression du pouvoir d'achat par unité de consommation a été particulièrement modérée : elle est pas-sée de + 0,8 % en 2009 à + 0,4 % en 2010 (cf encadré). (*) En comptabilité nationale, au niveau macro-économique, l’investissement s’appelle la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF). La FBCF comptabilise les investissements des entre-prises, des ménages et des administrations. Le taux d’investissement est la part de richesse créée consacrée à l’investissement dans un pays. C’est la capacité d’un pays à renouveler son équipement.Taux d’investissement = ( FBCF / PIB ) * 100 (**) La comptabilité nationale définit le revenu disponible brut des ménages (RDB) comme la somme des revenus dits primaires (revenus d’activité et revenus du patrimoine), des transferts sociaux en espèces (essentiellement les remboursements de sécurité sociale) et d’autres prestations sociales reçues (les pensions de retraite, les indemnités de chômage et les prestations d’assurance sociale des régimes privés) nets des impôts directs et des cotisations sociales versées.
Différentes mesures du pouvoir d’achat des ménages Au niveau macro-économique, le revenu des ménages est l’ensemble des revenus perçus par la totalité des ménages. Cette grandeur entre dans la construction de l’équilibre entre ressources (PIB et importa-tions) et emplois (consommation, investissement, exportations...). Une première façon de mesurer le pouvoir d’achat moyen des mé-nages est de diviser l’ensemble des revenus par le nombre de mé-nages. Une autre façon consiste à diviser le revenu des ménages par le nombre d’unités de consommation en France. Cette deuxième ap-proche est plus pertinente car elle permet de tenir compte de la crois-sance démographique, mais aussi du fait que certaines consommations peuvent être partagées au sein d’un ménage (les ap-pareils ménagers par exemple). Un ménage de taille importante réa-lise donc certaines « économies d’échelle » par rapport à un ménage de taille plus faible. En 2010, la croissance du nombre d’unités de consommation a été de + 0,8 % et le nombre de ménages a augmenté de 1,2 %. Ainsi, en 2010, le pouvoir d’achat par unité de consommation a décéléré (+ 0,4 % après + 0,8 % en 2009), Tandis que le pouvoir d’achat par ménage a stagné (0,0 %). ■
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ÉCONOMIE l Une évolution atypique de l'emploi L'emploi marchand a redémarré en 2010 (+ 125 000 postes) après de nombreuses pertes d'emplois en 2009 (- 330 000 postes). Depuis le début de la crise, l'évolution de l'emploi a été atypique. En effet, pen-dant la crise, l'ajustement de l'emploi à la baisse de l'activité a été moins fort qu'attendu. La reprise de l'emploi début 2010 a, quant à elle, été plus rapide qu'attendue. Cette bonne tenue relative de l'emploi de-vrait se poursuivre en 2011, avec une hausse potentielle de 78 000 postes au premier semestre. l Le chômage amorce une lente décrue En dépit d'un retour à la croissance, le taux de chômage en France métropolitaine, s'établit à 9,2 % de la population active au quatrième trimestre 2010, soit 2,6 millions de chômeurs. Après un pic à 9,5 % fin 2009, il s'inscrit néanmoins en légère baisse sur l'année 2010. Du fait en particulier des difficultés d’entrée en emploi, les jeunes actifs de moins de 25 ans ont été particulièrement touchés par les difficultés rencontrées sur le marché du travail. Leur taux de chômage a atteint les 24 % à la fin 2009, et reste supérieur à 22 % à la fin 2010. La part des demandeurs d’emploi inscrits à un Pôle emploi depuis plus d’un an est passée de 33 % à 37,5%. Au premier semestre 2011, le taux de chômage se stabiliserait, pour s'établir à 9,1 % de la population active en France métropolitain.
L’année économique et sociale 2010 en Languedoc-Roussillon - GSTAT Contexte national L’indice des prix à la consommation début 2011 Poursuite du renchérissement de l’énergie En mars 2011, l’énergie renchérit de nouveau (+ 2,4 %, après + 1,1 % en février ; + 15,3 % sur un an), dans le sillage de la hausse des prix du pétrole brut. Ce renchérissement est visible sur les prix des carbu-rants (+ 3,6 % ; + 17,4 % sur un an) et sur ceux des autres combusti-bles liquides (+ 6,1 % ; + 31,2 % sur un an).
L'indice d'inflation sous-jacente est un indice désaisonnalisé qui permet de dégager une tendance de fond de l'évolution des prix Il tra-duit l'évolution profonde des coûts de production et la confrontation de l'offre et de la demande. Il exclut les prix soumis à l'intervention de l'État (électricité, gaz, tabac...) et les produits à prix volatils (produits pétroliers, produits frais, produits laitiers, viandes, fleurs et plantes,...) qui subissent des mou-vements très variables dus à des facteurs climatiques ou à des ten-sions sur les marchés mondiaux. L'indice d'inflation sous-jacente est corrigé des mesures fiscales (hausse ou baisse de la TVA, mesures spécifiques sur les produits...) de façon à neutraliser les effets sur l'indice des prix de la variation de la fiscalité indirecte ou des mesures gouvernementales affectant di-rectement les prix à la consommation. L'inflation sous jacente est ainsi plus adaptée à une analyse des tensions inflationnistes, car moins perturbée par des phénomènes exogènes.
l Amélioration du climat conjoncturel en 2011 Début 2011, les économies avancées seraient affectées par plusieurs chocs défavorables. Le séisme survenu le 11 mars au Japon réduirait à la fois la production et la demande japonaises. L’envolée des prix des matières premières depuis mi-2010 pousserait l’inflation à la hausse, et le pouvoir d’achat des ménages en pâtirait. L’économie chi-noise ralentirait à nouveau, sous l’effet de politiques économiques plus restrictives, ce qui freinerait quelque peu les exportations des pays avancés. Enfin, dans les pays européens, les ménages seraient éga -lement confrontés aux effets des mesures de gestion de la dette pu-blique. Mais ces aléas ne remettraient pas en cause l’accélération de l’activité, impulsée à l’automne par une politique économique américaine tou-jours très expansionniste par le biais de crédits plus faciles et peu coû-teux. Début 2011, l’amélioration du climat conjoncturel laisse augurer une activité vigoureuse dans les économies avancées : elle accélére-rait nettement au premier trimestre 2011 (+ 0,6 % après + 0,4 %). Elle serait portée par le dynamisme de la demande intérieure américaine et par le rebond des dépenses d’investissement en construction en Eu-rope. Au deuxième trimestre, les économies avancées ralentiraient, sous l’effet notamment du repli de l’activité au Japon, et du ralentiss-ment de la demande intérieure. Tab. 1 -Evolution trimestrielle du PIB et de ses composantes variations t/t-1, en %, données cjo-cvs T1T22010T3T420092010 PIB + 0,3 + 0,6 + 0,3 + 0,3 - 2,5 + 1,5 Importations + 1,9 + 3,7 + 3,9 - 1,2 - 10,6 + 7,7 Dépenses consommation ménages + 0,1 + 0,3 + 0,5 + 0,9 + 0,6 + 1,6 Dép. conso.administrations publiques 0 + 0,2 + 0,3 + 0,3 + 2,8 + 1,4 Investissement (FBCF) - 0,7 + 0,9 + 0,5 + 0,4 - 7,0 - 1,6 dont entreprises non financières - 0,7 + 1,3 + 0,4 + 0,6 - 7,9 - 1,4 dont ménages - 0,5 + 0,1 + 1,1 + 0,6 - 8,7 - 2,2 dont administrations publiques - 1,5 + 1,0 - 0,4 - 0,7 + 0,6 - 1,0 Exportations + 4,8 + 2,8 + 2,6 + 0,8 - 12,2 + 9,9 Contributions : Demande intérieure finale hors stocks - 0,1 + 0,4 + 0,4 + 0,7 - 0,5 + 1,0 Variations de stocks - 0,3 + 0,4 + 0,2 - 0,8 - 1,8 + 0,1 Commerce extérieur + 0,6 - 0,3 - 0,4 + 0,5 - 0,2 + 0,4 Source: Insee © INSEE L’année économique et sociale 2010 en Languedoc-Roussillon
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La stratégie nationale de développement durable 2010-2013 « Vers une économie verte et équitable » l DREAL -www.languedoc-roussillon.developpement-durable.gouv.fr
La Stratégie nationale de développement durable (SNDD) a été adoptée en juillet 2010 en comité interministériel après concertation avec l’ensemble des acteurs publics et privés, y compris le grand public par le biais de forums internet. Elle couvre la période 2010-2013, et fait suite à la stratégie adoptée en 2003. La SNDD constitue un cadre de référence et d'orientation pour les politiques publiques et privées, en faveur d’un mode de déve-loppement sobre en ressources naturelles et en carbone, qui intègre davantage les dimensions humaines et sociales. Elle inclut ainsi les engagements du Grenelle de l’environnement, mais ne s’y limite pas. Elle est organisée en 9 défis, regroupant 46 choix stratégiques avec des objectifs chiffrés et l’identification de leviers d’action. Issue des travaux d’un groupe associant l’INSEE et le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) du Ministère de l'Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL), la base de données des indicateurs associée à la SNDD réunit les indicateurs et informations utilisables à l’échelle régionale, voire départementale, pour qualifier le développement durable. Au préalable, les données de cadrage, qui ne sont pas associées à un défi particulier de la SNDD, fournissent une information globale sur le territoire ; elles ont été regroupées dans l’item « 0 - Données de cadrage ». Aucun indicateur n’a été retenu pour le défi 9. 0 - Données de cadrage : mesurer et suivre l’évolution du PIB par habitant qui est une composante de l’Indicateur de Développe-ment Humain (IDH) défini par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). L’IDH est une combinaison de quatre composantes : indice de santé, indice de scolarisation des jeunes, indice d’alphabétisme des adultes et indice de richesse monétaire. L’indice de richesse monétaire calculé par le PNUD est basé sur le produit intérieur brut (PIB) par habitant. Du fait de l’action redistributive des revenus de l’État, cet indicateur à un sens au niveau national principalement. 1 - Consommation et production durables : augmenter le recyclage matière et organique des déchets pour atteindre un taux de valorisation de 35 % en 2012 et de 45 % en 2015. En 2007, le taux de valorisation était déjà de 34 % en France métropolitaine, proche de l’objectif fixé pour 2012. Cependant, ce taux national recouvre des disparités entre régions. A la même date, c’est à dire en 2007, le taux de valorisation était de 29 % en Languedoc-Roussillon. 2 - Société de la connaissance : soutenir la recherche et l’innovation dans les entreprises afin d’augmenter la productivité globale des facteurs de production (capital et travail). L’indicateur retenu pour chiffrer l’effort de recherche est le rapport entre la dépense de recherche et le PIB (en %) ; il est de 2,5 % en 2007 en Languedoc-Roussillon, contre 2,1 % en France métropolitaine. 3 - Gouvernance : développer des gouvernances locales au plus près des enjeux de développement durable et des territoires car le niveau local permet une bonne appropriation des enjeux du développement durable par tous ceux qui partagent un même territoire. Il faut donc favoriser le dialogue entre tous les acteurs locaux, collectivités territoriales, habitants, syndicats, entreprises, associations, institutions, sur les enjeux et la stratégie à mettre en oeuvre. 4 - Changement climatique et énergies : la France a pour objectif d’atteindre une part de 23 % d’énergie renouvelable dans sa consommation finale d’énergie en 2020. Cette part est évaluée à 15 % en 2009 en Languedoc-Roussillon. Elle affiche des différences très importantes selon les régions compte tenu de la diversité de leurs ressources naturelles et de leur exploitation. 5 - Transport et mobilité durables : favoriser les modes de transport les moins émetteurs de gaz à effet de serre et les moins pol-luants. Le renforcement du transport combiné et le développement des alternatives au transport routier et aérien y contribuent. La baisse de la part du transport ferroviaire et fluvial entre 2000 et 2008 est à relier à la modification du tissu productif français inter-venue entre 2000 et 2005 : tertiarisation de l’économie, réduction de l’activité de l’industrie extractive ou de la sidérurgie, délocali-sation industrielle. 6 - Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles : conserver les espaces qui abritent les habitats naturels essentiels à la vie et à la reproduction de ces espèces. C'est aussi maintenir et développer des pratiques et des activités humaines favorables à leur équilibre. Le réseau européen Natura 2000 est un outil fondamental pour la protection et la gestion de la biodiversité. Fin 2010, en Languedoc-Roussillon, 150 sites terrestres ou marins ont été validés ou sont en cours de validation. Les sites terrestres occupent un tiers de la surface du Languedoc-Roussillon. 7 - Santé publique, prévention et gestion des risques : réduire le nombre d’établissements classés SEVESO, c’est à dire réduire le nombre d’installations industrielles susceptibles de générer les risques les plus importants. 8 - Démographie, immigration, inclusion sociale : favoriser l’inclusion sociale et réduire les inégalités. L’indicateur choisi est le rapport interdéciles des niveaux de vie. Il est le rapport entre le 9ème décile et le 1er décile (D9/D1) définis respectivement comme le niveau de vie plancher des 10 % les plus aisés et le niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes. Il permet de mettre en évidence les disparités (ou écarts) entre les plus riches et les plus pauvres. 9 - Pauvreté dans le monde et défis internationaux en matière de développement
A titre d’exemple, un indicateur par défi est présenté ci-après :
10 L’année économique et sociale 2010 en Languedoc-Roussillon © INSEE
Défi Choix stratégique Indicateur Année 2002 -0 Données de cadrage -Evolution annuure ll1e0  daun sP*I B(%)20  par habitant s 09 1 - Consommation e -duction dublt proLimiter et valoriser les déchetsTeta uoxr gdaen ivqauleo r(is%a)tion matière2007 ra es 2 - Société de la connais-Soutenir la recherche et l'innovation danslEaf fdorét pdeen sree cdherchceh (rachpeport entre2004 sanceles entrepriseset le PIB en %e )reer2007 Développer la gouvernance locale au plus Part de la population couverte par un 3 - Gouvernance bplreè se t ddees s etnejreriutoxi rdees développement dura-agenda 21 de proximité reconnu (%)2010  clima- Promouvoir et favoriser les comporte- Part de la production d'électricité 1990 t4i q-u e Ceth aénngeregmieesn tments et les modes de production les plusrenouvelable dans la consommation sobres totale d'électricité 2009 5 - Transport et mobilité Rendre soutenable le transport de biens, Part du rail et du fluvial dans 2000 durables raletnefronracteivr el'isn taeur  tmraondsaplitoért  erto duétiveer loetp paeérr ideenslnea ttiroannaslp (oinrtt edrer émgiaorncahl)andises2008 6 - Conservation et ges- 2007 tion durable de la biodiver- Réduire les pressions sur les écosys- Part de la surface terrestre nsiattéu eltl esd es ressourcestèmes et les ressources naturellesen NATURA 2000 (%)2010 re 7 - Santé publique, preés-Proéusr etrovuesr laccès aux soins de qualitéNombre d'établissements SEVESO2008 rviseqntuieosn et gestion dppour 1 000 km2 2007 8 - Démographie, immi- Favoriser l’inclusion sociale des Rapport interdécile gration, inclusion sociale populations (équité et mixité sociales) des niveaux de vie 2010 9 - Pauvreté dans le monde et défis internationaux en matière de développement
* Evolution entre le PIB moyen des années (n, n-1,n-2) et le PIB moyen des années (n-10,n-11,n-12)
© INSEE L’année économique et sociale 2010 en Languedoc-Roussillon
Languedoc-Roussillon + 2,85 + 3,12 29 2,49 2,51 40,6 20,5 15,0 27,7 22,1 31,8 33,2 1,2 3,39 3,48
France métropolitaine + 2,98 + 3,11 34 2,06 2,55 Non disponible 19,6 Non disponible 23,5 18,4 12,4 12,5 2,0 3,49 3,38
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