L'année économique et sociale 2011 en Haute-Normandie

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Dans ce document, le service statistique public présente sa lecture économique et sociale de l’année 2011 en Haute-Nor- mandie.Ce bilan économique et social s’inscrit dans un contexte de stabilité de l'emploi et d’installation du chômage de longue durée. Construit sur le même modèle que ceux des années passées, ilpermettraaulecteurdesefaireuneopinionclaireetdirectedes évolutions économiques et sociales de la région Haute-Nor- mandie en 2011. Volontairement courts et synthétiques (une page), les articles traitent de douze thématiques qui sont abordées, regroupées en trois volets : - Population société - Emploi chômage - Activités économiques Une synthèse chapeaute l’ensemble.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Dans ce document, le service statistique public présente sa
lecture économique et sociale de l’année 2011 en Haute-Nor-
mandie.Ce bilan économique et social s’inscrit dans un contexte
de stabilité de l'emploi et d’installation du chômage de longue
durée.
Construit sur le même modèle que ceux des années passées,
ilpermettraaulecteurdesefaireuneopinionclaireetdirectedes
évolutions économiques et sociales de la région Haute-Nor-
mandie en 2011.
Volontairement courts et synthétiques (une page), les articles
traitent de douze thématiques qui sont abordées, regroupées en
trois volets :
- Population société
- Emploi chômage
- Activités économiques
Une synthèse chapeaute l’ensemble.
Outre les services de la direction régionale de l’Insee en
Haute-Normandie, la rédaction et la mise en perspective des in-
formations présentées a fait appel aux différentes composantes
du service statistique public haut-normand, à savoir :
- le pôle des statistiques publiques de la mission «administra-
tionetgestiondesdonnées»deladirectionrégionaledel’environ-
nement, de l’aménagement et du logement (DREAL) ;
- le service régional de l’information statistique etéconomique
de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la
forêt (DRAAF) ;
- le service des études prospectives et de l’évaluation statis-
tiquedeladirectionrégionaledesentreprises,delaconcurrence,
de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) ;
- le service des prévisions statistiques et d’études rectorales
du rectorat de l’Académie de Rouen.
Ces contributions, rassemblées par l’Insee Haute-Normandie,
interviennent de façon complémentaire.
Ledocumentainsiproduitestdestinéàtouslesacteursrégio-
naux participant à l’éclairage des décisions publiques mais aussi
aux observateurs de la région intéressés par le débat public.
Bonne lecture.
Alain MALMARTEL
Directeur régional de l’Insee Haute-Normandie
2 CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012SYNTHÈSE RÉGIONALE
2011 : une année sans ressort
Après deux années très difficiles ments de répit, le chômage de longue assez favorables avec toujours un
en 2008 et 2009, l’année 2011 est la durée continue d’augmenter : 42 % nombre de naissances fortement su-
deuxième année consécutive de sta- des demandeurs d’emplois sont ins- périeur à celui des décès, ce qui
bilité approximative sur le front de crits depuis plus d’un an. Les deman- assure une croissance démogra-
l’emploi et du chômage. Parler de deurs d’emplois de plus de 50 ans phique en dépit d’un déficit migratoire
crise serait abusif tant que le nombre sont chaque année plus nombreux et chronique. La situation est toujours
d’emplois est stable et le chômage ils ont du mal à revenir sur le marché différente entre les deux départe-
contenu comparé à la situation dans du travail. Le nombre de bénéficiaires ments, avec un plus fort dynamisme
de nombreuses régions européen- du RSA augmente également de l’Eure qui bénéficie en partie de
nes. Parler de reprise le serait tout (+2,5 % en un an) mais surtout l’évo- l’arrivée de Seinomarins. Ces der-
autant tant peu d’indicateurs nous y lution est contrastée entre le bénéfice niers viennent parfois y habiter tout
incitent. La tendance est incertaine, du RSA socle et celui du RSA activité. en continuant à travailler en
et finalement la stagnation prévaut. Dans la logique de création du RSA, Seine-Maritime. D’ailleurs, en ma-
cette composante activité doit favori- tière d’évolution de l’emploi, l’ordre
ser l’insertion en garantissant une in- des départements est inversé, l’évo-Précisément, en un an le volume
citation financière au travail. lution est plus favorable pour lad’emploi est quasiment stable, avec
Cependant, en période de conjonc- Seine-Maritime, comme c’est le casnotamment le plus faible recul de l’em-
ture morose, le manque d’opportuni- pour neuf des dix dernières années.ploi industriel depuis 10 ans. Parallèle-
té explique que le nombre dement, la région compte entre 5 000 et
bénéficiaires du RSA sans sa compo-8 000 demandeurs d’emplois supplé- Une météo très influente sur la
sante activité augmente plus vite.mentaires selon que l’on ajoute ou fréquentation touristique et
non les personnes ayant exercé une l’année agricole
activité réduite. Le taux de chômage Sur le front des moteurs de crois-
est élevé (10,6 % des actifs) plus d’un sance de demain, en dépit d’une En 2011, en matière de tourisme,
point supérieur à la moyenne natio- petite évolution favorable cette année le beau temps au printemps et à l’au-
nale, mais évolue finalement dans des et abstraction faite de l’autoentrepre- tomne a permis de compenser les
eaux déjà fréquentées ; le nombre de nariat, la création d’entreprises reste effets d’un été maussade. Globale-
personnes en intérim est inférieur fin à un niveau faible dans la région. La ment, sur un an, la fréquentation tou-
2011 à ce qu’il était fin 2010, cepen- construction de locaux d’activité est ristique a légèrement augmenté, la
dant sur un an, le volume de travail également en forte baisse depuis 4 hausse étant portée par une clientèle
temporaire consommé dans la région ans et se situe à un niveau très infé- française qui a favorisé des destina-
a cru de 11%. Ceci signifie que la fin rieur à celui des années 2002-2007. tions moins lointaines en raison de la
de l’année a été moins bonne que le Sur le très long terme, les indicateurs crise et de moindres départs à desti-
début, mais que l’activité a été plus de réussite scolaire des plus jeunes nationdel’ÉgypteoudelaTunisie.
soutenue en 2011 qu’en 2010. En ma- Haut-Normands ne sont pas bons Pour l’agriculture, la même météo n’a
tière de construction, l’activité a été avec un faible taux de réussite au di- pas produit les mêmes effets aux
plus soutenue et la fin de l’année a été plôme national du brevet dans une mêmes moments mais globalement
sensiblement meilleure que le début, région où le nombre de jeunes sor- l’année est bien meilleure que ne le
avec une accélération des construc- tant du système scolaire sans di- laissait espérer un début d’année très
tions incitée par la fin annoncée de plôme ni qualification est élevé. sec. En effet, l’été pluvieux a sauvé
dispositifs fiscaux de type « Scellier ».
les récoltes et le mois d’octobre parti-
culièrement clément a permis deL’année 2011 confirme les points
Le chômage de longue durée maintenir les animaux au pré et defaibles de la région mais également
s’installe préserver les stocks pour l’hiver. Lesses points forts avec de bons résul-
revenus agricoles ont évolué favora-tats au baccalauréat professionnel et
blement pour les éleveurs, moinsAutant la tendance est incertaine une progression de la formation en
pour les céréaliers.en matière d’emploi, autant, même si alternance. Le nombre de contrats de
François GITTONles évolutions sont mesurées, elle est professionnalisation a ainsi augmen-
Chef du service des études
plus nette en matière d’indicateurs té de 25 % en un an. Les indicateurs
et de la diffusion
sociaux. Signe d’une absence de mo- démographiques sont également Insee Haute-Normandie
CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012 3LE BILAN DÉMOGRAPHIQUE DE LA HAUTE-NORMANDIE EN 2011
Le niveau des naissances dynamise la croissance de la population
Jonathan BRENDLER
Le nombre de décès augmente un France. Depuis 10 ans, le déficit duNombre de naissances et
peu en 2011 (+ 90) pour atteindre solde migratoire diminue chaque année
nombre de décès comparables,
16 300. Le nombre de personnes décé- le taux de croissance de la population
l’année 2011 prolonge le fort dées a crû dans des proportions similai- de la Haute-Normandie de 0,1 point❏
dynamisme démographique res dans les deux départements
observé en 2010. L’excédent (+ 0,5 %), et à un rythme plus soutenu
qu’au niveau national (+ 0,3 %).naturel qui en résulte, seul
La répartition des naissances etmoteur de la croissance LA POPULATION LÉGALE DE HAUTE
NORMANDIE ET SES DÉPARTEMENTSdes décès au cours de l’année est tou-démographique en
jours très inégale. Le nombre de décès
Haute-Normandie ces dernières Le recensement de la population établit laaugmente en hiver, le de nais-
population de la Haute-Normandie au 1erannées, devrait pallier l’éventuel
sances est un peu plus important en
janvier 2009 à 1 832 942 habitants. Ce ré-
déficit du solde migratoire. été. Le solde naturel est ainsi forte- sultat fait office de population légale en vi-
er ment nourri au cours de la période qui gueur à compter du 1er janvier 2012. Enu1 janvier 2011, la population de
une décennie, la Haute-Normandie a gagnés’étend de mai à septembre avec unAla Haute-Normandie est estimée à
52 800 habitants. La progression est deexcédent des naissances sur les décès1 843 000 habitants. Le dynamisme dé-
0,3 % par an depuis 1999, contre 0,7 % au
de 26 individus par jour en moyennemographique observé en Haute-Nor- niveau national.
contre 18 le reste de l’année.mandie en 2010 se poursuit en 2011.
Au cours de la période 1999-2009, la crois-
Le solde naturel reste positif quelLes Haut-Normands ont accueilli sance démographique soutenue du dépar-
que soit le mois de l’année et atteint au24 000 nouveau-nés, un niveau élevé tement de l’Eure compense la croissance
total + 7 700 en 2011. En absence de plus atone de la Seine-Maritime. L’Euredans le sillage des trois années précé-
gagne 41 800 habitants au rythme de crois-mouvement migratoire, cet excédentdentes. Les naissances sont toutefois
sance moyen de 0,6 % par an pour at-naturel permettrait un accroissementen léger repli par rapport à 2010
teindre 582 822 habitants en 2009. Ende la population de 0,4 %. Cependant,(- 0,3 %) mais cette diminution reste
Seine-Maritime, le nombre d’habitants croît
si la tendance observée ces dernièresmoins marquée qu’au niveau national de 11 000 en 10 ans, ce qui représente un
(- 0,7 %). Seule la Seine-Maritime est années se poursuit, le solde migratoire taux de croissance quasi-nul pour ce dé-
concernée par ce recul avec 150 nais- déficitaire devrait atténuer cette partement qui compte 1 250 120 habitants
en 2009.sances en moins, le nombre de nais- hausse, tendance qui affecte l’en- progressant dans l’Eure (+ 80). semble des régions du nord de la
Solde naturel mensuel en Haute-Normandie en 2011
POUR EN SAVOIR PLUS
Bilan démographique 2011 : la fécondité reste
élevée / Anne Pla, Catherine Beaumel. - In :
INSEE première. - N° 1385 (2012, janv.)
La croissance régionale est portée par les petites
communes / INSEE, Direction régionale
Haute-Normandie ; Damien Barthélémy. - In :
Brèves d’Aval. - N° 39 (2012, janv.)
Croissance démographique depuis 1982: la
Haute-Normandie perd des places / INSEE, Direc-
tion régionale Haute-Normandie ; Catherine Sueur.
- In : Brèves d’Aval. - N° 40 (2012, janv.)
7 habitants sur 10 sont nés et résident en
Haute-Normandie / INSEE, Direction régionalemandie ; Nadine Poullain. - In : Brèves
d’Aval. - N° 41 (2012, janv.)
Source : Insee - Etat civil Unité : nombre
4 CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012
POPULATION
SOCIÉTÉLA FORMATION INITIALE EN 2011
Plus d’inscrits dans les écoles en 2011, mais moins de diplômés
Jean-Paul BOCQUET (Rectorat de l’Académie de Rouen)
Les effectifs scolarisés en Haute-NormandiePour la deuxième année
( hors MGI, y compris SEGPA)
consécutive dans l’académie, les Année scolaire Année scolaire
Évolution
2010/2011 2011/2012effectifs scolarisés dans les
Écoles maternelles et primaires 192 312 191 740 - 0,3
premier et second degrés et Ensemble du second degré et du post-bac 165 684 166 505 +0,5
dont premier cycle et SEGPA 95 876 96 742 +0,9dans le supérieur croissent. La
dont second cycle général et technologique 41 794 41 693 -0,2
dont cycle professionnel 20 909 20 818 -0,4session 2011 aura vu cependant
dont post-bac (BTS, CPGE) 7 108 7 252 +2,0délivrer moins de diplômes au
Université (hors IUFM) 30 958 30 977 + 0,1
total en raison des faibles Total 388 954 389 222 + 0,1
Source : Statistiques Académiques Rectorat Unités : élève, étudiant, %résultats du brevet.
a progression globale des effectifs Les deux voies du second cycle du cer. Ce n’est pas le cas, en revanche, desLscolarisés de l’académie de Rouen second degré observent conjointement universités haut-normandes qui conti-
s’élève à 0,1 % ; elle révèle pourtant de légers tassements de leurs effectifs nuent de faire le plein avec presque
quelques nuances à l’examen de ses lors de cette rentrée. La voie générale, 31 000 étudiants et une très légère pro-
différentes composantes. Ainsi, les ef- dont la réforme vit sa deuxième année, gression (+ 0,1 %) de leurs effectifs.
fectifs du premier degré ont subi une perd 101 lycéens. Il en va de même du Les résultats à la hausse des diffé-
assez forte variation à la baisse (- 572 second cycle professionnel des lycéens rentes séries des bacs général et
élèves). Ce mouvement s’inscrit dans la qui perd une petite centaine d’unités. La technologique ont contribué pour leur
part à cette progression globale des ef-durée dans l’académie depuis 1999. Il voie professionnelle scolarise cette
fectifs de l’enseignement supérieur. Ce-n’a été troublé que par quelques sur- année ses derniers lycéens en BEP telle
pendant avec des taux de réussite res-sauts en 2004-2005 et en 2010. Il est que l’avait institué la réforme.
pectifs de 86,3 % et de 79,8 % à cesévidemment le reflet de l’évolution dé- Les formations scolarisées en
deux baccalauréats, l’académie demographique et il oppose en cela, dans post-bac dans les lycées observent une
Rouen se place toujours en dessous dece domaine, le dynamisme confirmé du belle progression (+ 2 %) et gomment au
la moyenne nationale. A contrario, le tauxdépartement de l’Eure aux replis des passage le repli très casuel enregistré
de réussite du bac professionnel, malgréeffectifs (- 11 000 en 12 ans) enregis- l’an dernier. Elles atteignent ainsi leur
une chute de 3,8 points par rapport à latrés chez le voisin seinomarin. cote maximale d’effectifs jamais enre-
session 2010, se maintient toujoursOn affiche plus d’optimisme dans les gistrée dans l’académie. C’est aux sec-
au-dessus du niveau national. Ce résul-collèges où on assiste à une progression tions de techniciens supérieurs (classes
tat constitue une satisfaction acadé-significative du nombre d’élèves scolari- qui préparent au BTS) que l’on doit ce ré-
e e mique depuis plusieurs années. Le taux
sésdela6 àla3 . 866 collégiens de plus sultat : leur attractivité est confirmée
de réussite académique à l’examen du
à la rentrée 2011 : les deux départements tandis que les filières exigeantes que
BTS poursuit sa progression régulière etont concouru à ce résultat et les secteurs sont les classes préparatoires aux gran-
atteint désormais 76 % de diplômés.
public et privé y ont contribué à la hauteur des écoles (CPGE) n’ont séduit que
Enfin, le constat est nettement plus amer
de leurs parts respectives (85 % d’élèves 1 340 lycéens à l’occasion de cette
pour les collégiens haut-normands qui,
scolarisés dans les collèges publics et rentrée. Effet de circonstance ou désaf-
avec 80,9 % de réussite au DNB, perdent
15 % dans les collèges privés). fection ? Il est encore tôt pour se pronon-
3,6 points par rapport à leurs aînés de
2010. Ces résultats placent là aussi la
Taux de réussite aux principaux examens en Haute-Normandie
région nettement en dessous de la
Variation moyenne nationale ❏France entière
Les résultats aux examens Session 2010 Session 2011 2010/2011 2011
en point
Diplôme national du brevet (DNB) 84,5 80,9 - 3,6 83,6 EREA : Établissement Régional d’Enseignement Adapté
MGI : Mission Générale d’InsertionCertificat d’aptitude professionnelle (CAP) 78,2 78,8 + 0,6 nd
CPGE : Classes Préparatoires aux Grandes Écoles
Brevet d’enseignement professionnel (BEP) 73,4 71,9 - 1,5 nd
SEGPA : Sections d’Enseignement Général et Professionnel
Baccalauréat général 85,0 86,3 +1,3 88,3 Adapté
IUFM : Institut Universitaire de Formation des Maîtres technologique 79,6 79,8 +0,2 82,3
Baccalauréat professionnel 88,4 84,6 -3,8 84,0
POUR EN SAVOIR PLUSBrevet de technicien supérieur (BTS) 74,5 76,0 + 1,5 nd
www.ac-rouen.fr
Source : Statistiques Académiques Rectorat Unités : %, nombre de point
CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012 5
POPULATION
SOCIÉTÉLES MINIMA SOCIAUX EN 2011
58 800 foyers bénéficient du revenu de solidarité active en 2011
Nadine POULLAIN
Au 31 décembre 2011, le Répartition des bénéficiaires CAF ayant un droit payable au RSA selon la catégorie au 31 décembre 2011
nombre de bénéficiaires du
Seine-MaritimeEure Haute-Normandie France métropolitaine
revenu de solidarité active est Évolution Évolution Évolution Évolution
Part Part Part Part
2010/2011 2010/2011 2010/2011 2010/2011toujours en croissance malgré
RSA socle seul 64,2 + 3,1 63,6 + 3,1 63,7 + 3,1 64,4 + 2,3
un ralentissement significatif RSA socle et activité 11,7 + 4,5 11,5 + 3,6 11,6 + 3,8 11,4 + 5,9
RSA activité seul 24,0 + 0,2 24,9 - 1,0 24,7 - 0,7 24,2 - 0,2observé tant sur le plan régional
Ensemble 100,0 + 2,6 100,0 + 2,1 100,0 + 2,2 100,0 + 2,1
que national. Le deuxième Source : CNAF Unités : %
minima social en nombre de
des allocataires du RSA et le nombre mum social le plus fréquemment versé.
bénéficiaires, l’allocation pour
des ménages bénéficiaires enregistre Cette prestation s’adresse aux person-
adultes handicapés, continue de
une hausse de 3,1 % en un an. nes handicapées sans ressources. Elle
progresser. concerne en Haute-Normandie, 30 000Un complément peut être versé aux
bénéficiaires CAF. Leur nombre pro-ménages qui travaillent mais dont lesin 2011, 58 800 allocataires
gresse en 2011 de 4,7 % dans la régionrevenus sont très modestes et n’attei-Fhaut-normands perçoivent le
comme au plan nationalgnent pas le minimum garanti. Dans cerevenu de solidarité active (RSA), soit
cas, ils perçoivent le RSA socle et acti-une hausse annuelle de 2,5 %. Depuis
DÉFINITIONSvité. Cette deuxième composante dujuin 2009, date de la mise en applica-
Les termes du RSARSA s’élève à 11,6 % dans la région ettion de ce nouveau dispositif, le nombre
Montant forfaitaire du RSA : c’est le montantle nombre d’allocataires augmente ded’allocataires a progressé de 10,0 %.
minimal des ressources garanties au foyer,
3,8 % (+ 5,9 % au plan national), soitEn 2011, les caisses d’allocations fami- calculé, comme pour le RMI, en tenant
compte de la situation familiale. Pour unune évolution moindre par rapport àliales(CAF) ont verséleRSA à57800
adulte seul il est de 474,93€ en 2012.
l’exercice précédent. En effet, entrefoyers et la mutualité sociale agricole
RSA socle : complète les revenus du foyer
2009 et 2010, le nombre de bénéficiai-(MSA), à 1 000 foyers. Les statistiques pour qu’ils atteignent le montant forfaitaire
res du RSA socle et activité avait pro- garanti par le RSA.qui suivent concernent les seuls bénéfi-
RSA activité : c’est un complément de revenusgressé de 12,6 % en Haute-Normandieciaires des CAF.
professionnels. Cette composante est la
et de 12,4 % sur le territoire national.Le RSA est de la responsabilité du grande nouveauté de la mise en place du RSA.
Enfin, troisième et dernière compo- RSA socle seul : les foyers bénéficiairesdépartement et de l’État. Le départe-
n’ont pas de revenus d’activité, ou bien ausante du RSA, un quart des allocatai-ment finance le RSA socle et l’État, le
moins un de leur membre est en période de
res dont les revenus d’activité sont su-RSA activité. Pour les foyers bénéfi- cumul intégral. Le cumul intégral consiste à
neutraliser l’ensemble des revenus d’activi-périeurs au montant forfaitaire maisciant du RSA socle et activité, la prise
té pour le calcul du RSA, pendant une période
inférieurs au revenu minimum garantien charge est conjointe.
de 4 mois, éventuellement fractionnée, au
touchent le RSA activité seul. Leur cours des 12 derniers mois.En Haute-Normandie comme au
RSA socle et activité : les bénéficiaires ont denombre a baissé de 0,7 % au cours deniveau national, les trois-quarts des al-
faibles revenus d’activité et l’ensemble del’année passée.locataires du RSA bénéficient du RSA leurs ressources est inférieur au montant
forfaitaire.Globalement, le nombre de bénéfi-socle (socle seul et socle + activité).
-RSA activité seul : les bénéficiaires ont de faiciaires du RSA progresse mais plus fai-Leur nombre augmente de 3,2 % sur la
bles revenus d’activité et l’ensemble de leur
blement que les deux années précé-dernière année (+ 2,8 % en France ressources est supérieur au montant forfai-
dentes, tant au plan régional que taire (dans certaines conditions comme cer-métropolitaine).
tainstitulairesdecontatsaidésparexemple).national. L’amélioration relative duLe RSA socle seul est versé aux Dans ce cas, l’allocation perçue vient com-
marché de l’emploi peut expliquer une pléter la source de revenus afin que ces der-ménages qui ne disposent d’aucun
niers s’élèvent au total à au moins la valeurhausse moins soutenue du nombre derevenu d’activité. Ils touchent alors un
du SMIC.
bénéficiaires du RSA socle, mais c’estmontant forfaitaire variable en fonction
surtout le RSA activité qui opère le ra-de la composition du foyer et du
lentissement le plus prononcé. POUR EN SAVOIR PLUSnombre d’enfant à charge. Il est équiva-
Les allocataires du RSA fin décembre 2011 : envi-L’allocation aux adultes handicapéslent en 2012, à 474,93 euros pour une
ron 2,03 millions de foyers résidant en France /
(AAH) relève de la compétence depersonne seule. Cette composante, Caisse nationale des allocations familiales. - In :
L’E-ssentiel. - N° 120 (2012, mars)l’État. Elle est, après le RSA, le mini-socle seul, du RSA représente 63,7 %
6 CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012
POPULATION
SOCIÉTÉL'EMPLOI EN 2011
Le tertiaire marchand soutient l’emploi
Étienne SILVESTRE
faible recul de l’emploi industriel et même dans l’industrie (+ 0,1 %)Après avoir subi les
haut-normand de ces dix dernières grâce à la construction automobileconséquences de la crise,
années. L’emploi salarié recule de (+ 3,0 %)❏
l’emploi salarié haut-normand 0,8 % dans la fabrication d’autres pro-
duits industriels et de 0,4 % dansse stabilise en 2011. La MÉTHODOLOGIE
l’agro-alimentaire ainsi que dans la fa- Le ChampSeine-Maritime bénéficie d’une
Le champ des estimations d’emploi couvre lesbrication d’équipements et de machi-
secteurs « essentiellement marchands » : sec-légère reprise, comparable à nes. Néanmoins, l’industrie automobile teurs DE à MN et secteur RU hors salariés des
particuliers employeurs de la NAF rév2.crée des emplois salariés pour la pre-celledelaFrance
mière fois depuis neuf ans (+ 2,1 %). Les sourcesmétropolitaine et portée par le
Les informations trimestrielles sur l’emploiL’intérim diminue de 2,6 % après
salarié proviennent des fichiers Urssaftertiaire marchand. Bien que
avoir progressé de 24,9 % en 2010. (source Epure), de l’interrogation directe de
certaines grandes entreprises et de l’estima-l’industrie, dans son ensemble, Cette contraction est observable égale-
tion de l’emploi intérimaire par la Dares.
ment au niveau national. Hors intérim,continue de perdre des emplois,
l’emploi salarié progresse de 0,2 %. La méthode
la construction automobile en Les estimations trimestrielles de l’année enL’emploi salarié s’améliore dans la
cours sont fondées sur les évolutions de l’em-
crée pour la première fois construction (+ 0,1 %), dans le com- ploi dans les sources décrites précédemment.
Pour les années écoulées, on s’assure que lemerce (+ 0,3 %) et surtout dans lesdepuis neuf ans. niveau d’emploi trimestriel au 31 décembre
est égal à celui des estimations annuellesservices marchands (+ 0,6 %). La
issues du dispositif Estel.
n 2011, l’emploi salarié dans les banque-assurance (+ 2,0 %) et l’hôtel-Esecteurs principalement mar- lerie-restauration (+ 1,8 %) progres-
chands est quasiment stable ; il pro- sent particulièrement.
gresse de 0,1 % en Haute-Normandie L’évolution de l’emploi en 2011 est POUR EN SAVOIR PLUS
avec la création nette de presque 280 meilleure en Seine-Maritime que dans Une photographie du marché du travail en 2010 /
postes. En France métropolitaine l’em- Anne Mansuy, Loup Wolff. - In : INSEE première. -l’Eure. Dans l’Eure, l’emploi salarié
N° 1391 (2012, fév.)ploi salarié progresse de 0,5 %. Relati- recule de 1,0 %. Il n’augmente que
Les nouvelles zones d’emploi de 2010 / INSEE,vement aux autres régions, le dans la construction (+ 0,8 %) et le
Direction régionale Haute-Normandie ; Ravi Bak-
classement de la Haute-Normandie repli de l’intérim est important tavatsalou, Jérôme Marajda, Jérôme. - In : Aval. -
est honorable car seulement neuf ré- N° 109 (2011, nov.)(- 7,6 %). En Seine-Maritime, l’emploi
gions sur vingt-deux font mieux. Emploi salarié / INSEE, Direction Haute-Nor-salarié progresse de 0,5 %. Il s’amé-
mandie. - In : Brèves d’Aval
Dans l’industrie, les effectifs sala- liore dans les services marchands
Chiffres trimestriels : www.insee.fr/hn
riés diminuent de 0,3 %. C’est le plus (+ 0,9 %), dans le commerce (+ 0,5 %)
Évolution annuelle de l’emploi salarié principalement marchand en 2011
FranceSeine- Haute-Eure % % % %Maritime Normandie métropolitaine
Industrie - 463 -1,2 + 120 +0,1 - 343 -0,3 - 902 0
Dont : fabrication d'aliments, boissons et produits à base de tabac +34 +0,9 -91 -0,9 -57 -0,4 - 3 768 -0,7
cokéfaction et raffinage, extraction, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution +31 +1,4 +6 0 +36 +0,2 + 4 956 +1,3
fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques et machines +54 +0,8 - 120 -1,4 -66 -0,4 - 1 499 -0,3
fabrication de matériels de transports -48 -2,5 + 326 +3,0 + 277 +2,1 + 7 467 +2,1
fion autres produits industriels - 534 -2,1 0 0 - 534 -0,8 - 8 058 -0,5
Construction + 102 + 0,8 - 38 - 0,1 + 64 + 0,1 - 10 886 - 0,8
Commerce ; Réparation automobile et motocycle - 62 - 0,3 + 273 + 0,5 + 212 + 0,3 + 21 750 + 0,7
Services marchands hors intérim -197 -0,5 + 1 114 +0,9 + 917 +0,6 + 88 533 +1,2
Dont : transports et entreposage -67 -0,8 -25 -0,1 -93 -0,2 + 3 351 +0,3
hébergement et restauration - 113 -2,2 + 439 +3,3 + 326 +1,8 + 13 984 +1,5
information et communication -93 -4,9 +61 +1,1 -32 -0,4 + 14 934 +2,1
activités financières et d'assurance +85 +2,9 + 248 +1,8 + 333 +2,0 + 18 019 +2,2
activités immobilières +4 +0,3 -11 -0,2 -7 -0,1 + 906 +0,4
+ 681activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien + 158 +1,4 + 523 +1,4 +1,4 + 51 654 +2,2
- 292autres activités de services - 171 -3,3 - 121 -0,8 -1,4 - 14 316 -1,7
Intérim - 548 -7,6 -26 -0,2 - 574 -2,6 - 21 806 -3,7
Ensemble - 1 168 - 1,0 + 1 444 + 0,5 + 276 + 0,1 + 76 690 + 0,5
Sources au lieu de travail : Insee, estimations d'emploi Unité : nombre, % - Évolution entre les 4e trimestres 2010 et 2011 (données CVS)
Données fournies au 29 mars 2012 Champ : ensemble des secteurs marchands hors agriculture, administration pu-
Note : la précision à l'unité prés est illusoire. Elle permet simplement de faire les regroupements souhaités. blique, enseignement, santé humaine et action sociale.
CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012 7
EMPLOI
CHÔMAGEL’INTÉRIM EN 2011
Maintien de l’emploi intérimaire en début d’année
suivi d’une nouvelle dégradation
Fabien CARRÉ (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi)
les deux départements haut-nor- 2008 et 2009, il s’est réorienté à laEn 2011, après deux ans de
mands, notamment sur le volume de hausse jusqu’en mai 2011 avant de re-
reprise, le recours au travail
travail (+ 3 % dans l’Eure contre + 15 % partir à la baisse avec le retour de la
intérimaire se stabilise et en Seine-Maritime en 2011). crise. Ainsi, de janvier à mai 2011, 900
amorce une nouvelle diminution Le recours au travail temporaire en- postes intérimaires en ETP ont été
créés mais 1 800 ont été détruits sur leregistré dans les agences haut-nor-en fin d’année.
mandes a suivi, comme la conjoncture, reste de l’année, d’où une diminution
En Haute-Normandie, sur
annuelle globale de 900 postes. Ce-deux phases en 2011 : il s’est stabilisé
l’ensemble de l’année, le pendant, le volume cumulé d’intérimjusqu’à l’été puis a entamé une nou-
nombre de contrats d’intérim velle décroissance en fin d’année. Au utilisé dans les entreprises de
Haute-Normandie reste en hausse endébut de 2011, le nombre de contratsconclus et le volume de travail
et le volume de travail se sont mainte- 2011 par rapport à 2010 (+ 9 % en
temporaire restent toutefois en
données brutes), et ce dans tous lesnus à des niveaux supérieurs à ceux
hausse par rapport à 2010. grands secteurs de l’économie. Les en-du début de 2010. A partir d’août 2011,
Cette progression se vérifie ces indicateurs ont retrouvé les ni- treprises industrielles connaissent la
plus forte augmentation (+ 11 %). Laveaux qu’ils connaissaient en 2010 à laprincipalement dans l’industrie.
même époque, voire inférieurs en fin plasturgie, la métallurgie, et l’énergie
d’année. enregistrent des hausses de 11 % àn 2011, chaque mois, 54 800 con-
18 %, alors que ce volume est stableEtrats ont été en moyenne conclus L’industrie reste le secteur le plus
dans les agences d’intérim de dans les IAA et la chimie et diminue derecruteur d’intérimaires. En 2011, 55 %
(1) 21 % dans la pharmacie. Dans les ser-Haute-Normandie ,soit7%deplus du volume de travail intérimaire enre-
vices, l’augmentation est de 6 %. Ellequ’en 2010. La durée moyenne des gistré dans les agences d’intérim
profite surtout aux services adminis-missions correspondantes est en haut-normandes lui sont dédiés
tratifs, juridiques ou comptableshausse et s’établit à 1,74 semaine. Ces (144 000 ETP en donnée brute, soit
évolutions, enregistrées dans les (+ 9 % à + 15 %) mais peu aux trans-11 % de plus qu’en 2010). Ce volume
ports et à l’entreposage (+ 0,5 %).agences d'intérim, se traduisent par progresse également dans les sec-
Enfin, l’augmentation du volume deune augmentation du volume de travail teursdelaconstruction(+ 12 %, à
travail temporaire utilisé dans la cons-intérimaire : mesuré en ETP (voir enca- 52 000 ETP), des services (+ 9 %, à
truction et le commerce est de l’ordredré), ce dernier est en hausse de 11 % 54 000 ETP) et, plus modestement,
en 2011. Cependant, le nombre de de5%❏dans le commerce (+ 3 % à 13 000 ETP).
contrats en cours en fin d’année di- Le nombre de postes intérimaires
(1) Sauf mention contraire, les données présentées dans cetminue légèrement (- 3 %). dans les entreprises haut-normandes article sont corrigées des variations saisonnières
Ces tendances régionales sont (nombre de postes en ETP) est de
comparables aux évolutions nationales nouveau en baisse en 2011. Après les
DÉFINITIONSmais masquent des différences entre destructions massives de postes en
VOLUME DE TRAVAIL EN EQUIVALENTS
TEMPS PLEIN (ETP)
Évolution du nombre d'équivalents temps plein en Haute-Normandie Pour un intérimaire et un mois donnés, rapport
entre le nombre de semaines travaillées par
l’intérimaire au cours du mois et le nombre de
semaines ouvrées du mois, fixé à 4,5.
DUREE MOYENNE DES MISSIONS
Moyenne de la durée totale des missions
achevées dans la période considérée, quelle
que soit la date de début de la mission.
POUR EN SAVOIR PLUS
L’emploi intérimaire au quatrième trimestre 2011 :
nouveau repli de l’intérim / Ministère du travail, de
la solidarité et de la fonction publique, DARES ;
Finot, Jean. - In : Dares Indicateurs. - N° 025
(2012, mars)
Tableau de bord de la conjoncture régionale :
www.insee.fr/hn - Chiffres trimestriels
Bilan sur l’intérim, TEN info, Direccte Haute-Nor-
mandie (à paraître courant 2012).Sources : Dares - Pôle emploi ; Calcul des données CVS : Direccte Unité : Volume de travail en équivalents temps plein
8 CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012
EMPLOI
CHÔMAGELES DISPOSITIFS DE LA POLITIQUE DE L’EMPLOI EN 2011
Baisse du recours aux contrats aidés sauf dans l’alternance
Fabien CARRÉ (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi)
marché du travail, la part des seniors d’apprentissage poursuit une baisseEn 2011, 37 000 personnes
parmi les bénéficiaires augmente par entamée en 2008. Inversement, le
bénéficient d’un contrat unique rapport à 2010 (+ 2 points, à 18 %) ainsi nombre d’entrées en contrat de profes-
que celle des chômeurs de longue sionnalisation augmente d’un quart, sansd’insertion, d’une formation en
durée (+ 8 points, à 62 %). Sept bénéfi- toutefois retrouver le point haut de 2008.
alternance ou d’un contrat
ciaires sur dix ont un niveau de forma- Enfin, le nombre d’entrées de
d’insertion dans la vie sociale tion inférieur ou égal au CAP-BEP et un jeunes en contrat d’insertion dans la vie
sur trois bénéficie du RSA, parts en
sociale (Civis) régresse sensiblement(Civis) en Haute-Normandie,
hausse respective de trois et sept
dans la région en 2011 (- 11 %), mais
soit 6,7 % de moins qu’en 2010. points par rapport à 2010.
de manière moins marquée qu’en
Le nombre d’entrées en contrat Dans le secteur marchand, en re- France métropolitaine (- 20,8 %)❏
vanche, le nombre d’entrées en CUIunique d’insertion enregistre
baisse fortement en 2011 (- 53,6 % en
une nette baisse dans le secteur Haute-Normandie comme au plan na-
LES CONTRATS D'INSERTIONtional). Dans la région, le profil des bé-marchand. La formation en
néficiaires évolue sensiblement, en
La politique de l’emploi comprend plusieursalternance se maintient grâce à raison de nouvelles priorités définies dispositifs destinés soit à faciliter l’embauche
sur les publics cibles. Celles-ci concer- des publics en difficulté, soit à dynamiserune forte hausse des contrats
l’emploi dans certaines zones, soit encore ànent toujours les allocataires du RSA
de professionnalisation. accompagner les restructurations économi-
(11 % des bénéficiaires en 2011, soit
ques et le retrait d’activité de salariés. De ces
+ 8 points sur un an) mais ciblent moinsn Haute-Normandie, en 2011, mesures, ne sont prises en compte ici que
celles facilitant l’embauche des publics en dif-les jeunes au profit des seniors, dontE16 300 personnes ont conclu ou re-
ficulté : les contrats uniques d’insertion (CUI)les parts respectives évoluent de - 15nouvelé un contrat unique d’insertion
et les contrats de formation en alternance, qui
points et + 10 points en 2011. Le niveau(CUI), soit 4 % du total national. Les en- sont des contrats de travail aidés, ainsi que
de formation des bénéficiaires se rap- les contrats d’insertion dans la vie socialetrées baissent ainsi de 11,6 % par rap-
(Civis).proche de celui observé sur le secteur
port à 2010, année d’entrée en vigueur Le CUI soutient l’embauche des personnes ennon marchand, alors qu’il lui était plus
difficulté, comme les bénéficiaires de minimadu dispositif. Cette diminution, moins
élevé en 2010. Parmi les secteurs les sociaux, en exonérant l’employeur des char-marquée qu’au plan national (- 16,8 %), plus recruteurs (commerce, hôtellerie, ges sociales et en prévoyant un subventionne-
intervient après deux ans de forte mobi- ment par l’Etat du salaire et des autresindustrie manufacturière, construction),
charges patronales. Le taux et la durée delisation des contrats aidés pour faire la part des entrées dans la construction
cette prise en charge sont établis sous l’auto-
face à la crise et s’explique aussi par un augmente. rité du préfet de région, en fonction de l’enve-
recentrage des priorités sur les publics loppe budgétaire allouée par l’Etat et desLa reprise des entrées en formation
priorités de ciblage des différents publicsdéfavorisés (voir encadré). en alternance se confirme en 2011 dans la région. Le CUI se substitue depuis
Dans la région, neuf CUI sur dix (+ 3,1 %, après + 0,9 % en 2010). En 2010 aux contrats de l’ex-Plan de cohésion so-
ciale. Toutefois, une distinction est maintenuesont conclus dans le secteur non mar- Haute-Normandie, 13 500 personnes
entre les CUI des secteurs marchand et
chand, part en hausse de 12 points par ont conclu un des deux contrats du dis-
non-marchand, en raison des différences de
rapport à 2010. En CUI non marchand, positif. En 2011, après une stagnation législation entre ces secteurs. Quant aux con-
le nombre d’entrées augmente de 2 % trats d’apprentissage et de professionnalisa-en 2010, le nombre d’entrées en contrat
tion, ils permettent, surtout à des jeunes,(contre - 5,9 % au plan national). En lien Note : Les données 2010 ont été révisées par rapport à la
d’acquérir une formation professionnelle en
avec les tendances observées sur le publication de 2011.
alternance. Enfin, le Civis est un dispositif
d’accompagnement, non pas un contrat de tra-Entrées enregistrées en 2011 dans les dispositifs de la politique de l'emploi ciblées sur les publics en difficulté
vail. Il permet aux jeunes en difficulté d’inser-
Haute-Normandie France métropolitaine tion d’être suivis par un conseiller les
ÉvolutionEntrées Évolution % Entrées orientant vers l’emploi durable, éventuelle-
2011 (en %) 2010/2011 Région/France 2011 (en %) 2010/2011
ment par l’intermédiaire d’un contrat aidé.
Contrats de travail aidés
Formation en alternance 13 479 +3,1 2,9 459 013 +7,4
Contrats d'apprentissage 9 172 -5,2 3,2 290 460 +2,3 POUR EN SAVOIR PLUS
Contrats de professionnalisation 4 307 + 26,5 2,6 168 553 + 17,4 Cartographie des conventions de revitalisation en
Contrats uniques d'insertion 16 264 - 11,6 4,0 407 664 - 16,8 Haute-Normandie / DIRRECTE ; Fabien Carré,
CUI - secteur marchand 2 088 - 53,6 3,9 53 032 - 53,2 Frédéric Leclerc. - In : TEN info. - N° 80 (2012, janv.)
CUI - secteur non marchand 14 176 +2,0 4,0 354 632 -5,9 Les contrats aidés se maintiennent à un niveau
élevé en 2010 / DIRRECTE ; Fabien Carré. - 2011.Accompagnement des jeunes
- In : TEN info. - N° 78 (2011, sept.)Contrats d'insertion dans la vie sociale 7 411 - 11,0 4,6 159 641 - 20,8
Ensemble 37 154 -6,7 3,6 1 026 318 -8,3
Source : DARES Unités : nombre de contrats (embauches et renouvellements), %
CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012 9
EMPLOI
CHÔMAGELE CHÔMAGE EN HAUTE-NORMANDIE EN 2011
Stabilité du taux de chômage en 2011 malgré la hausse
du nombre de demandeurs d’emploi
Julien DELAMARE
Les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi au 31 décembre 2011 (catégories A, B, C)
En 2011 en Haute-Normandie, le Effectifs Évolution sur un an (en %)
taux de chômage stagne France
Haute-Normandie Haute-Normandie métropolitaine
au-dessus des 10 % de la
Ensemble 139 063 + 5,9 + 5,6
population active. La hausse de Hommes 67753 +4,0 +4,1
Femmes 71310 +7,8 +7,0la demande d’emploi s’accélère
Moins de 25 ans 26 323 + 3,1 + 2,5
par rapport à 2010, au même
De 25 à 49 ans 85 554 + 4,5 + 3,5
rythme dans les trois catégories 50 ans ou plus 27 186 + 13,6 + 15,5
Inscrits depuis plus d'un an 58 113 + 7,9 + 6,2(A,B,C).
Sources : STMT - Dares, Pôle emploi Unités : nombre, %
u 4e trimestre 2011, le taux de chô-
Part du chômage de longue durée (depuis plus d'un an) parmi les demandeurs d'emploi inscrits à PôleAmage en Haute-Normandie est de
Emploi (catégories A, B, C) - données brutes mensuelles entre 2001 et 2011
10,6 % des actifs, légèrement plus qu’un
an auparavant (10,3 %). La Seine-Mari-
time reste plus touchée par le chômage
que l’Eure : 10,8 % contre 10,1 %.
Fin 2011, la Haute-Normandie
compte 89 183 demandeurs d’emploi de
catégorie A ( d’emploi tenus
de faire des actes positifs de recherche
d’emploi, sans emploi), soit 5 000 de
plus qu’un an plus tôt. Ce chiffre aug- Source : Pôle emploi, DARES
mente de 5,9 %, plus dans l’Eure
DÉFINITIONScent ou non une activité réduite), soit(+ 6,5 %) qu’en Seine-Maritime
8 000 de plus qu’un an plus tôt. La(+ 5,7 %). La hausse est plus forte qu’en Au sens du Bureau international du travail
Haute-Normandie évolue au même (BIT), un chômeur est une personne en2010 (+ 3,2 %), mais beaucoup moins
âge de travailler (15 ans ou plus) qui 1°)rythme pour les catégories A, B ou Cqu’en 2009 (+ 16,0 %). Cette hausse est n’a pas travaillé, ne serait-ce qu’une heure,
(+5,9 %) que pour la catégorie A. au cours d’une semaine de référence, 2°)aussi un peu plus élevée que la
est disponible pour travailler dans les
Sur l’année, les entrées à Pôlemoyenne métropolitaine (+ 5,6 %). deux semaines et 3°) a entrepris des dé-
marches actives de recherche d’emploiemploi diminuent (-1,5 %) et les sortiesBien que la situation des seniors
dans le mois précédent, ou a trouvé un
du chômage baissent deux fois plus vite emploi qui commence dans les trois mois.haut-normands se détériore le plus
C’est cette définition qui est utilisée par(- 3,2 %). Cependant, les entrées res-(+ 14,1 %), elle se dégrade moins l’Insee pour le calcul des taux de
tant supérieures aux sorties, cela ex- chômage.qu’au niveau national (+ 16,0 %) ou
plique la hausse du nombre dequ’en 2010 (+ 19,5 %). A contrario, la
demandeurs d’emploi. Fin 2011, Lescatégoriesstatistiquesdedeman-situation des femmes (+ 8,0 %), des
deurs d’emploi inscrits à Pôle emploi41,8 % des demandeurs d’emploi (A, Bmoins de 25 ans (+ 3,2 %) et des 25 à - Catégorie A : demandeurs d’emploi tenus
ou C) le sont depuis plus d’un an. Le de faire des actes positifs de recherche49 ans (+ 4,2 %) se dégrade un peu
d’emploi, sans emploi ;chômage de longue durée a augmentéplus vite qu’au niveau métropolitain
- Catégorie B : demandeurs d’emploi tenusde 7,9 % entre 2010 et 2011 ❏(respectivement + 7,5 % ; + 2,8 % et de faire des actes positifs de recherche
d’emploi, ayant exercé une activité réduite+ 3,2 %). Aussi, le nombre de deman-
POUR EN SAVOIR PLUS courte (de 78 heures ou moins au cours du
deurs d’emploi de moins de 25 ans mois) ;Données mensuelles nationales sur le chômage :
www.insee.fr - Catégorie C : demandeurs d’emploi tenusrepart à la hausse alors qu’il diminuait
de faire des actes positifs de rechercheNouvelles zones d’emploi, nouveaux taux de chô-en 2010 (- 4,6 %). d’emploi, ayant exercé une activité réduitemage région Haute-Normandie / INSEE, Direction
longue (de plus de 78 heures au cours duFin 2011, la Haute-Normandie régionale Haute-Normandie ; Jérome Marajda. - In
mois) ;
: Brèves d’Aval. - N° 36 (2011, déc.)compte 139 063 demandeurs d’emploi
- Catégories A, B, C : demandeurs d’emploiDonnées régionales trimestrielles :de catégorie A, B ou C (demandeurs tenus de faire des actes positifs de re-
www.insee.fr/hn
cherche d’emploi.d’emploi tenus de faire des actes posi- Marché du travail / DIRRECTE. - 2011. - In : TEN
flash - Données régionales mensuellestifs de recherche d’emploi, qu’ils exer-
10 CAHIER D’AVAL n° 93 - Juin 2012
EMPLOI
CHÔMAGE

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