L'essor du secteur privé d'entreprises en Europe centrale et orientale

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A la fin des années quatre-vingt, l'éclatement du bloc soviétique et l'abandon du centralisme économique au profit de l'économie de marché ont induit un fort développement du tissu d'entreprises en Europe centrale et orientale. Selon une enquête d'Eurostat, menée dans le cadre du programme communautaire Phare, les entreprises issues des privatisations ou en cours de privatisation ne représentent que 4 % de l'ensemble, mais regroupent un tiers des effectifs. La grande majorité des nouvelles entreprises sont donc des créations pures, de petite taille. Elles se situent essentiellement dans les secteurs du commerce de détail et des services aux particuliers. La démographie de ces entreprises est agitée, mais dans certains pays, comme la Pologne où le secteur privé est plus ancien, taux de cessation et de création sont désormais voisins, à un niveau proche de celui de la France.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 496 NOVEMBRE 1996
PRIX : 14 F
L’essor du secteur privé d’entreprises
en Europe centrale et orientale
Bertrand Savoye, Insee et P iliph pe Pommier, CESIA
A l’opposé, en Albanie, en Roumanie ou la fin des années quatre vingt,
dans les pays baltes, la quasi totalité des
l’éclatement du bloc soviétique et entreprises actives en septembre 1995 ontA l’abandon du centralisme écono été créées au cours des cinq dernières
années. Les quelques milliers d’entreprisesmique au profit de l’économie de marché
plus âgées sont essentiellement des coopé
ont induit un fort développement du tissu ratives ou des entreprises publiques.
d’entreprises en Europe centrale et orien-Les nouveaux cadres juridiques et institu
tionnels mis en place depuis le début destale. Selon une enquête d’Eurostat, menée
années 90 par les PECO cf. encadré) ( ont
dans le cadre du programme communau donc favorisé un important mouvement de
taire Phare, les entreprises issues des création d’entreprises, et en particulier ont
incité plus de deux millions de personnes àprivatisations ou en cours de privatisation
se mettre à leur propre compte, sur une
ne représentent que 4 % de l’ensemble, population active totale estimée aux alen
mais regroupent un tiers des effectifs. tours de 52 millions de personnes.
La grande majorité des nouvelles entre
Un tissu d’entreprises de tillea
prises sont donc des créations pures, de
intermédiaire encore déficient
petite taille. Elles se situent essentielle-
A défaut de pouvoir évaluer dans la plupartment dans les secteurs du commerce de
de ces pays le poids économique d’un sec
détail et des services aux particuliers. teur privé en plein essor, on peut comparer
La démographie de ces entreprises est les nouveaux tissus d’entreprises des
PECO avec ceux des pays de l’Union euro agitée, mais dans certains pays, comme
péenne. En l’espace de quelques années, la
la Pologne où le secteur privé est plus densité de ces nouveaux tissus d’entreprises
s’est rapprochée de celle observée dansancien, taux de cessation et de création
l’Union européenne, avec respectivementsont désorm ais voisins, à un niveau proche
65 et 95 entreprises pour 1000 personnes
de celui de la France. actives. Par ailleurs, les effectifs moyens
des entreprises dans les PECO et dans
l’Union européenne sont proches, avecLes pays d’Europe centrale et orientale
(PECO) comptent ensemble 2 500 000 en
treprises individuelles et 850 000 sociétés,
Ancienneté des entreprises des PECOessentiellement à responsabilité limitée.
Les quatre éonomies les plus importantesc
de cette région la Pologne, la Hongrie, la
République Tchèque et la Roumanie ras
semblent à elles eules s environ 80 % de ces
entreprises (tableau 1).
Conséquence de l’éclatement du bloc sovié
tique et de l’abandon du centralisme écono
mique, ces entreprises sont apparues pour
la plupart (80 %) depuis 1990 graphique 1( ).
Toutefois, en Hongrie, en Pologne et en
Slovénie il était possible d’exercer une acti
vité privée depuis les années 80, grâce aux
réformes engagées par les derniers gouver
nements communistes. Ainsi, en 1990 on
comptait déjà en Pologne plus de 600 000
Source : Panel PECO, Eurostatentreprises individuelles et sociétés privées.
?
INSEE
PREMIERErespectivement sept et six personnes. des économies socialistes qui étaient s’accroître, à l’image de ce qui s’est
Toutefois, la répartition par classe de adeptes d’un développement indus produit au cours de la dernière décennie
taille des entreprises diffère. En parti trialiste. En vue de réaliser des écono dans les pays de l’Union européenne,
culier, les entreprises sans salarié mies d’échelle et d’acquérir une plus d’une part par la croissance de certaines
représentent deux tiers des entreprises grande autonomie, les entreprises entreprises individuelles récemment
et rassemblent 15 % des effectifs devaient être les plus grandes possi créées, d’autre part par la restructura
occupés dans les PECO contre respec bles et intégrer en leur sein tous les tion de grandes entreprises en plu
tivement 50 % des entreprises et 10 % stades de production. Un tel système sieurs unités de taille plus réduite.
des effectifs dans l’Union européenne. n’attribuait donc pas de place à de Quant aux entreprises de plus de 100
En termes d’effectifs occupés, la prin petites entreprises de sous traitance salariés, elles ont un poids légèrement
cipale différence concerne les entre industrielle ou encore de prestations supérieur à celui observé dans l’Union
prises de taille intermédiaire, avec un de services. En outre ces entreprises européenne ; cependant, dans les
effectif comptant de 10 à 99 salariés incluaient de nombreux services an PECO, ces entreprises sont essentiel
(graphique 2). Elles occupent dans les nexes destinés en particulier au per lement des entreprises publiques ou
PECO une place encore relativement sonnel (logement, transports, loisirs, mixtes, ou des joint venture : on
limitée, avec 22,5 % des effectifs contresoins hospitaliers,...). compte encore très peu de sociétés
31,5 % dans l’Union européenne. La population des entreprises de taille anonymes ou de sociétés à responsa
Cette faible présence est un héritage intermédiaire, encore réduite, devrait bilité limitée qui atteignent cette taille.
Les réformes favorisant le développement du secteur privé
Structures des entreprises dans
dans les pays d’Europe centrale et orientale
les PECO et l’Union européenne
Deux grands types de réformes ont favorisé l’émergence du secteur privé dans les PECO. En premier
lieu, des réformes ont offert la possibilité de créer de nouvelles activités (entreprises iduelles,ndivi
coopératives, sociétés commerciales...). La première de celles-ci ela liberté d’exercer une activitést
indépendante, reconnue en Hongrie dès 1982. Elle a permis l’apparition de deux millions et demi
d’entrepreneurs individuels dans les PECO en 1995.
Par ailleurs, d’autres réformes ont permis de transformer progressivement l’appareil productif d’Etat
en entreprises privées. Les magasins, les cafés et restaurants ou encore les petites unités artisa
nales ont fait l’objet de privatisations directes, soit par vente aux enchères (Tchécoslovaquie), soit
par vente aux salariés en place, éventuellement sous forme de leasing (Pologne), soit encore par
reprise directe des anciens responsables de ces unités, en dehors d’un strict contrôle de l’Etat (par
exemple en Hongrie entre 1987 et 1991).
Les privatisations des grandes entreprises ont été, pour la plupart, régulées par l’Etat par le biais
d’agences créées pour l’occasion. Les techniques de privatisations diffèrent suivant les pays : offre
publique d’achats, distribution gratuite ou vente à faible prix à population de coupons d’investisse la
ment, vente aux enchères, bons d’indemnisation ou restitutions en nature, mise en location vente,....
Les programmes de grandes privatisations ont été précédés ou accompagnés, dès les années
quatre vingt, d’une restructuration importante de l’appareil productif public, en particulier par une
commercialisation des entreprises publiques, transformées en sociétés par actions soit encore
totalement détenues par l’Etat (par exemple en P ogne sous la forme ol de sociétés unipersonnelles
du Trésor Public), soit achetées en partie par des institutions étatiques ou des individus (1988entre
Source : enquête annuelle SP3 auprès des petites entrepri- et 1989 en Hongrie ou en Pogne).ol
ses, Gus
Données principales par pays d’Europe centrale et orientale en 1995
Population dont
Population PNB Nombre total
active dont sociétés entreprises
Transition politique (milliers (milliards d’entreprises
(milliers (milliers) individuelles
d’habitants) de dollars) (milliers)
d’habitants) (milliers)
Albanie 1991 : élections libres 1 046 3 167 2,4 41 7 34
Bulgarie 1990 : élections libres 3 964 8 427 13,0 303 48 255
Estonie 1992 : indépendance 699 1 499 3,7 30 7 23
Hongrie 1990 : élections libres 4 045 10 245 44,0 520 175 345
Lettonie 1992 : indépendance 1 300 2 529 4,1 26 6 20
Lithuanie 1992 : ie 1 937 3 712 5,9 57 17 40
Pologne 1989 : élections libres 17 004 38 609 116,0 1057 188 869
Roumanie 1989 : chute de Ceaucescu 12 120 22 712 35,6 363 115 248
Slovaquie 1989 : Révolution de "velours" 2 542 5 363 17,4 187 24 163
1994 : indépendance
Slovénie 1991 : ie 945 1 966 18,3 72 28 45
République Tchèque 1989 : Révolution de "velours" 6 271 10 333 45,8 706 78 628
1994 : indépendance
Ensemble des PECO 51 875 108 564 306,2 3 362 855 2 507
Source : Panel PECO, Eurostat
˚`certaine désagrégation du tissu social,créées ex nihilo . En fait, deux types deFort développement
aggravée par l’affaiblissement des privatisations aboutissent à des entre du commerce de détail
anciennes organisations collectives. prises de taille très différente.
et des services marchands
Enfin, ces milliers de nouvelles entre Il y a d’une part les privatisations qui
prises marquent l’émergence d’une nou mettent en jeu de grandes structuresNéanmoins, en dépit de leur très petite
velle catégorie socio professionnelle, productives d’Etat, le plus souventtaille, l’apparition de ces centaines de
celle des indépendants, petits com industrielles (textiles, automobiles,...).milliers d’entreprises constitue en soi
merçants ou artisans, caractérisée par Dotées d’actifs considérables et d’effec une profonde mutation économique et
des comportements économiques et tifs souvent pléthoriques, elles se heur sociale. En premier lieu, cet essor va
politiques spécifiques. Ces nouveaux tent à la complexité des démarchesde pair avec le développement d’un
entrepreneurs sont âgés d’une qua administratives et des procédures idi jursecteur tertiaire marchand, même si le
rantaine d’années en moyenne. Très ques à mettre en œuvre, ainsi qu’auxsecteur industriel demeure dans la
peu d’entre eux ont plus de soixante conflits d’intérêts qu’elles génèrent.plupart des pays le principal em
ans. Comme ils sont presque tous desLes programmes annoncés aient trèsétployeur, rassemblant à lui seul 44 %
“ reconvertis ”, leurs niveaux de forma ambitieux puisqu’ils concernaient desdes effectifs occupés par les entrepri
tion comme leur qualification profes milliers d’entreprises d’Etat.ses des PECO ( tableau 2). La grande
sionnelle sont très divers. D’autre part, les privatisations concer majorité des nouvelles entreprises se
nent de petites unités telles que lessituent en effet dans les secteurs du
anciens magasins ou restaurants d’Etatcommerce de détail (38 % des entre Les créations
(20 % des entreprises de ce secteurprises) ou encore des services aux devant les privatisations
en sont issues). Les procédures sontparticuliers (21 %), les cafés et restau
Créer du neuf plutôt que transformer beaucoup plus directes certaines ontrants notamment (6 %).
de l’ancien. Telle semble être la stra échappé au contrôle public - puisqueCes entreprises répondent aux nou
tégie implicite suivie par les opéra l’acquéreur est souvent unique. Levelles aspirations des consomma-
teurs économiques des PECO. La trèssuccès de ces opérations est notoireteurs, qui ne concernent pas seule
grande majorité des entrepreneurs en Hongrie, en Pologne ou encore enment les biens de consommation
(87 %) déclarent avoir créé de toutes République tchèque, puisqu’elles ontimportés des pays occidentaux ou
pièces leur entreprise. Dans les secteurspermis que des dizaines de milliersasiatiques, jusqu’alors difficilement
de la construction et du commerce, cetted’équipements publics (magasins,accessibles, mais également des ser
proportion dépasse 90 %. Ces créations restaurants,...) soient repris par desvices marchands tels qu’on les connaît
pures d’entreprises ont un poids déter opérateurs privés.dans les pays d’Europe de l’Ouest
minant puisqu’elles rassemblent, dans Les autres modes de création des en (agences de voyage, publicité, restau
l’ensemble des PECO, 54 % des effec treprises sont encore marginaux, duration rapide,...). En outre, ces sec
tifs des entreprises de statut privé. fait de la jeunesse du parc d’entrepri teurs d’activité sont souvent plus
Leur poids est particulièrement impor ses. Quelques reprises d’entreprisesrentables sur le court terme et, face à
tant en Roumanie (80 %). privées apparaissent (2 % des modesun avenir encore incertain, ils présen
Les entreprises issues des privatisa de création), en particulier en Slovénietent l’intérêt de ne pas nécessiter de
tions ou en cours de privatisation, où le parc d’entreprises est plus an lourds investissements comme dans
telles les anciennes entreprises d’Etat cien (5 %). Les opérations de restruc l’industrie.
transformées en sociétés anonymes turation telles que les scissions ou lesEn second lieu, la présence de ces
en vue d’organiser la cession des actifs,fusions restent encore tout à fait ex entreprises constitue un facteur d’ani
représentent 4 % des entreprises et ceptionnelles.mation urbaine et plus largement de
en regroupent 34 % des effectifs. LeurLe développement du secteur privé sesociabilité dans des sociétés qui, à
taille moyenne est nettement plus fait donc en quelque sorte par le bas,l’image de certaines agglomérations
élevée que celle des entreprises c’est à dire par la densification d’und’Europe de l’Ouest, souffrent d’une
tissu de petites ou de micro entreprises,
plutôt que par le haut, à partir des
Répartition sectorielle des entreprises des PECO transferts d’anciennes structures d’Etat.
Ce phénomène traduit en partie lesNombre Nombre
Effectif moyen
d’entreprises de personnes occupées difficultés des programmes de privati
par entreprise
(%) (%) sations, mais également une dynami
que interne au secteur privé, conditionPECO* EUR12** PECO* EUR12** PECO* EUR12**
essentielle du développement écono
Industrie 16,9 12,5 44,3 34,3 19,4 18,0
mique. Ainsi, la forte croissance éco
Construction 10,6 13,3 10,9 9,6 7,6 4,7
nomique de pays tels que la Turquie,
Commerce 37,6 33,7 20,9 23,4 4,1 4,4
où le programme de privatisations
7,8 5,4 4,6 7,9 4,4 9,3Transports d’entreprises publiques initié dès 1970
Hôtels-restaurants 6,1 9,0 4,1 4,8 5,0 3,6 n’a quasiment pas abouti, ou encore la
Services 21,0 26,1 15,1 19,9 5,4 4,9 Corée du Sud, résulte beaucoup plus
100,0 100,0 100,0 100,0 7,4 6,5 de la création de nouvelles activités etEnsemble
de nouvelles structures de production,* en 1995 ; ** Union européenne en 1991
Source : Panel PECO et "Entreprises in Europe", Eurostat
¸ces derniers servant souvent de source di que de la transformation de structures 15 %) et s’apparentent aux taux obser
recte d’informations bien que leurs donnéespréexistantes souvent obsolètes. vés, pour cette catégorie d’entreprises,
soient en partie biaisées. À l’exception dedans les pays occidentaux.
la Slovénie, les répertoires des PECO
Enfin, il faut noter qu’au cours de cesPremiers signes de stabilisation comptent plus de 30 % d’entreprises sans
dernières années, plusieurs millions
activité (définitivement mortes ou en
Dans leur ensemble, les répertoires d’entrepreneurs des PECO ont enre sommeil). Ces proportions de “faux actifs ”
d’entreprises des PECO contiennent, gistré leur activité auprès des servicessont particulièrement élevées dans le
en 1995, 37 % d’unités mortes ou en statistiques et fiscaux. Malgré d’évi secteur des services aux particuliers ou aux
entreprises.sommeil (cf. Pour comprendre ces ré dentes difficultés, les administrations
Par ailleurs, l’enquête a permis de rassem sultats). Ce taux élevé témoigne de l’im publiques ont donc réussi à maintenir
bler différentes informations sur les entre portante mortalité de cette population un certain suivi de l’activité privée, et
prises toujours actives au mom ent de
d’entreprises. Nombre d’entrepreneurs parallèlement ces entrepreneurs ont
l’enquête (activité principale, effectifs, ori-
cessent l’activité de leur entreprise marqué leur souci d’exercer leur acti
gine de la création, caractéristiques du chef
après quelques mois d’existence, ou vité dans un cadre légal, même s’ils ne d’entreprise...).
encore, après s’être enregistrés, ne respectent pas nécessairement l’en Les estimations du nombre d’entreprises
démarrent jamais la moindre activité, semble des réglementations fiscales sont relativement précises : elles sont
comprises entre + / 0,7 % pour la aquieSlovleurs entreprises demeurant en quelque ou sociales.
et + / 3,6 % pour la Lettonie ; sur l’ensemblesorte des coquilles vides. Ces dernières années ont également été
des PECO, le chiffre de 3 362 000 entre Cependant, en Pologne, où le secteur marquées par la multiplication d’activités
prises est précis à + 1,2 %. Les estima /-
privé a commencé à se développer informelles (vendeurs de rue,...) ou en-
tions sur les effectifs occupés sont par
dès la fin des années 80, le nombre decore illicites ou souterraines ; néan
contre plus imprécises.
petites entreprises (jusqu’à cinq sala moins, l’importance de cette frange de Concernant les entreprises de l’Union euro
riés) s’est relativement stabilisé ces l’économie non enr egistrée mérite péenne, les données ont été collectées par
deux dernières années, après le boomd’être relativisée au regard du formi Eurostat auprès des instituts statistiques
des pays membres.du début des années 90 graphique 3( ). dable développement du secteur privé
Au sein de cette population, qui formel de ces pays.
regroupe plus de neuf entreprises
polonaises sur dix, les taux de créationPour comprendre
Pour en savoir pluset de cessation d’entreprises sont ces résultats
désormais similaires (aux alentours de
" Entreprises en Europe centrale et
orientale ", Eurostat, 1996.Cette étude repose sur une enquête réali-
" Enterprises en Europe ", 4d report,sée en septembre 1995 par les instituts
OPCE, Luxembourg, 1996.Évolution du nombre des petites statistiques nationaux de onze pays
Ces deux publications sont disponiblesd’Europe Centrale et Orientale, à l’initiativeentreprises* en Po ognel
au service des publications des Commu
d’Eurostat, dans le cadre des programmes
nautés européennes : 26, rue Desaix
PHARE. Dans chaque pays, un échantillon
75727 Paris cedex 15.
aléatoire stratifié de 4 500 à 11 000 entre
prises parmi celles qui sont enregistrées
" La transition économique des pays de
dans le répertoire national d’entreprises a
l’Est ", dossier Économie et Statistique,
été enquêté, soit un total de 92 000 unités n° 260, 12/1992.
sur l’ensemble des onze pays. Ces échan
tillons sont extraits d’un panel d’entreprises " Emergence de l’économie de marché
des PECO qui sera suivi dans les années en Europe de l’Est ", G.M. Henry, Eyrol
ultérieures par Eurostat. les, 1993.
Cette enquête a permis d’évaluer la propor
" Diversité des privatisations en Europetion d’entreprises mortes parmi celles qui
* comptant jusqu’à 5 personnes
centrale et en Russie ", dossier du Cour sont enregistrées dans le répertoire, etSource : enquête annuelle SP3 auprès des petites entrepri-
rier des pays de l’Est, 6/1994.donc de juger de la qualité des répertoires,ses, Gus
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