La classification internationale type des professions dans l'Union européenne

Publié par

La révision de la classification internationale type des professions (CITP) fournit à l’Union européenne une occasion d’harmoniser les statistiques communautaires sur l’emploi. Le travail d’Eurostat et des États membres n’a cependant pas permis de définir une position commune satisfaisante lors du processus mené par le bureau international du travail entre 2004 et 2007. Un nouveau champ d’études s’ouvre maintenant pour que la nouvelle version de cette classification (CITP-08) puisse devenir la référence au niveau communautaire. La piste la plus prometteuse réside dans une articulation réfléchie de la CITP-08 et du projet européen ESeC.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 34
Nombre de pages : 5
Voir plus Voir moins
La classification internationale type des professions dans l’Union européenne
! Jérémie Torterat* La révision de la classification internationale type des professions (CITP) fournit à l’Union européenne une occasion d’harmoniser les statistiques communautaires sur l’emploi. Le travail d’Eurostat et des États membres n’a cependant pas permis de définir une position commune satisfaisante lors du processus mené par le bureau international du travail entre 2004 et 2007. Un nouveau champ d’études s’ouvre maintenant pour que la nouvelle version de cette classification (CITP-08) puisse devenir la référence au niveau communautaire. La piste la plus prometteuse réside dans une articula-tion réfléchie de la CITP-08 et du projet européen ESeC.
anationale Lsalc ionnfisiticaeforp sesnoiss dpety t(eCrITP) s’est largement disséminée dans l’Union européenne au cours des années 90 (cf. article de Cécile Brousse) mais
communication étaient ainsi un des enjeux majeurs de cette rénovation puisqu’elles étaient nouvelles pour la plupart, et donc très mal classées dans la CITP-88.
elle a donné lieu à des adaptations diverses. Une attention particulière devait éga-lement être accordée : Son adaptation communautaire offi-cielle, la CITP-88 (COM), est bien – aux métiers majoritairement fémini-sûr utilisée par Eurostat mais aussi sés, par exemple en désagrégeant le par certains pays comme la Finlande groupe des secrétaires ; et la Suède. D autres pays utilisent des adaptations nationales spécifi- – aux professions relevant du ques. C’est le cas de l’Espagne et duUnion européennedomaine informel ou de l’autocon-Portugal. sommation : production de biens L’organisation généralepour son propre ménage – activités La révision de la CITP offrait unedu processussouvent féminines – ou agriculture de occasion de faire converger les pra- subsistance. tiques dans l’Union et d’harmoniser En décembre 2003, la 17e conférence réellement les statistiques de l’emploi, internationale des statisticiens du tra- Par ailleurs, cette rénovation avait dans un cadre où Eurostat navait pas vail (CIST) appelle à la rénovation vvuoec atpiooun r àl as acrltaiscsuilfiecrataivec  icnteellren aptriéo--l’intention de créer, cette fois, une de la CITP. La classification rénovéeon adaptation communautaire de cette devait répondre aux besoins du pro-nale type par industrie(CITI : cf. nomenclature. chain cycle de recensement mondial articles du présent dossier sur les de population prévu pour 2010. Cette nomenclatures d’activités). Ce sont les États qui sont mem-décisêioen  ddee  llaa  CCIoSmT mfaiisssaiiot ns uditee  sàt autinse- Pour ce faire, il a été décidé de déroger bres du BIT, et non l’Union : le rôle requ t au méc isme habituel de révision, d’Eurostat a donc consisté à amorcer  antiques des Nations-Unies, en mars un processus de concertation des 2003. Lors de la 35e session de cette où la nomenclature doit être adoptée pays pour révéler des convergences cproism lmiesnsgioang,e emne nmt adrs 2h0e0v4e, r lel esB ItTr aa- spuacr clee scsoivnesemile dnt adpamri niusntrea tiCoInS dT u pBuIiTs.  communautaires, et à inciter les pays ac à tenir une position commune. vaux avant la fin de 2007 afin que la En effet, la CIST suivante devait avoir classification puisse y être présentée lieu en 2008, et la nouvelle version en mars 2008. devait être prête fin 2007 afin de pouvoir être utilisée pour le prochain * Jérémie Torterat est chef du centre de res-cycle de recensements. C’est donc à Ces évolutions étaient nécessaires car sources interrégional enquêtes ménages DOM,le monde du travail a beaucoup évolué réunion tripartite d’experts des une Iàl  léat aidt iraeuctpiaorna vraéngti ocnhalaer gIén sdeeé tudde esL a auR éduénpioarn-. depuis que la CITP-88 a été conçue, du travail – représentant statistiques tement des Métiers et des Qualifications de ladans la première partie des années les gouvernements, les salariés et les édtiruedcetiso ne t dde esl asntiamtiasttiioqnu esd e( mlian isrteècrheesr cchhea rgdéess  80. Les professions du domaine des employeurs – qu’a été confiée l’adop-du travail et de l’emploi).technologies de l’information et de la de la nouvelle CITP. tion
22
La classification internationale type des professions dans l’Union européenne
La 17e CIST avait recommandé une blesse de celle-ci en tant que standard tâches concernent plusieurs grou-mise à jour de faible ampleur, les prin- international : l’«occupation professionnels situés au même pes anglo- » cipes et concepts de la CITP n’étant saxonne se rapproche en effet plus du niveau de la classification, alors que en effet pas mis en cause. En outre, concept d’« emploi » que de celui de leurs tâches sont peu spécialisées et une rénovation majeure (comme « profession » sans s’y assimiler tota- ne devraient donc pas être classées l’avait été le passage de la version lement. La CITP définit ces concepts dans des catégories résiduelles. 68 à la version 88) était délicate à mais conserve une ambiguïté sur les envisager pour beaucoup de pays qui éléments qu’elle organise : dans sa Enfin, la création de groupes pour utilisaient un modèle de la CITP-88. traduction française, elle classeades « fonctionnaires professionnels », priori les professions n’ont pas d’équi- dontdes emplois, mais le classement Aucun changement au niveau supé- se fait par profession. Pour ce faire, la valent dans le secteur privé, était rieur de la nomenclature n’était donc CITP dispose de règles de priorité de envisagée.  envisagé : en plus du classement classement. Quand les tâches d’un de nouveaux métiers, il devait plutôt emploi concernent plus d’un groupe Deux questionnaires successifs (fin s’agir de fusionner, éclater et repo- de base, celui-ci est classé dans la 2004 et mi 2006) ont été envoyés : sitionner des groupes de base de la catégorie qui représente le niveau de nomenclature, et re-rédiger quelques compétence le plus élevé. Quand un – aux institutions nationales concer-descriptions. même niveau de compétence inclut nées (instituts statistiques, ministères plusieurs tâches, l’emploi est classé du travail, agences pour l’emploi) ; Le bureau des statistiques du BIT, dans le groupe de base correspon-cheville ouvrière de la rénovation, a dant à la tâche qui requiert la majeure – aux organisations d’employeurs et dû engager des consultations, à la partie du temps de travail. Ce point,aaux organisations de travailleurs ;
fois sur les concepts généraux et sur des groupes spécifiques de profes- et à des organisations internationa-sions sur la base des recommanda- les spécifiques : OMS pour les métiers tions de la CIST. relevant de la santé, FAO pour ceux relevant de l’agriculture etc. Le BIT avait notamment pour mis-sion d’enquêter sur les applications De nombreuses organisations pro-nationales du critère « niveau de fessionnelles ont saisi directement m le BIT pour demander de classer co pétence », auprès des pays qui séparément les métiers qu’elles pro-utilisent ce critère pour le classement des r meuvent, afin de leur donner plus de culièrpe odfeesvsaiito nêstr. e Uancec oarttdeénet iaoun  cpharotiix-visibilité et de poids dans les États qui des titres, afin de limiter les risques BITBureau international du travailadopteront la CITP. de mésinterprétations, ainsi qu’aux catégories « non classés ailleurs »,priorispécifique, est en fait particuliè-dites catégories résiduelles. rement important pour les utilisationsL’Union européenne dans comparatives de la CITP. Il pose parle processus de refonte Il s’agissait ainsi d’utiliser l’expérience exemple problème pour la création aCcITqPui-s8e8  dgraâncse  deà  nloampbprliecuatxi opna yds.e  la «d uE u rrOépcecrutpoiartei onesur1our  à jmise de isnoédicl  a eedopéen de méti sre». yp hne Ueas   ltiotèshuÀ de la CITP, Eurostat et les Instituts de ce travail est en effet qu’un clas- Nationaux de Statistiques (INS) euro-dLaesr dsC IT» P dseo ntc laesns eefmfeetn td. esD e«s  stparon--sement dans un même groupe de péens ont été fortement encouragés base pour des pays différents impli- à fournir une réponse coordonnée cbloèmmmesu nds aàp pplliucsaiteiourns  éptaaient Oso upvent que nécessairement BIT. Cette démarche était paral- au comparabi- une citer par exemple : lultiypsl.i catnione dute  lité indiscutable entre les professions lèle au lancement par la Commission a m étudiées : un « même métier » devrait, européenne et Eurostat de travaux groupes parallèles, qui décrivent des par confusion emploi « occupation »/ sur une classification socio-économi-professions proches mais auxquelles métier, impliquer des conditions de que européenne (cf. article de Cécile sont attachés des niveaux de com- travail ou des salaires comparables. Brousse sur l’ESeC). pétence et de formation très divers, selon les législations spécifiques des On peut cependant envisager la CITP Afin de faciliter le travail de coor-pays. Cette profusion posait de gros comme classantplutôt des profes- d’Eurostat et de permettre dination problèmes de comparabilité des don- sions que des emplois, ainsi que le des discussions approfondies, quatre nées (certains concepts, comme le fait la CITP-88 (COM). Dans cette rencontres régionales ont été organi-« manager », n’étaient pas définis...) ; optique, la question se pose quant à l’intérêt de disposer de catégories Enfin, la révision de la CITP pouvait générales de professions, c’est-à-fournir l’occasion de réduire une fai- dire d’ensembles d’emplois dont les1. www.euroccupations.org
Courrier des statistiques n° 125, novembre-décembre 2008
23
Jérémie Torterat
sées de juin à décembre 2005. Elles «managers » « etforemen/women ont porté à la fois sur la refonte deand supervisors » et à la fonction la CITP, sur le projet ESeC et sur les publique. liens entre ces deux thèmes. Des représentants du BIT étaient invités à Les INS qui ont participé aux ren-ces réunions. contres régionales ont systématique-ment pointé la difficulté de distinguer Statistics Norway a accueilli des repré- les « managers » selon le nombre sentants des pays baltes et scandina- d’autres « managers » en emploi ves. L’INE portugais a réuni des repré- dans l’organisation (critère proposé sentants de la Belgique, de l’Espagne, par le BIT pour la CITP-88). La CITP-de la France, et de l’Italie. Des repré- 88(COM) proposait d’approcher ceur sentants de l’Allemagne, de Chypre critère en prenant en compte le nom-Eurostat, entrée du bâtiment Bech, Luxembo g et de la Suisse se sont réunis sous bre de salariés. Ce critère simple l’égide du NSSG grec. Enfin, le HCSO n’était c hongrois a reçu des représentants de déré coempend ant pas toujours consi-  et dautre part à la perte dinforma-la Bulgarie, de lIrlande, des Pays-coarabmepouvant assurer  une tion induite par le classement dans Bas, de la Roumanie, de la Slovaquie, diffmérpents itliytpé esc odne v«e nmabalne ageenrtsr e» . leEsn  tsurinèo n msd êivmauex  grcooumpep édtee nbcaess e tdeec hpnrioqfuees-s de la Slovénie et de la République effet, les liens ne sont pas toujours s erses.  clairs entre les nombres de salariés de l’établissement, ou de l’entreprise, Une solution possible, adoptée par et la structure d’encadrement. certains pays, est l’identification des « superviseurs » grâce à un niveau Pour les rapporteurs, lutilisation du smupisp lléems ernatpaiproer tdeeu rsl a prnéofémreainecnlta tluirne-, nombre de salariés de l’établisse- a ment nétait pas satisfaisante. Ils ont tdreo d« uscutipoenr vidsee urcs e»r tadianness  lecs astéecgtoeriuerss  proposé de modifier la définition du où la « supervision » est reconnue groupe des dirigeants ou gérants de petites entreprises pour la faire déri-csoenmtimel e dsesp étcâicfihqeuse et constitue les-ver vers la notion de « propriétaires . de leur propre petite entreprise ». Une des différences importantes entre Bien qu’on se rapproche alors d’une la CITP-88 et la CITP-88(COM) est dimension de statut, les rapporteurs l’introduction dans cette dernière d’un estimaient que la spécificité des tâches de ces dirigeants, par rapport lgerso «u pcea ddree sb aadsem isnpisétcriafitiqfsu ed eres gsreoruvipcaenst  à celle d’un encadrant travaillant à publics ». Les rapporteurs ont signalé   l’intérieur d’une chaîne hiérarchique un c ou Siège de la FAO,pcor seonusnsectt eacsnreev r et la ptégorie,oiuvmoro drslor  al et enemssla curleimportaitifia ttn,ej su Romeséparé. refonte. Toutefois, le résumé disponi-ble des commentaires éc Lidentification de métiers de « super-INS ne laisse spifiqiureesm deenst  tpcahrtèiqcuulei.e rL eexs ppoasretirc liepsa nptoss idtieovnasi ennatt ieon- viseurs » était un autre point important cette conclusipoans.  aLpepBaIrTa îtsree sctl apour sa  nales au sujet de plusieurs questions des discussions dans la mesure où la part exprimé contre la reprise dans la du questionnaire adressé aux INS par « supervision » est un des critères nouvelle CITP de cette catégorie spé-le BIT en décembre 2004. principaux de construction des clas- cifique au niveau des sous-groupes ; ses ESeC. Ces métiers étaient fré- il propose plutôt l’introduction d’un Une synthèse de ces réunions a été quemment identifiés, et classés sépa- groupe de base dans un sous-groupe effectuée par Peter Elias et Margaret rément dans la CITP-68 à l’intérieur de « business professionals » – dont Birsh (Institut for Employment traduction en français s’avère déli-d’un sous-grand-groupe spécifique, la Research – de « spécialistes des fonctions cette distinction n’avait pas été catede l’Université de Warwick), mais consultants auprès d’Eurostat pour la reprise dans la CITP-88 L’abandon de administratives ». Les rapporteurs ont rénovation de la CITP, et promoteurs cette distinction lors du passage à la alors repris la proposition du BIT, en du projet ESeC. Nous reprenons ici CITP-88 est principalement dû, selon stipulant que les notices explicatives les principales conclusions de cette le bureau de statistique du BIT : de ce groupe de base devraient alors synthèse, publiées dansThe Reviewindiquer qu’il est constitué de métiers of ISCO88 : a european perspective part aux problèmes de col- exercés. – d’une principalement (mais pas   Cette synthèse met principalement lecte de données (il faut le plus sou- exclusivement) dans le secteur public en exergue des difficultés communes vent disposer d’une question spécifi- et pour lesquels un niveau élevé de pour les métiers liés à l’encadrement que pour identifier les superviseurs) ; qualification est requis.
24
La classification internationale type des professions dans l’Union européenne
Par ailleurs, Eurostat et la Mais ces rencontres ont débouché DG-Recherche de la Commission sur un échec. Pourquoi ?Encadré 1 : la « supervision » en européenne se sont beaucoup inves-Europe Tout d’abord, la régionalisation des tgiso ripeso urs pféaicrifei qauepsp araauîtxr e chdeersc hceautrés-. rencontres a induit une faiblesse : Seh,  ,REetePlE r sai Metgaart rersBiol nel sarpproeturs du Warwick I Cependant, la plupart des États les structures et les exercices deun consensus s’est établi pour membres n’ont pas souhaité repren- métiers étaient souvent proches entrereconnaître la nécessité d’identifier dre cette proposition : peu d’entre les pays réunis si bien que certainesséparément les métiers impliquant eux identifiaient ces professions dans divergences de fond ne sont pastsinpos véleourper no  sel dnela s «» noiS .repuisiv latures nationales ou apparues malgré le travail des ani- s lseouursh aitnaoiemnet nlce faire. La France, qui mateurs. Peut-être aussi, pour être s detantats s Étel sap rséneerrp-antsysehèil, pp abmem sersnad al n’identifie que les seuls chercheurs couronnées de succès, ces rencon-raît que la situation est complexe. de la recherche publique, était à part. tres n’auraient-elles pas dû prendreCertains pays y sont favorables la forme de consultations. En effet,sans réserves (Bulgarie, Espagne, Enfin, la question du classement des les INS n’ont pas été incités à recon-d moiaen siasneip uo ra Slovénpre et leuq yhC a ,eisniovSluiaq « commerçants » a été posée. Elle est naître la dimension européenne decert réapparue de façon cruciale lors de certaines problématiques. C’est fina-pscéfiiques) ; dautref ,srovaelbas ,slèountveou tdet  eelm mê-o sr la réunion tripartite. Leur classement lement Eurostat, seul, qui a promulbp impèmesnts ortaeucer ed ed li dans le grand-groupe 1 des « mana-ce que devait être la position euro-données ou d’identification par les gers » pouvait sembler le plus logique,péenne.Ceci a renvoyé chaque État àlibellés de professions (Allemagne, mais induit une grande hétérogénéité ses problématiques nationales. En sergnoe eiH tchiquepublt RéÉ .)D qèeuenncnoro psee  n sap t dans ce grand-groupe. C’est la solu- positionnant sur le même plan que leses tats tion qu’a adoptée l’Espagne dans la INS, Eurostat a probablement sacrifiéet ne font aucun commentaire CNO-94, et que les rapporteurs ont sa position potentielle d’animation de(lgBeueiqFi, , Pays-Bas, Portlnnaed ,eLttnoei; )  te lagueinamuoR proposée à la suite de ces réunions. la statistique communautaire et para-d’autres, sans se prononcer sur doxalement la possibilité de l’émer-le fond, soulèvent les problèmes gence de consensus européens.ucer lie edin,eG amkr ,sEes (Danede donné.)edèu Se,ègrvNo, cerè Un échec provisoire…to À défaut de disposer d’une classi-q sel ruoPliane ietlitaIutanl L, ees e mtacsl-ast  dcel èiroennsuperséft A priori bien adaptée à l’Union, les fication, ces réunions constituent une ser les « superviseurs » avec les excellente initiative. Sans constituer INS européens et Eurostat doiventindividus « supervisés ». La France une image du monde en miniature, maintenant travailler pour que lespointe l’identification possible de l’Union européenne regroupe des procédures de codage convergent,certains emplois seulement. La pays extrêmement divers par leurs afin de disposer enfin de donnéesSuisse, enfin, est favorable à une structures économiques et socia- réellement harmonisées et utilisables.identification en utilisant une varia-les. Les échanges pouvaient augurer Il est donc logique que la premièreble annexe. de ceux qui allaient avoir lieu lors réunion d’évaluation par les INS du de l’adoption de la classification. Ils projet de classes socio-économiques auraient donc dû intéresser le BIT européennes ESeC – dont l’implé- sans être contraint de décrire toutes autant qu’Eurostat. mentation standard est proposée à les professions de manière extrême-partciro ddae l a deC IlTaP  CI TPs oipt arc loenss aÉctraétes  ment fine. Cest sur ce genre dobs-Une solution consensuelle entre INS amue mbresg.e On ne dipose pas dune tacles que la CITP-68, identifiant plus pour le classement des commer-lassification commsunautaire, mais de 1 500 professions, avait montré çants, par exemple, aurait pu y être c ses limites. Ainsi, de nombreuses imaginée pour satisfaire autant les une interprétation commune de la professions pourraient être utilement Pays-Bas – où le commerce s’effec- nouvelle CITP peut être recherchée. précisées avec une information sur tue essentiellement dans de grands le secteur d’activités. Parmi les enca-établissements de vente – que la drants, bien sûr, mais aussi pour les France ou l’Espagne – qui dispo-Vers une interprétation« cadres non encadrants » (ingénieurs sent d’importants réseaux de petitseuropéenne de la CITP-08 ?de la circulation routière,…) voire pour détaillants. Une telle solution aurait des « non-cadres » (secrétaires…). La pu être proposée au BIT, avec une Plusieurs pistes classiques sont envi- distinction public/privé, non prévue chance non négligeable d’être rete- sageables pour faire converger les par la CITP, deviendrait possible. nue par les autres États. L’émergence codages des pays de l’Union dans la de ce type de consensus au niveau nouvelle CITP. Autre voie de progrès :l’enrichisse-européen aurait peut-être permis aument et l’harmonisation de l’index BIT, dans une phase relativement La des professions alphabétiquecréation d’un niveau supplé-. Il est précoce du processus, de faire desmentaire de la CITP clair de permettraitque l’index standard du BIT, bien propositions pertinentes. cerner des catégories spécifiques qu’existant en anglais, en français
Courrier des statistiques n° 125, novembre-décembre 2008
25
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.