La Communauté de Communes du Nord de la Martinique

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La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique Contour de la zone “Communes du Nord” Contour des zones SAR Typologie des communes Pôles urbains Communes multipolarisées Pôles de l’emploi espace rural Communes à dominante rurale Copyright IGN - Insee 2006 La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique Avant-propos la Martinique, le programme d'ini- particularismes socio-économiques du Nord tiative communautaire EQUAL Martinique. A l'initiative de la Boutique de Proxi'Nord, financé par le FSE, Gestion, cette étude met en lumière les vise à améliorer et développer enjeux pour le territoire et vise à fournir auxA l'offre de services de proximité à acteurs locaux, des éléments de prospective la population et aux entreprises sur le terri- et d'aide à la décision pour le développement toire de la Communauté de Communes du local du secteur des services à la personne. Nord de la Martinique (la CCNM). La configu- En Métropole, le secteur compte 1,3 million ration du territoire, le contexte national d'emplois et connaît une forte croissance de faborable au développement des services à ses effectifs depuis les années 90. Il recouvre la personne, les initiatives publiques et pri- un large éventail de métiers contribuant au vées ont induit une offre essentiellement mieux-être des personnes sur leurs lieux de centrée sur les services à la personne.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Contour de la zone “Communes du Nord”
Contour des zones SAR
Typologie des communes
Pôles urbains
Communes multipolarisées
Pôles de l’emploi espace rural
Communes à dominante rurale
Copyright IGN - Insee 2006La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Avant-propos
la Martinique, le programme d'ini- particularismes socio-économiques du Nord
tiative communautaire EQUAL Martinique. A l'initiative de la Boutique de
Proxi'Nord, financé par le FSE, Gestion, cette étude met en lumière les
vise à améliorer et développer enjeux pour le territoire et vise à fournir auxA
l'offre de services de proximité à acteurs locaux, des éléments de prospective
la population et aux entreprises sur le terri- et d'aide à la décision pour le développement
toire de la Communauté de Communes du local du secteur des services à la personne.
Nord de la Martinique (la CCNM). La configu- En Métropole, le secteur compte 1,3 million
ration du territoire, le contexte national d'emplois et connaît une forte croissance de
faborable au développement des services à ses effectifs depuis les années 90. Il recouvre
la personne, les initiatives publiques et pri- un large éventail de métiers contribuant au
vées ont induit une offre essentiellement mieux-être des personnes sur leurs lieux de
centrée sur les services à la personne. Dans vie - à leur domicile, sur leur lieu de travail ou
ce cadre, l'Insee et la Boutique de Gestion se de loisirs : garde d'enfants, soutien scolaire,
sont associés pour dresser un panorama de assistance à domicile des personnes dépen-
ce territoire. dantes, portage de repas, accompagnement
Tirant parti des capacités d'expertise des et transport, conciergerie d'entreprise, gar-
deux organismes, ce document synthétise les diennage, entretien du cadre de vie, bien-
principales caractéristiques et souligne les être et esthétique, etc.
Avant-propos.......................................................................................................... p. 1
Introduction........................................................................................................... p. 2
Territoire
Un territoire partagé entre l’espace rural au Nord et l’aire urbaine
de Fort-de-France .......................................................................................... P. 3
Un espace à deux vitesses ............................................................................ p. 4
Population
Des dynamiques démographiques très différentes....................................... p. 6
L’appareil productif et l’emploi
Une structure d’emploi ouvrière ................................................................... p. 13
Une demande d’emploi peu qualifiée par rapport à la région....................... p. 14
Revenus
Des revenus plus faibles qu’en moyenne régionale ..................................... p. 17
Les finances publiques locales
Un endettement modéré ............................................................................... p. 19
Des recettes de fiscalité peu élevées ............................................................ p. 19
Conclusion............................................................................................................. p. 21
Annexe : les équipements de la CCNM.................................................................. p. 22
1La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Introduction
omposé de trois bassins d'emploi, le terri- productif local pourvoit une majorité d'emplois
toire de la CCNM est partagé entre un publics. Le secteur privé, dominé par l'activité agri-
monde rural au Nord qui tente de maintenir cole et la filière agroalimentaire, est trop peu diversi-
une activité agricole en recul et un espace fié pour rendre le territoire plus autonome en termesC
urbain en développement qui continue à d'emploi. Il est cependant en voie de mutation avec un
attirer les populations. Cette situation a des implica- développement du secteur tertiaire marchand. La
tions sur la cohésion globale du territoire, en matière diversification des activités sur de nouveaux pôles
d'habitat, de déplacements et de transports, de res- serait de nature à rééquilibrer ce territoire au bénéfice
sources financières des communes ou de liens de l'ensemble des communes qui le composent. Elle
sociaux. Au cours des quarante dernières années, la permettrait également d'attirer des actifs plus quali-
population de la CCNM a augmenté faiblement. La fiés et de répondre à une demande globale de servi-
plupart des communes du Nord ont perdu des habi- ces à la personne.
tants, celles du centre atlantique en ont gagné. Cette structure productive particulière, fortement
L'accroissement naturel n'a pas permis de compenser marquée par la tradition, est peu favorable à la crois-
les départs massifs. Les déménagements et l'augmen- sance de l'emploi. Il en résulte un chômage élevé et
tation des déplacements domicile-travail qu'ils engen- une proportion importante de chômeurs de longue
drent posent un certain nombre de questions en durée chez les jeunes notamment et les femmes. Le
matière de transports notamment. développement des activités de proximité devrait per-
L'un des éléments marquants est le départ des jeunes mettre de créer des emplois en réponse à la demande
de ce territoire et le vieillissement concomitant des locale des non qualifiés. La mise en œuvre de ces poli-
populations accentué par l'arrivée de retraités. C'est tiques de développement s'inscrit dans la durée car
un enjeu important dans les années futures. l'évolution de la structure économique ne peut se
Très concentré sur quelques pôles d'emploi, l'appareil faire que progressivement.
Les trois bassins d'emploi de la CCNM
2La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Territoire
UN TERRITOIRE PARTAGÉ ENTRE L'ESPACE RURAL AU NORD
ET L'AIRE URBAINE DE FORT-DE-FRANCE
Répartition géographique de la population en 1999ntre mer et volcan, la Communauté de
Communes du Nord de la Martinique
(CCNM) - 18 communes et 108 470 habitants -
couvre près de la moitié de la surface de laE
Martinique et abrite plus du quart de sa
2population : 28,4 % des habitants de l'île sur 548 km .
L'identité du territoire est marquée par son patrimoine
naturel et paysager : son relief montagneux polarisé
par la Montagne Pelée et ses espaces naturels en font
le poumon vert de la Martinique.
Par rapport au reste du département, le Nord
Martinique se caractérise par une moins forte densité
de population et un espace à vocation agricole impor-
Contour de la zone Nordtant. Toutefois, les quatre communes les plus peuplées,
21 240
représentant 1/3 du territoire de la Communauté de 7 080
communes et 60 % de sa population, sont intégrées
dans l'aire urbaine de Fort de France.
Copyright IGN - Insee 2005
Traditionnellement rural, le territoire s'est développé
de manière inégale tant du point de vue démographi-
Source INSEE, recensement de la population 1999. que qu'économique, aboutissant à un déséquilibre
entre l'est et l'ouest. Il est structuré autour de trois
principaux pôles d'emploi où le tertiaire non marchand façade Atlantique. Avec ses 64 893 habitants, la densité
domine (hôpital, mairie, enseignement) et côtoie un de population sur le Centre Atlantique est équivalente
2secteur agricole bien représenté : la Trinité, le Robert et à celle de la Martinique, 338 hab./Km, contre
2Ste Marie. Tous trois sont situés dans la zone d'emploi 189 hab./Km sur l'ensemble de la CCNM.
du Centre Atlantique. Dans les deux autres zones d'em- Il est probable que cette avancée de l'agglomération
ploi de la CCNM, le Nord Atlantique et le Nord Caraïbe, foyalaise vers le Nord se poursuive, notamment en rai-
les plus gros pôles sont Le Lorrain et Basse-Pointe pour son d'une plus forte pression foncière. Il est vraisem-
la première et Saint-Pierre et Morne-Rouge pour la blable aussi qu'elle soit freinée, de manière naturelle,
seconde. De taille plus réduite, ce sont des pôles d'em- par la barrière montagneuse des Pitons du Carbet.
ploi de l'espace rural.
2 Nombre de personnesLe Nord Caraïbe (23 464 habitants - 210,3 Km )
Robert (Le) (97222) 21 174regroupe huit communes : Bellefontaine, Case-Pilote,
Sainte-Marie (97228) 20 087Fonds Saint-Denis, Le Carbet, Le Prêcheur, Morne-
Trinité (La) (97230) 12 883Rouge, Morne-Vert et Saint-Pierre.
Gros-Morne (97212) 10 633Marqué par l'éruption de la Pelée en 1902 et fragilisé
Lorrain (Le) (97214) 8 234par ce risque volcanique encore présent, le Nord
Morne-Rouge (Le) (97218) 5 392Caraïbe, souffre depuis, d'un déficit d'équipements
Saint-Pierre (97225) 4 439structurants qui ralentit son développement.
Basse-Pointe (97203) 4 184Ajoupa Bouillon, Basse-Pointe, Grand-Rivière, Le
Case-Pilote (97205) 4 046Lorrain, Le Marigot et Macouba forment un Nord
2 Marigot (Le) (97216) 3 655Atlantique (20 113 habitants - 145,7 km ) qui conforte
Carbet (Le) (97204) 3 315son assise rurale et tente de maintenir une activité agri-
Morne-Vert (Le) (97233) 1 934cole qui recule inexorablement.
Prêcheur (Le) (97219) 1 844En revanche, le Centre Atlantique, entièrement intégré
Ajoupa-Bouillon (L’) (97201) 1 761dans l'aire urbaine de Fort de France, concentre désor-
Bellefontaine (97234) 1 521mais l'essentiel de l'activité industrielle et l'offre de
2 Macouba (97125) 1 389services du territoire. Etendue sur 192 km , la zone for-
Fonds-Saint-Denis (97208) 945mée de Gros-Morne, Le Robert, Sainte-Marie et Trinité
Grand’Rivière (97211) 880s'est fortement développée sous l'effet d'un phéno-
Total 108 316mène de périurbanisation du Centre Martinique vers la
3La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Territoire
Localisation des emplois en 1999 Un territoire partagé entre l'espace rural
au Nord et l'aire urbaine
Les zones SAR Martinique
Contour de la zone “Communes du Nord”Contour de la zone Nord
Contour des zones SAR
4 500
1 500
Typologie des communes
Pôles urbains
Communes multipolarisées
Pôles de l’emploi espace rural
Communes à dominante rurale
Copyright IGN - Insee 2005 Copyright IGN - Insee 2006
Source INSEE, recensement de la population 1999. Source INSEE, recensement de la population 1999.
tiellement en Centre Agglomération, près de 3 500 per-UN ESPACE À DEUX VITESSES
sonnes viennent y travailler. Il est vrai que le poids éco-
nomique de l'agglomération foyalaise conditionne très
Les voies de communication intérieures sont peu déve- largement ces navettes domicile-travail. Près de 5 740
loppées. Les deux principaux axes routiers, la RN1 sur la personnes actives quittent le Centre Atlantique chaque
côte Atlantique et la RN2 sur la façade Caraïbe sont lit- jour pour se rendre à leur travail en Centre
toraux et concentrent le trafic automobile de manière Agglomération (1 475 font le chemin inverse), près de
croissante, notamment à proximité du Centre 2 170 résidents du Nord Caraïbe et plus de 600 du Nord
Agglomération. Cet état de fait ne favorise pas les Atlantique font de même. En revanche, les relations
échanges entre l'ouest et l'est du Nord Martinique et entre les trois zones d'emploi qui composent la CCNM
pénalise l'ensemble du territoire ; non seulement dans sont peu nombreuses. Elles sont néanmoins équili-
sa quête d'une cohésion propre mais également dans brées.
la recherche d'une relative autonomie par rapport à une L'influence économique de la CCNM sur le reste de l'île
agglomération foyalaise dont le pouvoir d'attraction est par ailleurs assez diffuse à mesure que l'on se rap-
reste fort. Il en résulte une situation de fracture interne proche de l'agglomération de Fort de France : peu d'ac-
au territoire, contribuant à enclaver le Nord Caraïbe par tifs résidant hors de la CCNM viennent y travailler. Dans
rapport aux deux autres zones, pénalisant aussi la leurs déplacements domicile-travail, les actifs du Nord
relance du Nord Atlantique. L'étude des déplacements constituent une part importante des actifs martiniquais
domicile-travail illustre bien cette situation. Le territoire ne possédant aucun mode de transport : 31,4 %. Ils
compte 24 500 emplois au dernier recensement pour sont également plus nombreux à se rendre à pied sur
une population d'actifs occupés de 30 600 personnes. leur lieu de travail (13,7 % sur le territoire contre 8,6 %
Le territoire n'est pas autonome en termes d'emploi et en Martinique). Cette tendance est surtout frappante
relativement peu attractif : plus de 9 500 actifs rési- dans le Nord Atlantique et concerne 1 actif sur 5. En
dents travaillent en dehors de la CCNM (31 %), essen- outre, dans le Nord Martinique, le taux d'équipement
4La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Territoire
en automobiles est moindre. Les ménages les mieux
motorisés sont ceux qui résident en proche périphérie
Enjeux : Le territoire de la CCNM est partagédu Centre Agglomération. Les communes les plus extrê-
entre un espace urbain qui se développe et l'es-mes de la Martinique telles que Grand-Rivière et
pace rural qui devient plus dépendant et moinsMacouba sur le Nord Atlantique et Le Prêcheur sur le
attractif. Les trois bassins d'emploi ont peu deNord Caraïbe sont celles qui s'équipent le moins. Il faut
relations entre eux mais elles sont équilibrées.préciser que dans ces communes, les retraités et les
Chacun des territoires demeure durablementpersonnes sans activité sont aussi plus nombreux
attiré par l'agglomération foyalaise dont le poidsqu'ailleurs.
économique est grandissant. Le risque d'encla-Ces constats peuvent être interprétés comme le reflet
vement du grand Nord sera d'autant plus fort qued'un espace à deux vitesses sur le territoire.
les appareils productifs locaux seront peu diver-D'une part, les populations du Centre Atlantique et des
sifiés conduisant de plus en plus d'actifs à l'exté-communes du Nord Caraïbe restent durablement atti-
rieur et rendant l'économie locale plus résiden-rées par l'agglomération foyalaise. D'autre part, les
tielle. communes à dominante rurale du Nord Atlantique et du
Nord Caraïbe semblent avoir développé une relative
autonomie , privilégiant un mode de vie de proximité.
Zone d’influence des Communes du Nord Martinique en matière d’emploi
Contour de la zone “Communes du Nord”
Contour des zones SAR
Part des actifs ayant un emploi
travaillant dans la zone “communes du Nord”
85-95
70-85
50-70
Copyright IGN - Insee 200530-50
0-30
Note de lecture : part des actifs ayant un emploi travaillant dans la CCNM.
Source INSEE, recensement de la population 1999
5La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Population
DES DYNAMIQUES DÉMOGRAPHIQUES TRÈS DIFFÉRENTES
u cours des 40 dernières années, la popula- Evolution de la population 1975 - 1999
tion du Nord de la Martinique a augmenté
de 12,3 %. En 1999, le territoire comptait
près de 11 900 habitants de plus qu'en 1961.
Globalement, cette faible croissance démo-A
graphique est liée à un solde naturel excé-
Sainte-Mariedentaire qui a permis de compenser les départs mas- Saint-Pierre
sifs qu'ont connus la Martinique et la CCNM durant les
années 60 et 70 (départs vers la France hexagonale
ainsi que vers le Centre Agglomération). A l'image de la La Trinité
région, le solde migratoire a donc été déficitaire Le Robert
jusqu'au début des années 80 (-2 % en moyenne par
an), mais depuis 20 ans, les mouvements migratoires
sont nettement moins déséquilibrés : entre 1974 et
1982, le territoire perdait 13 538 habitants contre 846
entre 1982 et 1990. La croissance démographique redé-
marre sous l'effet de ce mouvement et de l'accroisse- Contour de la zone “Communes du Nord”
ment naturel (+ 0,9 % en moyenne par an, ce taux a 7 600
2 500cependant été divisé par 2,5 en 40 ans mais demeure
bien plus élevé qu'en France continentale : 0,36 %/an).
Cette évolution globale masque des disparités sensi- Positif
bles au sein de la CCNM. Le Centre Atlantique est la Négatif
seule zone d'emploi en progression. En effet, hormis le
Robert, Trinité et le Carbet, les communes du Nord
Copyright IGN - Insee 2005
Martinique subissent un dépeuplement progressif et
Source INSEE, recensements de la population
durable. Au cours des années 90, seul le Centre
Atlantique enregistre un solde migratoire positif
graphique important, justifié par une croissance de(0,13 %/an) et gagne 727 habitants. Cette zone d'em-
l'emploi et l'arrivée de nouveaux résidents en prove-ploi du Centre Atlantique et une partie du Nord Caraïbe
nance de l'agglomération foyalaise. En particulier, le(Case Pilote notamment), connaissent un essor démo-
Robert voit sa population augmenter de 20 % et le nom-
bre de résidences principales croître de 42 %.12 000 habitants de plus dans le Nord Martinique
Dans le Nord Caraïbe, l'exode est le plus net avec 1 718Evolution de la population au cours des
habitants de moins en une décennie.40 dernières années
C'est grâce à l'accroissement naturel que s'est mainte-140
nue la population, avec des différences notables : alors
que la plupart des autres communes de la zone
130
gagnent des habitants, Le Prêcheur et Saint Pierre enre-Martinique
gistrent les plus fortes baisses de population de tout le
120 département. En outre, 84 % des habitants n'ont pas
Centre
quitté la zone au cours des années 90. Enfin, dans leAtlantique
Nord-Atlantique, la croissance démographique est en110
net recul : non seulement le solde migratoire est néga-
CCNM
tif de manière continue depuis les années 80, mais les
100
facteurs démographiques naturels ne sont guère favo-
Nord Caraïbe rables. La zone est aussi marquée par une faible mobi-
90 lité de ses habitants : près de 90 % d'entre eux n'ont
Nord Atlantique pas quitté leur lieu de résidence, du fait notamment
80 d'une forte proportion de retraités.
1961 1967 1974 1982 1990 1999
Base 100 en 1961
Source : INSEE, recensements de la population.
6La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Population
CCNM MARTINIQUE
Composantes du taux de variation Composantes du taux de variation
Taux annuels moyens Taux annuels moyens
3,0 3,0
2,0 2,0
1,0 1,0
0,0 0,0
-1,0 -1,0
-2,0 -2,0
61-67 67-74 74-82 82-90 90-99 61-67 67-74 74-82 82-90 90-99
Solde migratoire Solde migratoireSolde naturel Solde naturel
Source INSEE, recensements de la population Source INSEE, recensements de la population
A la fin de la précédente décennie, la structure par âge ans environ et cette tendance s'accentue avec l'âge.
dans le Nord Martinique est assez similaire à celle du Suivant la tendance nationale, le vieillissement de la
département : 30 % de la population a moins de 20 ans, population se poursuit car les conditions de vie se sont
52 % entre 20 à 59 ans et 18 % a 60 ans et plus. Le taux également améliorées sur le territoire. En Centre
de natalité, même s'il n'a cessé de décroître ces derniè- Atlantique, plus de 10 600 personnes ont 60 ans et plus.
res décennies, justifie cette jeunesse du territoire. Plus Mais c'est dans le Nord Atlantique que les seniors sont
de la moitié de cette population est composée de fem- proportionnellement les plus nombreux : ils représentent
mes : moins nombreuses aux premières années de la vie, 21,3 % de la population contre 18 % sur l'ensemble du
elles sont quantitativement prédominantes à partir de 25 territoire et 16,6 % pour le département.
Dans le Nord Caraïbe, la commune du Prêcheur a une
Un vieillissement marqué de la population structuration démographique symptomatique de l'en-
Structure par sexe et âge de la population du Nord Martinique semble du territoire : près d'un tiers de la population a
moins de 20 ans et 10 % plus de 75 ans (6 % pour la105
100 CCNM comme en Martinique).
95
90
FemmesHommes 85
80 A long terme, la CCNM devrait compter près d'un tiers
75 de jeunes en moins dans une région où leur nombre70
65 devrait baisser d'un quart. Le nombre de seniors
60
55 devrait doubler à l'horizon 2030 suivant ainsi l'évolu-
50
45 tion régionale. En outre, on peut anticiper un probable
40
déséquilibre démographique entre les bassins d'em-35
30 ploi de la CCNM si les tendances passées se poursui-
251990
20 vent. Le grand Nord perdrait entre 12 et 15 % de sa
15
10 population, alors que le Centre Atlantique poursuivrait
5
sa progression (de l'ordre de 20 %) permettant au terri-0
6 000 5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 0 0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 toire de la CCNM de gagner 6 à 7 % d'habitants supplé-
Source INSEE, recensement de la population 1999 mentaires.
7La Communauté de Communes du Nord de la Martinique : Vers un nouvel élan économique
Population
A long terme, un probable déséquilibre démographique
entre les bassins d'emploi de la CCNM si les tendances se poursuivent
Projections de population
125
Centre
120
Atlantique
115
110
Martinique
105
CCNM
100
95
Nord Caraïbe
90
Nord Atlantique
85
80
2000 2010 2020 2030
Base 100 en 2000, source INSEE, Omphale.
Note : Les présentes projections de population reposent sur des hypothèses de reconduction des tendances
passées tant en termes de fécondité et d'accroissement naturel qu'en termes de mobilité résidentielle.
A long terme 30% de jeunes en moins mais deux fois plus de seniors
Évolution de la population
450 000
400 000
38 718 50 281 73 16129 017
350 000
46 589
59 943 85 748 95 819300 000
250 000
165 980
200 000
151 535165 964
131 035
150 000
50 479
100 000
54 081 46 599
39 920
50 000
88 732 76 102 67 815 64 633
0
2000 2010 2020 2030
Moins de 15 ans De 15 à 24 ans De 25 à 54 ans De 55 à 69 ans 70 ans et plus
Source INSEE, Omphale.
Les enjeux de territoires : en lien avec le déséquilibre démographique, les populations se sont concentrées au
centre de l'île. Dans la continuité du phénomène de périurbanisation observé depuis 25 ans, il est probable que
ce phénomène se poursuive. A l'inverse et dans le même temps, le grand Nord continue à perdre des habitants
en raison du vieillissement de la population mais également par manque d'attractivité économique. Les dispari-
tés internes sont d'autant plus marquées que l'économie locale du Nord, résidentielle et peu diversifiée, est
dépendante de l'extérieur et du centre en particulier qui, lui, concentre activités, logements, capital productif ou
revenus. Compte tenu de cette dépendance, et dans un contexte d'étalement urbain, la gestion des espaces et
la répartition équilibrée des équipements structurants constitue de véritables enjeux de développement du ter-
ritoire.
8

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