La conjoncture en Basse-Normandie au deuxième trimestre 2010. L'industrie remonte, pas l'emploi.

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La conjoncture en Basse-Normandie au deuxième trimestre 2010 L'industrie remonte, pas l'emploi Après + 0,2 % au premier trimestre, la croissance du Produit inté- rieur brut en volume a été revue à la hausse en septembre, elle atteint Bien que toujours en deçà du niveau d’avant la crise, l’activité économique bas-normande + 0,7 % au deuxième trimestre. s’est renforcée au deuxième trimestre. Cette évolution devrait être confirmée au L’économie française tire ainsi troisième trimestre. Sous l’effet des politiques de relance et surtout de la reprise profit de la relance européenne, européenne, notamment outre-Rhin, la production industrielle a progressé de façon impulsée par la forte croissance plus soutenue. Le commerce et les services ont également enregistré une remontée, allemande. alors que la reprise tarde dans la construction. Le bon résultat économique du Après un démarrage lent au premier trimestre, l’industrie régionale enregistre, deuxième trimestre est le fait depuis le mois de mai, une croissance plus soutenue, en ligne avec l’amélioration d’une reprise de l’investissement générale constatée au niveau national. La reprise de la demande, pressentie dès la des entreprises (+ 0,8 %, après fin de l’hiver par les industriels, a renfloué les carnets de commandes et donne de la huit trimestres consécutifs de con- visibilité aux entreprises.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La conjoncture en Basse-Normandie
au deuxième trimestre 2010
L'industrie remonte,
pas l'emploi
Après + 0,2 % au premier trimestre,
la croissance du Produit inté-
rieur brut en volume a été revue à
la hausse en septembre, elle atteint Bien que toujours en deçà du niveau d’avant la crise, l’activité économique bas-normande
+ 0,7 % au deuxième trimestre. s’est renforcée au deuxième trimestre. Cette évolution devrait être confirmée au
L’économie française tire ainsi troisième trimestre. Sous l’effet des politiques de relance et surtout de la reprise
profit de la relance européenne, européenne, notamment outre-Rhin, la production industrielle a progressé de façon
impulsée par la forte croissance plus soutenue. Le commerce et les services ont également enregistré une remontée,
allemande. alors que la reprise tarde dans la construction.
Le bon résultat économique du
Après un démarrage lent au premier trimestre, l’industrie régionale enregistre,
deuxième trimestre est le fait depuis le mois de mai, une croissance plus soutenue, en ligne avec l’amélioration
d’une reprise de l’investissement générale constatée au niveau national. La reprise de la demande, pressentie dès la
des entreprises (+ 0,8 %, après
fin de l’hiver par les industriels, a renfloué les carnets de commandes et donne de la
huit trimestres consécutifs de con- visibilité aux entreprises. La production d’équipements électriques et électroniques
traction) et d’une relance de la a enregistré la plus forte hausse sur la période. La situation dans le secteur du matériel
production, avec une progression
de transport, notamment l’industrie automobile, s’est également renforcée, avec une
plus modérée des dépenses de nette hausse des commandes.
consommation (+ 0,3 %). Le solde
commercial se dégrade en re-
Le taux d’utilisation des capacités de production a gagné trois points sur le trimestre,
vanche et contribue ainsi négati- mais s’affiche toujours en dessous de la moyenne sur longue période.
vement à la croissance du PIB
(- 0,3 point après + 0,6 point au pre-
Le secteur de la construction est encore pénalisé par une activité peu vigoureuse sur
mier trimestre). Cet effet est plus le marché du neuf. La durée moyenne du carnet de commandes se maintient.
que compensé par la hausse des
stocks des entreprises (+ 0,6 point).
Pour le commerce, le deuxième trimestre a enregistré une hausse plus soutenue en
termes de chiffres d’affaires. Les services marchands, plus particulièrement dans les
L’emploi permanent des secteurs
services aux entreprises, connaissent une hausse sensible d’activité.
marchands non agricoles est
quasiment stable par rapport au
En données corrigées des variations saisonnières, l’emploi salarié permanent se
premier trimestre, tandis que la
maintient par rapport au premier trimestre, grâce notamment à une stabilisation
reconstitution des effectifs intéri-
deseffectifssalariésdel’industrie.Leseffectifs de personnels intérimaires sont stables
maires se poursuit.
au deuxième trimestre, après un fort rebond au trimestre précédent.
Au deuxième trimestre le taux
Le taux de chômage régional s’élevait à 8,8 % au deuxième trimestre, en baisse de
de chômage diminue légère-
0,1 point par rapport au trimestre précédent. Le nombre de demandeurs d’emploi
ment, à 9,3 % de la population ac-
de catégorie A, en données corrigées des variations saisonnières, s’élevait à 56 265
tive en France métropolitaine
personnes fin août, en hausse de 3,6 % à un an d’écart alors que le niveau France
(9,7 % avec les Dom), mais cette
métropolitaine était de + 4,7 %.
évolution à la baisse semble
Dragos IOAN
enrayée depuis le mois d’août.
Insee
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELa production industrielle en hausse
L’activité industrielle régionale a enregistré un regain sensible au
cours du deuxième trimestre, bien que non généralisé. C’est le
secteur des équipements électriques, électroniques, informati-
ques et autres machines qui a le plus bénéficié de l’amélioration
de la demande. Dans le secteur agroalimentaire les plans de
charge ont augmenté aussi au cours du deuxième trimestre. Le
secteur des autres produits industriels (regroupant le textile, le
bois et papier, le caoutchouc et la métallurgie) a enregistré une
évolution positive, de plus faible ampleur, faisant suite à une
baisse d’activité moins forte que dans le cas du secteur automobile
en 2009.
Le taux moyen d’utilisation des capacités de production a aug-
menté de 3 points sur le trimestre, mais se situe encore 8 points
en dessous de sa moyenne de long terme.
Des carnets proches de la normale
Bien quelaproductionn’ait pasencoreretrouvéleniveau
d’avant la crise, les carnets de commandes sont depuis peu jugés
proches de leur niveau normal dans la plupart des secteurs indus-
triels. Exception notable : le secteur automobile. La situation s’y est
améliorée aussi, sans toutefois combler l’écart qui le sépare des
autres industries en raison de la forte chute subie en 2009.
L’évolution de la production du secteur a été en effet inégale
ces derniers mois et les stocks de produits finis sont bas. Les in-
dustriels tablent sur une reprise plus vigoureuse à partir du mois
de septembre.
Le secteur du lait remonte
La production du secteur agroalimentaire dans son ensemble
connait une évolution positive au deuxième trimestre. Les ventes
du secteur du lait ont encore progressé au deuxième trimestre de
façon soutenue (+ 3,2 %), tandis que l’indice de chiffre d’affaires
des entreprises du secteur des viandes a enregistré un recul de
1 %. Les carnets de commandes du secteur, étoffés pour le lait
depuis plusieurs mois déjà, apparaissent moins garnis pour la
viande, où un affaiblissement de la demande s’est fait sentir au
courant de l’été.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEConjoncture régionale
septembre 2010
La construction tarde à redémarrer
La situation du secteur de la construction est stable au cours du
deuxième trimestre. L’activité du bâtiment bas-normand
s’affiche toujours en retrait ; le chiffre d’affaires des entreprises
régionales se contracte légèrement sur le trimestre. Hormis une
certaine croissance d’activité dans le second œuvre constatée
ponctuellement, le contexte reste encore morose pour une majo-
rité d’entreprises artisanales du gros œuvre, notamment dans le
Calvados et dans l’Orne. Après un premier trimestre difficile, les
mises en chantier retrouvent des niveaux plus proches de la normale,
en raison notamment des programmes de logements collectifs.
La mise en construction des locaux industriels et d’affaires se
situe à des niveaux historiquement bas. La visibilité du secteur
dans son ensemble se maintient, avec des carnets de comman-
des qui couvrent toujours 4,4 mois en moyenne, contre 4,3 mois
l’année précédente à la même période.
Commerce et services aux entreprises en hausse
La conjoncture générale dans les services a continué de s’amélio-
rer en France au cours du deuxième trimestre, pour rester globa-
lement stable depuis. Le même constat s’applique aussi pour le
commerce de gros et, dans une moindre mesure, pour le com-
merce de détail hors commerce automobile. Ces évolutions se vé-
rifient aussi pour la région, où l’on note une forte hausse de
l’indice en valeur des ventes en grandes surfaces à prédominance
alimentaire, + 3,5 % à un trimestre d’écart et un fort recul des
immatriculations neuves, après une année 2009 exceptionnelle.
A l’image du transport routier de marchandises (+ 3,6 % en termes
de chiffre d’affaires), si les services techniques et de soutien aux
entreprises ont connu également une évolution positive, les servi-
ces aux personnes ont enregistré une hausse, du même ordre de
grandeur que celles observées habituellement au deuxième tri-
mestre. Toutefois, la fréquentation hôtelière, en forte hausse à
partir du mois de mai, apparaît en baisse de 2 % sur l’ensemble
du deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année
2009.
L’emploi salarié se maintient tout juste
Avec une activité industrielle en hausse depuis plusieurs mois, les
effectifs industriels se stabilisent au deuxième trimestre, après
sept trimestres de baisse continue. L’emploi salarié permanent ne
s’accroît pas pour autant en Basse-Normandie d’un trimestre sur
l’autre. En effet, la hausse des effectifs dans les services
(+ 0,3 %), est compensée par une baisse dans la construction
(- 0,9 %) et dans le commerce (- 0,2 %), alors que les effectifs in-
térimaires se maintiennent. En données corrigées des variations
saisonnières, l’emploi salarié total des secteurs marchands non
agricoles est stable d’un trimestre sur l’autre, alors qu’il s’accroît
de 0,1 % en France, grâce exclusivement à l’intérim.
Àunand’écart,leseffectifssalariésglobauxdessecteursmarchands
(intérim compris) sont en baisse de près de 0,2 % (environ 500
personnes).
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELe chômage ne recule pas vraiment
Compte tenu des données DEFM, la stabilisation du chômage,
entamée au premier trimestre, apparaît encore très fragile. Si le
taux de chômage calculé à partir de l’enquête emploi s’élevait à
8,8 % pour la Basse-Normandie au deuxième trimestre, en baisse
de 0,1 point par rapport au trimestre précédent, les flux de deman-
deurs d’emploi ne diminuent pas au deuxième trimestre. Ils sont
au contraire en hausse à la fin de l’été.
Le nombre de demandeurs d’emplois observés au mois d’août
enregistre en effet une évolution différente. Le nombre d’inscrits à
Pôle Emploi en catégorie A avait atteint au printemps (données
corrigées de variations saisonnières) le palier de 56 000 chômeurs,
sans descendre en dessous depuis. Cette population s’élevait en
août à 56 265 personnes, soit + 3,6 % à un an d’écart. Les évolu-
tions de la structure des demandeurs d’emploi observées au pre-
mier trimestre se prolongent au deuxième.
Ainsi, dans le total des demandeurs d’emploi les moins de 25 ans ne représentent plus que 18,4 % contre 23 % fin 2009, tandis
que le groupe des plus de 50 ans reste stable à environ 19 %. Pour ces derniers, particulièrement pour les hommes, la durée de
chômage s’allonge.
Rédaction achevée le 29 septembre 2010
Le taux d’utilisation des capacités de production, le niveau des carnets
de commandes et des stocks sont calculés à partir de l’enquête conjoncture
DIRECTION
réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une
REGIONALE DE L'INSEE
moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions
DE BASSE-NORMANDIE (une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse
par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des est faite selon
93, rue de Geôle
le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’ef-14052 CAEN CEDEX 4
fectifs et de chiffre d’affaires), ensuite par le poids respectif du secteur dans leTél. : 02.31.15.11.00
Fax : 02.31.15.11.80 total. Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 en-
treprises représentatives de l'industrie régionale.
www.insee.fr/basse-normandie
Les indices de chiffre d’affaires sont calculés à partir des déclarations fisca-
les mensuelles (source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie im-Directrice régionale :
Maryse CHODORGE portante de leur activité sont situés dans la région. Les courbes représentent la
tendance après désaisonnalisation des valeurs brutes.
Service études et diffusion :
L’évolution des effectifs salariés est calculée à partir des données trimestriel-Julien BECHTEL
les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonnalisées.
Rédacteur en Chef : Le taux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens du
Didier BERTHELOT
Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi en
continu et en adoptant les critères européens plus restrictifs. Est définie comme
Composition PAO :
chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se-Marie-Isabelle LARDET, Françoise LEROND
maine déterminée, être à la recherche active d’emploi et être disponible dans les
Crédit photos : 15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
nale d'agriculture ; Comité départemental du
tourisme de la Manche.
Attaché de presse :
Philippe LEMARCHAND Cette analyse trimestrielle est réalisée par la Direction régionale de l'Insee de
02.31.15.11.14 Basse-Normandie, en lien avec la Banque de France et la Direction régionale des
entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi.
© INSEE 2010

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