La conjoncture en Basse-Normandie au premier trimestre 2010. Progression limitée de l'activité économique

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La conjoncture en Basse-Normandie au premier trimestre 2010 Progressionlimitéede l'activitééconomique Après le rebond enregistré au quatrième trimestre, le Produit Intérieur Brut s’accroît au premier L’activité économique a enregistré une évolution modérée au cours du premier tri- trimestre 2010 de seulement 0,1 %, mestre 2010. Pour quelques secteurs industriels la production a continué de s’ac- en raison de la stagnation de la croître modérément, de même que le commerce et les services poursuivent consommation intérieure (contre- globalement une évolution positive. coup de la prime à la casse et lé- La poursuite de la fragile amélioration de la situation économique ne s’est en re-gère baisse du pouvoir d’achat) et vanche pas accompagnée d’une vraie reprise de l’emploi, le marché du travail de-d’une évolution très faible de la production industrielle. Seul le meurant encore difficile malgré un rebond des embauches en intérim. commerce extérieur contribue po- L’industrie régionale a continué en ce début d’année de regagner un peu du terrain sitivement à l’évolution du PIB, perdu en cinq trimestres de récession, sans pour autant s’engager dans une véri- l’investissement n’ayant toujours table reprise. En effet, la demande globale tarde à redémarrer, bien que les indus- pas repris. triels se montrent un peu plus confiants depuis plusieurs mois déjà et comptent sur un rebond à partir du deuxième trimestre.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La conjoncture en Basse-Normandie
au premier trimestre 2010
Progressionlimitéede
l'activitééconomique
Après le rebond enregistré au
quatrième trimestre, le Produit
Intérieur Brut s’accroît au premier L’activité économique a enregistré une évolution modérée au cours du premier tri-
trimestre 2010 de seulement 0,1 %,
mestre 2010. Pour quelques secteurs industriels la production a continué de s’ac-
en raison de la stagnation de la croître modérément, de même que le commerce et les services poursuivent
consommation intérieure (contre- globalement une évolution positive.
coup de la prime à la casse et lé-
La poursuite de la fragile amélioration de la situation économique ne s’est en re-gère baisse du pouvoir d’achat) et
vanche pas accompagnée d’une vraie reprise de l’emploi, le marché du travail de-d’une évolution très faible de la
production industrielle. Seul le meurant encore difficile malgré un rebond des embauches en intérim.
commerce extérieur contribue po-
L’industrie régionale a continué en ce début d’année de regagner un peu du terrain
sitivement à l’évolution du PIB,
perdu en cinq trimestres de récession, sans pour autant s’engager dans une véri-
l’investissement n’ayant toujours
table reprise. En effet, la demande globale tarde à redémarrer, bien que les indus-
pas repris.
triels se montrent un peu plus confiants depuis plusieurs mois déjà et comptent sur
un rebond à partir du deuxième trimestre. Les secteurs des biens intermédiaires et
L’emploi salarié des secteurs
des biens d’équipement ont enregistré, dans le prolongement du quatrième tri-
marchands non agricoles a
mestre, des commandes en hausse, tandis que le secteur automobile remonte tout
commencé à bénéficier des pre-
doucement. Dans ce contexte encore fragile pour beaucoup d’entreprises, le taux
miers effets de la reprise, enregis-
d’utilisation des capacités techniques stagne à un niveau bas par rapport à sa
trant une légère hausse, grâce au
moyenne de longue période.
tertiaire. Les destructions d’em-
plois industriels se poursuivent en La conjoncture dans la construction reste encore négative, bien qu’une légère re-
ce début d’année mais à un rythme prise des commandes soit visible au premier trimestre.
beaucoup moins soutenu qu’en
Le commerce enregistre globalement une légère hausse en termes de chiffres d’af-2009. La construction enregistre
faires au premier trimestre.
au premier trimestre une baisse
d'activité, ainsi que de ses effectifs En données corrigées de variations saisonnières, l’emploi salarié permanent a dimi-
salariés. Dans les services mar- nué de 0,3 % par rapport à la fin de l’année 2009. Toutefois, la forte hausse des ef-
chands l'activité s’accroît faible- fectifs intérimaires (+ 14 % sur un trimestre) fait que l’emploi global affiche tout de
ment, le vrai rebond étant attendu même une légère reprise de 0,2 % sur un trimestre.
au deuxième trimestre.
Le taux de chômage régional s’élevait à 8,9 % à la fin du premier trimestre, en
baisse de 0,1 point à un trimestre d’écart. Le nombre de demandeurs d’emploi caté-Au premier trimestre, le taux de
gorie A, en données CVS, augmente depuis la fin de l’année, pour atteindre le seuilchômage s’est stabilisé à 9,5 %
de 56 000 personnes fin mars 2010.de la population active en France
métropolitaine (9,9 % avec les Le nombre des défaillances d'entreprises entame depuis plusieurs mois une baisse
Dom), après six trimestres de forte confirmée au premier trimestre 2010.
hausse, soit 2,7 millions de
personnes. Dragos IOAN
Insee
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELa production industrielle augmente
moins qu’au trimestre précédent
L’activité industrielle régionale a enregistré en moyenne une très
faible hausse au premier trimestre, l’évolution de la production
étant plus marquée depuis dans quelques secteurs.
La production a augmenté légèrement dans les secteurs des
biens intermédiaires et des biens d’équipement, tandis que le
secteur automobile a connu un premier trimestre atone. Depuis
le mois de mai, l’évolution s’inscrit de nouveau en croissance. Le
même constat est valable pour le secteur des biens de consom-
mation. Le secteur agroalimentaire a été bien orienté au cours
de la période et la production s’est même renforcée ces derniers
mois, avec un niveau des carnets de commandes jugé enfin po-
sitif au mois de mai.
Le taux moyen d’utilisation des capacités n’a pas évolué sur le
trimestre, seule la situation des carnets de commandes s’est
améliorée quelque peu, sans toutefois devenir rassurante.
L’agroalimentaire proche du régime normal
Le secteur agroalimentaire a continué sur une évolution ascen-
dante au premier trimestre. Les ventes du secteur du lait ont pro-
gressé d’environ 3 % à un trimestre d’écart, tandis que l’indice de
chiffre d’affaires des entreprises du secteur des viandes s’est glo-
balement maintenu. Les carnets de commandes du secteur appa-
raissent les mieux garnis de toute l’industrie régionale et les
cadences de production devraient s’intensifier au deuxième
trimestre.
Le nombre de défaillances d’entreprises en baisse
Si le nombre de créations d’entreprises se maintient toujours élevé
grâce au dispositif de création en auto-entrepreneur, le nombre
de défaillances a entamé une décrue depuis le deuxième se-
mestre 2009.
Depuis le deuxième trimestre 2008 le nombre de défaillances
avait augmenté fortement, pour atteindre un pic au premier tri-
mestre 2009, soit + 50 % à un an décart. Cette évolution haus-
sière s’est renversée depuis, à l’instar des évolutions nationales,
le nombre de défaillances jugées au quatrième trimestre 2009
(253, soit 1,8 % du total France entière) étant comparable au
chiffre enregistré un an plus tôt.
Le retour au niveau d’avant crise est tout de même lent, au pre-
mier trimestre 2010 le nombre de défaillances publiées étant en-
core supérieur de 25 % à la moyenne trimestrielle observée
jusqu’en 2008.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEConjoncture régionale
juin 2010
Activité raffermie dans les services
Le chiffre d’affaires dans les commerces de détail et les services
personnels s’est légèrement accru au premier trimestre en
France. A la seule exception du commerce et réparation automo-
bile, les chiffres d’affaires ont évolué à la hausse en région aussi.
L’indice des chiffres d’affaires des grandes surfaces à prédomi-
nance alimentaire a augmenté très légèrement sur un trimestre,
0,5 %, mais le volume d’affaires du secteur reste quasiment
stable à un an d’écart et se situe encore 6 % en deçà du niveau at-
teint début 2008.
Les services à la personne enregistrent une évolution légèrement
favorable au premier trimestre, à l’image de la fréquentation hôte-
lière qui apparaît en légère hausse à un an d’écart (+ 1,8 %).
Les services aux entreprises, un peu plus sollicités à un an d’écart,
n'enregistrent quasiment pas de hausse au cours du premier tri-
mestre, sauf pour le travail temporaire, en fort rebond depuis le
début de l’année. L’activité des transporteurs routiers de mar-
chandises, en repli sur le trimestre, enregistre le même niveau en
termes de chiffre d’affaires à un an d’écart.
La construction fléchit de nouveau,
mais les carnets sont mieux garnis
Au premier trimestre, l’activité du bâtiment bas-normand s’af-
fiche toujours en baisse et le chiffre d’affaires des entreprises ré-
gionales est en léger retrait, sur un trimestre comme à un an
d’écart. Le contexte reste tendu pour l’ensemble des entreprises
dans les trois départements. Le repli, bien que moins prononcé,
se poursuit aussi dans le gros œuvre. Les mises en chantier ont
été particulièrement en retrait au premier trimestre (- 25 % à un
an d’écart), mais une évolution favorable s’esquisse depuis et le
deuxième trimestre devrait afficher des résultats bien meilleurs.
La visibilité du secteur s’améliore, avec des carnets de comman-
des qui couvrent 4,4 mois en moyenne, contre seulement 4
mois à la fin 2009. Les effectifs permanents diminuent encore à
un trimestre d’écart (- 0,2 %), mais cette évolution à la baisse
devrait être contenue prochainement.
L’emploi salarié remonte légèrement
grâce à la reprise de l’intérim
Avec une production industrielle en légère hausse depuis plu-
sieurs mois, la chute de l’emploi semble contenue. En données
corrigées de variations saisonnières, l’emploi salarié permanent
des secteurs marchands non agricoles enregistre une baisse de
0,3 % au premier trimestre. Grâce au rebond de l’intérim, l’emploi
total s’accroît tout de même de 0,2 %, après sept trimestres de
baisse continue.
Cette évolution est le résultat de deux dynamiques opposés. En
effet, les effectifs salariés de l’industrie diminuent encore forte-
ment (- 1,4 % sur un trimestre), nettement moins pour la cons-
truction (- 0,2 %), alors que le commerce et surtout les services
remontent. Il s’agit tout de même d’une hausse fragile, puisque
alimentée essentiellement par le fort rebond des effectifs intéri-
maires (+ 14 %). À un an d’écart, les effectifs salariés globaux des
secteurs marchands sont en baisse de 0,8 %, soit environ 2 500
personnes en moins.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELe chômage dans une phase de palier
Après une hausse presque ininterrompue pendant un an et demi,
le chômage semble se stabiliser depuis quelques mois, voire enta-
mer une légère décrue. En effet, le taux de chômage calculé à par-
tir de l’enquête emploi s’élevait en Basse-Normandie à 8,9 % de la
population active (9,5 % en France métropolitaine), en baisse de
0,1 point par rapport à la fin de l’année.
Le nombre de demandeurs d’emplois, dont la dernière observation
date du mois de mai, enregistre quant à lui une évolution diffé-
rente. Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi en catégorie A avait at-
teint en mars (données corrigées de variations saisonnières), le
chiffre de 56 000 chômeurs. Cette évolution, bien qu’en légère
hausse par rapport au quatrième trimestre 2009, + 1 %, est tout
de même à relativiser au vu des chiffres bruts. Fin mai, la hausse à
un an d’écart du nombre de DEFM catégorie A atteignait 3,6 % en
Basse-Normandie, contre7%en France métropolitaine.
Ces évolutions induisent un changement dans la structure par âge du chômage. Les moins de 25 ans bénéficient de la très légère
amélioration du marché du travail, ils représentent désormais 19 % du nombre total de demandeurs d’emploi catégorie A, contre
23 % à la fin de l’année 2009. En revanche, le chômage des plus de 50 ans se dégrade, cette catégorie représentant près de 20 %
du nombre total de chômeurs, contre seulement 16 % un an plus tôt.
Rédaction achevée le 30 juin 2010
Le taux d’utilisation des capacités de production, le niveau des carnets
de commandes et des stocks sont calculés à partir de l’enquête conjoncture
DIRECTION
réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une
REGIONALE DE L'INSEE
moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions
DE BASSE-NORMANDIE (une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse
par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des est faite selon
93, rue de Geôle
le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’ef-14052 CAEN CEDEX 4
fectifs et de chiffre d’affaires), ensuite par le poids respectif du secteur dans leTél. : 02.31.15.11.00
Fax : 02.31.15.11.80 total. Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 en-
treprises représentatives de l'industrie régionale.
www.insee.fr/basse-normandie
Les indices de chiffre d’affaires sont calculés à partir des déclarations fisca-
les mensuelles (source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie im-Directeur régional :
Michel GUILLEMET portante de leur activité sont situés dans la région. Les courbes représentent la
tendance après désaisonnalisation des valeurs brutes.
Service études et diffusion :
L’évolution des effectifs salariés est calculée à partir des données trimestriel-Julien BECHTEL
les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonnalisées.
Rédacteur en Chef : Le taux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens du
Didier BERTHELOT
Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi en
continu et en adoptant les critères européens plus restrictifs. Est définie comme
Composition PAO :
chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se-Marie-Isabelle LARDET, Françoise LEROND
maine déterminée, être à la recherche active d’emploi et être disponible dans les
Crédit photos : 15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
nale d'agriculture ; Comité départemental du
tourisme de la Manche.
Attaché de presse :
Philippe LEMARCHAND Cette analyse trimestrielle est réalisée par la Direction régionale de l'Insee de
02.31.15.11.14 Basse-Normandie, en lien avec la Banque de France et la Direction régionale des
entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi.
© INSEE 2010

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