La conjoncture en Basse-Normandie au quatrième trimestre 2010. La reprise se confirme

De
Publié par

La conjoncture en Basse-Normandie au quatrième trimestre 2010 La reprise se confirme Au quatrième trimestre 2010, le PIB en volume a progressé de 0,4 %. En moyenne sur l’année, il a augmenté de 1,5 %, après la Au quatrième trimestre 2010, l’économie bas-normande a confirmé le mouvementplusfortebaisseenregistréedepuis l’après-guerre en 2009 (- 2,5 %). de reprise engagé depuis le début de l’année, en dépit d’un contexte peu favorable : conditions météorologiques difficiles, mouvements sociaux et hausse du prix du pé- Les dépenses de consommation des trole et des matières premières. ménages ont accéléré, tandis que la reprise des investissements a été La demande globale, et notamment la demande étrangère, adressée à l’industrie moins vive qu’au trimestre précédent. manufacturière a nettement progressé, et s’établit au-dessus de ses niveaux d’a- Sur l’année, les dépenses de consom- vant crise. La hausse de la production se traduit par une progression de l’utilisation mation des ménages accélèrent des capacités de production, qui est demeurée néanmoins très inférieure à sa (+ 1,7 %), alors que les investisse- moyenne de longue période. La production a progressé surtout dans les matériels dements reculent de nouveau (- 1,6 %). transport et les industries agricoles et alimentaires. De ce fait, les effectifs indus- Le ralentissement des exportations et triels rompent avec la tendance baissière qui prévalait précédemment.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 12
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

La conjoncture en Basse-Normandie
au quatrième trimestre 2010
La reprise se confirme
Au quatrième trimestre 2010,
le PIB en volume a progressé de
0,4 %. En moyenne sur l’année,
il a augmenté de 1,5 %, après la
Au quatrième trimestre 2010, l’économie bas-normande a confirmé le mouvementplusfortebaisseenregistréedepuis
l’après-guerre en 2009 (- 2,5 %). de reprise engagé depuis le début de l’année, en dépit d’un contexte peu favorable :
conditions météorologiques difficiles, mouvements sociaux et hausse du prix du pé-
Les dépenses de consommation des
trole et des matières premières.
ménages ont accéléré, tandis que la
reprise des investissements a été La demande globale, et notamment la demande étrangère, adressée à l’industrie
moins vive qu’au trimestre précédent.
manufacturière a nettement progressé, et s’établit au-dessus de ses niveaux d’a-
Sur l’année, les dépenses de consom-
vant crise. La hausse de la production se traduit par une progression de l’utilisation
mation des ménages accélèrent
des capacités de production, qui est demeurée néanmoins très inférieure à sa
(+ 1,7 %), alors que les investisse-
moyenne de longue période. La production a progressé surtout dans les matériels dements reculent de nouveau (- 1,6 %).
transport et les industries agricoles et alimentaires. De ce fait, les effectifs indus-
Le ralentissement des exportations et triels rompent avec la tendance baissière qui prévalait précédemment.
le fléchissement des importations ont
permis une amélioration du solde exté- En revanche, dans le secteur de la construction, l’activité s’est contractée au qua-
rieur au quatrième trimestre. trième trimestre, principalement en raison du repli des travaux publics, pénalisés
par les mauvaises conditions météorologiques. L’activité de l’artisanat du bâtiment
En moyenne sur l’année, le revenu
est restée terne en fin d’année. La construction perd des effectifs salariés (- 1,2 %).disponible brut des ménages s’est
accru, porté par le rebond de la masse Dans le commerce, l’activité s’est renforcée en fin d’année, essentiellement dans le
salariale. En revanche, les prestations
commerce de détail généraliste et dans l’automobile. En effet, par anticipation de la
sociales ont diminué et les impôts ont
fin de la prime à la casse au 31 décembre 2010, la demande des ménages a forte-augmenté du fait notamment de la
ment progressé en fin d’année.non-reconduction des mesures excep-
tionnelles liées au plan de relance en
La hausse de l’emploi marque une pause, alors que l’emploi intérimaire continue sa pro-
2009. Dans le même temps, les prix à la
gression (+ 1,3 %). Depuis son point bas du premier trimestre 2009, l’améliorationconsommation ont augmenté de 1,2 %.
de l’emploi intérimaire est continue (+ 35 %) sans encore permettre de retrouverEn conséquence, le pouvoir d’achat des
son niveau d’avant la crise. Le taux de chômage poursuit néanmoins sa baisse : ilménages a marqué le pas en 2010.
s’établissait à 8,5 % de la population active de la région au 31 décembre 2010, sen-
Avec la forte hausse des prix des siblement en deçà du taux France métropolitaine (9,2 %).
matières premières, la valeur
ajoutée des entreprises décélère sen- Au premier trimestre 2011, on observe un rebond de l’activité dans les secteurs qui
siblement fin 2010. Ainsi, le taux de ont dû faire face à des difficultés de production en décembre : c’est le cas notam-
marge des diminue fin ment dans l’industrie agroalimentaire et plus encore du secteur de la construction et
2010. Sur l’année, la reprise, encore des travaux publics. Par ailleurs, l’effet "prime à la casse" persiste au premier tri-
modérée, de la valeur ajoutée et la
mestre en raison des délais nécessaires pour honorer les commandes passées en
baisse des impôts liée à la suppres-
décembre et continue de stimuler la filière automobile.sion de la taxe professionnelle ont été
compensées par le dynamisme des Alain COËNON, Anne-Solange GONY, Matthieu BOIVIN,
rémunérations.
Insee
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEReprise de la production industrielle
en fin de trimestre
L’accélération progressive de la production au cours du qua-
trième trimestre s’est traduite par une meilleure utilisation des
capacités de production. Celle-ci reste toutefois très en deçà de
sa moyenne de longue période. Après un début de quatrième
trimestre délicat, le secteur des équipements électriques et
électroniques progresse de nouveau depuis décembre du fait
d’une amélioration de la demande. Sur les premiers mois de
2011, la reprise de l’activité se confirme dans tous les secteurs.
Seule l’industrie automobile enregistre un léger fléchissement
au cours du premier trimestre 2011, contrepartie de la forte ac-
tivité des derniers mois liée à la fin des aides gouvernementales.
Des carnets de commande satisfaisants mais ...
Dans l’ensemble des secteurs industriels bas-normands, les
chefs d’entreprises jugent le niveau des carnets de commande
satisfaisant et le niveau des stocks adapté au niveau d’activité.
Cependant, la hausse marquée et continue du prix des matières
premières et des produits énergétiques depuis plusieurs mois
préoccupe les industriels et risque de freiner la reprise. En effet,
les revalorisations tarifaires sont limitées à la fois par la pression
concurrentielle et par celle des donneurs d’ordre et ne permet-
tent pas la restauration des marges.
Une reprise hésitante de la construction
Dans le bâtiment, en dépit d’un redressement des mises en
chantier de logements collectifs, l’activité du secteur de la cons-
truction reste en deçà de sa moyenne de longue période. L’activi-
té continue d’être portée par la demande d’amélioration et
d’entretien de l’habitat émanant des particuliers.
Les carnets de commandes considérés comme normaux par les
entrepreneurs permettent d’assurer 4,6 mois d’activité. Ils sont
en légère progression grâce aux entreprises de gros œuvre du
département de la Manche.
Au dernier trimestre 2010, les pertes d’emplois permanents se
poursuivent mais restent modérées, le recours à l’intérim est lui
en net recul.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEConjoncture régionale
Avril 2011
Des créations moins dynamiques
qu’au niveau national
Au quatrième trimestre, la baisse du nombre de créations d’en-
treprises entamée au second trimestre ralentit en Basse-Nor-
mandie. En données corrigées des variations saisonnières, les
créations d’entreprises diminuent de 1 % par rapport au troi-
sième trimestre. Dans le même temps, la tendance à la baisse
s’inverse sur le territoire national (+ 6 %), grâce à une forte re-
prise des créations chez les auto-entrepreneurs (+ 10 %). En
Basse-Normandie, la hausse des créations d’entreprises par des
auto-entrepreneurs est plus timide (+ 1 %) et ne suffit pas à
combler une nouvelle baisse des créations dans les autres caté-
gories d’entreprises (- 5 %).
La hausse de l’emploi marque une pause
Après la hausse enregistrée depuis la fin de l’année 2009
(+ 0,5 %), l’emploi salarié bas-normand se stabilise. Confortée
par une amélioration de la conjoncture internationale, à l’image
de RenaultTrucksdontles ventes ontremonté de 26 %en
2010, l’industrie gagne quelques emplois permanents
(+ 0,3 %). A l’inverse, malgré un redémarrage des mises en
chantier de logements collectifs, la construction perd des effec-
tifs salariés (- 1,2 %).
Le Calvados est le seul des trois départements bas-normands à
connaître une augmentation de l’emploi salarié des secteurs mar-
chands non agricoles (+ 0,1 %). Elle est dûe entièrement aux ser-
vices marchands hors intérim (+ 0,5 %), notamment dans les
transports et l’entreposage. L’industrie, la construction et le com-
merce perdent quelques emplois. L’intérim, qui avait vivement
soutenu l’emploi au trimestre précédent, stoppe sa progression
dans le département (- 1 %).
Dans la Manche et l’Orne, la bonne tenue de l’emploi industriel et
de l’intérim ne compensent pas les pertes d’effectifs dans la cons-
truction et les services marchands hors intérim. Au total, l’emploi
salarié bas-normand des secteurs marchands non agricoles est
stable au quatrième trimestre.
Le chômage peine à reculer
Le taux de chômage régional au sens du Bureau International du
Travail s’établit en moyenne au quatrième trimestre à 8,5 % de la
population active (9,2 % en France métropolitaine), en baisse de
0,2 point par rapport au trimestre précédent.
Ce recul est toutefois à relativiser eu égard à l’évolution des don-
nées DEFM. Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi en catégorie A re-
part en effet à la hausse (+ 1 %). A la fin du mois de décembre, il
atteignait 56 500 personnes en données corrigées des variations
saisonnières, le Calvados étant le plus touché des trois
départements.
Cette détérioration des demandes d’emploi en fin de mois
concerne particulièrement les plus de 50 ans, qui représentent
près d’un demandeur d’emploi sur cinq, tandis que les moins de
25 ans sont relativement épargnés.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEL’agroalimentaire retrouve de la vigueur
Au quatrième trimestre, l’activité de l’industrie agroalimentaire a
sensiblement progressé afin de répondre à une demande plus
ferme tant sur le marché intérieur qu’à l’export. Le chiffre d’affai-
res de l’industrie du lait progresse de 3,4 % par rapport au tri-
mestre précédent. Sur l’ensemble de l’année, il aura augmenté
de 10 % par rapport à l’année 2009 qui avait connu une chute
très importante des chiffres d’affaires (- 13 %). Le chiffre d’affai-
res de l’industrie des viandes progresse de 3,5 % sur un trimestre
en dépit d’un mois de décembre très perturbé par les conditions
météorologiques. D’une année sur l’autre, il n’augmente que de
2 %, la croissance de la fin de l’année compensant à peine la mo-
rosité du premier semestre.
Rédaction achevée le 15 avril 2011
Le taux d’utilisation des capacités de production, le niveau des carnets
de commandes et des stocks sont calculés à partir de l’enquête conjoncture
réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une
moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions
(une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse
DIRECTION
par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des est faite selon
REGIONALE DE L'INSEE le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’ef-
DE BASSE-NORMANDIE fectifs et de chiffre d’affaires), ensuite par le poids respectif du secteur dans le
total. Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 en-
5, rue Claude Bloch
treprises représentatives de l'industrie régionale.BP 95137
14024 CAEN CEDEX Les indices de chiffre d’affaires sont calculés à partir des déclarations fisca-
Tél. : 02.31.45.73.33 les mensuelles (source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie im-
portante de leur activité sont situés dans la région. Les courbes représentent la
www.insee.fr/basse-normandie
tendance après désaisonnalisation des valeurs brutes.
Directrice de la publication : L’évolution des effectifs salariés est calculée à partir des données trimestriel-
Maryse CHODORGE les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonnalisées.
Le taux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens duService études et diffusion :
Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi enJulien BECHTEL
continu et en adoptant les critères européens plus restrictifs. Est définie comme
Rédacteur en Chef : chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se-
Didier BERTHELOT maine déterminée, être à la recherche active d’emploi et être disponible dans les
15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Composition PAO :
Marie-Isabelle LARDET, Françoise LEROND Un demandeur d'emploi en fin de mois (DEFM) de catégorie A est une
personne tenue de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi.
Crédit photos :
Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
nale d'agriculture ; Comité départemental du
tourisme de la Manche.
Attaché de presse :
Philippe LEMARCHAND
Cette analyse trimestrielle est réalisée par la Direction régionale de l'Insee de02.31.15.11.14
Basse-Normandie, en lien avec la Banque de France.
© INSEE 2011

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.