La conjoncture en Basse-Normandie au troisième trimestre 2010. Accroissement du recours à l'intérim durant l'été.

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La conjoncture en Basse-Normandie au troisième trimestre 2010 Accroissement du recours à l’intérim durant l’été Au troisième trimestre 2010, la croissance du PIB en volume at- teint 0,3 %, après + 0,6 % au tri- mestre précédent. Au troisième trimestre 2010, l’activité économique bas-normande reste stable, sans La demande intérieure con- confirmation de la relance enregistrée au second semestre. tribue de nouveau positivement La production industrielle conserve, dans l'ensemble, son niveau du second tri- àlacroissanceduPIB(+0,5point). mestre. Si l’industrie automobile et l’agroalimentaire progressent, les autres sec- Les importations restent dynami- teurs industriels sont en repli. Au sein même de l’industrie agroalimentaire, les ques (+ 3,9 % ), plus encore que les évolutions sont hétérogènes. L’industrie laitière reste dynamique avec des chiffres exportations (+ 2,6 %). En consé- d’affaires en augmentation de près de 5 % au cours des deux derniers trimestres. quence, le solde commercial se dé- Au contraire, sur la même période, l’activité de l’industrie des viandes est étale, sui- grade et contribue négativement à vant en cela la tendance nationale. De ce fait, les effectifs salariés permanents aug- la croissance du PIB (- 0,4 point). mentent dans l’industrie agroalimentaire (+ 0,5 %) et dans l’industrie automobile Cet effet est partiellement compen- (+ 1,3 %), mais diminuent dans les autres secteurs.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La conjoncture en Basse-Normandie
au troisième trimestre 2010
Accroissement du recours
à l’intérim durant l’été
Au troisième trimestre 2010, la
croissance du PIB en volume at-
teint 0,3 %, après + 0,6 % au tri-
mestre précédent.
Au troisième trimestre 2010, l’activité économique bas-normande reste stable, sans
La demande intérieure con- confirmation de la relance enregistrée au second semestre.
tribue de nouveau positivement
La production industrielle conserve, dans l'ensemble, son niveau du second tri-
àlacroissanceduPIB(+0,5point).
mestre. Si l’industrie automobile et l’agroalimentaire progressent, les autres sec-
Les importations restent dynami-
teurs industriels sont en repli. Au sein même de l’industrie agroalimentaire, les
ques (+ 3,9 % ), plus encore que les
évolutions sont hétérogènes. L’industrie laitière reste dynamique avec des chiffres
exportations (+ 2,6 %). En consé-
d’affaires en augmentation de près de 5 % au cours des deux derniers trimestres.
quence, le solde commercial se dé-
Au contraire, sur la même période, l’activité de l’industrie des viandes est étale, sui-
grade et contribue négativement à
vant en cela la tendance nationale. De ce fait, les effectifs salariés permanents aug-
la croissance du PIB (- 0,4 point).
mentent dans l’industrie agroalimentaire (+ 0,5 %) et dans l’industrie automobile
Cet effet est partiellement compen-
(+ 1,3 %), mais diminuent dans les autres secteurs.
sé par les variations des stocks qui
Dans le secteur de la construction, l’activité reste peu dynamique, y compris dansaugmentent de + 0,2 point la crois-
l’artisanat. Le secteur est touché par la baisse des budgets de la plupart des collecti-sance du PIB.
vités locales. Aussi, la demande de second œuvre émanant des particuliers stabilise
L’emploi salarié des secteurs l’activité. En dépit de perspectives incertaines, la construction crée des emplois
marchands augmente (+ 44 600 (+ 0,3 %).
postes, soit + 0,3 %). La hausse de
La Basse-Normandie présente un bilan de fréquentation touristique en hausse par rap-
l’intérim fléchit quelque peu au troi-
port à la saison 2009. Pourtant, l’augmentation de la fréquentation des campings
sième trimestre : il poursuit certes
(+ 3,7 %) et des hôtels (+ 1,2 %) ne se traduit pas par une progression des chiffres
sa remontée avec une hausse d’ef-
d’affaires. Ainsi, les résultats du commerce de détail et de la restauration sont déce-
fectifs de 16 200 (soit + 3,0 %),
vants : venus en nombre, les touristes semblent avoir restreint leurs dépenses.
mais à un rythme moins soutenu
L’emploi salarié bas-normand s’affermit au troisième trimestre (+ 0,1 %). La vi-qu’au cours des trimestres pré-
gueur de l’emploi intérimaire explique cette progression, tandis que les effectifs decédents. L’emploi salarié dans l’in-
l’industrie, du commerce et des services diminuent légèrement. La baisse progres-dustrie continue de baisser, mais
sive du chômage continue après la forte hausse de la fin de l’année 2009, et le nombrede façon plus modérée (- 8 900
de demandeurs d’emploi en fin de mois est en repli (- 3 %). Le taux de chômage enpostes, soit - 0,3 %).
Basse-Normandie s’établit à 8,6 % (contre 9,3 % en France métropolitaine).
En moyenne sur le troisième tri-
Au cours du quatrième trimestre, l’industriebas-normandeaaffichéunerepriseassez
mestre,letauxdechômage au
marquée de son niveau d’activité. Cette embellie, la plus forte depuis le mois de fé-
sens du BITs’établit à9,7 %dela
vrier, est ressentie dans la plupart des secteurs et se traduit par une meilleure utili-
population active en France (y
sation des capacités de production. La demande s’est accrue dans toutes les
compris Dom). Pour la mé-
branches. Le marché intérieur, jusqu’alors régulièrement en retrait par rapport à
tropolitaine, le taux de chômage
l’exportation, s’est ravivé, la demande étrangère restant pour sa part dynamique.
s’établit à 9,3 %, soit 2,6 millions
de personnes. Il est stable par rap- Alain COËNON, Anne-Solange GONY, Matthieu BOIVIN,
port au deuxième trimestre 2010. Insee
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELa production industrielle reste stable.
L’activité industrielle régionale conserve son niveau du second
trimestre. Les capacités de production sont mieux employées,
mais leur taux d’utilisation reste inférieur à la moyenne de
longue période. Cette stabilité tient beaucoup à la progression
de la production dans le secteur automobile : l’arrêt du disposi-
tif de prime à la casse au 31 décembre et le nouveau resserre-
ment du bonus-malus dopent les achats de voiture et incitent
les industriels à reconstituer leurs stocks. A l’inverse, une de-
mande atone, en particulier dans le secteur des équipements
électriques et électroniques, limite la reprise de l’activité.
Faible reprise des carnets de commande
Proche de la normale dans de nombreux secteurs, le niveau des
carnets de commande ne s’est redressé que courant octobre. Il
reste insuffisant en particulier dans la métallurgie et les produits
métalliques, mais également le secteur des équipements
électriques et électroniques où, combiné à un alourdissement du
niveau des stocks, la situation reste incertaine. Dans l’automo-
bile, les mouvements sociaux ont engendré une sensible aug-
mentation des stocks, mais la situation des carnets indique une
nette reprise de l’activité qui devrait doper la production indus-
trielle au dernier trimestre.
L’industrie automobile en nette reprise régionale a dû répondre à une demande
qui s’est affermie depuis le mois de mai dernier, et plus particu-
lièrement en dehors de l’Europe. Les rythmes de production se
sont accrus et, au troisième trimestre, le secteur a augmenté ses
effectifs permanents de 1,3 %, tout en embauchant surtout des
intérimaires. L’industrie automobile régionale a stabilisé son
chiffre d’affaires au troisième trimestre après une augmentation
de 3,6 % le trimestre précédent, alors qu’en moyenne nationale,
le secteur perdait près de 10 % sur les six derniers mois. Au
cours du quatrième trimestre, les cadences de production se sont
encore amplifiées pour faire face à la demande intérieure en-
gendrée par la fin annoncée de la "prime à la casse".
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEConjoncture régionale
Décembre 2010
Le secteur de la construction reste en retrait
Au troisième trimestre, le niveau d’activité du secteur se main-
tient, mais reste toujours en retrait. Comme au trimestre précé-
dent, c’est la demande en second œuvre émanant des
particuliers qui stabilise l’activité, la forte contraction des mises
en chantier de logements collectifs (- 65 % par rapport au se-
cond trimestre) et de locaux professionnels ne permettant pas
une nette reprise.
Avec des carnets de commandes couvrant 4,5 mois d’activité en
moyenne, les prévisions de charge pour la fin de l’année sont ju-
gées correctes par les professionnels. Mais, compte tenu de la
fragilité de la demande, la légère progression des effectifs
(+ 0,26 %) se fait essentiellement par le recours à l’intérim.
Des créations en dents de scie
Au troisième trimestre, la baisse du nombre de créations d’entre-
prises enregistrée au trimestre précédent se confirme. En données
corrigées des variations saisonnières, les créations d’entreprises
diminuent de 4 % par rapport au second trimestre (- 16 % par rap-
port au plus haut du premier trimestre). Cette baisse est liée à celle
du nombre de nouveaux autoentrepreneurs, qui représentent tou-
joursplusdelamoitiédes créationsd’entreprises,maisqui sont
11 % de moins qu’au second trimestre. Les défaillances d’entrepri-
ses (données jugées) sont de nouveau en augmentation après la
décrue constatée depuis le début de l’année.
Progression de l’emploi intérimaire
Après la stabilisation enregistrée au deuxième trimestre, l’emploi
salarié bas-normand consolide sa position (+ 0,1 %). C’est la vi-
gueur de l’emploi intérimaire qui explique cette bonne tenue géné-
rale (+ 3,8 %). Si la construction gagne des emplois (+ 0,3 %), les
effectifs permanents de l’industrie, du commerce et des services
baissent légèrement (- 0,1 %).
C’est dans la Manche que la progression de l’emploi salarié des sec-
teurs marchands non agricoles est la plus importante (+ 0,4 %).
Les embauches dans la construction, le commerce et l’industrie ef-
facent les pertes d’emplois dans les services et permettent au dé-
partement de gagner 450 emplois. Dans le Calvados, les effectifs
salariés augmentent très légèrement (+ 0,1 %), notamment sous
le coup d'une forte hausse de l'intérim dans l'industrie (+ 10,8 %).
Cette bonne évolution est cependant contrecarrée par les pertes
d’emplois dans la construction et le commerce (- 1 %).
L’Orne perd 200 emplois salariés ( - 0,3 % ), principalement dans
l’industrie.
Au total, l’emploi salarié bas-normand des secteurs marchands non
agricoles s’accroît de près de 400 postes au troisième trimestre.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIELente décrue du chômage
Le taux de chômage régional au sens du Bureau International du
Travail s’établit en moyenne au troisième trimestre à 8,6 % de la
population active (- 0,2 point). Après avoir atteint un pallier au
deuxième trimestre avec 56 800 demandeurs d’emplois, les
DEFM ont stoppé leur progression (- 3 %), confirmant la lente
décrue du chômage entamée au premier trimestre.
Cette amélioration ne gomme pas pour autant les inégalités dans
la structure des demandeurs d’emploi. Ainsi, à la fin du troisième
trimestre, les moins de 25 ans constituent 22 % du nombre total
de demandeurs d’emploi de catégorie A, tandis que les plus de 50
ans en représentent près de 18 %.
Rédaction achevée le 7 janvier 2011
Le taux d’utilisation des capacités de production, le niveau des carnets
de commandes et des stocks sont calculés à partir de l’enquête conjoncture
DIRECTION
réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une
REGIONALE DE L'INSEE
moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions
DE BASSE-NORMANDIE (une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse
par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des est faite selon
5, rue Claude Bloch
le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’ef-BP 95137
fectifs et de chiffre d’affaires), ensuite par le poids respectif du secteur dans le14024 CAEN CEDEX
Tél. : 02.31.15.11.00 total. Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 en-
Fax : 02.31.15.11.80 treprises représentatives de l'industrie régionale.
Les indices de chiffre d’affaires sont calculés à partir des déclarations fisca-www.insee.fr/basse-normandie
les mensuelles (source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie im-
Directrice régionale : portante de leur activité sont situés dans la région. Les courbes représentent la
Maryse CHODORGE tendance après désaisonnalisation des valeurs brutes.
L’évolution des effectifs salariés est calculée à partir des données trimestriel-Service études et diffusion :
les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonnalisées.Julien BECHTEL
Le taux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens du
Rédacteur en Chef :
Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi en
Didier BERTHELOT
continu et en adoptant les critères européens plus restrictifs. Est définie comme
chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se-Composition PAO :
maine déterminée, être à la recherche active d’emploi et être disponible dans lesMarie-Isabelle LARDET, Françoise LEROND
15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Crédit photos :
Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
nale d'agriculture ; Comité départemental du
tourisme de la Manche.
Attaché de presse :
Cette analyse trimestrielle est réalisée par la Direction régionale de l'Insee dePhilippe LEMARCHAND
Basse-Normandie, en lien avec la Banque de France.02.31.15.11.14
© INSEE 2011

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