La France et les nouveaux pays de l'Union européenne - Ouverture rapide à l'Est, mais encore modeste

De
Publié par

Les échanges commerciaux de la France avec les dix nouveaux adhérents à l'Union européenne, infimes au début des années quatre-vingt-dix, se sont développés à un rythme extrêmement rapide jusqu'en 2000, mais ils ont ensuite ralenti. Ainsi, en 2003, 3,6 % des exportations de biens françaises étaient destinées à ces dix pays et 3,0 % des importations en provenaient. Les exportations dépassent les importations de plus de 2 milliards d'euros depuis plusieurs années. La France commerce surtout avec les plus grands de ces pays : la Pologne, la République tchèque et la Hongrie. Sur ces marchés, elle est cependant distancée par l'Allemagne et la Russie, et, plus récemment, la Chine y a fait son entrée. Les échanges de produits de l'industrie automobile prédominent nettement. Ils ont été stimulés par l'implantation de firmes françaises et par une forte augmentation de la demande, locale et européenne. Le commerce des composants et produits électroniques est également très dynamique, du fait de la spécialisation de certains de ces pays. Les échanges de biens d'équipement du foyer se sont en revanche repliés depuis deux ans.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 36
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N°1012 - AVRIL 2005
PRIX : 2,20€
La France et les nouveaux pays
de l’Union européenne
Ouverture rapide à l’Est, mais encore modeste
Claudie Louvot, Boris Le Bris, David Mombel, Véronique Tessier
division Échanges extérieurs, Insee
eres échanges commerciaux de la d’habitants (1 mai 2004). À la veille de leur
entrée dans l’Europe, les dix nouveaux adhé-France avec les dix nouveaux
rents commerçaient encore peu avec laLadhérents à l’Union européenne,
France : en 2003, 3,6 % seulement des expor-
infimes au début des années quatre-
tations françaises de biens leur étaient desti-
vingt-dix, se sont développés à un rythme nées, et 3,0 % des importations provenaient de
extrêmement rapide jusqu’en 2000, mais ces mêmes pays. Les exportations se mon-
ils ont ensuite ralenti. Ainsi, en 2003, taient à 11,1 milliards d’euros, les importations
à 8,7 milliards (tableau).3,6 % des exportations de biens françai-
Ces flux, minimes au début des annéesses étaient destinées à ces dix pays et
quatre-vingt-dix, ont progressé extrêmement
3,0 % des importations en provenaient.
vite, tout en se diversifiant : ils ont été multipliés
Les exportations dépassent les importa- par quatre entre 1993 et 2000. Dans le même
tions de plus de 2 milliards d’euros de- temps, l’ensemble des exportations de biens
puis plusieurs années. de la France n’augmentait que de + 8,8 % par
an, et les importations de + 9,4 %. Mais leLa France commerce surtout avec les
ralentissement du commerce mondial, qui aplus grands de ces pays : la Pologne, la
affecté toute la planète en 2001, n’a pas épar-
République tchèque et la Hongrie. Sur ces
gné les échanges avec les pays adhérents ; ils
marchés, elle est cependant distancée ont dès lors franchement ralenti. Après avoir
par l’Allemagne et la Russie, et, plus ré- progressé très modérément en 2003 (+ 1,4 %),
cemment,laChineyafaitsonentrée.Les les exportations vers ces pays se sont légère-
ment redressées en 2004 (+ 3,9 %), mais leséchanges de produits de l’industrie au-
importations ont quasiment marqué le pastomobile prédominent nettement. Ils ont
(+ 1,0 % en 2004, après + 6,2 %). La France exporte
été stimulés par l’implantation de firmes
plus qu’elle n’importe : le solde (CAF-FAB) de
françaises et par une forte augmentation ces flux dépasse les deux milliards d’euros
de la demande, locale et européenne. Le depuis 1997, ce qui n’est pas négligeable,
commerce des composants et produits comparé au solde commercial de la France :
+ 1,8 milliard en 2002, - 3,1 milliards en 2003.électroniques est également très dy-
namique, du fait de la spécialisation de
Des économies très ouvertescertains de ces pays. Les échanges de
biens d’équipement du foyer se sont en Les dix nouveaux adhérents offrent des débou-
revanche repliés depuis deux ans. chés importants à leurs voisins européens.
Après quarante-cinq ans de planification, les
pays de l’Est ont renoué progressivement avec
En mai 2004, dix nouveaux pays ont rejoint l’économie de marché. Leur croissance est, en
l’Union européenne : la Pologne, la Hongrie, la général, plus rapide que celle des pays de l’Eu-
République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, rope des Quinze, et elle s’accompagne d’une
la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, Chypre et Malte demande accrue et de plus en plus variée. En
(encadré). La suppression des barrières doua- outre, du fait de l’étroitesse des marchés inté-
nières est l’une des principales innovations de rieurs, cette expansion repose très largement
cet élargissement qui, par ailleurs, est remar- sur le commerce extérieur : le taux d’ouverture
quable par son étendue. Il porte en effet la popu- (définitions) de la République tchèque s’élève
lation européenne de 380,8 à 454,9 millions en 2002 à 56,4 % du PIB, celui de la Slovaquie
INSEE
PREMIEREà 63,2 %, celui de la Hongrie à 50,6 %, participation française au financement même une place étonnante, comparée à
alors que celui de la France n’est que de de l’économie polonaise : celle-ci bénéfi- celle de partenaires traditionnels et
21,7 %. La Pologne se suffit davantage à ciait, en 2002, de plus de 60 % du stock beaucoup plus proches : en Hongrie, elle
elle-même, avec un taux d’ouverture de d’investissements directs français, détient 5 % du marché, environ 4 % en
23,4 %, mais c’est aussi, il est vrai, le contre 12 % pour la République tchèque République tchèque et en Estonie, et
plus grand de ces pays. Tous importent et la Hongrie. 3,2 % en Pologne (chiffres 2002).
plus qu’ils n’exportent : le déficit com- Ces deux pays sont respectivement des-
mercial atteint 7 points de PIB en Répu- tinataires de 19,5 %, et 17,1 % du flux
blique tchèque et en Pologne, et 4,5 d’exportations destiné aux nouveaux L’automobile : des flux
points en Hongrie. Mais ces déficits ont adhérents, alors que 13,8 % seulement soutenus par l’implantation
trouvé leur contrepartie à travers des de la population de cette zone vit en d’une industrie mondialisée
apports de capitaux étrangers, attirés République tchèque, et autant en
par le fort potentiel de croissance de ces Hongrie (un peu plus de 10 millions d’ha-
Les produits de l’automobile se sontpays. Ces investissements directs ont bitants). En outre, la France a consolidé
imposés très précocement comme lebeaucoup contribué au financement de ses parts de marché dans ces deux der-
premier poste d’échanges entre laces économies. niers pays, un peu moins qu’en Pologne
France et les dix pays adhérents. Dèstoutefois.
1993, ils représentaient 20,9 % des
Trois pôles d’attraction : exportations vers la zone et 18,9 % des
L’Allemagne : toujours en importations. La part dans les exporta-la Pologne, la République
tions a atteint 21,8 % en 2003, mais lapremière ligne sur ces marchéstchèque et la Hongrie
part dans les importations a légèrement
régressé (15,4 %). Le solde de ces flux aLa France exporte principalement vers Relativement modeste au départ, la
toujours été excédentaire et se monte àla Pologne, qui accueille, en 2003, position française s’est affirmée malgré
1,1 milliard d’euros en 2003.35,4 % de ses exportations vers le le poids des partenaires historiques de
La suprématie de ce poste est d’a-groupe des dix nouveaux adhérents ces pays, l’Allemagne et la Russie. Bien
bord inscrite dans le tissu industriel(graphique 1). Cependant, plus de la que sa part de marché ait reculé en
de certains de ces pays, où l’industriemoitié de la population de l’élargisse- Pologne, l’Allemagne, qui a beaucoup
automobile avait trouvé sa place avantment vit en territoire polonais (38,2 mil- investi à l’Est, continue d’occuper une
le début de la transition. La marquelions d’habitants). Au regard de la taille position dominante. En 2002, 28,8 %
Skoda était fabriquée en Républiquedu marché, la Pologne commerce donc des importations de la Pologne, 29,3 %
tchèque et une filiale de Renault étaitun peu moins avec la France, mais c’est de celles de la Hongrie et 34,9 % de cel-
installée en Slovénie depuis 1972. Par laaussi le pays le moins ouvert, et l’un de les de la République tchèque venaient
suite, cette tradition s’est renforcée avecceux dont le niveau de vie, mesuré par d’Allemagne. La Russie a cédé du ter-
l’implantation de groupes allemandsl’indicateur du PIB par habitant, est le rain en Hongrie, en Slovaquie et en
(Volkswagen, Opel, Audi), japonaisplus bas. Toutefois, c’est en Pologne République tchèque, mais elle continue
(Toyota, Suzuki), coréens (Daewoo) etque la position commerciale de la à entretenir des relations commerciales
français. Peugeot dispose à l’heureFrance s’est le plus renforcée, sa part de relativement intenses avec les Républi-
actuelle de deux sites de production, l’unmarché passant de 4,7 % en 1995 à 7 % ques baltes. Par ailleurs, un nouvel
en République tchèque, l’autre en Slo-en 2002 (graphique 2). Cette évolution acteur a récemment fait son entrée sur
vaquie. Ces constructeurs ont été attirésest à rapprocher de l’importante ces marchés : la Chine. Elle occupe
Les échanges commerciaux de biens avec les dix pays adhérents : La Pologne, premier partenaire
une place encore modeste mais un solde de plus de 2 milliards commercialdelaFrance
en millions d'euros courants Lettonie
Part des dix pays dans Estonie
les échanges français en %
Type de produits Exportations Importations Solde Lituaniedu total du flux
Chypreexportations importations
Agricoles et agroalimentaires 457 325 132 1,2 1,0 Malte
Biens de consommation, dont : 1 777 2 219 - 442 3,6 4,0 Slovaquie
Pharmacie, parfum. et entretien 1 062 73 989 4,1 0,4
SlovénieEquipement du foyer 500 1 651 - 1 151 4,0 8,0
Automobile 2 431 1 341 1 090 5,0 3,6 Hongrie
Biens d’équipement 2 064 1 589 475 2,8 2,4
Rép.tchèque
Biens intermédiaires, dont : 4 408 3 255 1 153 4,6 3,3
Chimie, caoutchouc, plastique 1 526 855 671 4,2 2,3 Pologne
Composants électriques et
(%) 40 30 20 10 0 10 20 30 40 (%)
électroniques 1 250 1 017 233 7,4 6,9 exportations importations
TOTAL (hors énergie) 11 137 8 729 2 408 3,6 3,0
Lecture : en % du total du flux d'échanges de la France avec
les dix pays adhérents.Données 2003.
Source : Direction générale des douanes et des droits indirects Source : Direction générale des douanes et des droits indirects
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREpar la présence d’une main-d’œuvre Les exportations de la France, essentiel- s’étant progressivement positionnés sur
qualifiée, dont le coût salarial est de sur- lement destinées à la Slovénie au début ce marché.
croît nettement inférieur à ceux de l’Eu- des années quatre-vingt-dix, sont
rope de l’Ouest, par la proximité du aujourd’hui mieux réparties, grâce au
Montée en chargegrand marché européen et par l’exis- dynamisme des autres marchés
tence d’un marché local en plein essor. (Pologne, Slovaquie), et à l’émergence des échanges bilatéraux
Ils peuvent ainsi espérer améliorer leur de nouvelles destinations, telles que les de biens intermédiaires
compétitivité tout en accroissant leurs pays baltes. Toutefois, les échanges
débouchés. Le développement de la s’essoufflent depuis trois ans : les expor- Les commandes des nouveaux adhé-
filière automobile a stimulé les échanges tations ne progressent que de + 6,9 % rents, liées au fonctionnement d’un sec-
entre filiales et maisons-mères. par an en moyenne depuis 2002 et les teur industriel en forte expansion, ont
Simultanément, dans ces pays où le importations stagnent, alors que la peu à peu pris le pas sur les achats
pouvoir d’achat augmentait, les ména- hausse de ces flux atteignait + 18,8 % et destinés à la modernisation des infras-
ges ont été de plus en plus nombreux à + 20,2 % par an en moyenne entre 1993 tructures et sur les achats de produits de
s’équiper de véhicules personnels. En et 2000 (graphique 3). première nécessité. Ainsi, la part des
partie satisfaite localement, cette En 2003, 5 % des exportations françai- biens d’équipement dans les exporta-
demande a aussi profité aux marques ses de produits de l’automobile s’orien- tions de la France vers cette zone a net-
étrangères. Partout la France a accru tent vers les nouveaux adhérents. Cette tement reculé (18,5 % en 2003 contre
ses parts de marché mais elle reste dis- part a doublé en dix ans mais, dans le 23,8 % en 1993), celle des produits agri-
tancée par l’Allemagne : celle-ci détient même temps, le poids de ces pays dans coles et agroalimentaires également
61 % du marché de l’automobile hongrois l’ensemble des exportations était multi- (4,1 % contre 11,4 %) au profit des biens
et 53 % du marché tchèque, alors que les plié par 2,6, d’autres produits français intermédiaires (39,6 % contre 31 %). Le
parts françaises sont de 7 % et 10 %. développement de l’industrie électro-
nique dans certains pays a en particulier L'Allemagne : toujours en
dynamisé les échanges bilatéraux depremière ligne sur les marchés Qui sont
composants. Ces ventes, qui représen-polonais, hongrois et tchèque les nouveaux adhérents ?
50 tent en 2003 7,4 % de ce poste desFrance
Á l’exception de Chypre, de Malte et deRussie exportations françaises, sont dix fois40
Allemagne la Slovénie, les nouveaux accédants à plus importantes qu’en 1993. Symétri-
35 l’Union européenne appartenaient au quement, à l’importation, 6,9 % de ce
bloc soviétique, dont ils se sont déta-
30 même poste proviennent des dix pays,
chés après la chute du mur de Berlin
et ce flux a été multiplié par 7,8. Malte
(octobre 1989). La République tchèque25
attire en 2003 le tiers des exportationseret la Slovaquie sont nées le 1 janvier
20 vers cette zone et fournit 14 % du flux1993 de la scission de la République
importé. L’industrie électronique est enFédérale Tchécoslovaque, consécutive15
effet la seconde ressource de l’île aprèsà la « Révolution de velours », et la
10 Slovénie s’est séparée en 1991 de le tourisme. L’électronique est égale-
l’ex-Yougoslavie. La Lituanie est la ment ancrée dans la tradition industrielle5
première des républiques baltes de de la Hongrie depuis la tutelle sovié-
0 l’Union soviétique à avoir fait sécession, tique, et cette industrie s’est ensuite1995 2002 1995 2002 1995 2002
au début de 1990 ; l’Estonie et la Let-Pologne Rép.tchèque Hongrie consolidée avec le rachat des entrepri-
Part des importations de biens de la France, de l'Allemagne tonie sont devenues indépendantes à
ses locales par des grands groupes fran-
et de la Russie dans le total des importations de biens du pays. l’été 1991.
çais. Les exportations de produitsSource : Chelem - CEPII
chimiques, de matières plastiques et de Les exportations ont continûment augmenté jusqu'en 2000
caoutchouc se sont aussi sensiblement
indices base 100 en 1993
accrues, en réponse notamment aux900
Équipement du foyer besoins de la plasturgie, secteur dyna-Pharmacie, parfumerie, entretien
800
Biens intermédiaires misé par la présence de marchés avals,
Biens d’équipement
700 tels que celui de l’automobile.Automobile
Enfin, l’élévation du niveau de vie a sti-
600
mulé la demande de biens de consomma-
500 tion adressée à la France : ce segment
du marché représente 16 % des exporta-400
tions vers la zone en 2003, contre 13 %
300
en 1993. Ce flux est majoritairement
200 composé de préparations pharmaceuti-
ques et de cosmétiques (59,8 %), dont
100
les ventes se sont continûment accrues,
1993 19941995 1996 19971998 1999 2000 200120022003 2004
au rythme de 20,8 % pendant dix ans,Lecture : évolution des exportations de biens de la France, en valeur, vers les dix pays adhérents.
Source : Direction générale des douanes et des droits indirects avant de stagner en 2004 (- 1,6 %). Cette
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREvigueur découle de celle de l’industrie ou industriel (graphique 4). Les importa- de la France étant plus importants que
pharmaceutique et reflète aussi la tions de biens d’équipement mécani- ses exportations.
renommée de la parfumerie française. ques et électriques de la France Par ailleurs, la hausse des valeurs uni-
Les exportations de biens d’équipement (incluant les ordinateurs) en provenance taires importées (importations en valeur
du foyer (28,2 % des biens de consom- des dix pays se sont envolées à partir de rapportées aux quantités) est aussi
mation vendus) ont été également très 1995 et jusqu’en 2000 (+ 50,7 % par an), assez sensible, au moins jusqu’en 2000,
robustes jusqu’en 2000 (+ 31,3 % par ainsi que celles de biens d’équipement pour certains postes. C’est particulière-
an) ; mais leur composante électronique du foyer (+ 40,4 % par an). En 2003, ces ment le cas pour les biens d’équipement
(appareils ménagers, de réception, d’en- dernières, principalement constituées du foyer, alors que le prix de ces impor-
registrement du son et de l’image) a de produits électriques et électroniques tations, toutes zones confondues, est en
ensuite subi le contrecoup de la crise du « grand public », ont été affectées, à baisse. La forte progression des valeurs
secteur des NTIC. Ainsi, l’ensemble des l’instar des exportations, par les difficul- ne serait donc pas seulement due à celle
ventes de biens d’équipement du foyer tés de cette branche. Leur retournement des quantités ; elle serait, pour partie,
aux pays adhérents recule depuis deux s’est répercuté sur l’ensemble des imputable à des améliorations de qualité
ans : - 15,7 % en 2003 et - 10,6 % en importations de biens d’équipement du et à des phénomènes de prix. Il est en
2004. foyer : elles ont stagné en 2003, avant effet possible que l’inflation galopante à
Dans le domaine du textile et de l’habille- de se replier en 2004 (- 5,3 %). Dans ce laquelle certains de ces pays ont été
ment, la France est moins bien placée. poste sont également inclus des meu- confrontés au début de leur transition
Elle est, entre autres, concurrencée par bles, à hauteur de 25 %. De fait, cette (+ 18 % par an en moyenne de 1993 à
la Chine qui détenait, en 2002, 12,6 % du industrie s’est développée dans ces 1999, en Hongrie et en Pologne) se soit
marché en Hongrie, 11,1 % en Répu- pays où les zones forestières sont éten- diffusée sur les marchés extérieurs, bien
blique tchèque et 9,9 % en Pologne. dues et le coût de la main-d’œuvre peu qu’elle ait été en grande partie com-
élevé. pensée par la forte dépréciation des
Les importations françaises de biens monnaies locales. Cependant, même si
Biens d’équipement du d’équipement du foyer représentent les prix de leurs exportations ont effecti-
foyer : 8 % des importations 18,9 % des importations en provenance vement augmenté, ces pays restent
des « dix ». La part de ces pays dans compétitifs.françaises viennent des « dix »
l’ensemble des importations de ces
Du fait de leur spécialisation dans l’in- produits atteint le ratio record de 8 % : Sources
dustrie électronique, la Hongrie et la 40,2 % de ce flux vient de Hongrie,
Pologne sont aussi fournisseurs de pro- 36,5 % de Pologne. Ce poste est le seul Résultats du commerce extérieur de la Di-
duits électroniques, à usage domestique dont le solde soit déficitaire, les achats rection Générale des Douanes, base de
données Chelem (Comptes Harmonisés Les importations de produits électroniques ont explosé à la fin des années 90
sur les Échanges et L’Économie Mondiale)
indices base 100 en 1993
construite par le CEPII, données sur les in-
Équipement du foyer vestissements directs de la Balance des1500
Pharmacie, parfumerie, entretien paiements, Eurostat.
Composants électriques et électroniques
1300 Biens d’équipement mécaniques, électriques et électroniques
Automobile Définitions
1100
900 Le taux d’ouverture d’un pays est défini
comme le rapport entre la demi-somme des
700 importations et des exportations et le PIB
en valeur.
500
Bibliographie300
100
1993 19941995 1996 19971998 1999 2000 200120022003 2004 « Élargissement de l’Union européenne » :
Lecture : évolution des importations de biens de la France, en valeur, en provenance des dix pays adhérents. Documentation française - Économie et
Source : Direction générale des douanes et des droits indirects prévision -n°163 -2004/2.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
Vous pouvez vous abonner gratuitement aux avis de parution dans http://www.insee.fr/fr/ppp/abonnement/abonnement.asp#formulaire
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
18, Bd Adolphe-Pinard
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :
Jean-Michel Charpin
OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE - Tarif 2005 Rédacteur en chef :
Daniel TemamAbonnement annuel = 70€ (France) 87€ (Étranger)
Rédacteurs : R. Baktavatsalou,
C. Benveniste, C. Dulon,Nom ou raison sociale : ________________________ Activité : ____________________________
A.-C. Morin
Adresse : ___________________________________________________________________
Maquette : C.Kohler
______________________________________ Tél : _______________________________ Code Sage IP051012
ISSN 0997 - 3192Ci-joint mon règlement en Euros par chèque à l’ordre de l’INSEE : __________________________________€.
© INSEE 2005
Date : __________________________________ Signature
INSEE
PREMIERE

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.