La Lorraine dans la plasturgie : s'inscrire comme compétiteur innovant

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Dans un contexte international où les donneurs d'ordre intensifient leurs investissements directs dans les zones de production dites «low costs» et où les coûts d'approvisionnement demeurent élevés, les plasturgistes français doivent relever de nouveaux challenges pour maintenir leurs avantages concurrentiels. Plus particulièrement, l'intégration de l'innovation dans leurs stratégies contribuera au positionnement sur une offre à plus forte valeur ajoutée et sur des marchés de niches. Les plasturgistes lorrains sont de plus en plus mis en concurrence avec des fabricants à faible coût de main-d'oeuvre d'Europe de l'Est et d'Asie, principalement sur le marché des pièces techniques à faible valeur ajoutée et des produits de consommation divers. Compte tenu de leur relation marquée avec le secteur de l'automobile, les plasturgistes lorrains conservent une culture très ancrée de sous-traitance et éprouvent des difficultés à se diversifier. Si elles restent trop dépendantes et spécialisées, les entreprises continueront à être menacées par les stratégies de délocalisation de leurs donneurs d'ordre.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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78N La Lorraine dans la plasturgie :
Dans un contexte international où les donneurs d’ordre intensifient
leurs investissements directs dans les zones de production dites
“low costs” et où les coûts d’approvisionnement demeurent élevés,
les plasturgistes français doivent relever de nouveaux challenges
pour maintenir leurs avantages concurrentiels. Plus particulièrement,
La présente contribution l’intégration de l’innovation dans leurs stratégies contribuera
constitue la première
au positionnement sur une offre à plus forte valeur ajoutéeanalyse des forces et des
faiblesses de la Lorraine et sur des marchés de niches. Les plasturgistes lorrains sont
dans le secteur de la
plasturgie. Elle sera com- de plus en plus mis en concurrence avec des fabricants à faible
plétée à l’automne 2007
coût de main-d’œuvre d’Europe de l’Est et d'Asie, principalementd’un diagnostic plus dé-
taillé qui associera l’en- sur le marché des pièces techniques à faible valeur ajoutée
semble des partenaires
(entreprises, organisa- et des produits de consommation divers. Compte tenu de leur relation
tions professionnelles,
marquée avec le secteur de l’automobile, les plasturgistes lorrainscentres techniques, …)
et qui servira de fonde- conservent une culture très ancrée de sous-traitance et éprouvent
ment à une réflexion col-
lective sur les moyens à des difficultés à se diversifier. Si elles restent trop dépendantes
mettre en œuvre pour as-
et spécialisées, les entreprises continueront à être menacéessurer le développement
de la filière. par les stratégies de délocalisation de leurs donneurs d’ordre.
La “filière plastique” française re- ques, des emballages et des éléments pour
couvre la production de matières plasti- la construction, transformés en majorité
ques, la transformation des matières pour les marchés de l’automobile, de l’agroa-
plastiques (plasturgie), la fabrication de mou- limentaire et du bâtiment et travaux publics.
les ainsi que la fabrication de machines.
Industrie relativement jeune, la plasturgie
Près de 30% de la production est réalisée
s’est développée significativement depuis
par des industriels relevant d’activités inté-
une trentaine d’années et les matériaux plas-
grées dans d’autres secteurs (automobile,
tiques ont gagné rapidement des parts de
électrique-électronique, aéronautique, agroali-
marché sur des matériaux traditionnels (mé-
mentaire).
taux, bois, verre). Grâce à leurs caractéristi-
Désignée par le groupe 25.2 de la Nomen- ques intrinsèques et leurs avantages
clature d’Activités Française sous “transfor- techniques (légèreté, résistance aux corrosions,
mation des matières plastiques de base”, la adaptabilité, esthétique, mise en œuvre de pièces
plasturgie constitue la partie la plus dyna- aux formes précises et complexes), ils ont trou-
mique de l’industrie chimique et représente vé de multiples applications sur des mar-
60% de la filière. Elle est tirée en avant par chés très diversifiés allant de la
les activités de production des pièces techni- consommation courante (ménager, sanitaire,
Vbureau, jardin...) jusqu’à des filières vergure internationale. Leurs po- L’EUROPE : DEUXIÈME
industrielles comme l’automobile, litiques de prix pèsent lourde- ZONE DE PRODUCTION
la fabrication d’équipements et de ment sur l’activité des
MONDIALE
machines ou celle de matériels plasturgistes qui sont les pre-
électriques et électroniques. De- miers consommateurs de chimie
La France au deuxièmepuis quelques années, les maté- en Europe, mais n’ont pas tou-
rang européenriaux plastiques gagnent des jours le poids suffisant pour né-
secteurs de pointe comme l’aéro- gocier avec ces grands groupes. L’Europe de l’Ouest est restée
nautiqueetlemédical,grâce par En aval, la plasturgie est liée pendant de longues années le lea-
exemple à l’essor des composi- aux fabricants de moules et der mondial de la plasturgie, avec
tes. Les développements de nou- modèles (nomenclature 29.5N) la position dominante de l’Alle-
veaux matériaux, que ce soit à dont l’activité à forte valeur magne. Elle est maintenant de-
partir du pétrole ou de matières ajoutée met en œuvre des pro- vancée par les États-Unis qui
d’origine végétale, peuvent offrir cédés d’usinage de plus en plus réalisent un chiffre d’affaires de
des perspectives d’évolution favo- modernes, comme l’usinage 144 milliards de dollars. Le Ja-
rable. grande vitesse et l’électroéro- pon occupe la seconde position
Les matières plastiques de sion,ainsi queleprototypage mondiale avec un chiffre d’affaires
base, qui sont obtenues majori- rapide pour la réalisation de de 83,7 milliards de dollars.
tairement à partir des produits pièces unitaires. Le secteur
L’Allemagne, considérée comme le
pétroliers et aussi de la chimie français des outillages de plas-
pays européen “champion” de la
minérale (pour le PVC par turgie est constitué d’une majo- ème
plasturgie, occupe le 3 rang
exemple), se répartissent en rité d’entreprises de moins de
mondial (chiffre d’affaires de 47,7 mil-
deux grandes familles : les ther- 20 personnes, très implantées
liards d'euros). Elle se distingue par
moplastiques (polyéthylène, poly- dans les grandes régions de la
le rayonnement international de
propylène, PVC, etc.)qui plasturgie (Rhône-Alpes et Pays
ses entreprises, qui stimule une
représentent 80% du marché de la Loire). Depuis l’année
fortecapacitéd’investissement,no-
mondial, et les thermodurcissa- 2000, les moulistes subissent
tamment en matière de recherche
bles (phénoplastes, polyesters insa- des revers d’activité liés à l’in-
& développement. Une de ses spé-
turés, silicones, polyuréthanes, tensification de la concurrence
cificités réside dans les relations
etc.). Pour transformer ces ma- internationale, qui a d’abord
fortes entre la recherche et l’in-
tériaux en constante innovation, émané des pays du sud de l’Eu-
dustrie (intégration du design dans la
souvent adaptés et spécialisés rope (Portugal, Espagne, Italie)
conception, implication des chercheurs
en fonction de leur marché cible, puis despaysd’Asie(Thaïlande,
dans les projets industriels, partage
les plasturgistes disposent d’une Taïwan, Chine, Corée, ...)oùles
des risques liés au développement de
vingtainedeprocédéss’articu- moules sont proposés à 60%
nouveaux produits, etc.) qui entretien-
lant autour des deux technolo- des prix français. Ces mouve-
nent l’innovation.
gies fondamentales que sont ments sont amplifiés par la
Avec un chiffre d’affaires de 29l’injection et l’extrusion. possibilité d’échanger des fi-
milliards d’euros, la France sechiers numériques sans souciEn amont de la filière plastique, ème
situe en 4 position mondiale etde distances, et les moulistesse trouvent les fabricants de po- ème
en 2 position européenne avecfrançais devront trouver delymèresdebaseetdemélanges
environ 20% du chiffre d’affairesnouvelles ressources pour limi-ou “compounds”, polymères de
de la plasturgie européenne, lointer l’érosion importante de leurbase ayant subi une demi-trans-
devant les autres pays européens.activité.formation allant de la simple co-
loration à l’ajout de divers
composants (code 24.1L). Avec Contexte international
15% de la production mondiale,
Consommation de matières plastiques de base en 2003l’industrie française des polymè-
Asie 56 millions de tonnesres se positionne derrière les
États-Unis 44 millions de tonnesÉtats-Unis, le Japon et l’Alle-
magne. Ces dernières années, Europe de l’Ouest 39 millions de tonnes
la production européenne des Japon 11 millions de tonnes
polymèresdebaseaconnu une
croissancecontinueliéeàla
forte demande émanant des La plasturgie en Europe
pays asiatiques (Chine notam-
130 milliards de chiffre d’affairesment), alors même que l’intensifi-
37 000 entreprisescation de la concurrence mon-
diale a généré des stratégies de 1,5 million de salariés
regroupement des producteurs Progression des effectifs de 14% entre 1994 et 2001
donnant lieu à des groupes d’en-
2premières s’élèvent en moyenne à à imposer une spécialisation desHausse des coûts
42% du chiffre d’affaires de la productions, en particulier dans lesde production
plasturgie et peuvent atteindre domaines des pièces techniques et
Ces dernières années, le poids de 47% dans les secteurs des pièces des emballages. Fortement cen-
l’Europe de l’Ouest dans le com- techniques et des demi-produits trées sur leur cœur de métier, les
merce mondial de la plasturgie a selon la technicité des plastiques entreprises éprouvent en consé-
diminué au profit de nouvelles zo- utilisés. Sans marges de négocia- quence des difficultés à se diversi-
nes de production de l’Europe de tion auprès des groupes chimiques fier et à se positionner sur de
l’Est et de l’Asie, dont les posi- et dans l’impossibilité de pratiquer nouveaux marchés. Pour rester
tions concurrentielles se renfor- des revalorisations tarifaires au- compétitives, elles n’ont guère
cent grâce à leurs plus bas coûts près des clients, eux-mêmes sou- d’autre choix que d’investir cons-
de main-d’œuvre. misà desralentissements tamment dans les technologies de
conjoncturels, la plasturgie subit pointe et l’innovation, et d’augmen-Évaluée à 2,8 millions de tonnes
de plein fouet l’envolée des cours. ter la taille de leur production enen 2002 (soit 8% de celle de l’Union
cherchant des groupements eteuropéenne), la production des
partenariats. Les petites structu-pays d’Europe de l’Est devrait for- Dépendance accrue
resapparaissent lesplusmena-tement augmenter dans les an- vis-à-vis des donneurs
cées, éprouvant davantage denées à venir. En France, les
d’ordre
difficultés à dépasser les barrièresimportations sont dominées par
technologiques et à intégrer des lo-les pièces techniques et les arti- En aval, les plasturgistes sont
giques de partenariat que les pluscles divers, provenant majoritaire- menacés par les politiques d’in-
grandes.ment de Chine et de Taïwan. ternationalisation de leurs don-
Dans cet environnement en pro- neurs d’ordre, qui intensifient leur En Europe, les plasturgistes doi-
fonde mutation, l’ensemble de la présence dans de nouvelles zones vent par ailleurs intégrer dans
plasturgie européenne atteint un de production. Activité de leurs stratégies les contraintes
palier, se traduisant par une sta- sous-traitance par excellence, la environnementales liées à la mise
gnation du chiffre d’affaires et plasturgie obéit à des logiques de en application des directives euro-
une légère baisse des effectifs proximité des marchés. Cette si- péennes, notamment en termes
dans certains pays, notamment tuation explique le fait que les de réduction des déchets : direc-
en France et en Allemagne. plasturgistes accentuent leur pré- tives relatives aux déchets électri-
sence à l’étranger pour se rap- ques et électroniques (DEEE)etOutre cette concurrence mondiale
procher de leurs donneurs véhiculeshorsd’usage (VHU), à laexacerbée, le principal déterminant
d’ordre. Dans le secteur des piè- maîtrise des émissions de compo-de la plasturgie reste le pouvoir
ces techniques par exemple, les sés organiques volatiles (COV), àéconomique des fournisseurs de
stratégies de délocalisation des la gestion des substances chimi-matières premières. Avec le déficit
donneurs d’ordre se font très pe- ques utilisées (règlement REACH)de l’offre dû à l’explosion de la de-
santes, avec notamment les et à la valorisation des emballa-mandeasiatiqueetl’envolée du
constructeurs automobiles qui ges. Ces contraintes supplémen-prix du baril de pétrole, ces der-
multiplient leurs investissements taires influent sur les procédés etniers ont fortement augmenté le
directs en Asie ou en Amérique les politiques d’investissement.prix des matières plastiques de
du Sud. À l’horizon 2010, prèsbase depuis 2004 (en moyenne
d’un quart des plasturgistes euro-15% par an). Absorbant 85% de LA PLASTURGIE
péens déclarent avoir des projetsces productions, la plasturgie euro- EN FRANCE
d’implantation de nouveaux sitespéenne a été fragilisée par ces
Avec un poids de 4% de l’emploide production à l’étranger.augmentations qui ont généré une
industriel hors énergie, la plas-hausse des coûts de production et Cette dépendance forte vis-à-vis
turgie est un acteur important duune érosion des marges. Repré- des donneurs d’ordre a une consé-
développement économique et desentantlepremierpostededépen- quence lourde sur l’organisation
l’emploi en France.ses, les achats de matières des activités plasturgiques, et tend
Elle s’est implantée dans les an-
nées 1950 en région Rhône-
Alpes, où elle s’est largement dé-Chiffres clés - France
veloppée grâce à des applicationsème ème
4 rang mondial et 2 rang européen derrière l’Allemagne
grand public. Cette région est
29 milliards d’euros de chiffre d’affaires (20% de la plasturgie européenne)
toujours le premier bassin d’em-
4 000 entreprises et 4 200 établissements du code NAF 252
ploi de la plasturgie française
155 372 salariés, dont 96% dans des entreprises de moins de 20 personnes (17% des effectifs) et accueille le
11% des industries intermédiaires Pôle Européen de la Plasturgie au
Croissance de 33% au cours des 5 dernières années sein de la “Plastics Vallée” (pôle
Un tissu de PME présentes dans toutes les régions françaises d’Oyonnax). Longtemps classée en
ème
2 position grâce au développe-
Source : Fédération Française de la Plasturgie, Panorama 2005
3ment des télécommunications et emballages, très liés aux marchés nautique et le ferroviaire (15% des
de l’automobile, l’Ile-de-France automobiles et agroalimentaires, facturations), l’électricité et l’électro-
s’est nettement repliée au profit ont été les plus touchés. Seul le nique (6%) ont également été lar-
de la région Pays de la Loire (10% secteur des éléments pour la gement bénéfiques au secteur.
des effectifs). Viennent ensuite les construction a conservé des mar- Sous cette influence, les entrepri-
régions comme Nord-Pas-de-Ca- ges satisfaisantes (taux de rentabilité ses ont développé une réactivité
lais, Centre et Picardie. L’essor de 4,8%) grâce à la bonne tenue et une flexibilité unanimement re-
de la plasturgie automobile a favo- des marchés intérieurs de la cons- connues, y compris les plus peti-
risé le développement des ré- truction et de la rénovation. Les ni- tes d’entre elles. Pendant une
gions Alsace et Lorraine, avec la veaux d’investissements ont pâti de année 2005 particulièrement mo-
nécessité d’implanter des unités cette érosion et la plasturgie fran- rose, la bonne tenue des prix de
sous-traitantes à proximité des çaise dispose aujourd’hui d’un parc vente (+1,5%) et la progression
donneurs d’ordre. de machines vieillissant, en compa- desventesà l’exportation(+4%)
raison de l’Allemagne ou de la sont venues soutenir l’activité du
Chine. Si cette situation perdurait,Repli sur des positions secteur, qui a réussi à maintenir
elle représenterait un risque ma-défensives son chiffre d’affaires malgré une
jeur pour l’avenir. baisse des volumes.En 2004, la plasturgie a transfor-
Pour la première fois en 2004,mé 4,8 millions de tonnes de ma- La hausse des effectifs moyens
les difficultés conjoncturelles de latières plastiques, avec pour des entreprises du secteur des
plasturgie ont généré une in-principaux débouchés les secteurs pièces techniques, de 96 à 117
flexion au sein des effectifs desdes emballages (40%), du BTP salariés entre 1995 et 2004,
entreprises de plus de 20 sala-(22%), des transports (14%), de traduit les concentrations impor-
riés (-1%). Renouvelé en 2005l’électricité/électronique (7%). L’es- tantes opérées en Europe de
(-1,8%), le recul reste cependantsor des plastiques techniques à l’Ouest pour constituer des grou-
inférieur à celui de l’industrie enforte valeur ajoutée lui a permis pes internationaux de plasturgie.
général (-2,3%). Le nombre d’éta-d’accéder à des marchés promet- Pour assurer sa pérennité, le
blissements a également chutéteurs : sports et loisirs (5%), secteur des pièces techniques
de 3% en 2005.ameublement (3%)etmédical(1%). doit en outre investir dans des
technologies de pointe nécessi-Au cours de la dernière décennie,
tant un apport en capitaux consé-Une spécialité reconnuela plasturgie a connu en France un
quent. Dans ce contexte dedéveloppement continûment plus sur les pièces techniques
restructurations et de barrièresdynamique que la majorité des sec- à forte valeur ajoutée
technologiques, les petites etteurs industriels, se traduisant par
moyennes entreprises sont sansun doublement du chiffre d’affaires La plasturgie a bénéficié des an-
doute les plus menacées.entre 1990 et 2001 et une large nées fastes de l’industrie automo-
progression des effectifs. Avec les bile dont l’influence est
ralentissements de ses principaux particulièrement forte sur le sec- Le secteur de l’emballage,
marchés, elle n’est néanmoins plus teur des pièces techniques (70% premier débouché
épargnée par les difficultés des facturations). Les équipemen- des matières plastiques
conjoncturelles comme l’ensemble tiers plasturgistes ont tiré profit de
de la plasturgie européenne. Suite cette interdépendance avec les Le plastique est le premier ma-
à la forte augmentation des cours donneurs d’ordre automobiles en tériau surlemarchédel’embal-
desmatièresetdel’énergie en menant des démarches de lage européen, qui alimente
2004, la croissance du chiffre d’af- conception partagée et des parte- 35% des débouchés de la plas-
faires a marqué un fléchissement nariats de recherche & développe- turgie. Les nouveaux États mem-
(+3% en 2005 contre +8% en 2004) ment. Également innovants sur les bres de l’Union européenne
et les taux de rentabilité des entre- procédés, ils ont pu se spécialiser représentent un marché porteur
prises se sont réduits (de 2,5% en dans la fabrication de pièces à de croissance car la consomma-
2004 à 1,1% en 2005). Les sec- forte valeur ajoutée. Les partena- tion d’emballages plastiques n’y
teurs des pièces techniques et des riats technologiques avec l’aéro- est pas aussi généralisée qu’en
Les secteurs de la plasturgie française
Effectifs Chiffre d’affaires Production Investissements
(%) (%) (%) (%)
Pièces techniques (252 H) 42 40 18 31
Emballages en matières plastiques (252 C) 24 22 30 40
Éléments pour la construction (252 E) 17 17 13 11
Plaques, feuilles, tubes et profilés (252 A) 10 14 34 13
Articles divers (252 G) 7755
Source : Fédération Française de la Plasturgie, année 2005
4Europe occidentale. La France secteur a affiché la plus forte ren- ment desmatièresetles pres-
est le premier acteur devant tabilité de la plasturgie en 2005 sions des clients, qui sont
l’Allemagne, et depuis 2000, les et les industriels ont modernisé souvent des groupes de grande
exportations ont quasiment dou- leur outil de production. distribution et des centrales d’a-
blé vers les nouveaux états chats, les industriels du secteur
En France, l’utilisation des élé-membres. Toutefois, la concur- disposent de faibles marges de
ments plastiques dans le bâti-rence allemande s’intensifie. manœuvre et les prix de vente
ment n’est pas encore aussi ont reculé en 2004.
Le secteur de l’emballage pro- développée qu’en Allemagne, où
gresse parallèlement à ses Le secteur est plus particulière-les Länder et communes sont
grands secteurs clients (agroali- ment confronté à l’évolution desdes prescripteurs importants. En
mentaire, pharmacie, cosmétiques). habitudes de consommation surFrance, le secteur de la rénova-
Les performances des plastur- le marché des plastiques ména-tion connaît une croissance régu-
gistes français s’affirment dans gers, qui s’orientent de plus enlière depuis une dizaine d’années,
la production d’articles de bou- plus vers les marques de distribu-grâce notamment au taux réduit
chage et de surbouchage. L’acti- teur et le hard discount au détri-de TVA applicable depuis 1999.
vité est dynamisée par les filiales ment de l’offre nationale, ce qui
de groupes étrangers de l’agroa- explique la pénétration accrue
Produits semi-finis :limentaire et de la grande distri- des importations asiatiques à
détérioration continuebution, qui constituent les faible valeur ajoutée. Depuis
premiers clients et dont 65% des marges 2003, les exportations françaises
des débouchés sont en Europe. du secteur sont ralenties en Eu-
Occupant une place plus mo-
En 2005, le secteur a progres- rope et aux États-Unis. Dans ces
deste, ce secteur très soumis au
sé de 5% grâce aux marchés de conditions, le secteur éprouvera
comportement de ses donneurs
la pharmacie et hygiène-beauté, les plus grandes difficultés à as-
d’ordre (emballage, agroalimentaire,
alors que la demande des indus- surer son développement à partir
BTP) a enregistré sur les cinq der-
tries agroalimentaires a dimi- d’une offre à faible valeur ajoutée.
nières années une croissance
nué. Ce bon niveau d’activité
nettement inférieure à celle de
permet au secteur de se situer Des caractéristiquesl’ensemble de la plasturgie. Après
au premier rang des investisse-
deux années de baisse, le secteur en ombres et lumières
ments de la plasturgie. Toute-
a cependant renoué en 2005
fois, la hausse du prix des Une forte atomicité
avec une évolution positive (+5%)
matières a fortement pesé sur
liée aux revalorisations tarifaires Le tissu industriel de la plasturgie
les marges et le taux de rentabi-
pratiquées, et cela malgré la compte 96% d’établissements de
lité du secteur est l’un des plus
baisse de la demande des princi- moins de 200 salariés, qui em-
faibles de la plasturgie en 2005.
paux marchés clients en France, ploient 70% des effectifs et ne
à savoir les feuilles et films plasti- réalisent cependant que 39% du
L’essor du secteur ques qui ont été les plus touchés chiffre d’affaires global. Rendant
par le ralentissement des embal-des éléments plus difficile la lutte contre la
lages agroalimentaires. Sous les concurrence ou encore l’accès àpour la construction
pressions des donneurs d’ordre, l’exportation, cette atomicité
La consommation de matières la hausse des prix de vente ne constitue un facteur de fragilisa-
plastiques dans la construction pourra pas être reproduite et tion des entreprises. Pour tenter
européenne devrait atteindre 8 sans restauration des marges, d’y remédier, des stratégies de
millions de tonnes en 2010, les restructurations devraient coopération et de regroupement
contre 6 millions de tonnes ac- s’amplifier, certaines cessions tentent, depuis quelques années,
tuellement. Les plastiques tech- d’activités non stratégiques ayant de créer des entreprises de taille
niques et les composites déjà eu lieu en France depuis “médiane”. Globalement, la
permettent de créer de nouvel- 2004. Les réductions d’effectifs concentration s’intensifie dans la
les formes architecturales diffici- se poursuivront également. Pour plasturgie française comme dans
lement envisageables avec les assurer sa pérennité, le secteur l’ensemble de l’Union européenne.
matériaux traditionnels. peut néanmoins miser sur la re-
Une industrie peu exportatriceprise de la demande industrielle,Le secteur français est principale-
et notamment de l’agroalimen-ment porté par l’activité des me- Longtemps axée sur le marché
taire et de la construction.nuiseries en PVC (fenêtres et intérieuroùelle asus’organi-
portes). Dans ce secteur tradition- ser, la plasturgie française s’est
nellement peu exportateur, une orientée vers l’exportation, etArticles divers :
vingtaine d’entreprises de plus de ses échanges se font majoritai-
demande intérieure atone
20 personnes génèrent la moitié rement avec des pays de l’Union
du chiffre d’affaires global. Bénéfi- En France, ce secteur occupe européenne. Cinquième exporta-
ciant du contexte favorable sur le une place limitée. Pris en étau teur mondial de produits plasti-
marché intérieur du bâtiment, le entre les coûts d’approvisionne- ques, la plasturgie française
5réalise encore moins de 25% de constitue une preuve supplémen- chimie ou l’Italie avec le design
son chiffre d’affaires à l’exté- taires de la performance des sont plus sensibles à l’exploita-
rieur, contre 32,5% en Alle- plasturgistes français. L’implanta- tion d’autres gisements de per-
magne. En 2005, la plasturgie tion étrangère est beaucoup plus formance que les procédés.
française a cependant affiché forte dans les secteurs des D’une manière générale, les
une orientation plus soutenue à demi-produits et de l’emballage, PME françaises pâtissent d’une
l’export (+4,4%) que l’ensemble qui sont très consommateurs de approche de l’innovation laissant
de l’industrie (+3%). Elle est net- capital. trop souvent de côté l’immatériel
tement portée en cela par les (orientation client, créativité et pro-
Maillage insuffisant avec la re-
grandes unités plasturgistes si- tection intellectuelle, environnement
cherche et le transfert de
tuées sur le territoire, qui dé- économique, organisation), se foca-
technologie
pendent souvent de grands lisant fortement sur le coût de la
groupes internationaux ou étran- main-d’œuvre et la productivité.Alors que le transfert de techno-
gers et avec lesquels les échan- logie et la recherche universitaire
Manque de main-d’œuvre qua-ges sont favorisés. bénéficient au niveau national de
lifiée
moyens importants, les entrepri-
Internationalisation marquée
ses ne s’appuient pas assez sur Le secteur fait face à un manque
Au-delà de la hausse des exporta- cet environnement dense et riche de main-d’œuvre qualifiée et
tions, la plasturgie française ac- et exploitent insuffisamment la formée, les formations existantes
centue son internationalisation en voie du développement renforcé semblant trop généralistes et les
réalisant des investissements di- par une offre à forte valeur métiersdelaplasturgiepeu valo-
rects à l’étranger, essentielle- ajoutée. Cette faiblesse est parti- risés. Dans les régions de l’Est, le
ment dans de nouveaux sites de culièrement constatée au sein phénomène est amplifié par la
production implantés à proximité des petites et moyennes proximitédel’Allemagneetdu
des donneurs d’ordre, notam- entreprises. Luxembourg qui attirent beau-
ment ceux de l’automobile qui in- coup de salariés par des salaires
Une étude menée en 2005 sur
tensifient leur présence en plus élevés.
les pistes d’innovation de la plas-
Europe de l’Est et en Amérique du
turgie à l’horizon 2015, sous l’é-
Sud. Depuis 2004, la présence
gide de la Fédération Française Les stratégies
de la plasturgie française s’est
de la Plasturgie, a également d’innovation sont déjàaccrue dans les nouveaux états
pointé la dispersion des acteurs en marche dansmembres de l’Union européenne,
français de la plasturgie et leur
à savoir les pays de l’Est (44% des les secteurs dominants
manque de synergie. Cette situa-
implantations) ainsi que dans les
Dans la construction, les plas-tion constitue une faiblesse sup-
pays du Maghreb et en Espagne.
turgistes misent clairement surplémentaire face à la montée en
Cette croissanceextérieuredela
les nouveautés technologiquespuissance inéluctable des pays in-
plasturgie ne vise pas uniquement
et esthétiques, sur la montée endustriels émergents, alors même
à conquérir de nouveaux mar-
gamme de leur offre, ainsi queque les principaux concurrents
chés, mais plutôt à desservir les
sur l’intégration au PVC de ren-européens et plus particulière-
marchés initiaux avec des pro-
forts en acier ou en matériauxment la plasturgie allemande en-
duits meilleur marché. Parmi les
composites permettant d’amélio-tretiennent des relations plus
freins dissuadant leur implanta-
rer sensiblement les caractéris-fortes avec la recherche. De
tion à l’étranger, de nombreuses
tiques mécaniques des produits.toute évidence, le développement
entreprises estiment ne pas avoir
Ces stratégies d’innovation con-de synergies entre les entrepri-
la taille suffisante. À cet égard,
tribuent sans nul doute au bonsesdelaplasturgieetlemonde
cette faiblesse structurelle de la
comportement du secteur, quide la recherche et du transfert
plasturgie française constitue en-
est le seul à afficher une rentabi-constitue une voie incontournable
core un facteur de fragilisation.
lité supérieure à la moyenne ende progrès.
2005 et qui continue à gagnerRenforcement de l’implanta-
Cette situation est une consé-
des parts de marché sur lestion étrangère
quence supplémentaire de la
secteurs traditionnels.
En 2001, les entreprises à capi- structure du tissu industriel, les
taux étrangers réalisaient 40% grandesunitésdela plasturgie La nécessité de l’innovation est
du chiffre d’affaires de la plas- tirant souvent leurs ressources également cruciale dans le sec-
turgie française et plus de 50% en R&D de leur appartenance à teur des emballages, et le plas-
des exportations. Premiers inves- un groupe, et les plus petites en- tique parvient là aussi à gagner
tisseurs devant l’Allemagne, les treprises semblant plus frileuses du terrain face aux matériaux
États-Unis ciblent leurs investisse- au développement de partena- concurrents. Les entreprises du
ments en France avec 45% du riats. Leur culture serait égale- secteur n’ont pas d’autre choix
chiffre d’affaires de leurs filiales ment moins propice à l’utilisation que de s’adapter sans cesse aux
dans le secteur des pièces techni- de nouveaux matériaux, alors nouvelles tendances de consom-
ques à forte valeur ajoutée, ce qui même que l’Allemagne avec la mation,depratiquer uneveille
6commerciale et de lancer des par les produits à forte valeurLES PLASTURGISTES
emballages toujours plus prati- ajoutée et sur la capacité à offrirLORRAINS
ques et innovants. La recherche un service intégré allant de la mise
À l’image de la structure natio-& développement est une ga- au point de produits jusqu’au condi-
nale, la plasturgie en Lorrainerantie de performances dans le tionnement et à la logistique, en
est caractérisée par la prédomi-domaine des emballages pour passant par la maintenance des
nance de petites et moyennesl’hygiène-beauté, qui sont soumis moules. Ils semblent ainsi mieux
entreprises. Si les technologiesà la concurrence sévère des lutter contre les effets de la mon-
d’injection sont très présentesproduits asiatiques. Ainsi, les dialisation et les ralentissements
en Lorraine comme en France,emballages plastiques français conjoncturels.
pour la fabrication des piècesrestent très bien implantés à l’é- Certains industriels s’orientent vers
techniques notamment, les tech-tranger, notamment en Alle- le développement de produits pro-
nologies d’extrusion sont égale-magne et au Royaume-Uni. pres destinés à de nouveaux mar-
ment bien positionnées compte
La sécurité et l’hygiène alimentai- chés techniques (comme
tenu de l’importance du secteur
res, l’information du consomma- l’aéronautique, le médical, les sports et
des demi-produits. La Lorraine
teur,ledesignetlerespect de loisirs). Ils progressent par l’intégra-
dispose également d’un potentiel
l’environnement constituent d’au- tion d’une logique d’innovation plus
dans les technologies du ther-
tres enjeux que l’industrie des forte, tant technologique qu’immaté-
moformage, du rotomoulage et
emballages parviendra à relever rielle, en privilégiant le recours aux
descomposites(moulage par
en pratiquant une politique active moyens de transfert de technologie
compression, RTM) grâce notam-
d’innovation. ainsi que la formation des salariés
ment à des unités intégrées
et la gestion des compétences. Il
dans d’autres secteurs (aéronau-La présence de la plasturgie
s’agit là de moyens supplémentaires
tique, électricité, emballage, bâti-dans les pôles de compétitivité
pour mener une lutte active contre
ment, agroalimentaire).français
la concurrence internationale.
En juillet 2005, le gouvernement
Un environnementfrançais a labellisé 67 pôles de Des obstacles
technologique favorablecompétitivité français qui doivent à surmonter
contribuer à la compétitivité de Lesressourcesdela Lorraineen
Comme de nombreuses entreprisesl’économie française par le déve- termes de recherche, de formation
industrielles, les entreprises de laloppement de synergies entre les et de transfert de technologie peu-
plasturgie lorraine semblent ne pasentreprises, les unités de re- vent être considérées comme des
profiter pleinement de la richesse decherche et les centres de forma- éléments différenciateurs forts de la
leur environnement technologique,tion. La plasturgie française s’est plasturgie lorraine, la large palette
tant surleplandelaformation quepositionnée dans vingt-trois de de formations continues et initiales
de la recherche & développement.ces pôles, et des programmes de ainsi que des laboratoires universi-
recherche & développement sont En ce qui concerne plus précisémenttaires et écoles d’ingénieur consti-
en cours de développement dans la formation des salariés, la part destuant un indéniable potentiel de
les différentes régions d'implanta- ouvriers non qualifiés est plus impor-recherche publique. Les centres de
tion de la plasturgie. tante que dans la plasturgie françaiseressources (APOLLOR, Pôle de Plas-
et les emplois d’encadrement sontturgie de l’EstetCIRTES) créés dansLe plan “Innovation Plasturgie
proportionnellement moins nombreuxles années 1990 et la plate-forme2015”
en Lorraine qu’en France. Cette situa-technologique PLASTINNOV créée en
En prolongement de l’étude menée tion est en partie imputable au fait2002, participent activement aux
en 2005 sur les enjeux et priorités que les grands sites de productiontravaux des deux pôles de compétiti-
en matière d’innovation dans la fi- présents en Lorraine tirent leurs pro-vité lorrains “Matériaux Innovants
lière plasturgie, la Fédération Fran- pres ressources (bureaux d’études,Produits Intelligents” (MIPI)et“Fibres
çaisedelaPlasturgiepilotelamise R&D, marketing, achats, etc.) de leurnaturelles Grand Est” et mènent des
en œuvre d’un programme d’ac- appartenance à leurs groupes. Deprogrammes communs de re-
tions dédiées à la plasturgie fran- plus, la plasturgie lorraine dépend da-cherche & développement sur les
çaise, et traitant parallèlement vantage qu’en France de centres detechnologies et matériaux innovants
d’actions sur l’organisation de la fi- décision situés hors région. Si cettede la plasturgie.
lière ou de ses acteurs et d’actions situation n’est pas spécifique à la fi-
ciblées de recherche et développe- lière, elle peut néanmoins freiner leDes potentiels
ment sur des axes d’innovation partenariat sur des projets au niveau
de développementtransversaux, le principal objectif régional et pose davantage de difficul-
étant de favoriser une forte Le principal enjeu pour les entrepri- tés pour animer un tissu régional
convergence entre les industriels sesrégionalesrésidedansl’inté- très morcelé. Une grande partie des
et le monde de la recherche et de gration de stratégies d’innovation. unités de production possède ainsi
faciliter l’accès des entreprises à Bon nombre de chefs d’entreprises une dimension de sous-traitance plu-
ces structures. misent déjà sur la différenciation tôt que d’acteur complet.
7Enfin, avec plus de 40% des effec- ancrée de sous-traitance et éprou-Savoir plus :
tifs travaillant pour des entreprises vent des difficultés à se diversifier.
à capitaux étrangers, les établisse- Si elles restent trop dépendantes
ments lorrains sont moins autono- et spécialisées, les entreprises
- La plasturgie en Lorraine : investir
mes qu’en France (moyenne nationale continueront à être menacées pardans les qualifications et les techno-
logies - Benjamin MÉREAU, Pascal de 25%) et sont ainsi davantage sou- les stratégies de délocalisation de
SERVRANCKX - Économie Lorraine mis aux risques de délocalisation leurs donneurs d’ordre.
n° 7? - mars 2007. d’activités de production répondant Si en revanche elles s’engagent acti-
à des stratégies internationales de vement dans des stratégies de di-
Sites Internet : redéploiement. Lesplusgroséta- versification et d’innovation, elles
blissements de la plasturgie sont
www.insee.fr seront sans nul doute en mesure de
d’ailleurs des unités intégrées, sou- relever les défis qui s’annoncent.
Ministère délégué à l'Industrie : vent filiales de grands groupes. On
www.industrie.gouv.fr L’environnement local, avec des cen-notera également que 82% des éta-
tres de compétence technique inter-Fédération de la plasturgie : blissements ont leur siège social en
www.laplasturgie.fr nationalement reconnus, desLorraine au lieu de 89% il y a seule-
organismes de formation de très
Pôle européen de plasturgie : ment 10 ans.
haut niveau et des structures de col-www.poleplasturgie.net
laboration dynamiques à l’instar des
Site officiel de la Région Rhône-Alpes : Un avenir ouvert
deux pôles de compétitivité, offrira
www.rhonealpes.fr
Comme partout ailleurs en France aux entreprises régionales de la plas-
et en Europe de l’Ouest, les plas- turgie qui sauront s’appuyer sur ce
turgisteslorrainssontdeplusen potentiel particulièrement riche, des
plus mis en concurrence avec des perspectives d’évolution favorables.
fabricants à faible coût de
C’est à ce prix que la Lorraine
main-d’œuvre issus de l’Europe de
pourra réellement ambitionner de
l’Estetdel’Asie, principalement
devenir une région leader de la
sur le marché des pièces techni-
plasturgie française.
ques à faible valeur ajoutée et des
produits de consommation divers.
Compte tenu de leur relation Agnès COURTY
marquée avec le secteur de l’auto- DRIRE Lorraine
mobile, les plasturgistes lorrains (Direction Régionale de l’Industrie, de
conservent une culture très la Recherche et de l’Environnement)
Ministère de l’Économie, Bibliographie
des Finances et de l’Industrie
* Plasturgie lorraine : croissance continue
Insee
Anne MEVEL - INSEE, Direction régionale de Lorraine - Éco-Institut National de la Statistique
nomie Lorraine - N° 229 - décembre 2003 (p. 23-26)et des Études Économiques
Direction Régionale de Lorraine * Étude des besoins en qualification dans la plasturgie lorraine
15, rue du Général Hulot
Secrétariat général pour les affaires régionales (SGAR) ; Obser-
CS 54229
vatoire régional de l'emploi, de la formation et des qualifications54042 NANCY CEDEX
(OREFQ) - 2003 (76 p.)Tél :03 83 91 85 85
Fax :03 83 40 45 61
* La plasturgie en Lorraine
www.insee.fr/lorraine
APOLLOR - CCI des Hautes-Vosges - DRTEFP Branches-Entrepri-
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION ses - Plasturgie Grand-Est - OREFQ - Pôle de Plasturgie de l'Est -
Jean-Paul FRANÇOIS SESGAR - 2003 (20 p.)
Directeur régional de l’Insee
* Étude sur les enjeux et priorités en matière d'innovation dans
COORDINATION RÉDACTIONNELLE
la filière plasturgie
Christian CALZADA
Réalisée par le Cabinet Ernst et Young pour le compte de la
Gérard MOREAU
DGE, à l'occasion du séminaire du 2 février 2006.
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET
* L'industrie de la plasturgie et du caoutchouc industriel en chiffresRELATIONS MÉDIAS
SESSI, Centre d'enquêtes statistiques de Caen - Chiffres Clés, Pro-Jacqueline FINEL
duction industrielle (hors série) - 2005 (27 p.)
RÉDACTRICE EN CHEF
* La plasturgie à l'heure européenne - Coopération et internatio-Agnès VERDIN
nalisation
SECRÉTARIAT DE FABRICATION
Pascal BROCARD, Marc DURAND - SESSI - Le 4 pages des sta-
MISE EN PAGE - COMPOSITION
tistiques industrielles - N° 189 - mai 2004Marie-Thérèse CAMPISTROUS
Marie-Odile LAFONTAINE * Panorama de la plasturgie - rapport économique 2006
ISSN : 0293-9657 Fédération de la - 2006 (60 p.)
© INSEE 2007
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