Le commerce de gros non alimentaire : ouverture internationale

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Avec plus de 60 000 entreprises, le commerce de gros non alimentaire employait en 1994 environ 700 000 personnes. Particulièrement exposé aux changements de l'environnement économique, il doit constamment s'adapter. L'internationalisation des circuits de production et de distribution ainsi que l'intensification de la concurrence ont conduit les grossistes non alimentaires à opérer davantage sur les marchés extérieurs et à améliorer leur productivité.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 465 JUIN 1996
PRIX : 14 F
Le commerce de gros non alimentaire :
ouverture internationale
Annette Kadjar, Division Commerce, Insee
d’affaires (près du tiers). Représentantvec plus de 60 000 entreprises, le
actuellement avec les intermédiaires près
commerce de gros non alimentaire d’un million d’emplois, le commerce de grosA employait en 1994 environ 700 000 occupe 4% de la population active.
Entre 1980 et 1993, la contribution dupersonnes. Particulièrement exposé aux
commerce de gros à l’activité intérieure est
changements de l’environnement écono restée stable (de l’ordre de 5% du PIB). Ce
mique, il doit constamment s’adapter. pendant, les poids économiques relatifs des
différents sous secteurs se sont nettementL’internationalisation des circuits de pro
modifiés : la valeur ajoutée des secteurs non
duction et de distribution ainsi que l’in- alimentaires constitue aujourd’hui plus des
tensification de la concurrence ont trois quarts de celle de l’ensemble du com
merce de gros tableau 1( ). Et tandis que lesconduit les grossistes non alimentaires à
effectifs dans le commerce de gros agro ali
opérer davantage sur les marchés exté mentaire ont reculé régulièrement, les sec
rieurs et à améliorer leur productivité. teurs non alimentaires ont été globalement
créateurs d’emplois jusqu’au retournement
Moins connu du grand public que la distribu conjoncturel de 1990 1991 graphique 1( ).
tion de détail, le monde des grossistes réunit Leurs entreprises comptent aujourd’hui en
une grande variété de commerçants, tantôt viron 700 000 personnes.
indépendants, tantôt appartenant à un mar Les grossistes non alimentaires dévelop
ché institutionnalisé (Rungis) ou affiliés à unpent des stratégies économiques diverses
groupe multinational. Certaines entreprises selon l’organisation des secteurs fournis
sont équipées d’importantes installations seurs et clients et la nature des produits dis
logistiques (entrepôts, flotte de véhicules); tribués : biens de consommation non
d’autres travaillent avec des moyens beau alimentaire, biens d’équipements ou biens
coup plus modestes, parfois un simple intermédiaires.
bureau muni d’un fax, assurant alors une
fonction proche de celle d’intermédiaire (Cf. Les grossistes en biens
Pour comprendre ces résultats). Avec l’in de consommation non alimentaire
terdépendance croissante des économies, plus ouverts vers l’extérieur...
les grossistes ont développé leur activité en
participant de plus en plus aux échanges L’emprise croissante de la grande distribu
commerciaux internationaux. tion sur les marchés de biens de consomma
Dans 80% des cas, les entreprises du sec tion non alimentaire a incité les grossistes à
teur comptent moins de 10 salariés ; celles développer la commercialisation de produits
de plus de 100 salariés sont rares (1%) mais meilleur marché, souvent étrangers. En s’in
concentrent une part importante du chiffre sérant davantage dans le commerce inter
Évolution des principales caractéristiques du commerce de gros
Valeur ajoutée
Croissance
Nombre de personnes (hors taxes)
Nombre d’entreprises annuelle
employées par entrepriseCommerce de gros en milliards
moyenne
de francs
en volume (*)
1980 1993 1980 1993 1993 1980 1993
Agricole et alimentaire 33257 26024 9,0 9,7 77,2 0,8
De biens de consommation non alimentaire 20480 28780 13,1 9,3 85,7 1,5
Interindustriel 24851 34030 14,8 10,8 181,4 2,7
Ensemble 785888883411,910,0344,32,0
(*) En %. Le déflateur utilisé est le prix du PIBhand. marc
Sources : EAE Commerce et Comptes du commerce, Insee
˚
INSEE PREMIEREficative entre 1980 et 1993 (tableau 2) . 4 points. Aussi, le rythme d’évolution
Évolution de l’emploi* dans le
Globalement, elle atteignait 40% en du chiffre d’affaires (4% en volume en
commerce de gros y compris 1994 (tableau 3). Particulièrement éle tre 1980 et 1993) a été un peu plus
intermédiaires vée dans les jouets, les chaussures et rapide que celui de la consommation.
les équipements domestiques, elle cons Le commerce de gros de biens de
tituait alors respectivement 68%, 63% et consommation non alimentaire est at
48% des achats de ces grossistes. tractif pour les petites entreprises dont
Par ailleurs, la délocalisation de cer le nombre a notablement augmenté au
taines productions industrielles, en cours de la dernière décennie, mainte
déplaçant de nombreux fournisseurs nant la concurrence et assurant le re
et clients des grossistes hors des nouvellement de l’offre sur des
frontières nationales, participe aussi à marchés versatiles. Dans ce secteur
l’intensification des échanges interna d’entreprises de petite taille, les coûts
tionaux. Cette délocalisation est à de distribution restent difficilement
l’origine d’une réorientation impor compressibles tandis que la prestation
(*) Effectifs salariés et non salariés en moyenne annuelle tante de la filière textile équipement commerciale se complexifie peu à
Source : Division emploi, Insee de la personne où l’activité d’import peu. Par conséquent, le taux de marge
export s’est étendue. C’est ainsi que sectoriel, relativement élevé, évolue
national, ils diversifient leurs fournis les grossistes d’habillement et haus c peu sur la période (graphique 2).
seurs et peuvent ouvrir l’éventail de sures ont pu préserver un volume
leur offre, ce qui leur permet de satis d’activité convenable (+3,5% en ... avec une activité très liée
faire une clientèle toujours plus exi rythme moyen annuel entre 1980 et à la demande des ménages.
geante, composée essentiellement 1993) alors que la demande intérieure
d’autres grossistes, de centrales fléchissait. Les grossistes du textile seLa conjoncture des secteurs dépend
d’achats et de détaillants. distinguent par un large redéploiement essentiellement de la demande des
Les secteurs, à l’exception de celui des vers l’exportation (20% du chiffre d’af ménages.
produits pharmaceutiques et du matériel faires en 1993 contre 7% en 1980). Ainsi, le commerce de gros d’équipe
médical, sont dans leur ensemble tradi En treize ans, la part des exportationsments domestiques (appareils électro
tionnellement importateurs ; la plupart dans le chiffre d’affaires du commerce ménagers, radiotélévision) a été, dans
ont augmenté la part de leurs achats ende gros des biens de consommation l’ensemble, dynamique, malgré une
provenance de l’étranger de façon signi non alimentaire s’est accrue d’environ sensibilité conjoncturelle très liée aux
Évolution par secteur (NAP) des principales caractéristiques du commerce de gnon aros limentaire
Chiffre Contenu en importation Part des exportations
Productivité
d’affaires : des achats dans le chiffre d’affaires Effectif salarié au 31 décembre
du travail (*) :
Croissance (%) (%)
Croissance
annuelle
Commerce de gros annuelle
moyenne
moyenne Variationen volume 1980 1993 1980 1993 1980 1993(%) absolue(%)
1982 1990
(1980 1993)
En biens de consommation non alimentaire: 4,1 28,2 29,3 5,7 9,4 2,1 258548 253 990 -4558
En matériel d’équipement professi onnel et domestique dont : 3,2 28,8 34,0 4,8 6,7 1,6 124355 106 817 -17538
Matériel électrique, électronique 3,8 32,3 39,2 4,2 6,5 61625 53 694 -7931
En textile, habillement, chaussures, m oquiar nerie : 2,5 35,9 40,3 7,1 17,2 0,7 37487 36 939 -548
Textile 0,0 38,9 34,6 7,0 19,5 9186 8 687 -499
Habillement, c haussures,maroquinerie 3,5 34,4 41,8 7,2 16,6 28301 28 252 -49
En pharmacie, parfumerie, droguerie dont : 6,7 6,4 5,9 3,2 6,5 3,7 43618 48 183 4565
Pharmacie 8,5 0,0 2,3 0,9 5,0 17378 20 058 2680
Parfumerie 8,1 16,7 16,5 23,3 20,7 4991 8 373 3382
En produits non alimentaires divers 4,6 42,3 46,7 8,9 11,9 3,0 53088 62 051 8963
Interindustriel 0,8 22,4 28,4 5,5 7,8 2,4 354955 351 906 -3049
En produits énergétiques, minerais et minéraux divers dont : -1,6 6,0 11,1 3,2 4,8 1,6 38658 18 774 -19884
Charbon, minerais -4,7 0,0 69,0 8,8 60,4 4383 835 -3548
En matières premières et biens intermédiaires dont : 0,3 27,3 30,1 6,3 10,1 2,4 147923 123 614 -24309
Métaux -1,7 36,6 40,9 11,0 15,1 33059 19 689 -13370
Produits chimiques industriels 3,2 46,2 52,0 7,9 23,5 12608 12 747 139
Matériaux de construction,sanitaire et fournitures
pour plomberie et chauffage 0,7 8,9 13,9 0,9 2,9 74752 70 467 -4285
En biens d’équipement (**)
(hors matériel électrique et électronique) dont : 3,7 35,0 36,6 6,5 7,3 4,5 168374 209 518 41144
Matériel informatique et de bureau 12,1 44,4 39,2 5,6 6,4 35306 65 029 29723
Equipements pour l’industrie 2,5 41,9 43,3 8,6 9,5 46836 71 598 24762
(*) La productivité du travail est mesurée par le ratio "marge brute en volume/personnel occupé" ; (**) y compris les grossistes en matériel médical.
Sources : EAE Commerce et Comptes du commerce, Insee
¸?inflexions du pouvoir d’achat des mé ceux du matériel électrique et élec
Évolution des taux de marge*
nages. En revanche, pour le secteur tronique, les grossistes ont largement
dans le commerce de grosde la vaisselle et la verrerie de mé recours à l’étranger pour leurs achats
nage, l’atonie de la demande a consti (entre 28% et 43% de ceux ci). Cer
tué un handicap majeur. tains sont des filiales de groupes
Les grossistes en parfumerie et pro étrangers ou du moins leurs importa
duits de beauté, traditionnellement teurs exclusifs.
performants à l’exportation (21% de
leurs ventes) ont, en outre, bénéficié ...et ils ont obtenu
d’une demande intérieure favorable et des gains de productivité
le volume de leur chiffre d’affaires a tout en créant des emplois
fortement progressé (8% par an).
Le commerce de gros de l’aménage L’activité des grossistes de biens d’équi * Taux de marge = marge brute / chiffre d’affaires (par sec
ment et de l’entretien de l’habitat, pements a suivi les fluctuations conjonc teur)
Source : Comptes du commerce, Inseemoins dépendant de la demande des turelles de l’investissement des
ménages, a partiellement subi les entreprises, à la hausse entre 1985 et
effets de la concentration dans la dis 1990 et à la baisse entre 1991 et 1993 v.eaux entrepreneurs. Agissant sur
tribution de détail. La plus faible part La concurrence y est moins vive que des marchés porteurs qui concernent
des produits de marque étrangère dans le commerce de gros de biens de la modernisation de l’équipement in-
dans les achats des grossistes (15% consommation non alimentaire ; en dustriel, les grossistes peuvent jouer
contre près de 50% dans les équipe effet la technicité des produits et la sur l’évolution relative des prix selon
ments domestiques) facilite l’intégra prépondérance économique des en la provenance et la destination des
tion verticale de ce secteur par la treprises de taille moyenne (10 à 99 produits pour accroître leurs marges ;
grande distribution (centrales d’achats, salariés) limitent l’implantation de nou le taux de marge sectoriel est élevé
approvisionnement direct auprès des
fournisseurs, ...).
Chiffre d’affaires et échanges extérieurs dans le commerce de gros
Le secteur des produits pharmaceuti
non alimentaire en 1994 ( secteurs NAF)ques et du matériel médical, important
et très concentré occupe une place Chiffre d’affaires Part des
Contenu en
total exportationsparticulière : ses marchés sont régle importations
Commerce de gros dans lementés par les pouvoirs publics et ils des achats
chiffreMds F % (%)servent une vaste clientèle (pharma
d’affaires (%)
cie,hôpitaux...). La croissance de son
En biens de consommation non alimentaire 384,2 100,0 29,9 10,6
chiffre d’affaires (de l’ordre de 8,5%, En produits pharmaceutiques et matériel médical 113,6 29,6 9,2 6,8
en rythme moyen annuel et en volume) En autres biens de consommation non alimentaire dont : 270,6 70,4 40,3 12,3
Appareils électroménagers, radio tv 46,0 12,0 48,3 6,2a été tirée par l’évolution des dépen
Aménagement et entretien de l’habitat 16,9 4,4 15,0 3,7ses de santé.
Vaisselle 5,8 1,5 37,8 4,8
Jouets 10,5 2,7 67,9 10,6
Biens d’équipement : Parfumerie, produits de beauté 20,4 5,3 25,7 22,0
Textiles-habillement-chaussures : 71,9 18,7 42,8 16,1les secteurs les plus dynamiques
Textiles 14,4 3,7 40,5 19,9
sont fortement importateurs...
Habillement 49,5 12,9 40,5 15,5
Chaussures 8,0 2,1 62,5 12,8
Entre 1980 et 1993, les commerces de
En produits intermédiaires non agricoles 467,5 100,0 22,8 6,5gros de matériel informatique et de bu
En combustibles 135,5 29,0 9,0 2,3
reau et ceux d’équipements pour l’in
En produits pourl’in stallation de l’habitadontt : 159,9 34,2 15,7 3,3
dustrie ont eu la plus forte expansion Bois et produits dérivés 24,4 5,2 19,8 4,1
avec un taux de croissance annuel Matériaux de construction, appareils sanitaires
et fournitures pour plomberie et chauffage 110,4 23,6 12,5 3,3moyen de leur chiffre d’affaires de res
En produits intermédiaires industriels 172,1 36,8 40,2 12,9pectivement 12% et 2,5% en volume.
(Minerais, métaux, produits chimiques et autres produits
Ainsi, le commerce de gros de matériel
intermédiaires)
informatique et de bureau, qui profite
En biens d’équipements (*) 377,0 100,0 33,8 7,9
d’une clientèle étendue, représente Matériel électrique et électronique 76,8 20,4 28,2 9,5
désormais 30% du chiffre d’affaires du Fournitures et équipements divers
pour le commerce et les services 15,7 4,2 22,9 7,6commerce de gros de biens d’équipe
Matériel agricole 43,7 11,6 22,8 2,1ments contre environ un dixième en
Equipements pour la construction 20,7 5,5 39,1 9,9
début de période ; il est par ailleurs le
Matériel informatique et de bureau 110,4 29,3 35,4 6,1
plus concentré puisque plus de la moi Equipements pour l’industrie 109,7 29,0 42,3 10,7
tié du chiffre d’affaires est réalisé par
Autres 6,1 100,0 49,5 44,7
1% des entreprises.
Ensemble du commerce de gros non alimentaire 1234,8 100,0 28,2 8,4
Sur ces marchés à dominante profes
(*) Non compris les grossistes en matériel médical désormais classés avec ceux en produits pharmaceutiques.
sionnelle auxquels on peut adjoindre
Source : EAE Commerce1994, Insee
?`principales composantes ont été évaluées à partir(de l’ordre de 36%), nettement supé minoritairement sur les marchés natio
des comptes du commerce établis selon la no rieur au taux moyen du commerce de naux. Les grossistes en métaux et
menclature NAP. Les descriptions sectorielles dé
gros. Il a fortement progressé depuis produits chimiques industriels sont im
taillées se rapportent à la nouvelle nomenclature
1980, traduisant aussi l’enrichisse- pliqués dans un processus analogue ; NAF utilisée à partir de 1993 ou aux postes NAP
ment de la prestation commerciale par pour les derniers, les efforts à l’expor qui restent inchangés dans le passage à la nou
velle nomenclature.des activités de services (formation, tation se sont intensifiés (24% des
Dans l’ancienne nomenclature (NAP), le com maintenance, réalisation de logiciels, ventes en 1993 contre 8% en 1980).
merce de gros était classé en :
conseils). Les grossistes en équipe Sur des marchés internationaux très
commerce de gros agricole et alimentaire ;
ments industriels ont en effet une acti concurrenciels, où les prestations sont commerce de gros de biens de consommation
vité plus diversifiée que le reste du relativement sommaires, les taux de non alimentaire ;interindustriel.commerce de gros : 7% de leur chiffremarge pratiqués sont faibles, de l’or
Certains grossistes vendant des biens à usaged’affaires proviennent de services dre de 20%, et le volume de chiffres
professionnel (notamment ceux de matériel électri
complémentaires. Par ailleurs, l’éléva d’affaires a décru (environ 2% de taux
que et électronique) étaient classés dans le secteur
tion de la qualification du personnel, de croissance annuel moyen ). des biens de consommation non alimentaire. Dans
imposée par la technicité croissante Toutefois, le commerce de gros de pro la nomenclature NAF, les grossistes en matériel
électrique et électronique ont été reclassés selon lades produits, a généré une amélio duits chimiques industriels a bénéficié
nature des produits : les grossistes en appareilsration qualitative des prestations d’une évolution d’activité plus favora-
électroménagers et de radiotélévision, dont les pro
commerciales. ble, surtout en début de période ; l’em
duits sont plutôt destinés aux particuliers, font tou
Sur la période 1982 1990, la producti ploi salarié a pu s’y maintenir. jours partie du secteur des biens de consommation
vité du travail du commerce de gros en Sur l’ensemble des autres secteurs de non alimentaire, les autres sont désormais regrou
pés dans le secteur des biens d’équipements.biens d’équipements a progressé au produits intermédiaires, globalement
Dans la nouvelle nomenclature (NAF), le secteurrythme annuel moyen de 4,5%. Ce en recul, les grossistes ont procédé,
du commerce interindustriel a été restructuré en
chiffre est supérieur à celui de l’en entre 1980 et 1993, à des réductions
deux groupes principaux :
semble de l’industrie. L’emploi s’est d’effectifs drastiques afin de rationali - produits intermédiaires non agricoles ;
accru d’un peu plus de 3% en raison ser leur activité et de préserver leur - biens d’équipements.
Au sein de ce dernier secteur, les grossistes ende la forte augmentation du nombre de rentabilité. Les grossistes en matériaux
biens d’équipements pour l’industrie regroupentsalariés chez les grossistes en maté de construction, en appareils sanitai
les grossistes en machines outils, en machines
riel informatique et de bureau et en res et en fournitures de plomberie
pour l’industrie textile et l’habillement et ceux en
équipements pour l’industrie. Dans le chauffage, prépondérants dans le fournitures et équipements industriels divers; le
même temps, l’activité (marge com secteur des produits pour l’installation champ de ce sous secteur est comparable à celui
de la NAP de même appellation. Par ailleurs, lemerciale) a augmenté de près de 8% de l’habitat, ont enregistré un volume
secteur NAF de fournitures et équipements diversen volume. d’activité plutôt stable et ont relative
pour le commerce et les services ne comprend
ment moins débauché. Les grossistes
pas les grossistes en matériel médical désormais
en matériaux de construction et appa Produits intermédiaires : classés avec les grossistes en produits pharma
reils sanitaires vendant également aux ceutiques dans le commerce de gros de biens derationalisation et redéploiement
consommation non alimentaire.particuliers (8% de leur chiffre d’affai
3) La marge brute est la différence de valeur,Les grossistes en produits intermé res), comme les grossistes en bois et
selon les règles de la comptabilité d’entreprise,
diaires industriels s’approvisionnent produits dérivés (5%) ont profité, en par
entre le chiffre d’affaires et les achats de mar
largement par importations (40% de tie, de l’essor du marché du bricolage. chandises vendues. Elle est approchée ici par la
leurs achats) et leur activité d’exporta valeur : chiffre d’affaires net + variation de stocks
Pour comprendre de marchandises et matières premières achatstion est relativement importante (13%
de marchandises et matières premières. Elle me du chiffre d’affaires). ces résultats
sure l’activité du commerce.
Menacés par le déclin de certaines in
dustries nationales utilisatrices, ils ont 1) Le commerce de gros est l’activité de revente Pour en savoir plus
fortement accentué leur ouverture de marchandises, à titre exclusif ou principal, à
des utilisateurs professionnels, à d’autres com Les comptes du commerce en 1994, Inseevers l’extérieur depuis 1980. Cette ou
résultats série Economie générale, n°124 merçants ou à des collectivités. Contrairementverture s’est avérée vitale dans quel 125, janvier 1996.
aux intermédiaires du commerce qui agissent
ques filières, notamment, celle du Les entreprises du commerce en 1993. Résul pour le compte d’un tiers, les grossistes devien
tats de l’enquête annuelle d’entreprise. Inseecharbon, des minerais et minéraux nent propriétaires de la marchandise. résultats série Système productif n°94 95 96 .
où les grossistes n’opèrent plus que 2) Les évolutions du commerce de gros et de ses
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :
Paul Champsaur
Rédacteur en chef :
Baudouin Seys
Rédacteurs : F. Magnien,
V. Guihard, C. Dulon
Maquette : Valérie Delas
ISSN 0997 3192
© INSEE 1996

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