Le commerce en 2001 - Ralentissement

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En 2001, dans le commerce de détail, l'emploi demeure dynamique. Mais le volume du chiffre d'affaires progresse moins qu'en 2000 : 2,1 % contre 3,5 %. Ce ralentissement touche en particulier les grandes surfaces alimentaires, qui vendent plus du tiers des produits : + 1,4 % en volume, alors que leur rythme annuel a dépassé 3 % pendant cinq ans. Le commerce de gros marque le pas : en 2001, il n'est plus soutenu par les ventes de biens d'équipement professionnel. Parmi ces biens, le matériel informatique subit un coup d'arrêt après sept années de forte expansion. Le secteur du commerce et réparation automobile affiche une hausse de 5,2 % de son chiffre d'affaires en volume, en grande partie grâce à la vigueur des ventes de véhicules automobiles.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 848 - MAI 2002
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Le commerce en 2001
Ralentissement
Sylvie Bernadet, Catherine Berthier, Anne Gouëzel-Jobert et Bruno Lutinier,
division Commerce, Insee
n 2001, dans le commerce de dé- 610 000 entreprises commerciales
tail, l’emploi demeure dynamique. Le commerce est l’activité principale deEMais le volume du chiffre d’affai- 610 000 entreprises, dont près de la moitié sont
des entreprises individuelles. Plus de quatreres progresse moins qu’en 2000 : 2,1 %
salariés sur dix du commerce de détail ou ducontre 3,5 %. Ce ralentissement touche en
commerce et réparation automobile travaillent
particulier les grandes surfaces alimen- dans une entreprise comptant moins de dix
salariés.taires, qui vendent plus du tiers des pro-
Chaque année, 70 000 entreprises commercia-duits : + 1,4 % en volume, alors que leur
les se créent ; ce nombre diminue légèrement
rythme annuel a dépassé 3 % pendant depuis 1994. Les défaillances d’entreprises
cinq ans. Le commerce de gros marque le commerciales, qui ne sont qu’une partie des
cessations, voisinent les 10 000 en 2001.pas : en 2001, il n’est plus soutenu par les
Depuis deux ans, elles reculent, plus nettement
ventes de biens d’équipement profes-
que dans l’ensemble des entreprises. Néan-
sionnel. Parmi ces biens, le matériel infor- moins, comme dans tous les secteurs compre-
nant de nombreuses petites entreprises, lematique subit un coup d’arrêt après sept
renouvellement démographique est rapide :années de forte expansion. Le secteur
près de 40 % des entreprises commerciales
du commerce et réparation automobile créées en 1996 n’existent plus trois ans plus
tard. Pour les générations d’entreprises desaffiche une hausse de 5,2 % de son chiffre
années 1994 à 1996 (graphique 2), le risque ded’affaires en volume, en grande partie
disparaître a été le plus grand au cours de la
grâce à la vigueur des ventes de véhicu- première année. Il est resté élevé les années
les automobiles. suivantes. Cependant, les entreprises créées
en 1996 ont jusqu’à présent mieux survécu que
celles des deux générations précédentes.
En fin d’année 2001, le commerce emploie
Le chiffre d’affaires des secteurs commer-
2 950 000 salariés et environ 360 000
ciaux et de l’artisanat commercial (boulange-non-salariés. En outre, l’artisanat commercial
ries, pâtisseries et charcuteries) dépasseemploie 220 000 personnes, dont 54 000
non-salariés, dans quelque 51 000 boulange-
ries, pâtisseries et charcuteries. Depuis 1995, l'emploi salarié*
Au cours de l’année 2001, l’emploi salarié aug- du commerce ne cesse de progresser
mente fortement, + 62 000 (graphique 1). La
quasi-totalité de cette hausse provient du com- Effectifs salariés trimestriels, en milliers
3 000merce de détail : + 61 000 salariés, soit + 4,1 %
(en glissement), encore davantage que les 2 900
années précédentes. L’emploi augmente tout
2 800
particulièrement en fin d’année, période de
2 700préparatifs du passage à l’euro.
A contrario, dans le commerce de gros et le 2 600
commerce automobile, l’emploi progresse net-
2 500
tement moins vite en 2001 qu’en 2000. Au
2 400total, l’emploi salarié dans le commerce aug-
2 300mente pour la huitième année consécutive, et
cette fois davantage (+ 2,2 %) que dans 2 200
l’ensemble de l’économie (+ 1,5 %).
2 100
Dans le commerce de détail, le temps partiel
est fréquent : il touche le tiers des salariés. En
moyenne, dans ce secteur, 100 salariés occu-
* En nombre de postes. Données corrigées des variations saisonnières.
pent l’équivalent de 89 emplois à temps plein,
Note : raccord de deux séries (une série en NAP jusqu'en 1993 et une
contre 96 dans le commerce de gros et le com- série en NAF depuis).
merce automobile. Source : comptes du Commerce, Insee
31/12/79
31/12/85
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31/12/01
INSEE
PREMIERE1 000 milliards d’euros. Il se répartit 13 % du chiffre d’affaires pour les faveur pour les achats de proximité, en
entre le commerce de détail, 32 % du supermarchés et 10 % pour les hyper- lien avec le vieillissement de la popula-
total avec l’artisanat commercial, le marchés. tion et la réduction de la taille des famil-
commerce de gros, 53 % et le com- Sur les autres produits, la croissance les. Ils modernisent en outre leur parc et
merce et réparation automobile, 15 %. des hypermarchés ralentit en volume mènent une politique très active de fidé-
Les ventes de marchandises génèrent depuis 2000, après les efforts promo- lisation du client.
pour près de 180 milliards d’euros de tionnels consentis à la fin des années
marges commerciales. La production de quatre-vingt-dix, et malgré la modernisa-
services ne cesse de se développer : tion du parc. Les ventes d’habillement
Dynamismeelle atteint 60 milliards d’euros. La pro- par exemple croissent moins vite dans
duction de biens est d’environ 20 mil- les hypermarchés que dans le reste du des détaillants spécialisés
liards d’euros ; elle est essentiellement commerce de détail. À la différence des
Concurrent des hypermarchés sur lesle fait de l’artisanat commercial et du années précédentes, les ventes de ser-
produits non alimentaires, le commercecommerce de gros. vices soutiennent peu l’activité des
spécialisé résiste en 2001. Son dyna-hypermarchés.
misme perdure : + 3,8 % en 2001, àL’activité des supermarchés progresse
moins qu’en 2000, mais davantage peine moins que les 5 % des troisCommerce de détail :
années précédentes. Soutenu par lacependant que celle des hypermarchés.ralentissement pour les grandes
demande des ménages, le commerceLes ventes sont plus régulières en cours
surfaces alimentaires non alimentaire spécialisé regagne und’année du fait de la part importante
peu des parts de marché concédées auxoccupée par l’alimentaire. Les super-
En 2001, le chiffre d’affaires de marchés bénéficient d’un regain de grandes surfaces dans la distribution
l’ensemble du commerce de détail et de non alimentaire depuis 1995 (tableau 2).
l’artisanat commercial s’accroît de 4,1 % Dans l’habillement et la chaussure, les Plus forte chance de survie pouren valeur, moins qu’en 2000 (+ 5,7 %). commerçants spécialisés progressent
les entreprises nées en 1996Les produits alimentaires, en particulier davantage que les années passées. Ils
Probabilité de survivre au moins un an de plus selon l’âge dela viande, subissent de fortes hausses s’appuient sur la reprise de la consom-
l’entreprise (années de création 1994, 1995 et 1996)de prix. Les prix de certains autres pro- mation des ménages. Quoique
Probabilité, en %duits de consommation courante aug- 92 modeste, celle-ci se prolonge pour la
1994mentent. En revanche, ceux de l’énergie deuxième année, après une longue
1995et des biens durables se replient forte- 90 période de repli.1996
ment. Au total, la hausse en volume du Le chiffre d’affaires du commerce spécia-
chiffre d’affaires du commerce de détail 88 lisé en électroménager et radio-télévision
et de l’artisanat atteint 2,1 % en 2001, augmente, peu touché par le ralentisse-
86alors qu’elle s’élevait à 3,5 % en 2000. ment de la consommation des ména-
L’activité des grandes surfaces alimentai- ges : celle-ci faiblit après trois années de
84res (hypermarchés, supermarchés, maga- forte croissance.
sins populaires) ralentit, après deux L’activité des pharmacies reste vive,
82années de forte croissance (tableau 1). comme depuis quatre ans. Les achats
Les grandes surfaces représentent un des ménages en médicaments demeu-
80peu plus de 42 % des ventes du com- 01 2 3 4 rent soutenus, même s’ils ralentissent
Âge de l’entreprise (en années)merce de détail et de l’artisanat commer- après une pointe en 2000.
Lecture : 82 entreprises sur 100 nées en 1996 exerçaientcial. Le parc s’est peu modifié en 2001,
toujours une activité au bout de la première année. C’était leles ouvertures et les extensions de
cas de 80,7 parmi 100 nées en 1994. En outre, plus les entre-
magasins restant soumises à autorisa- prises avancent en âge, plus leur probabilité de survivre une Seuls les grossistes en biens
tion. Les hypermarchés accroissent leur année de plus est élevée.
de consommation confirmentSource : comptes du Commerce, Inseesurface de vente de 1,7 %, surtout par
agrandissement : un seul magasin s’est leur croissance
ouvert. Le parc des supermarchés ne Depuis 1992, les nouvelles
À l’image des détaillants spécialisés, lescompte que 104 magasins supplémen-
grandes surfaces sont en grossistes en biens de consommationtaires, des maxidiscomptes pour la plu-
majorité des maxidiscomptes non alimentaires se distinguent parpart (graphique 3). Les changements
Nombre de magasins une croissance toujours vive de leursd’enseigne sont beaucoup plus rares
450
Hypermarchésque l’année précédente. ventes:+6%en volume en 2001. Tou-
Maxidiscomptes400 tefois, leur résultat est légèrement infé-Sur le marché de l’essence, la progres- Autres supermarchés
rieur à ceux des dernières annéession des grandes surfaces ralentit du fait 350
(+ 8,1 % en 2000 et + 7,1 % en 1999) :de la baisse du prix de l’essence inter-
300
les grossistes sont aussi tributaires desvenue au second semestre 2001 ;
250entamée en 1998, elle s’était accentuée échanges extérieurs, généralement
200 déprimés en 2001.en 2000 à la suite de la hausse des prix
La croissance des ventes des grossistesdu carburant. Les volumes de carbu- 150
en produits pharmaceutiques accélèrerants, vendus aussi bien par les hyper-
100
en 2001 ; elle a été de 9 % l’an enmarchés que par les supermarchés,
50restent stables en 2001. Cependant, les moyenne au cours des cinq dernières
0 années. Les exportations de médica-grandes surfaces occupent désormais
ments, réalisées pour environ un quartune place prépondérante sur le marché
Source : comptes du Commerce, Insee par les entreprises du commerce,des carburants. Ceux-ci représentent
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
1986
1991
1996
2001
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PREMIEREcroissent fortement. Les importations d’équipements pour le commerce et les Le volume des ventes du commerce
poursuivent leur expansion rapide. Près services bénéficient du soutien des spécialisé dans le matériel agricole
des deux tiers passent par le canal d’un dépenses relatives au passage à l’euro. recule, après la stabilité de l’année
grossiste. La consommation en médica-
ments des services de santé s’accélère
en 2001. L’activité des formes de vente* du commerce de détail
Parmi les autres biens de consommation,
Évolution du chiffre d’affaires TTC en volume (en %)
l’activité des grossistes en équipement
Formes de vente 1997 1998 1999 2000 2001
de la personne reste dynamique. Le com-
(1)
Alimentation spécialisée et artisanat commercial - 3,3 0,2 0,9 0,3 - 0,5merce de gros de textile-habillement
Boulangeries-pâtisseries - 2,7 2,6 0,7 1,0 1,1confirme le regain de croissance de
Boucheries-charcuteries - 3,7 - 0,3 - 0,7 1,1 - 2,82000. De façon analogue, l’activité des
Autres magasins d'alimentation spécialisée - 3,5 - 2,6 3,0 - 1,5 0,1
grossistes en chaussures augmente
(2) - 1,6 0,4 - 2,0 0,8 - 2,1Petites surfaces d'alimentation générale
depuis 1997 au rythme moyen de+5%
3,4 3,3 4,3 3,1 1,4Grandes surfaces d'alimentation générale
par an en volume, les prix restant sta- (3)
Grands magasins 3,7 - 0,6 2,0 5,6 0,2
bles.
2,2 4,9 6,2 4,9 5,1Pharmacies et commerces d'articles médicaux
À l’inverse, dans l’électroménager et la
2,2 5,9 5,1 5,1 3,8Magasins non alimentaires spécialisés
radio-télévision, l’activité du commerce
Habillement-chaussures 0,1 4,6 1,6 2,1 5,0
de gros spécialisé se tasse subitement
Autres équipements de la personne 0,7 4,3 7,0 8,4 3,9
après trois années exceptionnelles. Les Culture, loisirs, sports 4,7 9,5 7,1 6,0 2,2
échanges extérieurs, très vigoureux en Equipement du foyer 1,7 5,9 7,7 9,8 4,3
2000, se réduisent considérablement, Aménagement de l'habitat 2,9 6,2 7,1 2,2 1,1
notamment avec les pays situés hors de Autres magasins spécialisés 5,4 1,0 - 7,3 - 2,1 10,2
l’Union européenne. Commerce hors magasin 3,0 - 0,6 5,3 1,5 1,0
Vente par correspondance 0,9 5,9 5,9 3,8 1,8
Autres 4,9 - 6,2 4,7 - 0,6 0,2
Réparation d'articles personnels et domestiques 1,5 - 2,2 2,2 4,1 - 0,5
Net ralentissement des autres
Ensemble du commerce de détail et de l'artisanat
secteurs du commerce de gros à caractère commercial 2,2 3,5 4,1 3,5 2,1
Malgré le dynamisme des produits de * L’activité de certaines grandes entreprises relève de deux ou plusieurs formes de vente (par exemple d’hypermarchés, de su-
permarchés et de petites surfaces d’alimentation). Dans ce cas, leur chiffre d’affaires est réparti selon les différentes formes deconsommation non alimentaires, les
vente.ventes de marchandises de l’ensemble
1. Boulangeries, pâtisseries, charcuteries (les boucheries sont classées dans le commerce proprement dit). 2. Sont inclus les
du commerce de gros marquent le pas
magasins de produits surgelés. 3. Sont inclus les autres magasins non alimentaires non spécialisés.
en 2001. La progression n’a jamais été Source : comptes du Commerce, Insee
aussi modérée depuis le début des
années quatre-vingt-dix. Les ventes en Parts de marché des formes de vente* en 1995 et 2001
gros de biens d’équipement profes-
En %
sionnel avaient tiré la croissance au
Produits alimentaires Produitscours des quatre années précédentes
(1)
(hors tabac) non alimentairesFormes de vente(graphique 4). Elles se tassent en
1995 2001 1995 20012001 : + 2,8 % en volume après + 8,9 %
en 2000 et un rythme moyen de + 17 % 18,5 16,3Alimentation spécialisée et artisanat commercial
l’an entre 1997 et 1999. En effet, dont : Boulangeries-pâtisseries 7,3 6,5
l’investissement des entreprises indus- Boucheries-charcuteries 7,1 6,0 0,9 0,7
trielles se fige, touché de plein fouet par Petites surfaces d'alimentation générale et magasins
10,0 8,5le ralentissement de la conjoncture de produits surgelés
63,2 66,2 18,7 20,1internationale, tandis que le secteur ter- Grandes surfaces d'alimentation générale
dont : Supermarchés 29,1 29,9 6,4 7,3tiaire freine ce type de dépenses. La
Hypermarchés 33,1 34,7 12,0 12,4croissance des ventes des grossistes
Grands magasins et autres magasins non alimentairesen matériel de bureau et informatique
2,0 1,8non spécialisésralentit très fortement. Elle s’accom-
1,1 1,1 9,3 9,4Pharmacies et commerces d'articles médicauxpagne d’une nouvelle baisse des prix.
41,9 41,5Magasins non alimentaires spécialisésLa demande intérieure et extérieure en
Vente par correspondance 3,2 3,0équipements informatiques reste cons-
Autres hors magasin (marchés,...) 3,4 3,2 2,0 1,6tante en volume après plusieurs
années de forte expansion, malgré une Ensemble commerce de détail et artisanat 96,3 95,3 79,1 78,2
demande en microordinateurs toujours Ventes au détail du commerce automobile 0,3 0,6 15,4 16,3
(2)soutenue de la part des particuliers. Autres ventes au détail 3,4 4,1 5,5 5,5
Simultanément, les importations, qui
Ensemble des ventes au détail 100 100 100 100
fournissent le tiers de l’approvisionne-
* L’activité de certaines grandes entreprises relève de deux ou plusieurs formes de vente (par exemple d’hypermarchés, de su-ment des grossistes, se stabilisent en
permarchés et de petites surfaces d’alimentation). Dans ce cas, leur chiffre d’affaires est réparti selon les différentes formes devolume. Les ventes du commerce de
vente.
gros en matériel électrique et électro-
1. Y compris les ventes et réparations de motocycles, y compris les produits liés à l’automobile, mais à l’exclusion des ventes et
nique stagnent après deux années réparations de véhicules automobiles.
d’expansion. La demande liée à la télé- 2. Ventes au détail d’autres secteurs : cafés-tabac, grossistes, ventes directes de producteurs...
Source : comptes du Commerce, Inseephonie mobile se tasse. Les ventes
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INSEE
PREMIERE2000 : depuis deux ans, l’investissement ventes diminuent de 3,8 % en volume en Dans l’entretien-réparation, l’activité
de l’agriculture baisse. 2001, ce qui prolonge les résultats croît plus modérément en 2001, en
Les ventes des grossistes en biens inter- médiocres des deux dernières années. dépit de l’extension du parc automobile.
médiaires non agricoles se maintien- Les ventes des grossistes en produits Elle reste très en deçà des hausses des
nent en volume : l’augmentation des alimentaires restent stables en volume, années précédentes. Ces secteurs sont
ventes de carburants et combustibles alors que la consommation des ména- affectés par une vive augmentation des
compense le recul des autres produits. ges dans ces produits s’accroît légère- prix. Le commerce de détail des équi-
L’activité d’une partie de ces grossistes ment. Les échanges extérieurs en pements automobiles tire un peu
est très liée à celle de la production inté- produits alimentaires transformés, qui mieux son épingle du jeu (+ 2 % en
rieure de biens intermédiaires, qui d’habitude stimulent l’activité de ces volume en 2001 contre + 3,8 % en
souffre du ralentissement de l’activité grossistes, se tassent à l’importation et 2000). Le commerce et réparation de
mondiale. En outre, les grossistes qui baissent à l’exportation, après les bons motocycles est en légère reprise
approvisionnent le secteur de la cons- résultats de 2000. L’activité des grossis- (+ 1,9 % en 2001 contre 0,9 % en 2000).
truction subissent le ralentissement de tes en animaux vivants, viandes et Le chiffre d’affaires du commerce de
cette activité, après deux années de vive volailles reste très affectée par les diver- détail des carburants croît de 2,4 % en
croissance. ses crises sanitaires. Du fait de la volume, après quatre années moroses.
L’année est de nouveau difficile pour les hausse des prix des produits frais, les En 2001, la baisse des prix favorise le
grossistes en produits agricoles. Leurs ventes des grossistes reculent en secteur par comparaison à l’année
volume notamment dans les secteurs 2000.
spécialisés en fruits et légumes, vian-
des, et produits de la pêche. La croissance du commerce Définitions
Le volume des ventes des centralesde gros (hors centrales d’achat)*
d’achats ralentit nettement (+ 2,8 %
% après plus de9%en 2000), les centra- Le chiffre d’affaires en volume d’un sec-10 9,1
teur s’obtient en déflatant le chiffre d’affai-les d’achats alimentaires et non alimen-
res en valeur par un indice des prix. Cettaires croissant quasiment au même8
indice de prix mesure ici l’évolution des prix6,9 rythme.6,2
par rapport à l’année précédente. Il est ob-
6 tenu à partir des prix de ventes des pro-
duits, et de la répartition par produits des4,1
ventes du secteur. Pour les commerces deLe commerce automobile renoue4
détail et automobile, les prix de ventes utili-
avec une croissance élevée sés sont les prix à la consommation des1,5
2 produits correspondants. Pour le com-
En 2001, l’activité du commerce et répa- merce de gros, les prix de ventes des pro-
ration automobile croît de 5,2 % en0 duits sont élaborés à partir des indicateurs
volume, après + 3,7 % en 2000. disponibles : prix de ventes des industriels,
-0,5 -0,4
Le commerce de véhicules automobiles prix des producteurs agricoles, prix sur le
-2
1997 1998 1999 2000 2001 marché de gros à Rungis, prix du com-progresse plus fortement en 2001
merce extérieur...(+ 6,9 % en volume) qu’en 2000
Biens d'équipement
Produits alimentaires
professionnel (+ 4,5 %). Avec un nombre record
Produits intermédiaires d’immatriculations, le marché des véhi-
Produits agricoles bruts Bibliographienon agricoles
cules particuliers neufs réalise sa meil-
Biens de consommation
Total commerce de gros leure année depuis dix ans. Lesnon alimentaires
ménages achètent nettement plus « Les comptes du commerce en 2001 - Rap-* Taux de croissance (en %) en volume des ventes de mar-
d’automobiles neuves en 2001, après un port présenté à la Commission des Comp-chandises du commerce de gros.
Lecture : la croissance en volume des ventes de marchandi- tes Commerciaux de la Nation le 16 mairetrait en 2000. En outre, les immatricu-
ses du commerce de gros (+ 1,5% en 2001) se décompose 2002 », miméo, division Commerce, Insee.lations de voitures neuves sont stimu-
en + 0,7 point dû à la croissance du commerce de gros en « Le commerce en 2000 », Synthèseslées par le renouvellement de la flotte
biens d’équipement professionnel, en + 1,1 point dû à la n° 60, 2002, Insee.des entreprises et des loueurs dont lescroissance du commerce de biens de consommation non ali-
« Les entreprises du commerce de gros enservices remportent un succès grandis-mentaires, en + 0,1 point dû à la croissance du commerce de
1999 », Insee Résultats - cédérom, n° 194.
biens intermédiaires non agricoles et en - 0,4 point dû à l’évo- sant. Le marché de l’occasion reste très
« Le commerce de détail sous enseigne –lution du commerce de produits agricoles bruts. La contribu- attractif pour la troisième année consé-
Centenaire, il s’informatise », Insee pre-tion à la croissance du commerce de gros de produits
cutive : il offre des modèles récents et mière n° 842, 2002.alimentaires est nulle en 2001.
profite de la bonne tenue du marché duLa contribution d’un secteur est l’évolution du secteur pon- « Les petites entreprises du commerce de-
neuf par le système de reprise du véhi-dérée par son importance dans l’ensemble. puis trente ans », Insee première n° 831,
Source : comptes du Commerce, Insee cule ancien. 2002.
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