Le commerce en 2004 - Hausse de l'activité hors alimentation

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En 2004, de nombreux secteurs du commerce bénéficient de la bonne tenue de la consommation des ménages et de la reprise de l'investissement des entreprises. C'est surtout le commerce de gros qui profite de la reprise (+ 3,3 % en volume). La croissance du commerce de détail est plus faible (+ 1,8 % en volume), avec des évolutions contrastées : les spécialistes de l'équipement du foyer et de l'aménagement de l'habitat progressent davantage que l'ensemble, le commerce alimentaire reste atone. Après le recul sensible de 2003, l'activité du commerce et de la réparation automobile se redresse (+ 1,0 % en volume). En 2004 la surface de vente des hypermarchés s'est accrue de 130 000 m². Cette progression est proche de la moyenne des huit dernières années. L'emploi salarié ralentit nettement. Il ne continue de croître que dans le commerce de détail, mais à un rythme de plus en plus faible. Dans le commerce de gros et le commerce et réparation automobile, il diminue légèrement malgré le rebond d'activité.
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N° 1023 - JUIN 2005
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Le commerce en 2004
Hausse de l’activité hors alimentation
Odile Bovar, Jean-Yves Fournier, Anne Gouëzel-Jobert, Julie Prévot,
division Commerce, Insee
n 2004, de nombreux secteurs du (hors intermédiaires) se redressent : + 3,3 %
en volume (tableau 1). Après la baisse decommerce bénéficient de la bonne
2003, l’activité retrouve la tendance de 2000 àEtenue de la consommation des ména-
2002. Sur la période 2000-2004, deux secteurs
ges et de la reprise de l’investissement des
portent la croissance en volume du commerce
entreprises. C’est surtout le commerce de de gros : les biens d’équipement professionnel
gros qui profite de la reprise (+ 3,3 % en vo- et, à un degré moindre, les biens de consom-
lume). La croissance du commerce de détail mation non alimentaires.
est plus faible (+ 1,8 % en volume), avec des
évolutions contrastées : les spécialistes de Le commerce de gros profite
l’équipement du foyer et de l’aménagement de la reprise de l’activité
de l’habitat progressent davantage que l’en-
Après une année morose, des gros-
semble, le commerce alimentaire reste atone. sistes en biens d’équipement professionnel
Après le recul sensible de 2003, l’activité du rebondit nettement en 2004 : la croissance de
commerce et de la réparation automobile se leurs ventes en volume atteint + 7,5 %. L’année
2004 est ainsi proche de la tendance d’avantredresse (+ 1,0 % en volume). En 2004 la sur-
2002 (environ + 10 % par an). La reprise de laface de vente des hypermarchés s’est accrue
demande reflète de la part des entreprises un
de 130 000 m². Cette progression est proche
accroissement des décisions d’investisse-
de la moyenne des huit dernières années. ments. En particulier, les entreprises du ter-
L’emploi salarié ralentit nettement. Il ne tiaire et du secteur de la raffinerie ont investi
continue de croître que dans le commerce dans les biens d’équipement professionnel et
les biens manufacturés. Les ventes des gros-de détail, mais à un rythme de plus en plus
sistes en matériel de bureau et informatiquefaible. Dans le commerce de gros et le com-
augmentent de plus de 10 % en volume.
merce et réparation automobile, il diminue
Comme la baisse des prix sur ces produits est
légèrement malgré le rebond d’activité. importante, l’évolution en valeur ne dépasse
pas + 3,4 % en 2004. Les ventes du commerce
En 2004, les ventes de marchandises hors de gros en matériel électrique et électronique
taxes de l’ensemble du commerce de gros augmentent plus vite qu’en 2003 (+ 6,1 % en
Les ventes de marchandises hors taxes du commerce de gros se redressent
en %
Évolution en volume Valeur Contribution à
hors taxes 2004 la croissance
(milliards du commerce
2000 2001 2002 2003 2004
d’euros) de gros 2004
Commerce de gros de :
biens d’équipement professionnel 9,1 10,4 3,7 0,5 7,5 94,6 1,6
biens de consommation non alimentaires 8,6 7,3 7,2 2,8 3,9 93,8 0,8
biens intermédiaires non agricoles 3,2 2,5 2,9 - 1,1 2,5 110,1 0,6
produits alimentaires 1,9 0,4 - 3,1 - 4,6 2,0 96,3 0,5
produits agricoles bruts 1,8 - 4,6 2,8 - 5,7 - 1,8 42,8 - 0,2
Commerce de gros (hors intermédiaires
du commerce) 5,2 4,1 2,6 - 1,2 3,3 437,6 3,3
Intermédiaires du commerce 11,6 8,3 0,4 2,5 2,2 90,7 //
Commerce de gros et intermédiaires 6,2 4,7 2,3 -0,6 3,1 528,4 //
Source : comptes du commerce base 2000, Insee
INSEE
PREMIEREvolume après + 1,6%). La demande, tant celles de produits chimiques sont en situe en dessous des années précéden-
nationale qu’étrangère, liée aux équipe- retrait. tes (au voisinage de + 7 %).
ments d’émission et de transmission Les ventes des grossistes en produits Hors pharmacie, les ventes de
reprend franchement, tout comme celle agricoles bruts sont au point mort : l’ensemble du commerce et de l’artisanat
en matériel de distribution et de com- elles augmentent légèrement en valeur, commercial progressent de 1,6 %. Ce
mande électrique suscitée par le secteur mais fléchissent en volume (– 1,8 %). Ce sont les autres spécialistes de produits
de la construction, lui-même en forte secteur, axé sur la commercialisation non alimentaires qui fournissent la princi-
croissance. des céréales et des animaux vivants, a pale contribution à la croissance de cet
L’activité des grossistes en biens de supporté depuis 1999 différentes crises ensemble hors pharmacie (1,5 point).
consommation non alimentaires est sanitaires et des conditions climatiques Leurs ventes progressent en volume de
un peu plus vive qu’en 2003 (+ 3,9 % en parfois difficiles. À l’inverse, dans le 4,2 % en 2004, davantage qu’en 2003,
volume après + 2,8 %). Néanmoins elle commerce de gros de produits alimen- alors que les années 2000 à 2003 ont été
ralentit nettement par rapport aux taires, une rupture se produit en 2004 : caractérisées par un ralentissement sen-
années antérieures. La progression des après une année 2001 plutôt stable et sible de l’activité. L’activité du secteur de
ventes des grossistes en produits phar- deux années de repli, les ventes en l’aménagement de l’habitat accélère
maceutiques se poursuit au rythme de volume augmentent de 2 % en 2004. vivement en 2004 (+ 6,9 %), soutenu par
2003 (+ 5,5 % en volume après + 4,9 %). le fort investissement en logement des
L’équipement du foyer est particulière- ménages. L’activité des magasins de
De fortes croissances chez lesment dynamique, soutenu par l’électro- culture-loisirs-sports ne progresse que
ménager et la radiotélévision. La détaillants hors alimentation de 2,6 % en 2004, poursuivant le ralen-
progression de ces produits sur le mar- tissement amorcé en 2001. Les ventes
ché intérieur compense largement le repli En 2004, les ventes, toutes taxes com- des commerces de livres-journaux recu-
des exportations. Les ventes dans le sec- prises, de l’ensemble du commerce de lent de 3,5 % en volume, après avoir aug-
teur textile-habillement baissent à nou- détail et de l’artisanat à caractère com- menté de 0,9 % en 2003 dans un
veau (– 2 % en volume), tandis que le mercial se sont élevées à 407,1 milliards contexte de hausse de prix et de concur-
commerce de chaussures est dynamique d’euros (tableau 2). Elles progressent de rence liée notamment à l’usage de l’inter-
(+ 3 % en volume). Par ailleurs, les entre- 1,8 % en volume en 2004, après 1,7 % net (commandes, consultation). Les
prises bénéficient toujours de la vogue en 2003. Le ralentissement observé ventes du commerce de sport et de loi-
des équipements numériques chez les depuis 2000 a donc laissé la place en sirs croissent vivement (+ 3,9 %), mais
particuliers (photo numérique, DVD ou 2004 à une progression stable et ralentissent. Les prix évoluent très
téléphonie mobile, par exemple). modérée de l’activité. modérément. Les ventes des commer-
Sur l’ensemble des biens intermédiai- La croissance des ventes des pharma- ces spécialisés dans les produits
res non agricoles, les ventes des gros- cies reste élevée (+ 5,1 %), mais se divers, tels que les jeux vidéos, la
sistes croissent de + 2,5 % en volume en
2004. Après la baisse de 2003, elles Activité du commerce de détail en 2004 : progression modérée et stable
repartent ainsi dans la tendance du
ContributionValeurdébut des années 2000. L’activité des Évolution des ventes
à la croisance2004en volume TTCgrossistes en combustibles recule un
du commerce(milliardsFormes de vente (en %)peu en 2004 (– 1,6 % en volume) et pro- de détail (3)d’euros)
longe la tendance entamée en 2002.
2000 2001 2002 2003 2004 2004
L’augmentation des cours mondiaux du
Ensemble du commerce de détailpétrole brut, exprimés en dollars, a été
et artisanat à caractère commercial dont : 4,4 2,9 2,5 1,7 1,8 407,1très forte tout au long de l’année 2004.
Pharmacies et commerces d’articles
Toutefois, la répercussion sur les prix
médicaux et orthopédiques 8,0 7,3 6,9 6,6 5,1 32,6 //
intérieurs a été atténuée par l’apprécia- Commerce de détail (hors pharmacies)
tion de l’euro. En définitive, sur et artisanat commercial (1) 4,1 2,5 2,1 1,2 1,6 374,4 1,6
l’ensemble de l’année 2004, le prix de Alimentation spécialisée et artisanat
vente moyen des carburants et combusti- commercial (2) 3,1 - 1,9 0,6 - 3,9 - 4,9 31,8 - 0,4
Petites surfaces d’alimentation généralebles vendus par les grossistes a pro-
et magasins de produits surgelés - 0,7 2,0 0,8 1,0 - 0,1 15,3 0,0gressé de + 12 %. L’activité des grossistes
Grandes surfaces d’alimentation générale 2,7 1,1 1,4 1,0 0,4 162,6 0,2
en produits pour l’aménagement de l’habi-
Grands magasins et autres magasins non
tat et de la construction avait freiné bruta- alimentaires non spécialisés 8,2 1,0 0,7 - 0,1 3,7 6,5 0,1
lement en 2001 (+ 1,7 % en volume après Magasins non alimentaires spécialisés
(hors pharmacies) 6,8 5,8 4,1 2,7 4,2 136,4 1,5+ 7,5 % en 2000). Depuis, les ventes de
Commerce hors magasin 1,8 1,0 0,3 2,5 4,5 19,6 0,2ces secteurs ont régulièrement pro-
Commerce et réparation automobile 1,8 5,6 0,8 - 2,8 1,0 120,4 //gressé (+ 4,3 % en volume en 2004) en
phase avec l’activité dans la construc- (1) Hors pharmacies et commerces d'articles médicaux et orthopédiques.
(2) Artisanat commercial : boulangeries, pâtisseries, charcuteries.tion. Dans les autres secteurs, les ven-
(3) Contribution à la croissance des ventes de l'ensemble du commerce de détail et de l'artisanat commercial, hors pharmacies
tes de métaux se développent,
et hors commerce d'articles médicaux et orthopédiques (en volume).
soutenues par la demande de l’industrie, Source : comptes du commerce base 2000, Insee
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INSEE
PREMIEREtéléphonie, et la micro-informatique, des trois quarts d’entre eux seraient surgelés (+ 10,7 % en volume en 2004)
poursuivent leur forte croissance. sous enseigne étrangère. compensant le recul des autres maga-
Les ventes des magasins d’habille- L’activité recule très fortement (– 4,9 % sins.
ment-chaussures progressent modéré- en volume) dans l’alimentation spécia-
ment en 2004 (+ 0,9 % en volume). Les lisée. Cette baisse tient principalement Redémarrage dans le
magasins consacrés aux autres équi- à la chute des ventes de tabac (– 19,8 %
commerce de véhicules neufs
pements de la personne refont en 2004 en volume), les débitants de tabac étant
le chemin perdu en 2003 (+ 1,9 % après classés dans ce secteur. Par ailleurs, les En 2004, les ventes toutes taxes compri-
– 1,6 %). En particulier, dans la parfu- ventes des petites surfaces d’alimen- ses du commerce et de la réparation
merie et les produits de beauté, comme tation générale diminuent de 0,1 % en automobile atteignent 120,4 milliards
dans la maroquinerie et les articles de volume, la forte progression des ventes d’euros. L’activité de ce secteur pro-
voyage, la croissance de 2004 efface le des commerces de détail de produits gresse modérément : 1,0 % en volume
recul de l’année précédente. et 4,2 % en valeur. En volume, les ven-
L’activité du commerce hors magasin En 2004, la surface des hyper- tes de véhicules automobiles repren-
accélère (+ 4,5 % après 2,7 % en marchés augmente de 130 000m² nent, surtout pour les marques
2surface en milliers de m2003). Le secteur de la vente à dis- étrangères. Elles avaient baissé en450
tance, sur catalogue ou sur l’internet, agrandissements 2003 et en 2002, après une année 2001
400progresse en volume de 6,6 % en 2004, exceptionnelle. Le secteur de l’entretientransformations de supermarchés
rythme un peu supérieur à celui de 2003 en hypermarchés et de la réparation recule pour la350
(+ 6,2 %). Il est porté par la montée en ouvertures deuxième année consécutive (– 1,4 %
300puissance des achats en ligne. après – 1,9 % en 2003), en lien avec la
Les ventes des grands magasins et diminution du nombre d’accidents de la
250
autres magasins non alimentaires route. Les ventes des détaillants en car-
non spécialisés, qui diminuaient 200 burants confirment et accentuent la
depuis 2001, retrouvent le chemin de la décrue de 2003 : – 3,3 % en volume
150
croissance (+ 3,7 %). après – 1,3 %.
100
Net ralentissement de la50Tassement des parts de marché
croissance de l’emploi salariédes grandes surfaces 0
(p)alimentaires
L’emploi salarié de l’ensemble du com-(p) : provisoire
Source : comptes du commerce, Insee merce ralentit nettement : + 4 000 en
Les ventes des grandes surfaces à
prédominance alimentaire (GSA)
Les spécialistes hors alimentation poursuivent leur progressionralentissent à nouveau (+ 0,4 % en
en %
volume), après trois années de crois-
Produits alimentaires Produitssance à un rythme voisin de 1 %. Leur
(hors tabac) non alimentaires (1)Part de marché des formes de vente *contribution à la croissance de
1999 2003 2004 1999 2003 2004
l’ensemble hors pharmacie est devenue
Alimentation spécialisée et artisanat commercial 17,7 16,6 16,5marginale (0,2 point). Leur part sur le
dont : Boulangeries-pâtisseries 6,7 6,3 6,3
marché des produits alimentaires est de
Boucheries-charcuteries 6,3 5,5 5,5 1,1 1,1 0,9
68,3 %, en très léger recul (tableau 3). Petites surfaces d’alimentation générale
Par contre, les GSA gagnent plus d’un et magasins de produits surgelés 8,6 8,6 8,6
Grandes surfaces d’alimentation générale 67,1 68,4 68,3 19,9 18,9 18,7point sur les ventes de produits liés à
dont : Supermarchés 30,8 33,4 33,4 6,1 5,6 5,6l’automobile (32,2 % du marché), grâce
Hypermarchés 35,4 33,6 33,5 13,4 12,9 12,7
à leurs ventes de carburants.
Grands magasins et autres magasins
Fin 2004, on recensait 1 332 hypermar- non alimentaires non spécialisés 2,2 2,0 2,0
chés. Le parc s’est accru de 29 unités, Pharmacies et commerces d’articles médicaux 0,7 0,8 0,9 9,4 10,3 10,4
Magasins non alimentaires spécialisés 41,1 42,5 42,6uniquement par transformation de
Vente par correspondance 3,2 3,2 3,2supermarchés en hypermarchés. Par
Autres hors magasin (marchés,réparation domestique...) 3,7 3,4 3,4 2,2 1,9 1,9
ailleurs, 36 hypermarchés se sont
Ensemble commerce de détail et artisanat 97,9 97,7 97,7 79,0 79,9 79,7agrandis. Au total, ces 65 points de
Ventes au détail du commerce automobile 0,2 0,2 0,2 14,1 13,7 13,9vente ont généré une surface de vente
2 Autres ventes au détail (2) 1,9 2,1 2,1 6,9 6,4 6,4supplémentaire de 130 000 m , soit un
Ensemble des ventes au détail 100 100 100 100 100 100accroissement de 1,7 % de la surface
totale (graphique 1). Près de 100 super-
(1) Y compris les ventes et réparations de motocycles, y compris les produits liés à l’automobile, mais à l’exclusion des ventes
marchés auraient ouvert leurs portes en et réparations de véhicules automobiles.
(2) Ventes au détail d’autres secteurs : cafés-tabac, grossistes, ventes directes de producteurs.2004, sur un stock d’environ 8 500 (chif-
*L’activité de certaines grandes entreprises relève de deux ou plusieurs formes de vente ; ainsi, les ventes d’une entreprisefres encore provisoires). Plus de la moi-
peuvent être réparties entre les formes de vente d’hypermarchés, de supermarchés et de petites surfaces d’alimentation.
tié seraient des maxidiscomptes, et près Source : comptes du commerce base 2000, Insee
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1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
INSEE
PREMIEREde prix est obtenu à partir de l’évolution2004, après + 18 000 en 2003 et + 29 000 salarié malgré le rebond de l’activité tra-
des prix de la consommation des ména-en 2002. Sur ces trois dernières années, duirait des efforts de productivité.
ges, issue des comptes nationaux, et de
il n’a continué à augmenter que dans le Alors que le nombre d’entreprises com-
la structure des ventes du secteur de
commerce de détail:+9 000, après merciales diminuait régulièrement l’année. Pour le commerce de gros, les
+ 23 000 et + 25 000. En 2004, il a légère- depuis 1998 (– 1,3 % par an), il aug- prix de vente des produits sont élaborés à
partir de différents indicateurs : prix dement baissé dans le commerce de gros mente de 1,5 % en 2004 et atteint
vente des industriels, prix des produc-(– 2 700) ainsi que dans le commerce et 675 600 (y compris artisanat commer-
teurs agricoles, prix sur le marché de gros
la réparation automobile (– 2 400) (gra- cial), dépassant ainsi pour la première
à Rungis, prix du commerce extérieur...
phique 2). Cette diminution de l’emploi fois son niveau de 1996. Les ventes présentées ici diffèrent du
chiffre d’affaires réalisé par les secteurs
commerciaux pour différentes raisons.Sources L'emploi salarié ne progresse plus
Elles ne comprennent pas les ventes de
que dans le commerce de détail
services facturées aux clients ou aux four-
Les comptes du commerce s’insèrent danseffectifs trimestriels en milliers nisseurs ni, le cas échéant, la production
le cadre des comptes nationaux, désormais de biens. Dans le commerce de détail,
Commerce de détail publiés en « base 2000 », dont ils repren- certains commerçants travaillent«àla
1 650 nent les concepts et définitions. Par rapport commission » et par conséquent n’in-
à la base 1995, les évaluations de la1 600 cluent dans leur chiffre d’affaires que les
consommation des ménages ont été révi- commissions perçues. Les ventes corres-1 550
sées. En particulier, la consommation com- pondantes sont estimées pour se rappro-
1 500 mercialisable a été rehaussée de 26 cher de la consommation des ménages.
milliards d’euros environ, pour l’année 2003 Les ventes au détail diffèrent de la1 450
(tableau). Sur la période 2000-2003, la consommation des ménages, pour deux
1 400 consommation commercialisable progresse raisons. D’une part, certaines ventes au
1350 d’environ 1 % par an plus vite en base 2000 détail sont réalisées auprès d’utilisateurs
qu’en base 1995. C’est parce que les pro- professionnels, et ont alors la nature de
Commerce de gros duits dont la consommation progresse plus consommations intermédiaires. D’autre
1 000 vite que l’ensemble (micro-informatique, té- part, s’agissant des biens d’occasion, la
990 léphonie, par exemple) ont souvent reçu consommation des ménages n’enregistre
une pondération plus forte en nouvelle base.980 que la part de la vente correspondant à la
marge du revendeur éventuel.970
960
Évolution de la consommation
950
commercialisable (en volume) Bibliographie
940
Valeur
2000 2001 2002 2003930 2003*
Base 1995 2,2 2,8 1,1 -0,3 435,7 Rapport sur l’activité du commerce en 2004
Commerce et réparation automobile Base 2000 3,5 2,4 2,0 0,6 461,9 - Insee - Document de travail (disponible
440 sur le site insee.fr)
* valeur 2003 en milliards d’euros
435 « Le partenariat inter-entreprises dans leSource : comptes nationaux, Insee
grand commerce et les services aux entre-430
prises ». Insee Première, n° 992, décembre
425
2004.Définitions
420 « Les acteurs du commerce électronique »
Insee Première, n° 999, janvier 2005.415
« Le commerce en 2003 », Comptes natio-L’évolution des ventes « en volume » ou
410
naux, Insee, à paraître.aux prix de l’année précédente, pour une
405 « L’économie française », Rapport sur lesannée donnée, s’obtient en déflatant l’évo-
comptes de la Nation, édition 2005-2006,400 lution des ventes en valeur par un indice de
collection Références, Insee, consultableprix, mesurant l’évolution des prix par rap-
sur insee.fr (Comptes nationaux), à pa-port à l’année précédente. Pour les com-
Source : Synthèses et conjoncture de l'emploi, Insee, Dares raître en juillet 2005.merces de détail et automobile, cet indice
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31/12/99
31/12/00
31/12/01
31/12/02
31/12/03
31/12/04
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