Le commerce en 2011

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Les ventes ont continué de se redresser Le redémarrage de l’activité commerciale, amorcé en 2010, se confirme en 2011. Il est encore plus net dans le commerce de gros, davantage affecté par la crise en 2009 : les ventes augmentent de 3,8 % en volume, après + 2,6 % en 2010. Dans le commerce de détail et le commerce et la réparation automobiles, elles progressent respectivement de 1,3 % et 1,0 %, à peu près au même rythme qu’en 2010. Les ventes du commerce de détail restent tirées par le secteur non alimentaire, alors que l’activité du commerce alimentaire est stable. En 2011, les effectifs salariés du commerce augmentent un peu plus que ceux de l’ensemble des secteurs marchands (+ 0,7 % contre + 0,4 %), mais ne retrouvent pas leur niveau de 2008. Les créations d’entreprises commerciales diminuent nettement, même si elles restent soutenues par le régime des auto-entrepreneurs. Les ventes continuent de se redresser dans les trois grands secteurs Commerce de gros : la reprise de l’activité se confirme Commerce de détail : le non-alimentaire soutient les ventes La croissance du grand commerce non alimentaire spécialisé ralentit Le commerce automobile résiste bien malgré la fin de la prime à la casse L’emploi salarié en légère hausse Baisse des créations d’entreprises commerciales
Publié le : samedi 29 décembre 2012
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N° 1407  JUILLET 2012
Le commerce en 2011 Les ventes ont continué de se redresser
Philippe Bourieau, Karine Diard, Laure Genebes, Stéphanie Lemerle, Christèle RannouHeim, division Commerce, Insee
e redémarrage de l’activité commercommerce de détail et de l’artisanat commer cial (boulangeries, pâtisseries, charcuteries) ciale, amorcé en 2010, se confirme le cLommerce de gros, davantage affectécommerce à dominante alimentaire en maga atteignent 479 milliards d’euros, toutes taxes en 2011. Il est encore plus net dans comprises (TTC) : 48,7 % sont réalisées par le par la crise en 2009 : les ventes augmentent sin (37,3 % pour les seules grandes surfaces) de 3,8% en volume, après +2,6 %en et 45,4% par le nonalimentaire en magasin 2010. Dans le commerce de détail et le(habillement, chaussures, équipement du foyer...). Enfin, les ventes du commerce et de commerce et la réparation automobiles, la réparation automobiles s’élèvent à 123 elles progressent respectivement de milliards d’euros. En 2011, le commerce 1,3 %et 1,0%, à peu près au même rythme rassemble trois millions de salariés, dont plus qu’en 2010. Les ventes du commerce de de la moitié dans le commerce de détail et près détail restent tirées par le secteur non d’un tiers dans le commerce de gros. alimentaire, alors que l’activité du Commerce de gros : la reprise commerce alimentaire est stable. En de l’activité se confirme 2011, les effectifs salariés du commerce augmentent un peu plus que ceux deAprès le fort repli de 2009 et le rebond de 2010, l’embellie des ventes du commerce de gros et l’ensemble des secteurs marchands des intermédiaires du commerce se confirme. (+ 0,7 %contre +0,4 %),mais ne En 2011, les ventes progressent de 3,8 % en retrouvent pas leur niveau de 2008. Les volume et retrouvent ainsi leur niveau d’avant créations d’entreprises commerciales la crise(tableau 1 ; définitions). En raison d’im diminuent nettement, même si ellesportantes hausses de prix, elles augmentent restent soutenues par le régime desde 8,6 % en valeur. Les ventes desgrossistes en produits agricoles autoentrepreneurs. brutsprogressent de 3,5 % en volume après la baisse de 2010. Elles croissent encore plus en valeur (+ 23,6 %) sous l’effet de la flambée des En 2011, les ventes du commerce de gros etcours des céréales et des animaux vivants. des intermédiaires du commerce en baseL’activité ducommerce de gros de produits 2005(sources ; définitions)s’élèvent à 728alimentaires, portée par la demande extérieure, milliards d’euros, dont 615 milliards pour leaugmente de 5,5 % en volume. Elle est particu seul commerce de gros. Celles dulièrement dynamique dans le secteur du vin et Les ventes de marchandises du commerce de gros et des intermédiaires du commerce Évolution des ventes en volume Valeur 2011 aux prix de l’année précédente (en %) (en Mds d’euros) 2007 2008 20092010 sd2011 p Commerce de gros (hors intermédiaires)1,8 1,6– 6,63,5 4,3615 Produits agricoles bruts et animaux vivants– 13,317,3 15,3– 3,83,5 71 Produits alimentaires, boissons et tabac0,6 –0,1 –7,7 3,0 5,5123 Biens domestiques3,9 1,9– 6,45,9 6,9134 Équipements de l’information et de la communication11,9 3,5– 11,012,3 2,841 Autres équipements industriels4,8 0,5– 15,82,4 8,079 Autres commerces de gros spécialisés0,8 –2,3 –10,1 2,4– 0,1153 Intermédiaires du commerce3,0 –1,1 –1,0 –1,8 1,2112 Commerce de gros et intermédiaires2,0 1,2– 5,72,6 3,8728 sd : compte semidéfinitif ; p : compte provisoire. Source : Insee, comptes du commerce, base 2005.
des boissons alcoolisées. Les prix des(– 0,1 %).Elles progressent néanmoinsalimentaire, les prix augmentent et produits agricoles sont orientés à la hausse,fortement en valeur (+ 10,2 %) sous l’effetsoutiennent les ventes en valeur, qui à l’exception des fruits et légumes, etde l’envolée des prix des matières premièprogressent globalement de 2,9 %. soutiennent les ventes en valeur (+ 6,3 %).res (combustibles, métaux, minerais...).Comme en 2010, lessecteurs non Les ventes debiens domestiques(i. e.Pour la première fois depuis 2008,alimentairessont les plus dynamiques, dont les utilisateurs finaux sont desles ventes desintermédiaires dumême si le volume des ventes décélère : ménages) poursuivent leur progressioncommercesont en hausse (+ 1,2 % en+ 2,4 %, après + 3,4 % en 2010. Après en volume (+6,9 %)grâce au dynavolume), même si leur croissance estune année 2010 exceptionnelle, les misme des échanges mondiaux. Entrès en deçà de celle du commerce deventes desgrands magasins et autres revanche, la baisse des prix dans lagros (+ 4,3 %).commerces généralistes non alimentaires pharmacie, l’électroménager ou encore(les bazars) continuent de progresser, Commerce de détail : la parfumerie limite la croissance desmais de façon ralentie (+ 2,2 %). Au sein le nonalimentaire soutient les ventes ventes en valeur (+ 3,8 %).du commerce non alimentaire spécia Dans le secteur deséquipements deEn 2011, les ventes TTC du commercelisé, le secteur le plus actif est celui des l’information et de la communicationdétail et de l’artisanat commercial, deéquipements de l’information et de la les ventes en volume des grossistes(boulangeries, pâtisseries, charcuteries)communication(+ 10,2 %). Le succès augmentent de 2,8%, soit un rythmeprogressent de 3,1% en valeur. Endessmartphoneset des tablettes numé nettement plus faible qu’en 2010 : l’activolume, la croissance des ventesriques ne se dément pas, mais la baisse vité est freinée par les perturbations sur(+ 1,3 %)est proche de celle de 2010des prix des ordinateurs et des télépho le marché mondial des composants(tableau 2); elle reste nettement infénes portables conduit à un repli des électroniques, engendrées notammentrieure au rythme moyen de la périodeventes en valeur. Le marché desautres par la catastrophe qui a frappé le Japon.20022007 (+ 2,7 % par an).équipements du foyeret, dans une La baisse des prix en cours depuis uneDans lessecteurs alimentairesmoindre mesure, celui des, lesbiens culturels dizaine d’années ralentit, en particulierventes stagnent en volume. Après troiset de loisirsprogressent encore (+ 2,6 % dans le commerce de gros d’ordinateursannées difficiles, elles cessent ainsi deet + 1,4 %). Celui de l’habillementmarque et d’équipements informatiques.diminuer dans lesmagasins d’alimenen revanche le pas après la reprise de Dans un contexte économique plustation spécialisée et d’artisanat2010. Lesautres équipements de la favorable, la reprise de l’investissementcommercialet lespersonnegrandes surfaces(parfumerie, optique, maro des entreprises(définitions)en biensd’alimentation générale. Comme lesquinerie, bijouterie...) confirment la forte d’équipement se confirme en 2011 : lesannées précédentes, les supermarchésreprise de 2010 (+ 4,4 % après + 4,8 %). ventes desautres équipements industrielsDans less’en sortent mieux que les hypermarpharmacies, la hausse des continuent de se redresser (+ 8,0 % enchés (respectivement +1,1 %et ventes(+ 3,4 % en volume) est proche 2011 après +2,4 %en 2010) après le– 0,9 %). Les ventes despetites surfacesde celle de 2010 : elle reste inférieure au repli de 2009.d’alimentation générale et des magarythme moyen des années 20062009 Seules les ventes desautres grossistessins de produits surgelésralentissent (+5,6 %).Il n’y a pas eu d’épidémie spécialisés, essentiellement compohivernale conséquente et les efforts enen 2011 (+ 0,3 %) ; elles étaient restées sées de biens intermédiaires non agricoen légère hausse en 2009 et 2010. Danstermes de maîtrise de dépenses de les, stagnent en volume en 2011toutes les formes de commercemédicaments ont été renforcés. L’activité des formes de vente* du commerce de détail Évolution des ventes en volume (TTC) Valeur 2011 aux prix de l’année précédente (en %) Formes de vente (en Mds d’euros) 2007 2008 20092010 sd2011 p Alimentation spécialisée et artisanat commercial**0,6 –2,6 –1,1 –1,1 0,141 Petites surfaces d’alimentation générale et magasins de produits surgelés0,6 –0,5 0,6 0,9 0,313 Grandes surfaces d’alimentation générale2,4 –0,5 –0,9 –0,4 0,0179 Grands magasins et autres magasins non alimentaires non spécialisés4,7 –0,4 –2,3 7,3 2,27 Magasins non alimentaires spécialisés (y c. pharmacies) :5,3 2,1– 0,83,2 2,4210 Équipements de l’information et de la communication12,7 11,83,7 8,610,2 8 Autres équipements du foyer8,0 2,6– 0,23,7 2,655 Biens culturels et de loisirs4,6 –2,2 –6,0 1,1 1,419 Autres commerces de détail en magasin spécialisé, dont :4,3 2,0 1,8 3,2 2,3111 habillementchaussures 3,90,0 –0,3 4,2 0,534 autres équipements de la personne4,1 1,2 0,3 4,8 4,417 pharmacies, articles médicaux et orthopédiques5,4 3,9 5,1 3,6 3,441 Carburants –0,7 2,6– 14,61,0 –0,7 17 Commerce hors magasin1,8 –0,9 –3,0 1,9 2,628 Ensemble commerce de détail et artisanat commercial3,5 0,5– 1,01,4 1,3479 sd : compte semidéfinitif ; p : compte provisoire. * L’activité de certaines entreprises relève de plusieurs formes de vente (par exemple hypermarchés, supermarchés et petites surfaces d’alimentation) ; leurs ventes sont alors réparties entre ces formes de vente. ** Artisanat commercial : boulangeries, pâtisseries, charcuteries. Source : Insee, comptes du commerce, base 2005.
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Les ventes decarburants2,3 %l’habillementchaussures (+à 2010, mais se situe à un niveauaprès rapportreculent légè rement en volume (–0,7 %),mais +6,5 %)et, dans une moindre mesure,supérieur à la moyenne des années augmentent fortement en valeur pourles autres équipements de la2000 à 2008. En effet, en début d’année, (+ 16,7 %)en raison de tensions imporpersonne (+4,5 %après +6,4 %).Pour lemarché automobile a été stimulé par les tantes sur les prix. Enfin, lecommerceles biens culturels et de loisirs et les autresdernières livraisons de véhicules hors magasinéquipements du foyer, le grand commerceest dynamique (+ 2,6 %),commandés fin 2010 dans le cadre de la à la fois grâce au redressement desmaintient des ryhmes de croissanceprime à la casse. En fin d’année, les ventes sur les éventaires et marchés,proches de ceux de 2010 (+2,9 %et ménagesont probablement anticipé le mais aussi à un regain d’activité de la+ 3,6 % respectivement).durcissement des conditions du er vente à distance sur catalogue général.bonusmalus écologique au 1janvier 2012. Le commerce automobile Les ventes depièces détachées et La croissance du grand commerce résiste bien malgréd’équipements automobilesdestinées non alimentaire spécialisé ralentitaux grossistes sont plus dynamiques la fin de la prime à la casse que celles destinées aux détaillants. Les Le grand commerce non alimentaireLe bilan ducommerce et de la répara ventes du secteur de l’entretien et de la spécialisé(définitions)correspond à lation de véhicules automobilesest réparation de véhicules automobiles grande distribution non alimentaireplutôt positif en 2011 malgré l’abandon baissent de 2,4 % en volume en 2011, spécialisée. Son poids est prédominantdu dispositif de prime à la casse fin 2010. probablement en raison d’une diminu dans les secteurs des équipements deLes ventes de l’ensemble du secteur tion des accidents de la route. Elles l’information et de la communication,progressent de 1,0% en volume augmentent malgré tout en valeur du fait dont il réalise 57 % du chiffre d’affaires(tableau 3)et de 3,7 % en valeur. d’un coût des interventions plus élevé. hors taxes, ainsi que dans celui desLes ventes ducommerce de véhicules biens culturels et de loisirs (55 %) et desautomobiles% enprogressent de 2,2 L’emploi salarié autres équipements du foyer (54 %). Levolume et de 4,9 % en valeur. Ces haus en légère hausse grand commerce est également bienses reflètent à la fois la poursuite du représenté dans l’habillementchaussuredressement du marché de l’occasionEn 2011, un peu plus de trois millions de res et, dans une moindre mesure, dansaprès la baisse de 2009 et une montéesalariés travaillent dans le commerce les autres équipements de la personneen gamme des ventes de véhicules neufs.hors artisanat commercial, soit près d’un (graphique 1)En effet, le nombre d’immatriculations de. Dans l’ensemble dessalarié des secteurs marchands sur secteurs où il est présent, le grandvoitures neuves particulières progressecinq. Dans un contexte de reprise des commerce réalise 48% du chiffre d’afde 15,9 % pour les gammes supérieuresventes, le commerce gagne 20 000 sala faires et emploie 45 % des salariés.et se replie de 5,3 % pour les gammesriés en 2011, soit une hausse de 0,7 % En 2011, le grand commerce reste unéconomiques. Toutes gammes confonen glissement annuel après + 0,1 % en peu plus dynamique que l’ensemble dudues, il est en repli de 2,2 % en 2011 par2010(graphique 2). Cette progression commerce non alimentaire spécialisé Part du chiffre d’affaires (HT) du grand commerce* dans le commerce non (+ 4,1 % de hausse du chiffre d’affaires alimentaire en magasin spécialisé en 2011 en volume contre +3,1 %).En valeur, Ensemble48,4 son activité progresse de 3,5 %. Tous les secteurs du grand commerce Équipements de l'information et de la communication56,6 non alimentaire spécialisé poursuivent Biens culturels et de loisirs55,0 leur croissance en volume. Les secteurs les plus dynamiques en 2011 sont lesAutres équipements du foyer54,1 équipements de l’information et de la Habillementchaussures 49,7 communication, même si la croissance Autres équipements de la personne36,1 est un peu ralentie (+7,0 %après + 9,2 % en 2010), et les autres commerces Autres (47.76Z et 47.78C ; NAF rév. 2)20,8 non alimentaires spécialisés, incluant en 0 1020 30 40 50 60 particulier les jardineries, dont la crois en % sance accélère (+ 15,3 % après + 7,9 %). * Voirdéfinitions. Le ralentissement est net dansSource : Insee, Esane, comptes du commerce, base 2005. Les ventes au détail du commerce et de la réparation automobiles Évolution des ventes en volume (TTC) aux prix de l’année précédente (en %) Valeur 2011 Activités (en Mds d’euros) 2007 2008 20092010 sd2011 p Commerce de véhicules automobiles3,9 –2,6 1,9 1,2 2,283 Entretien et réparation de véhicules automobiles0,4 –3,3 –4,0 –0,2 –2,4 27 Commerce de gros d’équipements automobiles0,6 –2,8 –7,6 5,2 7,21 Commerce de détail d’équipements automobiles0,7 –2,2 –0,2 2,6– 0,58 Commerce et réparation de motocycles– 0,10,0 –8,5 –0,7 1,23 Ensemble du commerce et de la réparation automobiles2,9 –2,6 0,2 0,9 1,0123 sd : compte semidéfinitif ; p : compte provisoire. Source : Insee, comptes du commerce, base 2005.
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résultats de l’année 2009, définitifs, sont Évolution des effectifs salariés au 31/12 dans le commerce issus du nouveau système d’information base 100 en 1995 135Esane sur les statistiques d’entreprises. Commerce de détailCeux de 2010 et de 2011 sont encore provi 130 soires et ont été obtenus à partir des indi ces de chiffres d’affaires calculés par 125 l’Insee. Ensemble du commerce 120 115Définitions Commerce et réparation automobiles 110 À la différence du chiffre d’affaires, les Commerce de gros 105ventes de marchandisesne comprennent pas les ventes de services ni celles des 100 biens produits. Par ailleurs, certains 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 commerçants travaillent « à la commission » Lecture : pour 100 salariés du commerce en 1995, on en compte 118,2 en 2011 et 117,4 en 2010. (débitants de tabac, marchands de jour Source : Insee, estimations d’emploi. naux...) et n’incluent dans leur chiffre d’af des effectifs est plus forte que celle deserait de l’ordre de 84 100 si le taux d’acfaires que les commissions perçues. Les ventes correspondantes sont estimées l’ensemble des secteurs principalementtivité des autoentrepreneurs reste pour se rapprocher de la consommation marchands (+0,4 %),mais ne permetproche de celui de 2010 (44 %). des ménages en valeur. pas, globalement, de rattraper complèteLa baisse des créations est plus L’évolution desventes « en volume» ou ment le niveau d’avant la crise. Dans leprononcée dans le commerce de détail aux prix de l’année précédente s’obtient en commerce de détail, toutefois, les effec(– 13,0 %) et dans le commerce de grosdéflatant l’évolution des ventes en valeur par un indice mesurant l’évolution des prix tifs se situent à leur plus haut niveau(– 9,9 %)que dans le commerce et la par rapport à l’année précédente. jamais atteint. Dans le commerce deréparation automobiles (– 5,0 %). Legrand commerce non alimentaire gros, le redressement est lent après troisEn 2011, le nombre de défaillances d’en spécialiséest défini par la Commission années de baisse de 2008 à 2010. Enfin,treprises augmente dans le commerce des comptes commerciaux de la nation les effectifs poursuivent leur tendance à(+ 1,6 %)alors qu’il diminue dans l’encomme l’ensemble des entreprises dont l’activité principale relève du commerce la baisse dans le secteur du commercesemble de l’économie (– 1,0 %). Depuis non alimentaire en magasin spécialisé et de la réparation automobiles.le début des années 2000, en tendance, (NAF 47.4, 47.5, 47.6, 47.7 hors commer c’est plutôt l’inverse : les défaillances ces de produits pharmaceutiques, de d’entreprises progressent plutôt moins Baisse des créationscombustibles et de biens d’occasion) et qui vite dans le commerce que dans l’enrépondent à l’une des conditions suivantes : d’entreprises commerciales  employer 100 salariés ou plus ; semble de l’économie.  employer 50 salariés ou plus, et : En 2011, 117 800 entreprises ont été soit exploiter 10 magasins ou plus ; créées dans le commerce et l’artisanat Sources soit exploiter au moins un magasin d’une commercial. Ce nombre est en baisse de2 surface de vente de 2 500 mou plus. 11 %par rapport à 2010, mais reste Le terme «entreprise» utilisé ici désigne Le compte spécialisé du commerce s’in cependant à un niveau élevé grâce autoute unité légale (société ou entreprise sère dans le dispositif d’ensemble des individuelle) déclarée au répertoire Sirene. régime de l’autoentrepreneur. Comme comptes nationaux français. Depuis 2011, Cette notion ne coïncide pas nécessaire en 2010, la moitié des créations de 2011ces comptes sont élaborésen base 2005. ment avec celle « d’acteur économique » Le passage de la base 2000 à la base 2005 relève de ce régime instauré en 2009. définie au sens de la loi de modernisation se traduit par l’adoption d’unenouvelle Toutefois, les entreprises concernées économique (LME) et du décret n° 20081354 nomenclature d’activités et de produits n’ont pas toutes démarré effectivementdu 18 décembre 2008. (NAF rév. 2), par la révision de méthodes et une activité. Tous régimes confondus, le d’hypothèses de calcul de la comptabilité nombre d’entreprises commercialesnationale et par l’utilisation d’un processus Bibliographie de production des statistiques annuelles créées en 2011 et ayant débouché sur d’entreprises profondément modifié, dit une activité économique est compris Esane. Les données antérieures à 2008 ont «La situation du commerce en 2011  entre 57600 (nombre d’entreprises été rétropolées pour tenir compte du chanRapport établi pour la Commission des créées hors statut d’autoentrepreneur)gement de nomenclature et des changecomptes commerciaux de la nation »,Document de travailn° E 2012/02, Insee, juin 2012. et 117 800 (nombre total de créations). Ilments sectoriels qui l’accompagnent. Les
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