Le commerce extérieur de la Bretagne entre 1993 et 2001 (Octant n° 93)

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En 2001, la Bretagne représente 2,6 % des exportations et 2,3 % des importations de la France. Les produits agro-alimentaires constituent plus du quart des exportations bretonnes, et depuis 1993, la région confirme sa place sur le marché de la viande. Les biens d'équipement participent également pour un quart aux exportations de la région, avec notamment les produits de l'électronique et de la téléphonie. Les importations se sont accrues entre 1993 et 2001, avant de se replier en 2001. Si les produits agro-alimentaires et les biens intermédiaires en étaient au départ les composantes principales, les biens d'équipement prennent à présent une place grandissante. Le Royaume-Uni demeure un des clients essentiels de la Bretagne, surtout pour les automobiles et l'agroalimentaire. L'Allemagne, l'Espagne et l'Italie représentent également des clients importants. Comme pays fournisseur, seule l'Allemagne se dégage parmi l'ensemble des pays d'Europe, d'Asie ou d'Amérique.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Commerce extérieur
Le commerce extérieur de la Bretagne
entre 1993 et 2001
En 2001, la Bretagne représente 2,6 % des exportations et 2,3 % des
importations de la France. Les produits agro-alimentaires constituent
plus du quart des exportations bretonnes, et depuis 1993, la région
confirme sa place sur le marché de la viande. Les biens d'équipement
participent également pour un quart aux exportations de la région,
avec notamment les produits de l'électronique et de la téléphonie.
Les importations se sont accrues entre 1993 et 2001, avant de se
replier en 2001. Si les produits agro-alimentaires et les biens
intermédiaires en étaient au départ les composantes principales, les
biens d'équipement prennent à présent une place grandissante.
Le Royaume-Uni demeure un des clients essentiels de la Bretagne,
surtout pour les automobiles et l'agroalimentaire. L'Allemagne,
l'Espagne et l'Italie représentent également des clients importants.
Comme pays fournisseur, seule l'Allemagne se dégage parmi
l'ensemble des pays d'Europe, d'Asie ou d'Amérique.
n 2001, les exportations de mar- établissements de Rennes et ceux de cette part demeure stable en tendanceEchandises de la région Bretagne l’Espagne et du Portugal (encadré sur la période. La région n’a véritable-
vers les pays étrangers représentaient p.35). Hors automobile, la région as- ment tiré son épingle du jeu qu’en
8,5 milliards d’euros, 2,4 milliards de sure selon les années entre 2,5 et 2000. Profitant d’une conjoncture
plus qu’en 1993, soit une croissance 2,7 % des exportations françaises, et économique très favorable, elle a
de 24 % en euros constants sur l’en-
semble de la période. Cette crois- Les évolutions du commerce extérieur breton entre 1993 et 2001
sance est inférieure à celle observée (en millions d’euros courants)
au niveau national. La part de la Bre-
Exportations Importationstagne parmi les régions françaises est
faible : en 2001, la région représente Bretagne/France Bretagne/France
2,6 % des exportations françaises. En Bretagne métropolitaine Bretagne métropolitaine
(en %) (en %)1993, la place de la Bretagne était
meilleure, mais l’automobile repré- 1993 6 096 3,5 3 699 2,1
sentait le tiers des exportations bre-
1997 6 104 2,4 5 091 2,1
tonnes et une très grande partie de ce
2001 8 460 2,6 7 226 2,3poste était constitué d’échanges inter-
nes au groupe Citroën, entre les Source : Direction régionale des Douanes
Octant n° 93 - Avril 2003 33Commerce extérieur
régions françaises pour les exporta-Contribution de chacune des régions au PIB et aux exportations en 2001 (en %
tions de produits agroalimentaires
Ile-de-France après la région Nord-Pas-de-Calais et
devant l’Aquitaine. Ce classement est
Rhône-Alpes
à mettre en relation avec la contribu-
tion de la région à la productionProvence-Alpes-Côtes-d’Azur
agroalimentaire française. La Bre-
Nord-Pas-de-Calais tagne a dégagé à elle seule 9 % de la
valeur ajoutée du secteur des IAA en
Pays-de la-Loire
2001.
Aquitaine
Bretagne Une place de plus en plus
importante dans les
Midi-Pyrénées
exportations françaises
Centre de viande
Lorraine
Contribution au PIBAlsace Les exportations agroalimentaires
sont très majoritairement constituées
Contribution aux exportationsLanguedoc-Roussillon
des produits des industries de la
viande. Les valeurs exportées ont sen-Haute-Normandie
siblement augmenté depuis 1993 et la
Picardie Bretagne a affirmé sa place sur ce
marché en assurant 38 % des exporta-Bourgogne
tions françaises de viande en 2001,
Poitou-Charentes contre 31 % en 1993. Les expéditions
de viande de volaille représentent
Champagne-Ardennes plus de 750 millions d’euros, soit
30 % du poste IAA en 2001, et la
Basse-Normandie
viande de boucherie en représente
Auvergne 25 %.
Franche-Comté Les exportations de lait et produits lai-
tiers augmentent mais moins vite queLimousin
sur l’ensemble de la France métropo-
Corse litaine. La région a assuré 8,3 % des
expéditions françaises du secteur en
0 5 10 15 20 25 30 35
2001, contre 10 % en début de pé-
Source : Insee - Douanes riode et la place de la région sur ce
marché apparaît relativement faible,
compte tenu du fait que la Bretagne
assuré cette année-là, à elle seule, contribution au PIB national, les ré- est la principale région de production
3,1 % des expéditions nationales, ce gions Nord-Pas-De-Calais, Alsace, laitière française.
qui représentait plus de 10 milliards Haute-Normandie ou Midi-Pyrénées
d’euros sur les 320 milliards de mar- exportent beaucoup plus. La région est bien placée sur les mar-
chandises françaises expédiées vers chés des produits de la pêche prépa-
l’étranger. rés - un tiers des exportations françai-
ses en 2001 - et nettement moins sur
Les produits agroalimentaires,
celui des poissons crustacés et mol-
plus du quart lusques frais (12 %). Cependant, laLa Bretagne exporte peu
des exportations bretonnes part de la région sur les marchés à
l’export s’est fortement réduite pour
La Bretagne représente environ 4 % ces deux postes, la Bretagne représen-
du Produit Intérieur Brut national et Sur l’ensemble de la période, les pro- tant respectivement 48 % et 23 % des
2,6 % des exportations françaises. La duits agroalimentaires constituent le expéditions françaises de ces produits
e
région se situe au 7 rang pour le PIB socle des exportations de la région, en 1993.
e
mais ne se place qu’au 14 rang des bien que le poids de ce poste tende à
diminuer depuis 1997. Ce secteur re-22 régions françaises pour les expor-
groupait encore plus du quart des ex-tations. La Bretagne se classe donc Peu d’expéditions
péditions de la région en 2001. Selonparmi les régions peu exportatrices de produits agricoles bruts
les années, la Bretagne représenteavec les r Provence-Alpes-
entre 8,5 et 10 % des exportationsCôte-d’Azur, Languedoc-Roussillon,
françaises de produits agro-alimentai-Poitou-Charentes et Basse-Norman- La région expédie 265 millions de
e
res. La région se place au 2 rang desdie. A l’inverse, relativement à leur produits agricoles non transformés
34 Octant n° 93 - Avril 2003Commerce extérieur
Les principaux produits exportés par les entreprises bretonnes en millions d’euros courants, en %
Valeur Part dans les Part dans les
des produits exportations exportations
Produits exportés bretonnes françaises Principaux pays clients
1993 2001 1993 2001 1993 2001
Allemagne, Royaume-Uni, Italie,
5,3Agriculture, Sylviculture, Pêche 322 326 3,9 3,4 3,4 Espagne
Italie, Allemagne, Royaume-Uni,
29,8Industrie agroalimentaire 1 819 2 422 28,6 9,0 8,6 Belgique, Espagne
Dont : Allemagne, Royaume-Uni, Arabie
632 750 10,4 8,9 62,5 54,7
Viande de volaille et plumes Saoudite, Belgique
Viande de boucherie et produits Italie, Royaume-Uni, Allemagne,
406 606 6,7 7,2 18,7 32,6
d'abattage Grèce, Russie
Lait et produits laitiers 309 340 5,1 4,0 10,0 8,3 Allemagne, Pays-Bas, Italie, Espagne
Allemagne, Royaume-Uni,
Biens de consommation 332 909 5,4 10,7 1,4 1,9 Espagne, Italie
Dont :
Appareils de réception,
27 262 0,4 3,1 1,6 6,6 Hongrie, Italie
enregistrement ou reproduction
du son et de l'image
Parfums et produits de toilette et
109 252 1,8 3,0 3,1 3,8 Allemagne, Canada
services associés
Allemagne, Royaume-Uni,
Biens d'équipement 993 2 465 16,3 29,1 2,7 3,1 Espagne, Italie, Grèce
Dont :
Royaume-Uni, Allemagne, Italie,
Appareils d'émission et de 461 907 7,6 10,7 29,2 10,9
Espagne, Chine
transmission du son et de l'image
Moteurs, génératrices et Irak, Etats-Unis, Espagne, Roumanie,
61 328 1,0 3,9 3,6 10,2
transformateurs électriques Singapour
Construction navale(1) 13 203 0,2 2,4 2,8 10,1 Grèce, Mayotte
Automobile 2 058 943 33,8 11,1 9,8 2,0 Royaume-Uni, Espagne
Royaume-Uni, Espagne,Biens intermédiaires 546 1 270 9,0 15,0 1,0 1,3
Allemagne, République Tchèque
Autres produits 26 124 0,4 1,5 0,2 0,5
Royaume-Uni, Allemagne,Ensemble des exportations 6 096 8 460 100,0 100,0 3,4 2,6
Espagne, Italie
Source : DREE - Douanes
(1) hors matériel militaire
L'automobile : une composante des échanges difficile à cerner
Les produits de l'automobile représentaient le tiers des exporta- même groupe expliquaient l'important volume de trafic. La
tions en 1993, et entre 10 et 15 % en fin de période. Une grande réorganisation du groupe PSA a modifié les flux d'échanges
partie des flux de marchandises du secteur automobile est orga- entre les établissements du nouveau réseau. Les chiffres ne sont
nisée entre les différentes entreprises de groupes industriels in- donc pas véritablement comparables dans le temps.
ternationaux. De plus, les marchandises circulent entre les dif-
férents établissements sur le territoire national. Les analyses Les exportations d'automobile au départ de la Bretagne se font
régionales dans ce secteur sont particulièrement peu significati- majoritairement vers le marché britannique. Les importations
ves. Ainsi, en début de période, les échanges entre les établisse- identifiées à destination de la Bretagne proviennent principale-
ments Citroën de Rennes et les établissements espagnols du ment d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie et des Pays-Bas.
Octant n° 93 - Avril 2003 35Commerce extérieur
Bretagne - Exportations (en millions d’euros courants) vers l’étranger, soit 3 % des ventes
françaises à l’étranger, part relative-
10 000 ment constante dans le temps et très
inférieure à celles de la Haute-Nor-
8 000 mandie, de l’Aquitaine ou de Pro-
vence-Alpes-Côte d’Azur ou du Lan-
guedoc-Roussillon. Les produits
6 000
Ensemble maraîchers, horticoles ou de pépi-
des exportations nière et les fleurs représentent plus de
la moitié des expéditions agricoles4 000
Hors automobile non transformées. Pour ces produits,
la Bretagne a perdu du terrain par rap-
2 000 port aux autres régions françaises
mais reste bien placée sur ce marché,
où elle a assuré 13 % des ventes fran-0
çaises en 2001.
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Source : DREE - Douanes
2000 et 2001,Les niveaux élevés de 1993 et 1994 s'expliquent par la forte contribution de l'automobile ces
années-là,liée aux expéditions des établissements Citroën de Rennes vers ceux d'Espagne et du deux bonnes années
Portugal. Hors automobile, les exportations ont progressé continûment de 1993 à 2000.
pour les biens d’équipement
La région a exporté prèsde2,5 mil-
liards d’euros de matériel d’équipe-
La structure des exportations bretonnes en 1993 et 2001 (en %) ment en 2001, valeur égale à celle des
produits agroalimentaires, et surtout
2,2 fois supérieure aux exportationsBiens d’équipement
de 1993, en euros constants. Trois ré-
IAA gions assurent la moitié des expédi-
tions françaises de biens d’équipe-Biens intermédiaires
ment : Ile-de-France, Midi-Pyrénées,
Automobile et Rhône-Alpes. La Bretagne repré-
sente 3,2 % des expéditions françai-Biens de consommation
ses en 2001, contre 2,6 % en 1993.
Agriculture Elle a gagné du terrain, mais moins
2001
que sa voisine des Pays de la Loire
Autres
1993 dont le poids est passé de 3,9 % à
Énergie 7,9 %.
0 5 10 15 20 25 30 35 40
La croissance des exportations de
bien d’équipement a surtout été im-Source : DREE - Douanes
portante en 2000, au moment de la
reprise économique, l’année 2001
s’inscrivant en repli au niveau régio-
nal tandis que les exportations natio-
nales de biens d’équipement se main-
tenaient à un niveau élevé.L’année
La structure des exportations en Bretagne et en France, en 2001 (en %) 2002 a confirmé le net ralentissement
de ces ventes à l’étranger, pour l’élec-
tronique-téléphonie notamment (cf.
Biens d’équipement
Nouvelle contraction des échanges,
IAA p. 24).
Biens intermédiaires
Dans ce secteur, les produits de
Automobile l’électronique-téléphonie consti-
tuaient la moitié des expéditions vers
Biens de consommation l’étranger en 2001. La région était très
Agriculture bien placéesur le marché des appa-
Bretagne reils d’émission et de transmission (té-
Autres
léphonie) mais elle est de plus en plusFrance
concurrencée par d’autres régions. LaÉnergie
part de la Bretagne dans les expédi-
0 5 10 15 20 25 30 35 tions françaises est passéede29%en
1993 à 11 % en 2001. Elle avait ainsiSource : DREE - Douanes
expédié 460 millions d’euros de
36 Octant n° 93 - Avril 2003Commerce extérieur
marchandises sur ce poste en début Bretagne - Importations (en millions d’euros courants)
de période, et même 1,6 milliard en
10 0002000, puis 900 millions en 2001 (en
euros courants). Elle conserve en re-
vanche sa place sur le marché des ap- 8 000
pareils de mesure et de contrôle, envi-
ron 4,5 % des ventes françaises. Elle a
6 000par ailleurs fortement augmenté ses
ventes et gagné des parts de marché
dans le commerce de moteurs et gé- 4 000
nérateurs, assurant 10 % des expédi-
tions françaises en 2001, contre 4 %
1
en 1993. La construction navale a 2 000
aussi contribuéà la croissance des ex-
péditions et la région est mieux placée
0
sur ce marché qu’en début de
20001993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2001période.
Source : DREE - Douanes
Sur quelques créneaux moins impor-
tants, la Bretagne a également déve-
loppé ses exportations (réserves mé-
talliques et chaudières de chauffage
central, matériel médico-chirurgical
et orthopédique) ; en revanche, elle
reste très peu représentée dans les ex- La structure des importations bretonnes en 1993 et en 2001 (en %)
portations françaises d’équipements
aéronautiques, de matériel ferroviaire
Biens intermédiaires
et de machines-outils.
Biens d’équipement
IAALes biens de consommation :
Biens de consommationune place modeste
mais croissante
Agriculture
Automobile
2001La région a exporté 910 millions d’eu-
Autresros de biens de consommation, près 1993
de trois fois plus qu’en 1993. Elle reste
Énergie
encore peu présente sur le marchéà
0 5 10 15 20 25 30 35l’export de ces produits, puisqu’elle a
réalisé moins de 2 % des ventes fran-
Source : DREE - Douanes
çaises à l’étranger en 2001, mais sa
position sur ce marché progresse ré-
gulièrement depuis 1993. Un tiers des
expéditions françaises de biens de
consommation partent d’Ile-de-Fran-
ce et Rhône-Alpes en assure 12 %.
Le poste pharmacie-parfumerie-pro- La structure des importations en Bretagne et en France, en 2001 (en %)
duits d’entretien représente prèsdela
moitié des expéditions régionales de
Biens intermédiaires
biens de consommations et expli-
quent une bonne part de la croissance Biens d’équipement
du secteur. La présence du groupe
IAA
Yves Rocher dans la région est le prin-
cipal élément d’explication de ce po- Biens de consommation
sitionnement favorable. Le reste de la
Agriculturecroissance du secteur s’explique par
le fort développement des exporta- Automobile
Bretagnetions d’appareils de réception, d’enre-
Autresgistrement du son et de l’image. La ré-
France
gion a réalisé sur ce créneau un
Énergie
chiffre d’affaires de 260 millions
0 5 10 15 20 25 30 35
1 : La construction navale ne comprend pas la cons-
Source : DREE - Douanestruction navale militaire
Octant n° 93 - Avril 2003 37Commerce extérieur
Les principaux produits importés dans la région en 2001 en millions d’euros courants, en %
Valeur Part dans les Part dans les
des produits importations importations
Produits importés bretonnes françaises Principaux pays fournisseurs
1993 2001 1993 2001 1993 2001
Appareils d'émission et de
Royaume-Uni, Pays-Bas, Canada,transmission du son et de 143 679 1,4 9,4 5,2 11,4
République Tchèquel'image
Japon, Etats-Unis, Allemagne,
Composants électroniques 150 417 1,9 5,8 2,0 5,3 Taiwan, Corée du sud
Huiles brutes et tourteaux 275 251 5,3 3,5 18,6 16,4 Brésil, Argentine
Poissons et produits de la Seychelles, Espagne,
199 245 5,6 3,4 13,3 10,0pêche préparés Royaume-Uni, Ghana, Portugal
Equipements pour 70 213 1,7 3,0 1,6 2,2 Allemagne, Espagne
automobiles
Allemagne, Pays-Bas, Russie
Produits pétroliers raffinés 210 211 4,8 2,9 4,2 3,2 Royaume-Uni
Ordinateurs et équipements
22 201 1,0 2,8 0,5 1,4 Japon, Taiwan, Etats-Unis, Irlandeinformatiques
Appareils de réception,
enregistrement ou Hongrie, Japon, Allemagne,81 191 1,2 2,6 1,5 3,6
reproduction du son et de Taiwan
l'image
Céréales et plantes
184 169 5,0 2,4 16,2 12,4 Brésil, Etats-Unisindustrielles
Poissons, crustacés et 118 165 3,2 2,3 17,0 16,6 Royaume-Uni, Norvège, Irlande
mollusques
Viandes de boucherie et Allemagne, Irlande, Pays-Bas,
221 158 6,0 2,2 7,6 6,7produits d'abattage Royaume-Uni, Belgique
Ensemble des produits Allemagne, Japon, Espagne,3 699 7 226 100,0 100,0 2,1 2,3
importés Royaume-Uni, Pays-Bas
Source : DREE - Douanes
d’euros, ce qui représente plus de 6 % 2000 puis se sont repliées en 2001. palement des poissons et autres pro-
des expéditions nationales de ces Elles étaient en début de période prin- duits de la pêche et dans une moindre
produits. cipalement composées de produits mesure de la viande de boucherie et
agricoles et alimentaires et de biens des produits laitiers. Ces produits
intermédiaires. Elles sont aujourd’hui pourront être consommés dans la ré-
plus diversifiées, les biens d’équipe- gion mais ils seront le plus souventPeu d’exportations de biens
ment et les biens intermédiaires pren- transformés et valorisés en Bretagneintermédiaires
nent une place grandissante, tandis pour être réexpédiés vers le marché
que la part des produits agricoles et français ou redirigés vers des clients
La région n’est pas bien représentée alimentaires diminue. Cette progres- étrangers.
dans les ventes françaises à l’étranger sion s’inscrit dans un contexte de
de biens intermédiaires (matières croissance générale des flux de mar- Les importations de biens intermé-
plastiques, composants électroni- chandises, où la place de la Bretagne diaires représentaient le quart des im-
ques, produits de caoutchouc, articles reste faible. La région ne représente portations bretonnes en début de pé-
en papier-carton…). Avec 1 270 mil- que 2,3 % des importations françaises riode et plus de 30 % en 2001. Les
lions d’euros d’expéditions en 2001, en 2001, pour 2,1 en 1993. Trois ré- composants électriques et électroni-
elle n’a assuré que 1,3 % des expédi- gions occupent une place majeure ques représentaient en 2000, prèsde
tions françaises du secteur. Cepen- dans les importations : l’Ile-de-France 20 % du total des importations régio-
dant depuis 1993, les ventes ont plus (29 %), Rhône-Alpes et Nord-Pas- nales mais la crise a ramené cette part
que doublé et la région a gagné quel- de-Calais avec près de 10 % chacune. à 11 % en 2001. Les ont
ques parts de marché. augmenté dans de nombreux postes :
La Bretagne importe relativement à sa matériel électrique, bois, papier-car-
taille plus de produits agricoles et ton, pneumatiques, matériaux pour la
agroalimentaires que la moyenne des construction, produits chimiques, en-Les importations sont en
régions françaises. En produits agrico- grais, plastique, et éléments métalli-hausse sur la période
les bruts, la région importe surtout des ques.
tourteaux et des céréales destinées à
Les importations de marchandises ont l’alimentation animale. En produits Les biens d’équipement sont égale-
augmenté continûment de 1993 à agroalimentaires, elle achète princi- ment très représentés dans les
38 Octant n° 93 - Avril 2003Commerce extérieur
Les principaux pays clients de la Bretagne en 2001
Quatre pays rassemblent la moitié des expéditions bretonnes : Les principaux pays fournisseurs de la Bretagne en 2001
Le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie Seule l’Allemagne se dégage parmi les nombreux fournisseurs
Autres pays
Grèce
Pays-Bas de l’UnionAutres paysBelgique
européennede l’Unionet Luxembourg Belgique
européenne Républiqueet Luxembourg
PopulaireAutres pays
de Chined’Europe
Italie Autres pays
Italied’Europe
Japon
Pays-BasPays d’Asie
Espagne
Autres
Proche Royaume-Uni pays d’Asie
et Moyen Orient
Allemagne Afrique Brésil
Espagne
États-unis
Royaume-Uni États-unis Allemagne
Autres pays
d’Amérique Autres pays d’Amérique
Autres pays Afrique
Autres pays Proche et Moyen Orient
Source : DREE - Douanes Source : DREE - Douanes
importations bretonnes, en raison étant destinées à l’Allemagne, et 10 % bonne place de la Bretagne tient sur-
d’importants achats d’appareils au Royaume-Uni. tout aux exportations d’automobiles
d’émission et de transmissions, d’or- et de produits agroalimentaires. Plus
dinateurs et équipements informati- Les pays d’Europe - hors Union Euro- de 9 % des françaises de
ques, de moteurs, génératrices et péenne - sont des clients de plus en ces deux secteurs partent de Bretagne
transformateurs, de produits de la plus importants, près de 9 % des ven- vers le Royaume-Uni. Les produits
construction aéronautique et d’instru- tes leur sont destinés contre moins de des industries électriques et électroni-
ments de mesure. Les importations du 4 % en début de période. ques constituent également une com-
secteur ont presque été multipliées posante importante des exportations
par trois sur la période et ont continué Les continents non européens sont vers ce pays, mais leur contribution
de progresser en 2001, malgré la crise destinataires de 20 % des exporta- est plus irrégulière.
économique. Les achats de la région tions bretonnes. Le Proche et
Irène HOUSSAISne représentent qu’une faible part des Moyen-Orient en reçoivent 4 %, les
Avec la collaboration de laachats nationaux à l’étranger, 2,6 % autres pays d’Asie environ 6 % et les
Direction régionale des Douanesen 2001 ; deux régions assurent la continents américains et africains,
moitié des importations de biens 5 % chacun. Ils sont par ailleurs de
d’équipement, l’Ile-de-France et mieux en mieux représentés dans les
Midi-Pyrénées. importations : ils ne représentaient
que 33 % des importations en début
de période, et 40 % en 2001.
Les partenaires commerciaux
Les pays d’Asie, et l’Amérique dudes entreprises bretonnes
Nord comme les pays d’Europe hors
Union Européenne, prennent une
L’Union européenne est le principal place de plus en plus importante dans
partenaire commercial de la région. les importations.
Environ 70 % des marchandises ex- Pour en savoir plus
portées par les entreprises de la région
sont destinées à un pays de l’Union Le Royaume-Uni, • Les échanges internationaux au sein
européenne, et un peu plus de la moi- des groupes - Une focalisation sur quel-un partenaire essentiel
ques produits et vers l’Union euro-tié des importations en sont originai-
péenne/Boris Guannel, Sylvie Mabile,res. Quatre pays concentrent la moitié
Claire Plateau - Le 4 pages des statisti-des expéditions de la région. Le prin- La spécialisation de la région sur le
ques industrielles N° 167 - novembrecipal pays client de la Bretagne est le marché britannique s’est renforcéeau
2002 - SESSIRoyaume-Uni, devant l’Allemagne. cours de la période, la part de ce pays
• www.dree.orgFrance entière, les places sont inver- dans les expéditions passant de
• www.douane.gouv.frsées ; 15 % des expéditions françaises 13,6 % en 1993 à 18 % en 2001. La
Octant n° 93 - Avril 2003 39
nCommerce extérieur
La comptabilisation des échanges extérieurs
Les statistiques régionales du com- comme une exportation bretonne vers marchandises autres que le pé-
merce extérieur sont établies, tout le Japon, et ce quel que soit le lieu trole, le transit ...
comme les statistiques nationales, par d’enregistrement de la déclaration. le matériel militaire, il est en re-
l’exploitation des informations conte- Mais les choses se compliquent vanche intégré dans le calcul de
nues dans les documents douaniers, lorsque des intermédiaires intervien- la balance commerciale fran-
pour l’essentiel les DAU (document nent. La même marchandise vendue à çaise.
administratif unique), dans les rela- un négociant bas-normand qui la fac- les flux relatifs à certaines mar-
tions avec les pays tiers (importa- turerait au client japonais serait chandises telles que l’or moné-
tion/exportation), et les DEB (déclara- comptabilisée dans les exportations taire, les moyens de paiement et
tion d’échange de biens) pour ce qui bas-normandes.. les valeurs ayant cours légal, les
concerne les échanges intra-commu- véhicules lanceurs de véhicules
nautaires (introduction/expédition). L’organisation des marchés mais aussi spatiaux ;
celle des entreprises influent sur la les échanges de faible valeur :
La ventilation des résultats nationaux prise en compte des marchandises
1. extra-communautaires : lesdu commerce extérieur par départe- importées et exportées. Certaines en-
échanges à la fois inférieurs à 800ment (puis, par agrégation, par région) treprises multirégionales regroupent
euros en valeur et à 1 000 kg endépend des principes de la réglemen- leurs services commerciaux et admi-
masse;
tation communautaire concernant la nistratifs sur un seul site. La localisa-
2. intra-communautaires : les
nature des informations devant figurer tion des centrales d’achats est par échanges d’opérateurs non soumis
sur les documents. exemple déterminante dans la locali- à l’obligation statistique (moins de
sation des produits de consommation 100 000 euros par an d’échanges à
Ainsi, à l’exportation/expédition, c’est importés. Des appareils photos im- l’introduction ).
le département de départ des mar- portés du Japon par une centrale
chandises qui est mentionné :ilest d’achat localisée à Nantes seront L’application d’un seuil concilie
bien précisé qu’il s’agit du lieu initial comptés dans les statistiques de cette les impératifs de qualité des statisti-
à partir duquel les marchandises sont région même s’ils sont ensuite redis- ques et de simplification en allé-
exportées et non pas le département tribués vers les autres régions françai- geant les charges déclaratives des
du siège social de l’entreprise qui ses. En effet, les statistiques du com- entreprises.
exporte. merce extérieur ne retracent que les
flux d’échanges internationaux et non Les statistiques du commerce exté-
Al’importation/introduction, c’est le pas intérieurs. rieur sont :
département de destination réelle des
marchandises importées qui doit être Par ailleurs, les échanges internatio- disponibles rapidement (le délai
indiqué (et non le département du naux sont de plus en plus souvent des est d’un peu plus d’un mois entre
siège social de l’importateur). transferts de marchandises entre diffé- la déclaration des flux et la diffu-
rentes filiales d’un même groupe. En sion des données),
La valeur des échanges prise en 1999, 41 % des exportations et 36 % exhaustives (toutes les déclara-
compte dans cette étude est la valeur des importations françaises de pro- tions et les informations au-des-
en euros courants des marchandises duits industriels étaient des échanges sus des seuils sont exploitées et
au passage de la frontière. Cette entre entreprises localisées dans des intégrées),
comptabilisation est dite CAF/FAB : pays différents, mais appartenant à un contrôlées (les montants les plus
Coût assurance fret (valeur des mar- même groupe industriel. La part de importants et les données a priori
chandises au passage de la frontière ces échanges « intragroupe » a beau- aberrantes font l’objet de
française, comprenant les frais d’assu- coup augmenté en France au cours contrôles),
rance et d’acheminement pour les im- des années 90 ce qui s’explique par enrichies (les déclarations dépo-
portations) et Franco à bord à notre l’intégration européenne, et le déve- sées en retard sont comptabili-
frontière pour les exportations (valeur loppement des implantations d’entre- sées).
au départ de France). prises étrangères en France. Ces
échanges « intragroupe » sont toute-
La déclaration est établie par l’entre- fois concentrés sur un nombre limités
Sources :prise lorsqu’elle envoie des marchan- de produits. L’automobile arrive en
dises à l’étranger (déclaration d’ex- tête : 2/3 des transactions sont des
- Ministère de l’Economie, des Finan-portation/expédition) ou quand elle échanges entre filiales.
ces et de l’Industrie - Direction desen reçoit (déclaration d’importa-
Relations Economiques Extérieures -tion/introduction). Les statistiques du Sont exclus des statistiques régio-
Direction des Douanes.commerce extérieur sont donc le re- nales :
flet des pratiques commerciales des
- Ministère de l’Economie, des Finan-entreprises. Ainsi, un lot de cidre qui les réparations, l’admission tempo-
ces et de l’Industrie - SESSI -DiGITIP.serait exporté par un producteur bre- raire, l’avitaillement, le placement
ton à un client japonais sera enregistré en entrepôt sous douane de
40 Octant n° 93 - Avril 2003

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