Le profil des créateurs d'entreprises artisanales - Le bâtiment, berceau des nouveaux artisans

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Près d'un artisan sur deux crée son entreprise dans le bâtiment. Les femmes privilégient les reprises d'entreprise dans le secteur des services (coiffure, fleuriste...), les hommes, les créations pures dans le bâtiment. Les créateurs d'entreprises artisanales sont généralement plus jeunes que les autres entrepreneurs. Un quart d'entre eux a moins de 30 ans. Plus de la moitié des artisans qui s'installent à leur compte ont une qualification professionnelle de type CAP ou BEP. Après une première expérience comma salarié, l'indépendance est la première motivation d'un créateur d'entreprise artisanale.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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n° 132 - juin 2004
Le profil des créateurs d’entreprises artisanales
Le bâtiment,
berceau des nouveaux artisans % Près d'un artisan sur deux crée
son entreprise dans le bâtiment.
ertains sont maçons, d’autres tiers des nouveaux artisans ont créé
menuisiers, d’autres encore leur entreprise de toutes pièces (créa- % Les femmes privilégient les re-Cboulangers ou bouchers… tion pure), les autres ayant repris une prises d'entreprise dans le secteur
des services (coiffure, fleuriste...),Deux créateurs bas-normands sur cinq entreprise existante. Conformément à
les hommes, les créations puresont ainsi créé leur entreprise dans l'ar- la répartition des entreprises dans la ré-
er dans le bâtiment.tisanat au cours du 1 semestre 2002. gion, un créateur sur deux s’est installé
Cette proportion rapproche la dans le Calvados, un sur trois dans la
Basse-Normandie de la majorité des Manche, et un sur cinq dans l’Orne. La % Les créateurs d'entreprises ar-
régions françaises, hormis PACA majorité a privilégié une zone urbaine.
tisanales sont généralement plus
(32 %), l'Alsace (31 %) et surtout Toutes les branches d'activités de
jeunes que les autres entrepre-
l'Ile-de-France (22 %). Plus des deux l'artisanat ne sont pas concernées de la neurs. Un quart d'entre eux a moins
de 30 ans.
Répartition des créations d'entreprise
selon la nature et le secteur d'activité % Plus de la moitié des artisans
Essentiellement des créations pures dans le bâtiment
qui s'installent à leur compte ont% 50
une qualification professionnelle de
45 type CAP ou BEP.
Créations pures
40
Reprises
35 % Après une première expé-
30 rience comme salarié, l'envie d'in-
dépendance est la première
25
motivation d'un créateur d'entre-
20 prise artisanale.
15
10
5
Ce document a été réalisé avec le concours financier
0 de l'Europe.Alimentation Autres BoisBâtiment Transports, Travail
réparations, des métaux fabrications et ameublement
autres services
Source : Insee, SINE 2002
Guide de lecture : 47 % des créations d'entreprises artisanales sont dans le bâtiment (41 %
de créations pures et6%de reprises).
. . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 132. . . . . . . . . . .Le sud-est,
Répartition des créations selon le secteur d'activité et le sexe de l'artisan
vivier des créations artisanalesDes créateurs le plus souvent masculins
% 50
45
Hommes
40
Femmes
35
30
25
20
15
10
5
® Geofla © IGN - INSEE 2004
0
Nombre de créations artisanalesAlimentation Autres BoisBâtiment Transports, Travail
réparations, des métaux fabrications et ameublement pour 10 000 habitants
autres services (rapporté à la population en mars 1999)
moins de 4 de 5 à moins de 7Source : Insee, SINE 2002
de 4 à moins de 5 7 et plusGuide de lecture : 47 % des créateurs d'entreprises artisanales sont dans le secteur du
bâtiment (44 % d'hommes et3%defemmes).
Source : Insee, SINE 2002, recensement 1999
même façon par les créations d'entre- comptent que pour 18 % de l’ensemble Les femmes se lancent moins volontiers
prise. Le bâtiment est le domaine de des artisans bas-normands. Cette fémi- dans la création d’entreprise en plein
prédilection de près de la moitié des nisation reste quand même plus forte cœur d'âge actif jugeant sans doute le
nouveaux artisans (notamment la ma- dans les créations d’entreprises non ar- pari difficile avec de jeunes enfants à
çonnerie et la menuiserie) ; les créa- tisanales (31 %). On trouve principale- élever. Rien d’étonnant donc à ce que la
tions y sont neuf fois sur dix des ment ces créatrices à la tête part des femmes parmi les nouveaux ar-
créations pures. Les boulangers, les d’entreprises artisanales spécialisées tisans soit moins élevée que celles des
pâtissiers, mais aussi les spécialistes dans les fleurs (89,5% de femmes), les hommes entre 35 et 50 ans.
des soins à la personne, comme les soins à la personne (83%), l’habille-
coiffeurs, sont également nombreux ment (51,7%), et les boulangeries-pâ- Les étrangers sont peu présents parmi
parmi les créateurs. En revanche, dans tisseries (34%). Elles sont en revanche les créateurs d’entreprises artisanales,
ces métiers, les nouveaux artisans re- quasiment absentes dans le bâtiment même s'ils le sont plus que dans le reste
prennent, en grande majorité, des (6,2%). des créations bas-normandes : 4,4 %
fonds existants.
Âge des créateurs d'entreprises
Les artisans créent
Un créateur sur quatre a moins de 30 ansleur entreprise plus jeunes
50 ans et plus ArtisansLes nouveaux artisans sont plus jeunes
bas-normands
que les autres créateurs d’entreprises Autres créateurs
de 45 à moins de 50 ans bas-normandsbas-normands : à peine 37 ans de
moyenne d’âge contre 40. Deux sec- de 40 à moins de 45 ans
teurs attirent particulièrement les jeu-
de 35 à moins de 40 ansnes artisans : l'habillement (71,4% des
créateurs ont moins de 35 ans), et l’ali-
de 30 à moins de 35 ans
mentation (52,2%).
de 25 à moins de 30 ans
L’artisanat attire aussi plus les femmes
Moins de 25 ansqu’auparavant. Celles-ci représentent
en effet 23 % des nouveaux artisans du 250 5 10 15 20
er %
Source : Insee, SINE 20021 semestre 2002, alors qu’elles ne
. . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 132. . . . . . . . . . .contre 3,4 %. Leur représentation reste
Situation au cours de la période
aussi très faible par rapport au niveau
ayant immédiatement précédé la création
national où 13 % des artisans créateurs
Un tiers des créateurs étaient au chômagesont étrangers. Le bâtiment est cepen-
dant leur domaine de prédilection : ils
ont créé en Basse-Normandie une en- Sans activité 6,1%
professionnelletreprise sur onze dans ce secteur.
La filière professionnelle courte est la
Au chômagevoie royale pour créer une entreprise 10,9%
depuis un an ou plusartisanale. En effet, légalement il est
obligatoire de posséder au moins un
CAP, à défaut une expérience profes-
Au chômage 21,8%sionnelle de trois années effectives, depuis moins d'un an
pour exercer certains métiers artisa-
naux notamment dans la réparation, le
bâtiment, l'alimentaire ou les soins à la En activité
61,2%(salarié, indépendant,personne. De ce fait, il n'est pas surpre-
chef d'entreprise)
nant que 59 % des nouveaux artisans
0 10 20 30 40 50 60 70soient titulaires d’un CAP ou d’un
Source : Insee, SINE 2002BEP, contre 29 % des autres créateurs.
Inversement, à peine 10 % ont un di-
plôme supérieur au baccalauréat,
D’anciens chômeurs bas-normands (14,3% des cas). Dans
contre 32% des autres créateurs. Cette ou ouvriers deux cas sur trois, ces créateurs sans
sous représentation des diplômes supé-
activité professionnelle préalable sont
rieurs est un peu moins marquée chez Un tiers des créateurs artisans était au des femmes
les femmes qui sont près de 12 % à chômage avant de se lancer dans l’a-
avoir obtenu au moins le baccalauréat Reste que 61 % des nouveaux artisansventure, et dans un cas sur trois, il
contre à peine 9 % chez les hommes. exerçaient une activité professionnellel’était depuis au moins un an.
Enfin, un nouvel artisan sur six n’a avant de démarrer leur entreprise. La
aucun diplôme. On les rencontre majori- Par ailleurs, 6,1% des nouveaux arti- proportion d’anciens ouvriers parmi
tairement dans le bâtiment et la répara- sans n’exerçaient pas d’activité profes- eux est particulièrement forte. 46 %
tion automobile, et leur moyenne d’âge sionnelle (étudiant, personne au foyer, des anciens salariés ayant créé leur en-
est un peu plus élevée que celle des au- retraité …), proportion beaucoup plus treprise artisanale étaient ouvriers
tres nouveaux artisans (38,6 ans). basse que pour le reste des créateurs (contre 12 % dans le reste des créa-
tions). Ce sont en grande majorité des
hommes en raison de la part importanteDiplômes du nouvel artisan
de créateurs du bâtiment. En revanche,CAP-BEP : les bagages des artisans
parmi les 36 % d’anciens salariés qui
Artisans étaient employés, les femmes sont plusDiplôme supérieur au bac
bas-normands nombreuses.
Autres créateurs
Bac général Près de sept artisans sur dix ont créé
Bac technique leur entreprise dans le même domaine
ou professionnel,
d’activité que celui où ils étaient em-Brevet de technicien
ou professionnel ployés auparavant. Ils ont ainsi attendu
CAP, BEP d'avoir acquis une expérience profes-
sionnelle suffisante avant de voler de
CEP, BEPC,
brevet élémentaire, leurs propres ailes. A peine la moitié des collèges des autres créateurs d’entreprise sont
dans ce cas. En outre, une large majori-
aucun diplôme
té des nouveaux artisans bas-normands
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 (56,3 %) travaillaient auparavant dans%
Source : Insee, SINE 2002 une entreprise de moins de dix salariés,
. . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 132. . . . . . . . . . .contre 37,7 % des autres créateurs.
Principales raisons ayant poussé à créer l'entreprise
L’envie d’indépendance a été la moti-
Etre indépendant : la vocation du créateurvation principale d’une très large ma-
90jorité. Elle est encore plus marquée Artisans
bas-normandschez les nouveaux artisans par rapport 80
Autres créateursaux autres créateurs d’entreprises bas-normands70
bas-normands. Elle motive également
davantage les hommes que les femmes, 60
plus enclines à se lancer si une occa-
50
sion s’offre à elles.
40
30Peu d’argent à investir
20Les moyens financiers utilisés pour dé-
marrer l’activité sont souvent modes-
10
tes : 44 % des nouveaux artisans ont
0dépensé moins de 8 000 euros pour
oportunité sans emploi, autre raison idée nouvelle sans emploi,envie goût exemples
d’indépendance de création choix de création de produit ou contraintd’entreprendre réussis dansacheter leur matériel, constituer leur
ou de reprise l’entourage d’entreprise de marché
stock, ou s’installer dans leurs locaux.
Source : Insee, SINE 2002
Cette proportion est comparable à celle
des autres créateurs. Les secteurs de
bas-normands (67 %) ou même que entreprise et/ou personnel, a mêmel’alimentation et du travail des métaux
l’ensemble des créateurs d’entreprises couvert la totalité du financement pournécessitent, toutefois, un investisse-
dans l’artisanat en France. En re- un artisan sur quatre.ment de départ plus important que les
vanche, ils ont plus fortement fait appelautres. Par ailleurs, les nouveaux artisans ont
à l’emprunt bancaire entreprise (46 %)
été plus nombreux que les autres créa-
Les nouveaux artisans ont majoritaire- que les autres créateurs, que ce soit au
teurs à faire des demandes d'aides pu-
ment puisé dans leurs ressources per- niveau régional (35 %), ou national
bliques. Deux sur cinq en ont ainsi
sonnelles ou familiales (55 %). C’est (34 %). Près de un sur quatre a contrac-
profité en Basse-Normandie, contre un
toutefois moins que les autres créateurs té un emprunt personnel. L’emprunt,
sur quatre chez les autres créateurs.
L’aide la plus répandue, 28 % des cas,
se manifeste sous la forme d’une exo-Petit volet sur les reprises
nération de charges sociales l'ACCRE.
Les reprises représentaient 31 % des créations d’entreprises Par ailleurs, 10 % ont bénéficié deerartisanales en Basse-Normandie au 1 semestre 2002.
l’EDEN, 9 % du PCE et 6 % d’aides ou
Cette proportion est surtout forte dans l’alimentation (71 %), mais d’exonérations locales ou régionales.
aussi la réparation automobile (62%) et les soins à la personne (60 % de
reprises). Nombreux sont les nouveaux artisans
Si les reprises se font, comme les créations pures, essentiellement dans le Calvados, qui déclarent avoir mis en place leur
elles y sont moins concentrées que ces dernières : 46 % des reprises contre 51 % des projet de création ou de reprise d’en-
créations pures. Le reste se partage entre la Manche (32 %) et l’Orne (22 %). La plus treprise seuls (44 %) ou avec leur
forte fréquence des reprises dans ces deux départements s’explique par une présence
conjoint (36 %). Par ailleurs, lesaccrue de nouvelles immatriculations d'entreprises dans l’alimentation et dans les
conseils de personnes extérieures sontsoins de la personne, deux secteurs où les reprises sont particulièrement nombreuses.
donnés pour un tiers d'entre eux parLe profil des repreneurs est différent de celui des créateurs purs. Ils sont plus âgés :
l'entourage familial. Un sur cinq a fait27 % d’entre eux ont plus de 45 ans, alors que les purs ne sont que 17 % dans
cette tranche d’âge. appel aux conseils d’organismes spé-
cialisés dans la création d’entreprise, etDe même, les femmes hésitent moins à se lancer dans une reprise que dans une créa-
tion pure : 38 % des reprises sont le fait de femmes, contre 17 % des créateurs un sur six à des conseillers profession-
purs.Seule véritable différence, la présence accrue d’employés parmi les repreneurs nels. En revanche, près d’un quart dé-
(52 % contre 30 %) contrairement à celle des ouvriers (34 % contre 50 %) du fait de la clarent s’être lancés sans aucun
nature même des entreprises reprises.
conseil.
Enfin, la grande majorité des repreneurs (62 %) a acquis son entreprise auprès d'un
tiers. Un sur cinq a repris ou reçu son entreprise de l'entourage familial, et 12 % l’ont ra- Les nouveaux artisans sont le plus sou-
chetée à leur dernier employeur. vent des indépendants : 95 % ne sont ni
. . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 132. . . . . . . . . . .cale ou régionale, contre 72 % des au-
Naissance et longévité des entreprises : tres créateurs bas-normands.
un outil, l’enquête SINE
Une majorité des nouveaux artisans
Cette étude concerne les créations pures et les reprises d’entreprises existan-
(55 %) utilise la micro-informatique.
tes. Elle repose sur l’enquête SINE (Système d’Information sur les Nouvelles Entre-
C’est moins que les autres créateursprises). Le dispositif SINE est un système permanent d’observation des jeunes
d’entreprise bas-normands, qui sontentreprises. Il a pour objectif de suivre pendant cinq ans les entreprises nées une
même année. L’ossature de ce système repose sur trois enquêtes directes par voie 63% à se servir d’un ordinateur. De
postale : la première intervient dès les premiers mois de la création de l’entreprise, la même, les connexions à Internet dans
seconde est réalisée la troisième année d’existence de l’entreprise et la troisième est le travail sont plus limitées chez les ar-
adressée cinq ans après la naissance.
tisans que chez les autres créateurs
Cette étude fait appel à la première vague d’interrogation en septembre 2002, qui (31 % contre 52%). Cet accès leur esterconcernait les créations d’entreprises du 1 semestre 2002. 31 000 nouvelles entrepri-
surtout utile pour rechercher et échan-ses ont été interrogées au niveau national. Ces entreprises font partie du champ ICS
ger des informations et pour envoyer(Industrie, Commerces, Services). Ce champ couvre les activités marchandes de l’in-
dustrie, de la construction, du commerce et des services, à l’exclusion des activités fi- ou consulter du courrier électronique.
nancières et de l’agriculture. Un nouvel artisan internaute sur quatre
Par ailleurs, cette étude repose sur une extension régionale du dispositif SINE à l’en- utilise aussi Internet pour passer des
semble des entreprises artisanales bas-normandes. Cette extension a été réalisée en commandes, et un sur neuf pour re-
partenariat avec la Chambre régionale de métiers. chercher des marchés. Seules 7 % des
er
entreprises artisanales créées au 1 se-
mestre 2002 possèdent un site Internet,franchisés ou adhérents à une coopéra- l’entreprise pour 80% des nouveaux
contre 15 % des autres entreprisestive, ni concessionnaires ou agents de artisans. Plus de la moitié des nou-
créées au même moment. Ces sites sontmarque, contre 88 % pour les autres en- veaux artisans a des clients multiples et
presque exclusivement destinés à pré-trepreneurs bas-normands. Si les so- variés, contribuant chacun à une petite
ciétés sont majoritaires (54 %) parmi part du chiffre d’affaires. Un quart dis-
les entreprises créées par les autres pose d'une palette de petits clients et de
Définitionscréateurs, elle sont beaucoup moins quelques clients importants. Toutefois,
prisées par les nouveaux artisans près d’un quart des nouveaux artisans Création pure ou
entreprise nou-(37 %). Elles sont toutefois prédomi- n‘asseoit son chiffre d’affaires que sur
velle : une création estnantes dans l'artisanat du travail des moins de dix clients. Généralement,
dite pure si l’activité exercée nemétaux. ces derniers travaillent dans le bâti-
constitue pas la poursuite d’une activi-
ment.
té de même type exercée antérieure-Une clientèle locale
ment au même endroit par une autrecomposée essentiellement Si leurs clients sont souvent nombreux, entreprise.de particuliers
ils sont aussi proches. Ainsi, 90 % des
Soins à la personne : blanchisserie,
Les particuliers constituent la part la créateurs d’entreprise artisanale décla- coiffure à domicile ou en salon, soins
plus importante du chiffre d’affaires de rent avoir une clientèle avant tout lo- de beauté, toilettage d'animaux de
compagnie.
ACCRE (Aide aux Chômeurs Créa-
Moyens nécessaires pour démarrer l'activité teurs ou Repreneurs d’Entrepri-
Des apports plutôt modestes ses) : cette aide consiste en une exo-
% nération de charges sociales pendant
20
Artisans bas-normands Autres créateurs bas-normands un an.
18
PCE (Prêt à la Création d’Entre-16
prise) : aide sous forme de prêt sans14
garantie ni caution personnelle, venant12
compléter un emprunt bancaire.10
8 EDEN (Encouragement au Dévelop-
6 pement d’Entreprises Nouvelles) :
aide à la création d’entreprise sous4
forme de prime, d’exonération de char-2
ges, de formation à la création d’entre-0
Moins de 2000 de 4000 de 8000 de 16 000 de 40 000 80 000 € prise, et de maintien pendant 6 mois de
de 2000 € à moins de à moins de à moins de à moins de à moins de et plus
leurs allocations pour les bénéficiaires4000 € 16 000 € 40 000 € 80 000 €8000 €
de minima sociaux.
Source : Insee, SINE 2002
. . . . . . . . . . . CENT POUR CENT BASSE-NORMANDIE n° 132. . . . . . . . . . .senter l’entreprise, la vente en ligne y avaient bon espoir de redresser la situa- notamment par le fait que pour suppor-
étant quasi inexistante. tion rapidement. Seule une minorité ter le coût d’une première embauche, il
projetait de fermer ou vendre l’entre- est nécessaire pour une personne tra-
Enfin, les nouveaux artisans apparais-
prise. vaillant seule d’augmenter fortement
sent plutôt confiants en leur avenir. Si
son chiffre d’affaires.
une première moitié estimait pouvoir Paradoxalement, si de nombreux créa-
maintenir son niveau d'activité dans les teurs souhaitent développer leur entre-
six mois, l'autre moitié pensait même prise, seuls 24 % des créateurs
pouvoir développer leur entreprise . De pensaient embaucher un ou plusieurs
plus, parmi les quelques 8 % qui éprou- salariés en CDI ou CDD au cours des Matthieu BOIVIN
vaient des difficultés, les deux tiers douze mois suivants. Ceci s’explique
Profil Création
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ISSN 1267-2769 Dépôt légal : juin 2004 Code SAGE : Cent13270 © Insee 2004

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