Le tertiaire en Bourgogne : 9 secteurs en développement

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En Bourgogne, de 1994 à 1997, neuf secteurs du tertiaire ont connu des progressions d'emploi nettement plus importantes que la moyenne. Les entreprises recourent plus fréquemment à des prestations de services extérieures, notamment pour le nettoyage et l'assistance technique. L'intérêt croissant des ménages pour le bricolage, le sport et la restauration rapide a permis un développement de ces commerces et services. Cette croissance s'observe surtout dans les grandes agglomérations de la région.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Le tertiaire en Bourgogne :
9 secteurs en développement
En Bourgogne, de 1994
à 1997, neuf secteurs
du tertiaire ont connu
des progressions d’emploi
nettement plus importantes
que la moyenne. Les
entreprises recourent
plus fréquemment à des
prestations de services
extérieures, notamment
pour le nettoyage et
l’assistance technique.
L’intérêt croissant
des ménages pour le
bricolage, le sport
et la restauration rapide a
permis un développement
de ces commerces
et services. Cette
croissance s’observe
surtout dans les grandes
agglomérations de la
région.
1 e fin 1994 à fin 1997, l’emploi 2 500 emplois de plus dans les 9 secteurs en développement
Effectifs salariés et évolution 1997/1994 en BourgogneD salarié dans les établissements
privés non agricoles de Bourgogne a Nombre de Évolution 1997/1994
globalement progressé de 2 %. Dans salariés
valeur %
en 1997le secteur tertiaire, la hausse s’est
élevée à 5 %. Services aux entreprises
Dans quelques-uns de ces secteurs Activités de nettoyage 6 360 + 809 + 14,6
Ingénierie, architecture 2 423 + 246 + 11,3du commerce et des services, l’aug-
Analyses, essais et inspections techniques 470 + 176 + 59,9mentation est cependant beaucoup
Conseil en systèmes informatiques 253 + 101 + 66,4plus forte et correspond à la création
Télécommunications (hors France Télécom et TDF) 182 + 121 + 198,4de nouvelles activités ou au dévelop-
pement d’anciennes qui ont évolué Commerces et services aux ménages
Activités de service liées au sport 1 556 + 314 + 25,3avec les besoins de leur clientèle.
Commerce de détail de bricolage 1 091 + 328 + 43,0Ainsi, depuis plusieurs années, les
Restauration de type rapide 931 + 242 + 35,1entreprises recourent plus fréquem-
Commerce de détail de fleurs, jardinerie 727 + 177 + 32,2ment à des prestations de services ex-
Ensemble des 9 secteurs en développement 13 993 + 2 514 + 21,9térieures pour les tâches qui ne
relèvent pas directement de leur mé- Ensemble du secteur tertiaire marchand 202 551 + 9 867 + 5,1
tier. De ce fait, de nombreux services Ensemble des secteurs marchands non agricoles 354 316 + 7 216 + 2,1
aux entreprises ont vu leurs effectifs
Sources : INSEE - ASSEDIC.
s’accroître dans la région. En premier
lieu, les sociétés de nettoyage comp-
tent plus de 800 salariés supplémen-
taires entre 1994 et 1997, soit une personnes (+ 60 %). La très grande Certains secteurs du commerce et
hausse de 15 %, comparable à celle qui majorité de ces salariés travaille dans des services aux ménages se sont
est observée France entière (+ 13 %). les zones d’emploi de Dijon et Chalon- aussi développés dans la région. En-
sur-Saône : la moitié des effectifs pour tretenir et réparer soi-même sa maison
l’architecture et l’ingénierie et les trois- est devenu un passe-temps ou uneDavantage de conseil et
quart pour l’analyse technique. Une nécessité plus fréquente. Les effectifs
d’assistance technique augmentation significative est néan- salariés des commerces de détail de
aux entreprises moins observée dans le nord de bricolage ont ainsi augmenté de 330
l’Yonne. personnes (+ 43 %) de 1994 à 1997.
De même, l’emploi salarié est éga- Dans ce cas, il s’agit surtout de gran-Les prestations de services techni-
ques se sont également développées. lement en hausse dans les sociétés de des surfaces. France entière, la pro-
Les effectifs des cabinets d’architec- conseil en système informatique gression est encore plus importante
(+ 100 personnes). La progression se (+ 58 %). ture et d’ingénierie se sont accrus de
250 personnes en trois ans (+ 11 %) et situe surtout dans les zones d’emploi De même, en Bourgogne, les com-
de Dijon, Auxerre et Chalon-sur- merces de détail de fleurs et notam-ceux des sociétés d’analyses, d’essais
Saône. ment les jardineries ont accru leurset d’inspections techniques de 180
effectifs de 180 salariés supplémentai-
res sur cette période.
Développement du travail temporaire Faire du sport
Dans la nomenclature d’activités française (NAF), le travail temporaire est et manger rapidement
considéré comme un secteur à part entière. Ses effectifs, qui comprennent les
salariés permanents des agences de travail temporaire et les personnes en
Certaines pratiques sportives se
mission d’intérim, ont progressé de 39 % de 1994 à 1997 en Bourgogne
sont aussi répandues. Les activités
(+ 3 200 salariés). Cette augmentation correspond davantage à l’évolution d’un liées au sport comme la gestion d’équi-
mode de travail plutôt qu’au développement d’un secteur. Les personnes qui
pements ou l’enseignement de discipli-
effectuent des missions d’intérim peuvent travailler dans de nombreuses acti-
nes sportives comptent 310 salariés
vités. De plus, elles peuvent s’inscrire dans plusieurs agences. Le nombre
supplémentaires entre 1994 et 1997
global de salariés de ce secteur peut ainsi comporter des doubles-comptes. Il
(+ 25 %).
reste cependant que cette forme de travail est de plus en plus fréquente. En
Ces établissements se trouvent ma-
1997, on compte en moyenne dans la région 11 500 contrats en cours en fin
joritairement dans les grandes villes et
de mois contre 8 000 en 1994.
les hausses les plus importantes sont
2Le tertiaire en Bourgogne : 9 secteurs en développementenregistrées à Dijon et Chalon-sur-
Saône. L’augmentation dans les activi-
tés liées au sport automobile à
Magny-Cours représente 10 % de la
progression globale, une proportion
comparable au poids de cette discipline.
Avec une augmentation de plus de
240 salariés (+ 35 %), la restauration
rapide s’est également beaucoup dé-
veloppée. La hausse est générale
dans l’ensemble de la région, mais elle
est plus particulièrement prononcée au
nord, dans les zones d’emploi
d’Auxerre, Joigny et Sens.
Enfin, avec le développement de la
téléphonie mobile, les établissements
de télécommunications (hors France
Télécom et TDF) ont vu leurs effectifs
salariés s’accroître de 120 personnes,
soit près de 200 %. La très grande
majorité de ces salariés se trouve dans
la zone d’emploi de Dijon.
Les grandes
agglomérations sont les
premières concernées
Ce développement de nouvelles ou
d’anciennes activités ne profite pas à
l’ensemble du territoire régional. Trois
37 % de l’augmentation dans la zone d’emploi de Dijonzones d’emploi concentrent la très
Effectifs salariés des 9 secteurs en développement en Bourgogne
grande majorité des hausses d’effec-
Zone d’emploi Nombre de salariés Évolution 1997/1994tifs dans les neuf secteurs sélection-
en 1997nés. 37 % de l’augmentation observée valeur %
de 1994 à 1997 se situe dans la zone Dijon 5 400 + 940 + 21,1
de Dijon. Viennent ensuite celles de Chalon-sur-Saône 1 556 + 299 + 23,8
Auxerre 1 313 + 250 + 23,5Chalon-sur-Saône et Auxerre avec 12 %
Mâcon 1 089 + 192 + 21,4et 10 % chacune.
Sens 483 + 153 + 46,4Ces progressions d’emploi doivent
Charolais 521 + 140 + 36,7également être nuancées. Elles ne cor-
Nevers 1 355 + 130 + 10,6
respondent pas toujours à des créa-
Joigny 299 + 102 + 51,8
tions de postes de travail à temps
Beaune 377 + 85 + 29,1
complet. Par exemple, dans la restau-
Autun 243 + 69 + 39,7
ration rapide, plus de 60 % des postes Le Creusot 557 + 63 + 12,8
sont à temps partiel en 1995 et 1996. Cosne-Cours-sur-Loire 139 + 47 + 51,1
De plus, la hausse des effectifs dans Montceau-les-Mines 207 + 30 + 16,9
Châtillon-sur-Seine 56 + 10 + 21,7les services aux entreprises peut s’ac-
Louhans 158 + 9 + 6,0compagner d’une baisse dans d’autres
Decize 49 + 5 + 11,4secteurs. Lorsqu’un établissement in-
Avallon 117 - 2 - 1,7dustriel décide de confier certaines
Montbard 74 - 8 - 9,8missions à un prestataire de service
Ensemble 13 993 + 2 514 + 21,9
extérieur, il réduit souvent son person-
Sources : INSEE - ASSEDIC.nel en conséquence.
3Le tertiaire en Bourgogne : 9 secteurs en développementDans de très nombreux cas, les
Pour comprendre ces résultatshausses constatées en Bourgogne
correspondent à une tendance géné- Les données utilisées dans cette gogne en 1997 et dont l’évolution
rale qui s’observe aussi France entière. étude proviennent de divers fichiers 1997/1994 est supérieure à 100 per-
Il reste néanmoins quatre secteurs d’établissements gérés par l’INSEE sonnes en valeur nominale et à 30 %
qui connaissent une croissance impor- (Sirène et Bridge) et par l’ASSEDIC. en valeur relative.
tante au niveau national mais qui se Elles portent uniquement sur les - pour le niveau regroupé de nomen-
développent peu en Bourgogne. secteurs tertiaires marchands (com- clature (3 chiffres) : secteurs ayant
merces et services). plus de 1 000 salariés en Bourgogne
La détermination des secteurs d’ac- en 1997 et dont l’évolutionSociétés de gardiennage :
tivité en développement a été réali- 1997/1994 est supérieure à 200 per-une hausse moins forte
sée en plusieurs étapes. Tout sonnes en valeur nominale et à 10 %
qu’en moyenne d’abord, une première liste de sec- en valeur relative.
teurs définis en NAF (nomenclature Enfin, les secteurs dont les varia-nationale
d’activités française) a été établie tions d’emploi étaient dues aux mo-
selon les critères suivants : difications administratives et
La restauration collective sous con-
- pour le niveau le plus fin de la juridiques des établissements sans
trat (préparation de repas dans des
nomenclature (4 chiffres) : secteurs conséquence sur leur activité écono-
cuisines centrales pour le compte de
ayant plus de 150 salariés en Bour- mique, ont été exclus de l’analyse.
restaurants d’entreprises), le condi-
tionnement à façon et la réalisation de
logiciels sont peu présents dans la ré-
gion.
Les sociétés d’enquêtes et sécurité
(surveillance, gardiennage) emploient
plus d’un millier de salariés en Bourgo-
gne, mais n’ont pas connu une crois-
sance de leurs effectifs aussi forte Thème du prochain numéro :
qu’au niveau national (+ 3 % dans la
région contre + 29 % France entière de La conjoncture économique
1994 à 1997).
en Bourgogne
Lionel Espinasse
INSEE-BOURGOGNE
POUR EN SAVOIR PLUS 2 bis, rue Hoche - 21000 Dijon
Tél : 03 80 40 67 67
- Séries départementales et régionales d’emploi en Bourgogne de 1990 à 1996 -
Fax : 03 80 40 67 40INSEE Bourgogne Résultats statistiques n° 21 - juillet 1998.
Directeur de la publication : Alain Ravet
Rédacteur en chef : Lionel Espinasse
- L’emploi départemental et sectoriel en 1995 - INSEE Résultats série Emploi-
os Assistante de rédaction : Martine Molet
Revenus n 125-126 - mai 1997.
Maquette PAO : Maryvonne Poisot
Abonnement :
11 numéros par an + Bilan économique- Le commerce du sport, un secteur en forme - INSEE Première n° 597 - juillet 1998.
et social annuel : 150 F.
15 F. le numéro
- Les services marchands en 1997 : l’intérim dopé par la reprise industrielle -
Impression : Imprimerie 21 - DijonINSEE Première n° 594 - juin 1998.
Dépôt légal : à parution
ISSN 1246-483 X
- Ingénierie française, ingénierie européenne : des services qui s’exportent - Code Sage D985816
INSEE Première n° 596 - juillet 1998.
© INSEE 1998
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