Léconomie calédonienne en mouvement

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La Nouvelle-Calédonie dispose, comme les autres collectivités d'outre-mer, d'un système d'information économique et financière plus riche que n'importe quelle région de Métropole, avec en particulier des comptes économiques détaillés, un indice des prix, une balance commerciale, une balance des paiements et un suivi conjoncturel. Partant du constat de leur insuffisante valorisation, le projet CEROM (Comptes Économiques Rapides pour l'Outre-Mer) a été créé en 2004 dans un cadre inter-institutionnel* dans le but de développer le système d'information économique et de créer de nouveaux outils d'aide à la décision pour les autorités publiques. Plusieurs travaux ont déjà été publiés aux Antilles et à la Réunion. Cette étude présente un cadrage macro-économique de la Nouvelle-Calédonie scindé en trois parties : • La première est consacrée à une présentation des performances en matière de croissance. Elle analyse aussi le "modèle" de développement calédonien en le situant par rapport à celui prévalant dans d'autres économies insulaires du Pacifique Sud et en étudiant à grands traits ses principales évolutions au cours des quarante dernières années. • La deuxième partie est consacrée à la présentation des principales caractéristiques du développement calédonien au cours des vingt dernières années (1987-2005). • La troisième et dernière partie est consacrée à une présentation des effets attendus de la réalisation de trois grands projets dans le secteur du nickel et se conclue par une analyse prospective de la croissance à moyen terme (horizon 2010).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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L’économie calédonienne
en mouvement2
Sommaire
Synthèse 5
Une croissance soutenue et un schéma de développement
original 9
Une croissance soutenue qui s’accompagne d’une augmentation
du niveau de vie et d’un fort développement humain 9
Un modèle de développement singulier et qui évolue dans le temps. 16
Principales caractéristiques du développement économique
calédonien (1987-2005) 21
Une structure productive essentiellement tournée vers la satisfaction
du marché intérieur 21
Une économie introvertie 28
Une économie riche de son nickel 33
Eléments de prospective 39
Les grands projets nickel et leurs impacts économiques 39
Un scénario de croissance tendancielle 44
Conclusion 473
Avant propos
La Nouvelle-Calédonie dispose, comme les autres collectivités d'outre-mer, d'un système
d'information économique et financière plus riche que n'importe quelle région de Métro-
pole, avec en particulier des comptes économiques détaillés, un indice des prix, une balance
commerciale, une balance des paiements et un suivi conjoncturel.
Partant du constat de leur insuffisante valorisation, le projet CEROM (Comptes
Économiques Rapides pour l'Outre-Mer) a été créé en 2004 dans un cadre inter-insti-
tutionnel* dans le but de développer le système d'information économique et de créer
de nouveaux outils d'aide à la décision pour les autorités publiques. Plusieurs travaux
ont déjà été publiés aux Antilles et à la Réunion.
Cette étude présente un cadrage macro-économique de la Nouvelle-Calédonie scindé
en trois parties :
• La première est consacrée à une présentation des performances en matière de croissance.
Elle analyse aussi le “modèle” de développement calédonien en le situant par rapport à
celui prévalant dans d'autres économies insulaires du Pacifique Sud et en étudiant à
grands traits ses principales évolutions au cours des quarante dernières années.
• La deuxième partie est consacrée à la présentation des principales caractéristiques du
développement calédonien au cours des vingt dernières années (1987-2005).
• La troisième et dernière partie est consacrée à une présentation des effets attendus de
la réalisation de trois grands projets dans le secteur du nickel et se conclue par une
analyse prospective de la croissance à moyen terme (horizon 2010).
Le Directeur de l'AFD Le Directeur de l'IEOM Le Directeur de l'ISEE
Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie
Luc Supera Eric Baulard Gérard Baudchon
* l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, l'Agence Française de Développement, l'Institut d'Emission
d'Outre-Mer, l'Institut d'Emission des Départements d'Outre-Mer, l'Institut de Statistique de Polynésie française, le Service du
Plan et de la Prévision Economique de Polynésie française, l'Institut de la Statistique et des Etudes Economiques de Nouvelle-
Calédonie.4
Sigles et abréviations
AFD Agence Française de Développement MIRAB Migrations, Remittances, Aid and Bureaucraty
APD Aide Publique au Développement Ni Nickel
APU Administrations Publiques NS Non Significatif
BTP Bâtiment et Travaux Publics OCDE Organisation de Coopération et de Développement
EconomiqueCAF Coût, Assurance et Fret
CEROM Comptes Economiques Rapides pour l’Outre-Mer PACA Provence-Alpes-Côte d’Azur
CP Communauté du Pacifique PDEM Pays Développés à Economie de Marché
DOM Département d’Outre-Mer PEI Petite Economie Insulaire
DME Didacticiels et Modélisation Economiques PIB Produit Intérieur Brut
EUR Euro PNUD Programme des Nations Unies pour le
FBCF Formation Brute de Capital Fixe Développement
FeNi Ferronickel PPA Parité des Pouvoirs d’Achat
FRF Franc français STCPI Société Territoriale Calédonienne de Participation
IDH Indicateur de Développement Humain Industrielle
INSEE Institut National de la Statistique et des Études SLN Société Le Nickel
Économiques SMSP Société Minière du Sud Pacifique
IEOM Institut d’Emission d’Outre-Mer TCER Taux de Change Effectif Réel
IPC Indice des Prix à la Consommation TGI Taxe Générale à l’Importation
IS Impôts sur les Sociétés USD Dollar des Etats-Unis d’Amérique
ISPF Institut de la Statistique de la Polynésie Française VA Valeur Ajoutée
ISEE Institut de la Statistique et des Etudes Economiques WDI World Development Indicators
Lb Livre F.CFP Franc Pacifique
LME London Metal Exchange
Facteurs de conversion
1 000 F.CFP = 8,38 Euros5
Synthèse
Une croissance soutenue et un schéma de développement original
Une croissance soutenue qui s'accom- une polarisation sur le secteur abrité.
pagne d'une augmentation du niveau de
vie et d'un fort développement humain La Nouvelle-Calédonie a suivi partielle-
ment ce schéma, du moins du début des
La croissance calédonienne s'est effec- années 1970 jusqu'au milieu des années
tuée à un rythme soutenu : en moyenne, 1980. Au cours de cette période, les
plus de 4% par an depuis une vingtaine transferts publics métropolitains passent
d'années. Sur la même période, le PIB de 9 à 36% du PIB. L'économie calédo-
par habitant a augmenté de près de 2% nienne se polarise sur les services alors
en moyenne annuelle. que le nickel voit son poids relatif ré-
gresser (de 30% en 1970 à 8% du PIB en
Cette croissance a permis de combler 1986).
partiellement l'écart de niveau de vie
avec la Métropole (de 1 à 2 en 1960, l'é- Mais, toujours au cours des années 1970,
cart n'est plus aujourd'hui que de 30%). la Nouvelle-Calédonie s'écarte déjà du
Le niveau de vie calédonien est actuelle- modèle insulaire et ce, au moins à deux
ment comparable à celui de la Polynésie titres :
française ou encore de l’Aude. Il est (1) le “Caillou” reste une terre d'accueil ;
supérieur de 25% à celui prévalant dans (2) les transferts métropolitains ont de
les DOM. Le PIB par habitant est proche forts effets multiplicateurs sur l'activité
de celui de la Nouvelle-Zélande, très intérieure qui augmente plus vite que les
loin devant celui des autres petites importations.
économies insulaires (PEI) du Pacifique
Sud. Enfin, l'indicateur de développe- De nombreux indicateurs laissent à
èmement humain place la Calédonie en 32 penser qu'émerge vers le milieu des an-
position mondiale (sur 177 pays). nées 1980 une nouvelle économie calé-
donienne dont les traits principaux
seraient les suivants :
Un modèle de développement singu- (1) une spécialisation dans la fourniture
lier et qui évolue dans le temps de services ;
(2) une exploitation des avantages na-
La plupart des PEI ont emprunté un turels dans le nickel;
schéma de développement extraverti (3) une construction d'avantages com-
caractérisé par des migrations, des trans- parés dans certains segments de filières
ferts extérieurs importants ainsi que par exposées à la concurrence internationale
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et qui résistent à une perte de compéti- (5) un appareil productif relativement
tivité-prix ; intégré et diversifié compte tenu de la
(4) un déclin relatif de l'agriculture (2% taille de l'économie et des contraintes
du PIB actuellement) ; géo-économiques.
Principales caractéristiques du développement économique (1987-2005)
Une structure productive essentielle- pagnent pas d'un recul relatif du secteur
ment tournée vers la satisfaction du exposé ; l'inverse est vrai aussi. Cette in-
marché intérieur sensibilité apparente peut s'expliquer
par le niveau élevé des prix intérieurs.
La tertiarisation de l'économie calédoni-
enne n'a cessé de s'amplifier depuis le
Une économie introvertiedébut des années 1960 (54% du PIB de
l'époque) pour atteindre aujourd'hui en-
viron 70% (soit un taux comparable à Le taux d'ouverture de l'économie calé-
celui de la Métropole). Cette polarisa- donienne est faible (28% en 2002)
tion sur les activités abritées de la con- comparé à celui des autres PEI du Paci-
currence internationale s'explique par fique Sud. Cette faiblesse du taux d'ou-
plusieurs facteurs : verture est due en premier lieu à une
moindre contribution des importations(1) l'étroitesse du marché intérieur
(230 000 habitants) ; au total des ressources (38% du PIB).
(2) des différences de rentabilité qui pé- Plusieurs facteurs se conjuguent pour
expliquer cette singularité : nalisent certainement un secteur exposé
contraint par la concurrence interna- (1) près de la moitié des importations
tionale à maîtriser ses prix - et donc à sont des biens intermédiaires sur les-
comprimer ses marges - ; quels les entreprises calédoniennes
apportent une valeur ajoutée ; (3) la tertiarisation qui est une tendance
repérable dans toutes les économies (2) le poids des importations dans la
développées ; consommation des ménages a ten-
dance à diminuer au fur et à mesure(4) le développement des services non
marchands. que ceux-ci consomment plus de ser-
vices ;
Contre toute attente, l'évolution du (3) le niveau des prix des activités
abritées est plus élevé ; ceci majore lapoids relatif du secteur exposé semble
peu sensible aux variations de court valeur ajoutée courante de ces activités
terme des conditions de compétitivité. par rapport aux importations dont les
prix CAF sont plus bas.Ainsi, les périodes d'appréciation du
taux de change effectif réel ne s'accom-
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La faiblesse du taux d'ouverture s'ex- nickel. Cinquième producteur mon-
plique aussi par la faible contribution dial avec 8% du marché, le “Caillou”
des exportations de biens et services au figure parmi les leaders mondiaux en
PIB (18%). Le nickel contribue entre 90 matière d'exportations de minerais ; il
et 95% aux exportations de marchandi- est le premier exportateur mondial de
ses. La contribution des exportations ferronickel.
de marchandises au PIB a eu tendance à
baisser sur longue période (plus de Les cours du nickel, après avoir chuté
50% du PIB en 1970, moins de 20% en fortement entre 1989 et 1999, sont
2000). orientés à la hausse depuis le début
des années 2000 (6,9 USD/lb sur les
La singularité de la Nouvelle-Calédonie dix premiers mois de l’année 2005
réside également dans les modalités de contre 2,2 USD/lb en octobre 2001).
financement de ses déficits commer- La remontée récente des cours ne
ciaux. Ceux-ci sont couverts par les comble pas la perte de pouvoir d'achat
transferts publics métropolitains. Le du nickel sur longue période : ce pou-
poids de ces transferts est important voir d'achat en produits venant de la
(entre 20 et 25% du PIB). Ils n'ont cessé Métropole a été divisé par deux
de croître depuis le début des années depuis le début des années 1960.
1960 mais, le rythme de leur progres-
sion s'est considérablement ralenti Le nickel occupe une place embléma-
(+0,3% en moyenne par an entre 1987 tique importante en Nouvelle-Calé-
et 2003 contre plus de 6% l'an entre donie. Son exploitation a marqué le
1965 et 1985). paysage et conditionne certainement
les anticipations des agents. Son poids
effectif semble plus modeste : s'il
Une économie riche de son nickel constitue bien la principale ressource
d'exportation, sa contribution au PIB
La Nouvelle-Calédonie est un acteur est estimée à 12% en 2004.
important sur le marché mondial du
Eléments de prospective
Les grands projets nickel et leurs im- SLN. Engagé en 2000, ce projet en cours
pacts économiques d'achèvement devrait permettre d'aug-
menter la capacité de l'usine pyro-
Le secteur du nickel est appelé à se métallurgique de Doniambo de 60 000 à
développer à la suite de la réalisation de 75 000 tonnes à l'horizon 2007. Le mon-
trois grands projets : tant total des investissements est estimé
(1) Le programme 75 000 tonnes de la à 33,5 milliards de F .CFP;
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(2) Le projet Goro-Nickel est porté par En 2007, cette valeur ajoutée induite
la société canadienne INCO. Il vise à devrait atteindre un maximum estimé
construire une usine hydrométal- à plus de 16 milliards de F.CFP. En
lurgique d'une capacité annuelle de phase de fonctionnement (à partir de
60 000 tonnes de nickel et de 5 000 2009) sous l'hypothèse d'un prix
tonnes de cobalt. Le montant des in- moyen du nickel à 4 US dollars la
vestissements s'élève à 1,9 milliard de livre, le supplément annuel de valeur
US dollars. L'usine pourrait débuter ajoutée est estimé à environ 107 mil-
sa production à partir de 2008 ; liards de F.CFP dont 87% sont directe-
(3) Le projet d'usine pyrométal- ment issus des projets, soit 22,4% de
lurgique de Koniambo associe la SMSP la valeur ajoutée estimée dans le cadre
et le producteur canadien Falcon- du projet CEROM pour l'année 2004.
bridge. Ce projet vise à traiter les gar- En phase de construction, les
niérites du massif de Koniambo (pro- chantiers devraient procurer 3 800
vince Nord). La capacité de produc- emplois directs d'ici à 2008, dont 20%
tion de l'usine serait de 60 000 tonnes attribués localement et 3 500 emplois
par an. Le montant des investisse- induits. Après 2008, les projets em-
ments est évalué à 2,2 milliards de US ploieraient directement 2 000 person-
dollars. La mise en route de l'usine nes et induiraient 2 500 emplois dans
pourrait avoir lieu entre 2009 et 2010. le reste de l'économie.
Avec la réalisation de ces projets, la
production métallurgique de la Nou- Un scénario de croissance tendan-
velle-Calédonie devrait plus que cielle
tripler. Ainsi, elle passerait de 55 180
tonnes de nickel en 2004 à 195 000 La réalisation des grands projets dans le
tonnes vers 2009 /2010. Cette crois- secteur du nickel constitue une réelle
sance devrait conforter la Nouvelle- opportunité pour le développement à
Calédonie à la place de premier pro- long terme de l'économie calédo-
ducteur mondial de ferronickel. nienne. Ces projets auront des effets
sur la structure économique calédo-
Ces investissements vont générer une nienne et sur le rééquilibrage spatial du
valeur ajoutée directe (celle dégagée territoire. En supposant un prolonge-
par les opérateurs) et une valeur a- ment des tendances passées hors bran-
joutée indirecte (au profit du reste de che minière, l'économie calédonienne
l'économie). En phase de construc- connaîtrait d'ici 2009 un taux de crois-
tion (qui devrait s'échelonner jus- sance de 6,4% par an. L'augmentation
qu'en 2008), les projets devraient gé- de l'emploi sur cette période serait de
nérer un supplément de valeur a- 3% par an, taux inférieur à celui de la
joutée dans l'économie chaque année. croissance de la population active.
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Une croissance soutenue et
un schéma de développement original
Une croissance soutenue qui s'accompagne d'une augmentation du
niveau de vie et d'un fort développement humain
Une croissance supérieure à 4% par an*). Au cours de la même période, le
an en moyenne depuis vingt cinq ans PIB par habitant a été multiplié par 2,2
(soit une croissance de 1,8% l'an)**.
La croissance calédonienne s'est effec-
tuée à un rythme soutenu depuis le Cette croissance ne s'est pas effectuée à
début des années soixante. Entre 1960 et taux constant et l'histoire économique
2004, le produit intérieur brut (PIB) a du demi-siècle écoulé peut être scindée
été multiplié par 6,4 en termes réels (soit en trois grandes périodes :
une progression moyenne de 4,3% par
Taux de croissance du PIB réel
Sources : ISEE, CEROM
Du début des années 1960 au premier Cette performance est d'autant plus re-
choc pétrolier. Cette première période marquable que la période est marquée
est marquée par une croissance forte par une forte accélération de la progres-
(+10% par an en moyenne), très large- sion démographique (plus de 4% par an
ment supérieure à celle enregistrée en sur la période avec des pics à 7% pour
Métropole à l'époque (+5,5%). Cette les années 1970 et 1971 ), liée à une
progression de la richesse réelle conduit forte migration économique en prove-
à un doublement du PIB par habitant. nance notamment de la Métropole.
* Le PIB “en volume” a été calculé, dans l'ancienne base des Comptes économiques de la Nouvelle-Calédonie, en déflatant
sa valeur nominale par l'indice des prix à la consommation. Ce déflateur peut introduire des biais (négligeables sur
longue période) dans le calcul du PIB réel, la structure des prix de la VA pouvant être notamment différente de celle de la
consommation des ménages. Les travaux récents effectués dans le cadre de l’opération CEROM ont permis le calcul d’un
déflateur pour les années 1999 à 2004.
** La population calédonienne est passée de 78 000 habitants en 1960 à 230 000 environ en 2004.
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Le ralentissement de l'économie mon- me soutenu (+1,9% par an) dans un
diale à la suite des chocs pétroliers af- contexte de ralentissement de la pro-
fectera aussi la dynamique de l'éco- gression démographique (+2,1% par
nomie calédonienne. La période an) par rapport à celle du début des
1973-1986 est marquée par un net années 1970.
ralentissement des rythmes de crois-
sance (+0,7% en moyenne annuelle). Cette croissance du PIB par habitant
Cette progression, plus faible que peut être appréciée par rapport à celle
celle de la population (qui augmente enregistrée dans les régions métropoli-
de 1,6% par an sur la même période), taines. Les performances de la Nou-
conduira à une baisse du PIB par tête velle-Calédonie au cours des années
qui enregistre un recul de 0,8% par an 1990 (+2,7% l'an en moyenne) est com-
environ. parable à celles enregistrées dans les ré-
gions françaises les plus dynamiques
Les dernières années (1987-2004) (comme les Pays de Loire, la Bretagne
sont marquées par un retour à une ou encore la Martinique et loin devant
croissance forte (+4,1% par an)* qui la moyenne des autres régions qui
se tasse en fin de période ; le PIB par s'établit à 1,9%).
habitant croissant lui-même à un ryth-
Produit intérieur brut par habitant (2000)
Sources : INSEE, ISEE, ISPF
* Le PIB des années 2000 à 2004 a été estimé dans le cadre de l'opération CEROM.
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