Les comptes de la Nation en 1997

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En 1997, le Produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,2 % en volume par rapport à 1996, soit une accélération par rapport à l'année précédente (1,2 %). Ce mouvement de reprise avait démarré au second semestre de 1996 et s'est généralisé en 1997, alors que l'inflation est historiquement faible. La demande extérieure, portée par une forte croissance aux États-Unis et au Royaume-Uni, a joué un rôle prépondérant dans cette reprise. Tandis que les taux d'intérêt se maintenaient à un niveau bas, l'appréciation du dollar et de la livre au premier semestre ont également stimulé les exportations françaises. La croissance de l'activité en 1997 s'est d'abord appuyée sur l'industrie manufacturière pour se diffuser ensuite aux autres secteurs. De son côté, la demande intérieure n'a que faiblement augmenté. Après les forts achats d'automobiles liés aux primes accordées les années précédentes, la croissance de la consommation des ménages (+ 0,7 %) a nettement ralenti (+ 1,9 % en 1996). La nette amélioration du pouvoir d'achat des ménages s'est traduite par une augmentation du taux d'épargne. Cependant, les achats des ménages ont repris en cours d'année. Les investissements des entreprises sont restés atones en moyenne annuelle, mais ont accéléré au cours du second semestre. Le déficit des administrations publiques s'est réduit : le déficit public au sens de Maastricht est passé de 4,1 % du PIB en 1996 à 3,0 % en 1997.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 579 AVRIL 1998
PRIX : 15 F
Les comptes de la Nation en 1997
Virginie Madelin, division Synthèse générale des comptes, Insee
en moyenne annuelle. Une reprise de la demanden 1997, le Produit intérieur brut (PIB)
intérieure, consommation et investissement,
a augmenté de 2,2 % en volume par
s’est amorcée au second semestre.Erapport à 1996, soit une accélération
par à l’année précédente ( 1,2 %). Ce Une demande extérieure
mouvement de reprise avait démarré au très dynamique
second semestre de 1996 et s’est générali
L’excédent du commerce extérieur de marchan
sé en 1997, alors qu l’inflation est histori e
dises de la France a de nouveau vivement pro
quement faible. La demande extérieure, gressé en 1997. Le solde a atteint le niveau
record de 149,7 milliards de francs en donnéesportée par une forte croissance aux États
CAF/FAB après 65,7 milliards en 1996. Cette
Unis et au Royaume Uni, a joué un rôle
progression s’inscrit dans un contexte de crois
prépondérant dans cette reprise. Tandis sance rapide des flux : en volume, les exporta
tions (+13,0 %) ont augmenté beaucoup plusque les taux d’intérêt se maintenaient à un
rapidement que les importations (+7,9 %).
niveau bas, l’appréciation du dollar et de la
Après un raffermissement sensible au second
livre au premier semestre ont également sti semestre de 1996, la demande étrangère
adressée à la France a été soutenue en 1997mulé les exportations françaises. La crois
grâce à la croissance exceptionnelle de l’activi
sance de l’activité en 1997 s’est d’abord
té nord américaine, conjuguée à une reprise de
appuyée surl’industrie manufacturière pour l’activité en Europe. La maîtrise de l’inflation et
la dépréciation du franc par rapport au dollar, àse diffuser ensuite aux autres secteurs.
la livre et à la lire, ont permis aux exportateursDe son côté, la demande intérieure n’a que
français de réaliser des gains de compétitivité.
faiblement augmenté. Après les forts achats La forte progression des exportations est impu
table à celles de l’automobile (+ 14,2 %), do d’automobiles liés aux primes accord ées les
pées par la vigueur de la demande européenne.années précédentes, la croissance de la
Cette dernière a été en particulier soutenue par
consommation des ménages (+ 0,7 %) a net des primes gouvernementales en Italie et en
Espagne. Les exportations de biens d’équipe tement ralenti (+ 1,9 % en 1996). La nette
ment professionnel (+ 19,2 %) et de biens inter amélioration du pouvoir d’achat des ména
médiaires (+ 10,3 %) ont elles aussi été
ges s’est traduite par une augmentation du dynamiques, grâce aux performances des sec
teurs de la construction aéronautique et du ma-taux d’épargne. Cependant, les achats des
tériel électronique professionnel. La repriseménages ont repris en cours d’année. Les
investissements des entreprises sont res Évolution du PIB en moyenne annuelle
tés atones en moyenne annuelle, mais ont
accéléré au cours du second semestre.
Le déficit des administrations publiques
s’est réduit : le déficit public au sens de
Maastricht est passé de 4,1 % du PIB en
1996 à 3,0 % en 1997.
En 1997, le Produit intérieur brut (PIB) a aug
menté de 2,2 % en volume (1), dans un contexte
de décélération des prix graphique( ). La crois
sance a surtout été tirée par les exportations
(tableau 1). La consommation des ménages a Les volumes sont exprimés aux prix de l’année précédente.
ralenti alors que l’investissement restait stable Source : comptes de la Nation 1997, Insee
1. Tous les volumes sont ici exprimés aux prix de l’année précédente. Les volumes des comptes nationaux annuels
peuvent aussi être mesurés aux prix de 1980, comme dans les comptes nationaux trimestriels. La croissance du PIB
aux prix de 1980 est alors un peu plus élevée : 2,3 % ; seul ce dernier chiffre est à comparer à la première estimation
de la croissance 1997 (2,4 %), qui avait été donnée lors de la publication des comptes nationaux trimestriels du
quatrième trimestre 1997.
INSEE
PREMIEREintérieure progressive de l’activité s’est bué pour 0,1 point à la croissance, les prix En volume, l’investissement des ména
également accompagnée d’un raffermis à la production étant stables. Ce sont lesges est resté en deçà de son niveau de
sement des importations de biens manu variations de stocks utilisateurs et notamment1996 malgré des taux d’intérêt bas et des
facturés, de matériels de transport et de celles de biens intermédiaires qui ont le mesures fiscales incitatives comme le
services. plus fortement contribué à la croissance. prêt à taux zéro. Le secteur a encore pâti
La facture énergétique a augmenté, pas de la révision à la baisse des mises en
sant de 77 milliards de francs en 1996 à chantiers de logements HLM.
Forte reprise dans l’industrie
85,8 milliards en 1997. La forte hausse Stimulées par la demande en provenance
des prix moyens (exprimés en francs) du manufacturière de l’industrie manufacturière, les activi
gaz et des produits pétroliers importés, tés de services aux entreprises ont nette
Tirée par la demande extérieure, la pro
au premier semestre surtout, explique ment accéléré tout au long de l’année.
duction manufacturière a crû de 5,0 % encette évolution. Les services aux ménages n’ont pas
1997, dans un contexte d’atonie des prixLe solde des échanges de services s’est bénéficié d’un tel élan, la demande des
à la production. Seule la production de
sensiblement accru, notamment grâce ménages étant restée peu dynamique.
textiles et de cuirs et chaussures a en aux voyages : le solde touristique qui a
core reculé, mais moins que les années
augmenté de 12,2 milliards de francs
précédentes du fait du redressement de Progression des résultats
pour se situer à 66,2 milliards en 1997, a
la demande des ménages dans ces pro bénéficié de l’appréciation du dollar et de d’exploitation des sociétés
duits. La vigueur des exportations de véhi
la livre sterling, ainsi que de la reprise de
cules automobiles (+ 14,2 % en volume) Après la stabilisation observée en 1996,
l’activité en Europe.
a plus que compensé la faiblesse de la les résultats d’exploitation des sociétés
demande intérieure, de sorte que la pro non financières se sont nettement amé
La consommation en retrait gression de la production de la branche liorés (tableau 2). La reprise de 1997
automobile a été prononcée (+ 9 % en s’est effectuée dans un contexte de faiblede la croissance
volume). croissance des prix tant à la production
L’augmentation sensible du pouvoir La production de gaz naturel ( 2,5 % en qu’à l’achat. Le taux de marge des entre
d’achat du revenu disponible des ména volume) et celle d’électricité ( 0,8 %) ont prises (excédent brut d’exploitation rap
ges (2,2 %) dans un contexte d’inflation reculé après une année 1996 de forte porté à la valeur ajoutée) s’est établi à
historiquement faible, a profité à l’épargne croissance en raison notamment de la 32,3 % après 31,7 % en 1996.
plutôt qu’à la consommation. Cette der clémence du climat. En 1997, la valeur ajoutée dégagée par
nière a augmenté de 0,7 % en moyenne Déjà soutenue en 1996, la croissance ces entreprises a progressé un peu plus
annuelle ; elle accélère cependant au se des services de transports a encore été vite (+ 3,4 %) que les salaires, phéno
cond semestre. Le repli de la consomma-très dynamique en 1997. Le transport de mène habituel en période de reprise de
tion est sensible dans le secteur de marchandises par route ou par rail a con l’activité. La croissance de la masse
l’automobile ( 8,0 % en volume) malgré tinué de progresser. L’élargissement des salariale (3,0 %) tient, d’une part, à l’aug
des baisses de prix, à cause de l’arrêt services proposés aux voyageurs dans mentation des effectifs salariés (0,6 point
en octobre 1996 des mesures de soutienles transports ferroviaires (Eurostar et en moyenne annuelle, en accélération
à l’achat de véhicules neufs. De plus, la Thalys) ainsi qu’une politique active de continue depuis la fin de 1996) ; d’autre
consommation d’énergie domestique a prix ont permis aux transports ferroviairespart, à l’effet positif de la revalorisation du
baissé, du fait d’un hiver 1996/1997 très de retrouver le niveau d’activité de 1992. SMIC de 4 % en juillet sur la rémunération
clément. Hors achats d’automobile et Enfin, la vigueur des échanges internatio moyenne ; enfin, à l’augmentation de la
d’énergie, la consommation a au contraire naux a bénéficié à tous les secteurs du qualification moyenne de la main d’œuvre
progressé de façon soutenue (1,5 %). transport. et au moindre recours au chômage partiel
Les achats de matériel électronique et La construction n’a pas été au diapason qui ont contrecarré l’effet du développe
électrique domestique comme le télé du reste de l’économie : la production dement du temps partiel.
phone mobile ou les antennes paraboli la branche s’est repliée, mais de façon Les revenus de la propriété (intérêts et
ques ont eu un développement très limitée par rapport à l’an passé ( 0,9 %).dividendes) versés par les sociétés non
rapide. Enfin, pour la première fois depuis
six ans, les dépenses d’habillement,
masculin en particulier, ont augmenté.
Évolution des ressources et des emplois de biens et services en 1997
Valeurs 1996 Évolutions 1997 en % (1) Valeurs 1997L’investissement atone
en milliards en milliards
Volume (2) Prix Valeurde francs de francsMalgré la reprise de l’activité et bien que
Produit intérieur brut (PIB) 872 2,2 1,1 3,4 137 7 8 le coût du crédit ait été bas, l’investisse
692 7,9 1,2 9,2 848 1 1 Importationsment des entreprises est resté stable en
Total des ressources et des emplois564 3,2 1,2 4,4 985 9 9
moyenne annuelle ( 0,1 % aux prix de
763 0,7 1,3 2,0 857 4 4 Consommation finale des ménages
1996) ; il a accéléré cependant au second
Cons administrations
semestre. L’investissement des entrepri 559 1,1 1,1 2,2 594 1 1 publiques et privées
ses s’est accru en produits manufacturés 372 0,2 1,0 1,2 388 1 1 Formation brute de capital fixe
(+ 1,6 %) mais il a décru de façon mar 766 0,1 0,1 0,3 764 Sociétés et entreprises individuelles
351 0,2 3,4 3,2 362 quée en bâtiments. L’investissement des Ménages
227 0,1 1,1 1,1 230 institutions financières s’est fortement Administrations publiques
28 22 Variation totale de stocksredressé grâce aux efforts de modernisa
Exportations 1 898 13,0 1,1 14,3 2 168 tion du secteur. En revanche, l’investis
1. En moyennes annuellessement des ménages en logement a été
en léger repli par rapport à 96. 2. Tous les volumes sont évalués ici aux prix de l’année 1996.
En 1997, les variations de stocks ont contri Source : comptes de la Nation 1997, Insee
˚financières ont sensiblement augmenté très modérée des prix à la consommationen logement a été peu dynamique. Aussi,
malgré le niveau très bas des taux d’inté a entraîné une poussée du pouvoir la capacité de financement des ménages
rêt, du fait de l’importance des dividendes d’achat du revenu disponible en moyennes’est elle accrue, passant de 366,8 mil-
versés dans un environnement boursier annuelle (2,2 %). Le taux d’épargne des liards de francs en 1996 à 449,3 milliards
très dynamique. Le relèvement de l’impôt ménages a augmenté passant à 14,6 % en 1997, retrouvant le niveau atteint
sur les bénéfices, décidé au deuxième en 1997. L’investissement des ménages en 1995.
semestre de 1997, pour les entreprises
réalisant plus de 50 millions de chiffre
Quelques éléments du tableau économique d’ensembled’affaires a pesé sur les charges des en
treprises au quatrième trimestre. Même s’il Milliards de francs courants Indices d’évolution (%)
a accéléré en fin d’année, l’investissement 1995 (1) 1996 1997 1995 (1) 1996 1997
est resté en retrait de la croissance de l’acti
Produit intérieur brut...
vité économique. Les sociétés, prises dans
... au sens des comptes nationaux français 7 662 7 872 8 137 3,7 2,7 3,4
leur ensemble, ont encore dégagé une im-
... au sens des critères de Maastricht (2) 7 625 7 830 8 090
portante capacité de financement, del’or
Répartition de la valeur ajoutée brute des entreprises
dre de 120 milliards de francs ( Pour Valeur ajoutée brute des entreprises 5 004 5 093 5 261 3,6 1,8 3,3
comprendre ces résultats ).
Rémunération des salariés 2 632 2 712 2 782 3,9 3,1 2,6
Impôts nets liés à la production 320 311 323 2,5 2,6 3,8
Augmentation sensible
Excédent brut d’exploitation 2 052 2 070 2 156 3,5 0,8 4,2
du pouvoir d’achat du revenu
Sociétés et quasi sociétés 1 321 1 333 1 408 4,2 0,9 5,6
des ménages Entreprises individuelles 732 737 748 2,2 0,7 1,6
Sociétés et quasi sociétés non financières
Le revenu disponible brut perçu par les
Revenus de la propriété de l’entreprise nets versés 424 416 441 1,7 1,8 5,9
ménages, pris dans leur ensemble, s’est
Impôts sur le revenu et le patrimoine 127 133 154 13,9 5,0 15,5
accru en 1997 de 3,5 % après 2,4 % en
Épargne brute 773 758 798 4,0 2,0 5,4
1996. D’une part, les revenus d’activité
Formation brute de capital fixe 673 676 675 3,5 0,4 0,2
des entrepreneurs individuels ont pro
Variation de stocks 20 35 22
gressé plus vite qu’en 1996. D’autre part,
Capacité (+) ou besoin ( ) de financement 102 127 120
les revenus salariaux se sont accrus du
Taux de marge (3) 32,0 31,7 32,3
fait de la reprise de l’activité et de la pour
Taux d’autofinancement (4) 115 112 118 suite de la hausse des taux de salaires.
Ménages (y compris entreprises individuelles)
Ils se sont aussi accrus mécaniquement
Excédent brut d’exploitation 1 365 1 400 1 438 4,2 2,6 2,8
grâce à la baisse des cotisations sociales
Salaires nets reçus 2 353 2 413 2 515 3,7 2,6 4,2 versées par les salariés, consécutive à la
Prestations sociales reçues 1 913 1 984 2 049 3,5 3,7 3,3 mise en application de la première phase
Intérêts et dividendes nets reçus 314 315 359 15,6 0,4 13,9 du transfert de la cotisation maladie vers
Impôts sur le revenu et le patrimoine 549 588 641 4,0 7,1 8,9 la CSG. Les prestations sociales ont aug
Revenu disponible brut 5 364 5 493 5 685 4,4 2,4 3,5 menté de + 3,3 % en moyenne annuelle,
Consommation finale 4 587 4 763 4 857 3,2 3,9 2,0 légèrement moins qu’en 1996, en raison
Épargne brute 778 730 828 11,4 6,1 13,4 des économies décidées dans le plan de
Formation brute de capital fixe 436 441 451 3,8 1,0 2,4 financement de la Sécurité sociale. Les
Capacité (+) ou besoin ( ) de financement 432 367 449 prestations chômage ont augmenté de
Taux d’épargne (5) 14,5 13,3 14,6 4,8 %, surtout du fait de l’importance de
Taux d’épargne financière (6)l’Allocation de remplacement pour l’em- 8,1 6,7 7,9
Administrations publiquesploi (ARPE) et de la revalorisation des in
Ensemble des recettes fiscales 1 870 1 990 2 133 5,0 6,4 7,2 demnités. Les prestations relevant de la
Cotisations sociales effectives reçues« loi famille » de 1994 et la revalorisation 1 479 1 551 1 558 4,6 4,8 0,5
Prestations sociales verséesde la base mensuelle d’allocation fami- 1 782 1 845 1 915 3,6 3,5 3,8
er Subventions et aides verséesliale au 1 janvier 1997 ont soutenu la 220 258 274 2,7 17,2 6,2
croissance des prestations familiales Consommation finale 1 476 1 539 1 573 2,6 4,2 2,2
(4,2 %). De plus, le montant de l’alloca Formation brute de capital fixe 242 227 230 0,3 6,0 1,1
tion de rentrée scolaire a été sensible Capacité (+) ou besoin ( ) de financement (7) 413 366 281
ment augmenté. Freinés par l’allégement Administration publique centrale 327 307 233
du barème de l’impôt sur le revenu, les Administrations publiques locales 17 3 18
prélèvements fiscaux qui pèsent sur les Sécurité sociale (y.c. hôpitaux publics) 69 62 66
ménages ont été alourdis par le transfert Relations avec le reste du monde
de cotisation maladie vers la CSG et Exportations de biens 1 429 1 496 1 713 9,1 4,7 14,5
l’élargissement de son assiette aux reve Ex de services 374 401 455 0,2 7,4 13,5
nus du patrimoine ( Pour comprendre ces Importations de biens 1 384 1 431 1 564 7,8 3,4 9,3
résultats). Les revenus nets de la proprié de services 238 261 284 0,8 10,0 8,8
té et de l’entreprise (solde des intérêts etSolde des opérations de répartition 75 92 65
dividendes) reçus par les ménages ont Capacité (+) ou besoin ( ) de financement de la Nation 106 114 256
accéléré (13,9 % après 0,4 % en 1996)
1. Comptes non révisés. 2. Cf. encadré. 3. Rapport de l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée, en %.
en raison notamment du dynamisme des
4. Épargne brute / Formation brute de capital fixe (FBCF), en %. 5. Rapport de l’épargne brute au revenu disponible brut, en %.
contrats d’assurance vie. 6. Rapport de la capacité de financement au revenu disponible brut, en %. 7. Au sens des comptes nationaux français et
La forte progression du revenu des non au sens de Maastricht.
ménages, conjuguée à une évolution Source : comptes de la Nation 1997, Insee
¸281,2 milliards de francs en 1997. Au sociales prises en charge par l’État, s’éta Le déficit des administrations
sens des critères de Maastricht (cf. Insee blit à 45,3 % du PIB.publiques s’est réduit
première n° 581), le ratio de déficit public
Le besoin de financement des adminis a été de 3,0 % du PIB après 4,1 % 1996. en
La capacité de financement de latrations publiques au sens des comptes Cette amélioration est due au redresse-
nationaux français s’est réduit, passant ment des comptes des administrations Nation a fortement augmenté
de 365,6 milliards de francs en 1996 à publiques centrales (État notamment) et
L’excédent des échanges extérieurs de
locales. Les dépenses de fonctionnement
biens et services a fortement augmenté.des administrations publiques (APU) se
Par ailleurs, après plusieurs années deLE CALCUL DU PIB sont modérément accrues : les salaires
déficit, le solde des revenus de la proprié AU SENS versés ont progressé de 2,4 %, en partie
té reçus du reste du monde a été excé DES CRITÈRES DE MAASTRICHT grâce à la revalorisation de l’indice des trai-
dentaire de 3,7 milliards de francs. Lestements, mais surtout à cause des effetsPour comparer la situation des finances pu
résidents ont investi depuis plusieurs an
de promotion (glissement vieillesse bliques des pays de l’Union européenne, le
nées à l’étranger et les revenus de cestechnicité, GVT).Traité de Maastricht fait référence au PIB
investissements accroissent ce solde.calculé selon une norme commune, le Sys Entre 1996 et 1997, le besoin de finance
Enfin, le déficit de la coopération interna tème européen des comptes nationaux ment de l’État s’est réduit de 30 milliards
(SEC édition 79). Le système français étant tionale s’est creusé de 4,5 milliards ende francs. Les recettes fiscales de l’en
très proche de cette norme, le PIB des raison de l’augmentation de la quatrième
semble des APU ont sensiblement pro
comptes nationaux français sert de base de ressource versée aux institutions euro
gressé (+7,2 % après +6,4 %). Lescalcul du PIB au sens des critères de Maas
péennes. Au total, la capacité de finance recettes de l’impôt sur le bénéfice des so tricht. Toutefois, il y a quelques modifica
ment de la Nation a fortement progressé,
tions à apporter. Ainsi, le territoire ciétés se sont accrues sous l’effet de la
passant de 113,6 milliards de francs enéconomique de référence de la base ac majoration exceptionnelle de 15 % de cet
1996 à 255,6 milliards en 1997.tuelle des comptes nationaux français se impôt pour les sociétés réalisant plus de
limite à la France métropolitaine et doit être
50 millions de chiffre d’affaires. Hors
étendu aux départements d’Outre mer. De Pour comprendreCSG, les impôts sur le revenu et le patri
plus, sur quelques points techniques parti
ces résultatsmoine ont baissé de 0,6 % (+ 11,2 % yculiers, les conventions retenues dans les
compris CSG). L’allégement du barèmecomptes nationaux français s’écartent légè
rement du SEC 79 : traitement du crédit de l’impôt sur le revenu a été modéré par
– Au sens de la comptabilité nationale de la basebail, mesure des services d’assurance, l’effet en année pleine de la contribution
80, la capacité de financement des sociétés nonamortissement des voies et réseaux, me pour le remboursement de la dette so
financières inclut d’importants transferts corres sure de la démarque inconnue, traitement
ciale (CRDS). De son côté, avec une aug
des frais de contrôle et classement des pondant depuis plusieurs années à la contrepar
mentation de son taux et l’élargissement
versements des administrations publiques tie d’abandons de créances enregistrées par les
de son assiette, la CSG a fortement pro aux sociétés de transport au titre de la com banques sur les sociétés en illite.fa
gressé (+ 60 %), compensée par unepensation de la tarification de la carte – La contribution sociale généralisée (CSG)
orange. Enfin, les comptes français sont baisse des cotisations sociales.
est classée dans les impôts en comptabilité
établis selon des méthodes inchangées Le solde des Organismes divers d’adminis nationale.
dont les principes ont été établis au milieu tration centrale a été excédentaire de 45,8
des années quatre vingt. Des analyses me
milliards de francs. Cet excédent provient
nées dans la perspective de la rénovation Pour en savoir pluspour une grande part de ce que se trouve
de ces méthodes ont montré une estimation
classée parmi ces organismes l’unité char incorrecte des rémunérations versées par
Résultats complémentaires sur les comptesgée de gérer la soulte de 37,5 milliards deles hôpitaux publics et une erreur dans
annuels de la Nation 1997 et les comptes
l’évaluation des charges techniques de l’as francs versée par France Télécom ( Inscf. ee
trimestriels dans deux numéros d’Informa
surance vie. Aussi, ces modifications sont première n° 581). tions rapides, 27 avril 1998.
elles prises en compte dans le PIB notifié à Les administrations publiques locales ont
la Commission européenne, depuis septem Résultats détaillés des comptes de la Na
dégagé une capacité de financement de
bre 1997. Elles assurent la comparabilité des tion 1997 disponibles dans les directions
17,6 milliards de francs. L’accélération régionales de l’Insee et à Insee Info Servicemesures de PIB entre États membres. Ces
des recettes fiscales s’est accompagnée à partir de la mi mai 1998.corrections sont cohérentes avec celles ef
d’une baisse sensible de la charge d’inté fectuées sur le déficit public et la dette pu Publication du rapport sur les comptes de la
blique au sens de Maastricht. rêt consécutive à la baisse des taux. Nation 1997 (analyses et tableaux détaillés)
Le PIB de l’année 97 au sens des critères en juin 1998.Enfin, le besoin de financement de la
de Maastricht s’établit à 8 089,9 milliards de Sécurité sociale s’est établi à 65,9 mil Concepts et définitions dans « Système
francs, soit 47,2 milliards de francs de
liards de francs. élargi de Comptabilité nationale », collec
moins que le PIB calculé au sens des comp
tions de l’Insee , n° C 140 141, juin 1987.Au total, le taux de prélèvements obliga
tes nationaux français.
toires, nets des allégements de charges
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