Les comptes de la Nation en 1998 - Forte consommation, très faible inflation

De
Publié par

En 1998 la croissance a été de 3,2 % en moyenne annuelle, record de la décennie. La hausse des prix s'est encore réduite par rapport à celle de 1997, déjà qualifiée d'historiquement faible. La consommation des ménages a été le principal moteur de la croissance. L'investissement, lui aussi, a repris. Les investissements en matériels et logiciels informatiques ont notamment eu la part belle ; les investissements en biens d'équipement ont été très dynamiques au premier semestre et ont ralenti ensuite. Le commerce extérieur, affecté par la crise asiatique et ses effets induits, a légèrement freiné la croissance. Le déficit public a représenté 2,7 % du PIB, contre 3 % en 1997.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 12
Tags :
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N°645 MAI 1999
Prix : 15 F (2,29 $ )
Les comptes de la nation en 1998
Forte consommation et très faible inflation
Anne Gouëzel Jobert et Maryvonne Lemaire,
division Synthèse générale des comptes, Insee
En 1998, le produit intérieur brut (PIB) a aug n 1998 la croissance a été de 3,2 %
menté de 3,2 % en volume, après 2,0 % en
en moyenne annuelle, record de la1997 et 1,1 % en 1996. C’est le plus fort taux
de croissance de la décennie 90 tandis que laEdécennie. La hausse des prix s’est
hausse des prix s’est encore réduite par rapport
encore réduite par rapport à celle de 1997, à celle de 1997, déjà qualifiée d’historiquement
faible. La hausse du prix du PIB a été de 0,9 %,déjà qualifiée d’historiquement faible. La
après 1,4 %, les deux années précédentes (en
consommation des ménages a été le prin cadré 1). La reprise de la croissance amorcée
mi 1996 s’est amplifiée en 1997 et poursuiviecipal moteur de la croissance. L’investis
en 1998. Alors qu’elle avait été surtout tirée par
sement, lui aussi, a repris. Les les exportations l’année précédente, elle a l’an
dernier reposé principalement sur la vivacitéinvestissements en matériels et logiciels
des dépenses de consommation des ménages.
informatiques ont notamment eu la part
belle ; les investissements en biens Le revenu disponible des ménages
a crû de 3,4 %d’équipement ont été très dynamiques au
premier semestre et ont ralenti ensuite. Ces dépenses ont été favorisées par la progres
sion des revenus dans un contexte de faibleLe commerce extérieur, affecté par la
inflation. Avec la forte croissance des effectifs
crise asiatique et ses effets induits, a lé de salariés (+ 2,1 % de décembre à décembre) la
masse des salaires bruts a augmenté de 3,9 %,gèrement freiné la croissance. Le déficit
après 2,7 % en 1997. Les salaires nets des co
public a représenté 2,7 % du PIB, contretisations sociales des salariés ont proessé degr
8,5 % ( tableau 2 ). Mais l’écart de croissance en 3 % en 1997.
tre salaire brut et salaire net reflète essentiel
lement une modification du mode de
financement de la protection sociale. En effet,
Avertissement : les comptes nationaux sont dé les cotisations maladies des salariés ont été
sormais établis dans un nouveau système de réduites. En contrepartie, la CSG (contribution
comptes (cf. Pour en savoir plus) sociale généralisée), a été relevée, mais celle
Le PIB et les opérations sur biens et services
Évolutions en volume aux prix Valeurs Contributions
Prix
de l’année précédente (%) (milliards à la croissance
98/97
de francs) du PIB
(%)1996 1997 1998 1998 1998
Produit intérieur brut (PIB) 1,1 2,0 3,2 0,9 8 564,7 3,2
Importations 1,6 6,2 8,7 -0,6 1 999,8 -2,0
Total des emplois finals 1,2 2,7 4,2 0,6 10 564,4 5,1
Consommation finale effective 1,6 0,6 2,7 1,0 6 729,4 2,1
dont dépense de consommation :
des ménages 1,3 0,2 3,4 0,9 4 658,7 1,9
des administrations publiques 2,3 1,7 1,1 1,1 2 021,5 0,3
Formation brute de capital fixe 0,0 0,5 5,7 0,2 1 574,7 1,0
dont : 0,7
- sociétés non fi nancières et entreprses individuellesi -0,8 1,3 6,7 0,2 868,7
ménages 0,4 0,6 3,2 1,0 391,7 0,1
administrations publiques 0,3 4,9 4,6 -0,3 255,4 0,1
Variation de stocks (en milliards de francs) 16,9 -2,4 29,1 - 27,8 0,4
Exportations 3,5 10,7 6,2 0,1 2 225,4 1,6
Source : comptes de la nation 1998 base 95, Insee
˚
INSEE
PREMIEREci est considérée comme un impôt enQuelques éléments du tableau économique d’ensemble
comptabilité nationale. Cette substitution
Prix courants 1996 1997 1998 1998 CSG cotisations, amorcée en 1997,
s’est amplifiée. Aussi les impôts cou-évolution en % (milliards
(sauf grandeurs en italique) de francs) rants sur le revenu et le patrimoine ont
fortement augmenté. Au total, la crois-
Produit intérieur brut 2,6 3,4 4,1 8 564,7
sance des impôts et cotisations a été de
dont Valeur ajoutée au prix de base 2,1 3,5 4,1 7 618,2
1 5,7 %, du fait de l’élargissement de l’as Impôts sur les produits nets de subventions sur les produits 6,6 2,6 4,5 946,4
siette de la CSG, notamment sur les reve
Répartition de la valeur ajoutée brute des entreprises
nus du capital.
Valeur ajoutée brute des entreprises 1,2 3,2 4,0 5 604,9
Les prestations sociales ont crû plus mo-
Sociétés non financières 1,1 3,8 4,2 4 354,2
dérément (+ 2,7 %). La mise sous condi
Entreprises individuelles 0,3 1,9 3,4 867,1
tions de ressources des allocations
Sociétés financières 4,0 0,9 2,0 383,6
familiales et la stabilisation des presta
Rémunération des salariés 2,5 2,5 3,7 3 142,1
tions d’indemnisation du chômage ont
Impôts nets liés à la production 2,0 10,4 5,4 213,3
2 contribué à ce ralentissement.
Excédent brut d’exploitation et revenu mixte 0,6 3,5 4,1 2 249,4
Le solde des intérêts, dividendes et
Sociétés non financières
autres revenus de la propriété reçus et
Excédent brut d’exploitation 2,4 5,2 4,6 1 411,4
versés par les ménages continue d’aug
Revenus de la propriété nets versés 5,7 0,3 9,3 509,9
menter vivement (+ 7,3 % après 5,1 %).
Impôts courants sur le revenu et le patrimoine -0,6 19,1 3,8 142,5
Au total le revenu disponible a crû de
Épargne brute -0,3 5,7 2,1 736,7
3,4 %. La croissance du pouvoir d’achat
Formation brute de capital fixe 1,1 0,6 6,8 785,7
des ménages s’est nettement accélérée
Variation de stocks 22,8 26,3 24,4 24,4
(+ 2,5 % après + 1,7 %) sous l’effet con
Capacité (+) ou besoin ( ) de financement 20,7 -39,0 -38,5 -38,5
3 jugué de cette croissance des revenus et
Taux de marge 31,9 32,3 32,4 32,4
4 de la poursuite de la décélération des prix
Taux d’autofinancement 93,3 98,1 93,8 93,8
des dépenses de consommation (0,9 %
Ménages (y compris entreprises individuelles)
après 1,4 % en 1997 et 1,9 % en 1996).
Excédent brut d’exploitation et revenu mixte 1,8 2,8 3,7 1 388,2
Salaires nets reçus 2,0 4,0 8,5 2 769,0
La consommation des ménages,Prestations sociales reçues, autres que t.s.n. 4,4 2,7 2,7 1 759,7
moteur de la croissanceIntérêts et dividendes nets reçus 4,1 5,1 7,3 482,6
Impôts courants sur le revenu et le patrimoine 7,6 8,4 33,7 774,6
Les ménages ont privilégié la consomma-5
Revenu disponible brut 2,1 3,1 3,4 5 518,0
tion et ont réduit leur taux d’épargne
Dépense de consommation finale 3,2 1,6 4,4 4 658,7
(15,6 % après 16,4 % en 1997). Leurs dé
Épargne brute -3,5 11,2 -1,6 859,3
penses de consommation ont crû de
Formation brute de capital fixe 0,8 3,8 4,7 474,7
4,4 % en valeur et 3,4 % en volume suc
Capacité (+) ou besoin ( ) de financement 330,9 423,2 387,3 387,3
cédant respectivement à 1,6 % et 0,2 %6
Taux d’épargne 15,2 16,4 15,6 15,6
en 1997. Elles ont contribué pour plus7
Taux d’épargne financière 6,4 7,9 7,0 7,0
des deux tiers à la croissance en 1998,
Administrations publiques
soit 1,9 point sur 3,2 ( tableau 1).
Ensemble des recettes fiscales 7,1 5,9 12,2 2 409,3
Les produits innovants ont séduit les con
Cotisations sociales effectives reçues 3,8 0,5 6,4 1 410,9
sommateurs, surtout les téléphones mo-
Prestations sociales versées, autres que t.s.n 4,1 3,4 2,6 1 583,1
biles et les micro ordinateurs, mais aussi
Transferts sociaux en nature (t.s.n.) versés 3,6 2,7 3,8 1 208,5
les produits bruns. Les achats d’automo
Subventions et aides versées 6,0 0,1 4,0 167,3
biles ont été très importants (+ 15,5 % en8
Consommation finale effective 4,4 3,0 0,1 813,0
volume) après une année de forte décrois
Formation brute de capital fixe 1,0 -4,2 4,3 255,4
sance, 1997 ayant subi le contre coup des
Capacité (+) ou besoin ( ) de financement 330,1 -247,1 -232,2 -232,2
achats anticipés de 1996 pour bénéficier
État 296,0 -287,4 -259,2 -259,2
des dernières primes. Les ménages da
Organismes d’administration centrale 2,0 58,3 8,7 8,7
vantage confiants en l’avenir, ont égale
Administrations publiques locales 4,6 22,7 28,0 28,0
ment acheté des services de loisirs
Administrations de sécurité sociale (y c. hôpitaux publics) 40,7 -40,6 -9,7 -9,7
(hôtellerie et restauration (+ 3,8 %), trans
Relations avec le reste du monde
port ferroviaire (+ 5,5 %) et aérien
Exportations de biens (FAB) 4,6 14,5 6,5 1 814,5
(+ 5,7 %)) et des services de télécommu-
Exportations de services 8,0 12,2 5,2 410,9
nications (+ 9,3 %) .
Importations de biens (FAB) 3,0 9,0 8,3 1 719,5
Cette croissance de la demande s’adresse
Importations de services 10,1 7,2 6,4 280,2
à des activités à fort contenu en emploi,
Solde des opérations de répartition 80,1 -55,2 -44,9 -44,9
comme le commerce ou les services. Elle
Capacité (+) ou besoin ( ) de financement de la nation 76,9 194,6 180,8 180,8
a contribué à l’augmentation de 300 000
1. Impôts sur les produits = TVA, impôts sur les importations et autres impôts sur les produits (TIPP, taxes sur les tabacs et alcools...). emplois salariés dans les secteurs mar
2. Le solde du compte d’exploitation des entreprises individuelles contient implicitement la rémunération de l’entrepreneur l’on neque
chands et, par là, à celle de la masse sa peut distinguer du profit de l’entreprise. C’est pourquoi on parle de revenu mixte.
3. Rapport de l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée, en %. lariale reçue par les ménages.
4. Épargne brute / FBCF, en %.
5. En base 95, il correspond au revenu disponible que les ménages peuvent arbitrer entre dépenses de consommation et épargne.
6. Rapport de l’épargne brute au revenu disponible brut, en %. L’investissement est reparti7. Rapport de la capacité de financement au revenu disponible brut, en %.
8. La consommation finale effective des administrations publiques correspond au financement courant de biens ou services pour a l
collectivité tels que la défense, la justice ou l’administration. La dépense de consommation des administrations publiques écompose se d Les ménages n’ont pas seulement con
entre la consommation finale effective et les transferts sociaux en nature qui financent des biens et services individualisés d estinés
sommé en 1998, ils ont aussi acheté desaux ménages.
logements. Les dépenses auprès desSource : comptes de la nation 1998 base 95, Insee
¸agences et promoteurs et celles de servi neuf a seulement redémarré. Des mesu nages a crû de + 3,2 % en volume après
ces (notaires, architectes...) liés à l’achat oures législatives (prêts à taux zéro, amor avoir stagné plusieurs années.
à la construction de logements ont été par tissement Périssol) ont stimulé l’achat ou L’investissement des entreprises non fi
ticulièrement fortes tandis que la croissancela réservation de logements neufs dès nancières et des entreprises individuel
de la formation brute de capital fixe en loge 1997 ; les mises en chantier ont été nom- les, atone depuis le deuxième trimestre
ment proprement dit n’a crû que de 1,9 % breuses mais certains de ces logements 1995, était reparti mi 1997. Il s’est pour
en volume. En effet le marché de l’ancien asont encore en cours de construction. Au to suivi à un rythme soutenu durant le pre
connu de nombreuses transactions, mais le tal, la formation brute de capital fixe des mém- ier semestre 1998 et a ralenti ensuite.
En moyenne sur l’année la hausse a été
de 6,7 % en volume (après + 1,3 % en
Encadré 1 Hausse des prix historiquement faible 1997). Les investissements ont notam-
ment porté sur les biens d’équipementEn 1998, la diminution des prix des im- Pour les produits de l’électronique et en
(+ 8 %, parmi lesquels le matériel infor portations s’est répercutée notamment particulier du matériel informatique, c’est
matique et bureautique + 21 %), les véhi sur les prix des consommations intermé le progrès technique qui continue de pro
cules automobiles (+ 17 %), les logicielsdiaires (tableau). Elle résulte pour l’es voquer de très fortes baisses de prix, qui
sentiel d’une forte chute du prix des se répercutent notamment sur les prix de informatiques (+ 18 %).
matières premières. La faiblesse de la la FBCF des sociétés non financières et L’investissement des administrations a,
demande mondiale, consécutive à la des entrepreneurs individuels. lui aussi, repris (+ 4,6 %) après presque
crise asiatique, a eu un impact particuliè Seuls les prix des services, largement à cinq années de décroissance. La crois
rement fort sur le prix en francs des mé l’abri de la concurrence étrangère et dont sance résulte surtout des achats de ma-
taux et, plus encore, sur celui du pétrole.une part importante des coûts sont des tériels informatiques ou bureautiques et
Les cours de ce dernier ont été divisés salaires, ont augmenté de manière signifi
de logiciels. L’évolution a été modeste
par deux entre le début et la fin de l’an cative quoique limitée (de l’ordre de 1 à 2 %
dans le bâtiment (+ 1,8 %) et dans les tra
née. Sous la pression de la concurrence en moyenne annuelle, selon les services).
vaux publics (+ 1,4 %).
internationale, les industriels ont réper La hausse du prix du PIB (+ 0,9 %) est le
Au total, la contribution de l’investissement
cuté ces baisses sur leurs prix de vente, minimum observé depuis le début des an
à la croissance du PIB a été de 1 point.favorisant le ralentissement des prix à la nées 1970 (première date de disponibilité
Les stocks se sont accrus et leur contri consommation et à l’exportation. de séries comparables).
bution à la croissance du PIB a été de 0,4
point. Ce mouvement de stockage estIndices des prix Évolutions en moyenne annuelle En %
concentré sur les produits de l’agriculture
1996 1997 1998
et l’automobile.
Importations 2,3 2,4 0,6
Consommations intermédiaires 0,9 0,7 0,4 L’évolution du commerce
Dépense de consommation finale des ménages 1,9 1,4 0,9
extérieur a freiné la croissanceFormation brute de capital fixe (FBCF) des sociétés non financières et
entreprises individuelles 0,6 - 0,3 0,2
Le déclenchement de la crise asiatique à
Exportations 1,7 3,0 0,1
la mi 1997 puis les difficultés économi
Produit intérieur brut (PIB) 1,4 1,4 0,9 ques de la Russie et leurs effets induits
Source : comptes de la nation 1998 base 95, Insee ont provoqué un fort ralentissement des
exportations tout au long de l’année. Une
croissance en volume de 6,2 % en
La valeur ajoutée des branches
moyenne annuelle a succédé à 10,7 %.
Évolutions en volume (en %) Valeurs Dans le même temps, les importations
Structure
1998 (en sont restées vives (+ 8,7 % en volume
1998
milliards1996 1997 1998 après + 6,2 %) pour répondre à la de (en %)
de francs) mande intérieure. Au total la contribution
à la croissance du commerce extérieur aAgriculture, sylviculture, pêche 5,1 1,3 1,5 242,2 3,2
été négative ( 0,4 point). La baisse de laIndustries agricoles et alimentaires 1,7 1,3 1,1 209,5 2,7
facture pétrolière aidant, l’excédent desIndustries des biens de consommation 2,9 4,3 3,7 269,1 3,5
biens et services est resté néanmoins im-Industrie automobile 4,7 9,3 12,9 104,7 1,4
portant (226 milliards). En particulier, leIndustries des biens d’équipement 2,5 9,9 5,7 289,9 3,8
solde touristique s’est élevé à 72 milliardsIndustries des biens intermédiaires 1,7 4,9 2,4 537,8 7,1
de francs sous l’effet, notamment, de laÉnergie 4,2 -3,8 2,3 213,2 2,8
Coupe du Monde et du fort afflux de tou Construction 4,5 5,0 0,3 361,3 4,7
ristes américains. La capacité de finance
Commerce 3,5 2,2 3,5 782,8 10,3
ment de la Nation a été à nouveau
Transports 4,3 6,8 4,5 326,0 4,3
importante (180,8 milliards), en léger re
Activités financières 0,6 5,9 1,6 383,1 5,0
trait toutefois par rapport à 1997 qui avait1
Activités immobilières 1,5 1,5 1,8 944,1 12,4
été une année record (194,6 milliards).
Services aux entreprises 4,9 3,1 6,1 1143,2 15,0
Services aux ménages 0,1 1,3 3,5 445,7 5,9
72 % de la valeur ajoutée
Éducation, santé, action sociale 0,1 2,1 2,1 911,4 12,0
proviennent d’activités de servicesAdministration 4,6 -0,7 1,5 689,7 9,1
2
Correction non ventilable 1,7 10,9 4,9 235,5 -3,1 La valeur ajoutée de l’économie provient
pour 28 % des activités agricoles, indus Ensemble des branches 1,1 2,2 3,2 7618,2 100,0
trielles, énergétiques et de contruction et1. Y compris location fictive des propriétaires de leur logement.
2. Correction pour consommation intermédiaire de services financiers imputés. Note : l’agriculture, l’industrie, l’énergie et l a construction pour 72 % des activités de services, dont
font ensemble 29 % de la valeur ajoutée, corrigée approximativement en 28 % dans le texte. L’ensemble des services (du commerce
15 % pour les services aux entreprisesà l’administration) représentent 74 % de la valeur ajoutée, soient environ 72 % après correction.
(tableau 3). En 1998, la valeur ajoutéeSource : comptes de la nation 1998 base 95, Insee
?totale a crû en volume de 3,2 %. Les née consécutive une forte capacité de fi Le déficit
branches les plus dynamiques ont été nancement du fait de rentrées fiscales dy des administrations publiques
l’industrie automobile (+ 12,9 %) qui pro namiques, malgré une reprise de leursa été réduit à 2,7 % du PIB
fite d’une forte demande extérieure et in investissements. Le besoin de finance
térieure et les activités de services aux Les prélèvements obligatoires (impôts et ment de l’État s’est réduit de 28 milliards.
entreprises (+ 6,1 %). Le dynamisme de Les organismes d’administration centralecotisations) ont progressé de 4,2 %, à
ces services provient de trois activités enpeu près comme le PIB à prix courants. ont dégagé une capacité de financement
fort développement : l’intérim (+ 21 %), laIls se sont élevés à 44,9 % du PIB, tauxde près de 9 milliards. En 1997 le verse
croissance industrielle ayant en particulier ment de la soulte de France Télécomidentique à celui de l’année précédente.
créé, en nets, peu d’emplois intégrés ; lesLa consommation finale effective de l’ad (37,5 milliards) avait fortement augmenté
services informatiques (+ 13 %) très solli ministration qui mesure les coûts des ser cette capacité ( cf. Insee première
cités par les efforts de modernisation de n° 646).vices collectifs est restée stable en valeur
tous les secteurs sous la pression du pas ( 0,1 %) recouvrant une réduction dans
sage à l’euro et celui de l’an 2000 ; et enfin les administrations centrales ( 2,9 %
les télécommunications (+ 10 %), égale après + 3,2 %) mais une accélération
Encadré 2
ment très stimulées par la demande des dans les administrations locales (+ 4,4 %
La consommation finale effective
ménages. En revanche les activités de après + 2,5 %).
des ménages et son financement
production de biens intermédiaires ont Les transferts sociaux en nature encadré(
plus faiblement progressé (+ 2,4 %) du fait2) ont progressé (+ 3,8 %). En revanche, En plus de leur revenu disponible, les
ménages bénéficient de transferts so du ralentissement de la demande exté les aides à l’économie sous forme de sub
ciaux en natur qui se sont nettementerieure. La construction a amorcé une lé ventions et aides à l’investissement ont
accrus (+ 3,8 % à prix courants aprèsgère reprise (+ 0,3 %), après des années globalement été réduites ( 4,0 %).
+ 2,7 %). Versés pour l’essentiel parde forte décroissance, mais seul le bâti Au total le besoin de financement des ad
les administrations publiques, cesment a été en hausse. ministrations publiques s’est réduit. Il a
transferts représentent 21,2 % de la
La valeur ajoutée des entreprises non fi atteint 232,2 milliards de francs, soit
consommation effective des ménages
nancières a crû de 4,2 % en valeur et leur 2,7 % du PIB. Du fait de recettes plus im-
(graphique). Il s’agit de rembourse
taux de marge est resté voisin de celui deportantes (réforme de la CSG, croissance
ment de soins de santé par la sécurité
1997 (32,4 % après 32,3 %). La baisse des revenus), d’une moindre croissance
sociale ou encore de fourniture de
des coûts des matières premières n’a pasdes prestations sociales et des charges services gratuits (hospitalisation, en
permis de dégager sur l’année des mar d’intérêt, le déficit des administrations de seignement,...). En particulier, les em
ges supplémentaires du fait de l’intensité sécurité sociale n’est plus que de 9,7 mil bauches auxquelles a procédé le
de la concurrence dans le contexte de liards (après 40,6). Les administrations ministère de l’Éducation nationale dans
baisse de la demande extérieure. locales ont dégagé pour la deuxième an le cadre du programme emplois jeunes,
ont contribué à accroître ces transferts
sociaux en nature. La moindre maîtrise
des prescriptions médicales et l’impor
« Les comptes des secteurs institutionnels : tance des épidémies de l’hiver 1998
Pour en savoir plus de la base 80 à la base 95 », Virginie Madelin, ont conduit à une augmentation de
Économie et Statistique , n° 321 322, 1999.
4,4 % des prestations sociales en
N.B. : ces articles ainsi que les premières
nature. Les autres transferts ont crûSur la base 95 des comptes nationaux : séries longues sont disponibles sur le site
de 3,0 %.internet de l’Insee (www.insee.fr).
Les comptes nationaux sont désormais éta
blis dans le nouveau système de comptes Sur les comptes de la nation en 1998 :
européens (SEC95).
Tableaux complémentaires sur les comp
Les nouvelles séries sont dites établies se tes annuels et trimestriels - Deux numéros
lon la « base 95 ». Par rapport à la base 80,d’Informations Rapides le 18 mai 1999.
les évolutions des séries sont peu chan « L’économie Française Comptes de la
gées mais les niveaux le sont. Par ailleurs nation », édition 1999/2000 Livre de poche ,
de nouveaux concepts ont été introduits, à paraître mi juin 1999.
notamment la consommation (cf. enca « Comptes et indicateurs économiques »,
dré 2) et les frontières entre les différents Insee Résultats, à paraître mi juillet 1999.
secteurs ont été modifiées. « Les comptes des administrations publi
« Vingt ans après, la comptabilité nationale ques en 1998 », Insee première n° 646,
s’adapte », Daniel Témam, Économie et mai 1999.
Statistique, n° 318, 1998. « La consommation des ménages en 1998 »,
« Les nouvelles évaluations de biens et Insee première, à paraître juin 1999.
services dans les comptes nationaux », « Les échanges extérieurs de la France en
Jean Pierre Berthier, Économie et Statisti 1998 », Insee première, à paraître juin
que, n° 321 322, 1999. 1999.
Source : comptes de la nation 1998 base 95, Insee
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
A RETOURNER A : INSEE CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01 75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE Tarif 1999
Paul Champsaur 1 an, 60 numéros = 530 F (France) 663 F (Europe) 827 F (Reste du monde)
Rédacteur en chef :80,80 $ 101,07 $ 126,08 $
Baudouin Seys
Nom ou raison sociale : ____________________ Activité : __________________________ Rédacteurs : J W Angel,
C. Dulon, A.C. Morin, S. TagnaniAdresse : _______________________________________________________________
Maquette : F. Buhot___________________________________ Tél : _____________________________
Code Sage IP99645
Ci joint mon règlement en Francs par chèque à l’ordre de l’INSEE : ___________________________ F.
ISSN 0997 3192
Date : _______________________________ Sgnaturei
© INSEE 1999
qqq

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.