Les comptes économiques de la Guyane en 2007 : La croissance bute sur linflation

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La croissance du Pib de la Guyane est estimée à 4,1 % en 2007, contre 6,4 % en 2006. Ce fléchissement est dû au niveau élevé de l’inflation (3,4 %) et à la faiblesse de la consommation des ménages.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 10 - décembre 2008

Les comptes économiques de la Guyane en 2007

La croissance bute sur l’inflation
Éric MORIAME et Florence FRENET, INSEE, Direction Antilles-Guyane

La croissance du Pib de la Guyane est estimée à 4,1 % en 2007, contre 6,4 % en 2006. Ce
fléchissement est dû au niveau élevé de l’inflation (3,4 %) et à la faiblesse de la consommation des
ménages.


En 2007, le Produit intérieur brut (Pib) de la L’investissement est toujours bien orienté (+4,5 %)
Guyane progresse de 4,1 % en monnaie et contribue à hauteur d’un point à la hausse du
constante. Ce rythme de croissance en ligne avec Pib. Ce dynamisme est autant le fait des
le rythme moyen de ces 13 dernières années collectivités locales et de l’État que des entreprises
(3,9 %), marque cependant un fléchissement d’un et des particuliers.
tiers après une année 2006 exceptionnelle.
L’économie a souffert en revanche de la faiblesse
La croissance de l’activité, qui reste nettement
de la consommation des ménages. Elle ne
supérieure à la croissance française (+2,2 %),
progresse que de 1,7 % en volume, et contribue
permet au Pib par habitant guyanais de progresser
pour 0,9 point à la croissance. Les contraintes de
de 0,7 % en 2007, compte tenu d’une croissance
revenu ont été fortes, et la hausse de 3,4 % des prix
démographique proche de 3,4 % : il dépasse
a pesé sur la consommation. Le pouvoir d’achat
14 100 euros par habitant.
des ménages a ainsi diminué globalement de 0,5
Les dépenses des administrations continuent de point.
croître (+3,9 %). Elles alimentent la demande et
Au total, sous l’effet cumulé de la croissance de contribuent pour 1,9 point à la croissance en
l’activité et de la hausse des prix, la valeur du Pib 2007, devenant ainsi le premier moteur de la
guyanais a progressé de 7,1 % : il atteint 3 croissance régionale.
milliards d’euros.


En 2007, le Pib augmente de 4,1 % en volume
Les principaux agrégats en milliards d’euros courants et leur évolution
Évolution en %
2006 2007 Volume Prix Valeur
Produit Intérieur Brut……………………………….. 2,8 3,0 4,1 2,9 7,1
Consommation des ménages………… 1,4 1,5 1,7 3,5 5,3
Consommation des administrations publiques….. 1,3 1,4 3,9 2,5 6,5
Investissement……………………………………… 0,7 0,7 4,5 2,6 7,2
Imports de biens…………………………. 1,1 1,2 6,2 3,2 9,6
Exports de bi………………… 0,5 0,6 4,0 2,2 6,3
Dépenses des touristes……………….. 0,034 0,035 3,5 2,0 5,5
Source : Insee - CEROM - Comptes rapides


Les comptes économiques rapides : une estimation précoce de la croissance

Produit par l’INSEE, en partenariat avec l’AFD et l’IEDOM dans le cadre du projet CEROM, le compte
rapide 2007 de la Guyane repose sur une modélisation macroéconomique alimentée par les premières
données disponibles de l’année écoulée. Il ne s’agit pas d’un compte définitif : les estimations pourront
faire l’objet d’une révision lorsque la totalité des données de l’année seront connues.
L’économie de la Guyane en 2007 ’i l

La croissance fléchit mais reste élevée en 2007
Taux de croissance du Pib en volume, en %
8%
7%
6%
5%
4%
3%
2%
1%
0%
-1%
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Guyane France entière
Source : Insee - CEROM - Comptes rapides


Les dépenses publiques, moteur de la croissance L’investissement immobilier progresse de 4,5 %
en volume, soutenu par un encours de crédit à
l’habitat en hausse de près de 20 % sur un an, et Les dépenses des administrations publiques
par les nombreux chantiers en cours (Soyouz, augmentent, au rythme de 3,9 % en volume en
Pôle Universitaire Guyanais). 2007, après 5,5 % en 2006. Elles soutiennent la
demande, et contribuent pour 1,9 point à
l’évolution du PIB, devenant le premier moteur La reprise de la commande publique est
de la croissance régionale. Les charges de sensible : elle progresse notamment de 5,2 %
fonctionnement des collectivités locales sont pour l’Ètat et de 8 % pour les collectivités locales
ainsi en hausse de 7 % sur un an, celle de l’État dont les dépenses d’investissement ont atteint
de 3,8 %. ainsi 157 millions d’euros en 2007.

L’investissement reste soutenu Le taux d’investissement (Fbcf/Pib de 23,3 % en
2007) est moindre qu’en 2006, mais reste
La croissance de l’économie guyanaise en 2007 supérieur à la moyenne nationale (21,5 %).
résulte aussi de la progression de 4,5 % des
investissements, qui participent pour un point à
La consommation des ménages s’affaiblit la hausse du PIB.


La consommation des ménages fléchit en 2007 :
L’investissement est bien orienté depuis 4 ans
elle ne progresse que de 1,7 % en volume contre
Évolution de l’investissement, en volume et en % 2,8 % l’année précédente, et contribue pour 0,9
point à la croissance du PIB.
30%
25%
20% Les contraintes de revenus ont été fortes, dans
un contexte d’inflation élevée. Le revenu 15%
disponible brut des ménages augmente de 3,6 %, 10%
un rythme plus mesuré qu’en 2006. 5%
0%
-5% Cette progression limitée des revenus, combinée
-10% à une hausse des prix accrue (3,4 %, après 2,1 %
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 en 2006), a pesé sur le pouvoir d’achat des
ménages, qui diminue de 0,5 % sur un an. Ceci a
Source : Insee - Cerom - Comptes rapides
freiné la consommation, alors même que l’octroi
de crédits à la consommation a progressé de
Les commandes de biens d’équipement 9,3 %.
augmentent de 4,5 % en volume.
L’économie de la Guyane en 2007 ’i l

Une inflation particulièrement élevée Les ménages ont ainsi rogné sur leurs
dépenses de transport (-4,6 %) et de téléphonie Évolution de l’indice des prix, moyenne annuelle en %
(-1 %), au profit des biens de consommation
(+5,5 %) et d’une facture énergétique en forte 3,5%
hausse (+14,7 %).
3,0%

2,5%
Moindre progression des prestations sociales
2,0%

1,5%
Les prestations sociales, qui représentent plus
1,0%du cinquième du revenu disponible brut des
0,5%ménages, ont reculé de 1,1 % en 2007, après
0,0%avoir augmenté de 5 % l’année précédente. Le
montant des allocations chômage versées par 1993 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007
les Assedic baisse pour la seconde année
consécutive : il s’élève à 46 millions d’euros, en
Guyane France
recul de 4,2 %. Cette baisse est liée à une
diminution de 5,5 % du nombre d’allocataires, Source : Insee
consécutive à l’amélioration de l’emploi et à
l’entrée en vigueur en 2006 de la nouvelle
convention d’assurance chômage. Fin
Embellie sur le marché du travail décembre 2007, 4 700 personnes bénéficiaient
d’une allocation.
Après une baisse de 9,3 % en 2006, le nombre
de demandeurs d’emplois de catégorie 1 L’amélioration du marché du travail a également
(DEFM1) a reculé de 5,5 % en 2007 pour s’établir profité aux rmistes, dont le nombre est en repli
à 10 800 demandeurs fin décembre. Ce recul de 5,7 % sur un an. Le montant moyen versé
profite davantage aux hommes (-9,6 %), qu’aux aux 12 200 allocataires a progressé de 1,6 % : il
femmes (-2,3 %). Les jeunes de moins de 25 ans s’élève à 434 euros par mois. Les bénéficiaires
1 (-7,6%) profitent de cette embellie, perceptible à du Revenu de Solidarité (RSO ) sont désormais
tous les niveaux de formation et dans toutes les plus de 800, soit une hausse de 34 %.
catégories socio-professionnelles. Le nombre de
chômeurs de longue durée inscrits à l’ANPE (à la
Les prestations versées par la Caisse recherche d’un emploi depuis plus d’un an)
d’allocations familiales augmentent de 6,4 %. diminue ainsi de 3,1 %. Leur exclusion du marché
Cette tendance s’observe pour toutes les du travail reste cependant problématique : 50 %
prestations : le nombre de bénéficiaires de des chômeurs de Guyane le sont depuis plus de
l’allocation pour parent isolé (API) est en hausse 3 ans.
de 13 %, et celui de l’allocation de soutien
familial (ASF) de 15 %.
L’emploi salarié marchand est en augmentation
de 7,6 % en 2007, et les offres d’emplois
Dans le même temps, la hausse des prix à la centralisées par l’ANPE progressent de 7,2 % sur
consommation s’est nettement accélérée à un an.
3,4 % en moyenne annuelle, après 2,1 % en
2006. Ce rythme, plus de deux fois supérieur à
Le taux de chômage au sens du BIT reflète cette celui de France métropolitaine (+1,5 %), est
amélioration : il est de 20,6 %, soit 7 points de alimenté par la forte hausse du prix des services
moins qu’en 2006. Le maintien du dispositif des (+5,7 %), qui explique plus du tiers de
Contrats d’accompagnement de l’emploi (CAE, l’évolution annuelle.
dont 2 455 ont été signés) contribue à ce recul.


Les revalorisations de loyers et des services de
Ce taux demeure toutefois nettement plus élevé santé ont été particulièrement fortes. Les prix de
que celui observé en France métropolitaine à la l’énergie et du tabac ont aussi vivement
même période (8,1 %). Le niveau du chômage progressé et l’alimentation s’est renchérit de
reste préoccupant en particulier chez les jeunes 2,4 %.
actifs : 41 % des moins de 25 ans sont au

chômage, contre 22 % en métropole.

1 Qui concerne les plus de 50 ans, allocataires du
RMI depuis plus de deux ans.
L’économie de la Guyane en 2007 ’i l

Détérioration du commerce extérieur Valeur ajoutée des branches
Évolution en volume en 2007
Le rythme des importations augmente Valeur ajoutée
sensiblement en 2007, porté par la progression Branches en volume
de la demande énergétique. Hors effet prix, les
importations d’hydrocarbures augmentent ainsi
Primaire -1,0% de près de 16 %.
Industrie (yc énergie) 1,4%
Le déficit commercial se dégrade de 75 millions Construction 4,8%
d’euros en 2007 : il atteint 684 millions d’euros
Services marchands 3,7% et le taux de couverture des échanges chute à
44,7 %. Services non marchands 3,6%

Toujours plus d’importations Source : Insee - Cerom - Comptes rapides
Évolution des échanges extérieurs en valeurs, en %

17%
L’activité touristique : marginale mais bien orientée

12%
Après un premier semestre difficile, le secteur
touristique affiche des résultats encourageants,
7% grâce à la bonne tenue du tourisme d’affaire (qui
représente 74 % de la clientèle hôtelière). En
2007, plus de 217 000 voyageurs ont été 2%
enregistrés par la police aux frontières, soit une
2004 2005 2006 2007 hausse de 19 %.
-3%

L’activité hôtelière est marquée par une hausse
-8%
significative du taux d’occupation des hôtels au Imports Exports y.c.tourisme
quatrième trimestre. Les mois d’octobre et de
Source : Insee - Cerom - Comptes rapides novembre ont connu des taux d’occupation
proche de 70 %. Le taux d’occupation annuel
moyen des hôtels, en hausse à 54 %, reste
cependant insuffisant. La fréquentation des Situation contrastée dans l’agriculture
principaux sites touristiques rebondit de 9,5 % en
2007, après le recul de 4 % observé en 2006.
Le secteur primaire connaît de sérieuses
difficultés, plus particulièrement dans la pêche
et la riziculture. Sa valeur ajoutée baisse de 1 % L’effort d’investissement, mesuré par l’encours
en volume en 2007, après -2 % en 2006. total des crédits alloués par le système bancaire
sur le secteur hôtelier guyanais, s’élève en 2007
à 6,8 millions d’euros (+ 27 %). La riziculture est en proie à des attaques
phytosanitaires qui prennent le pas sur les
Au total, la dépense touristique en Guyane cultures, et sujette à des invasions d’eau de
progresse de 3,5 % en volume, après avoir mer. De ce fait, le rendement annuel en volume
baissé de 2 % en 2006. Elle ne contribue que de baisse de 42,5 % après -15,2 % en 2006. Les
façon marginale à la croissance du Pib. filières traditionnelles agricoles sont en
stagnation, avec une faible progression des
abattages de porcins et bovins. Le BTP toujours dynamique

Le secteur du BTP reste le secteur le plus Après une année 2006 difficile, marquée par
une longue grève et la faillite de la CFPN, dynamique en 2007. Il affiche un niveau d’activité
très favorable : sa valeur ajoutée progresse de l’activité crevettière repart à la hausse avec une
production de 2 369 tonnes (+7 %). Néanmoins, 4,8 %, portée par les constructions liées aux
chantiers de Soyouz, du Pôle Universitaire les exportations chutent de 12 % en volume
(après -20 % en 2006). Les quantités exportées Guyanais (PUG) et de nombreux bâtiments
scolaires, et par la bonne orientation de en métropole, principal marché d’exportation,
baissent de 7,3 %. l’investissement immobilier.
L’économie de la Guyane en 2007 ’i l

En matière de logements, la Guyane doit faire mission est vitale pour le ravitaillement futur de
face à une forte pression démographique et la Station Spatiale Internationale (ISS).
rattraper le retard accumulé au cours des
dernières années. La production de logements
En 2007, Arianespace a réalisé 940 millions neufs continue sa progression, augmentant de
d’euros de chiffre d’affaires, et signé 13 nouveaux
8,4 % en 2007 (après 6 % en 2006). La dotation
contrats commerciaux. LBU (Ligne budgétaire unique) allouée par l’État
pour le financement de logements, de
réhabilitations, et d’amélioration suit la tendance L’industrie s’essouffle
(+15,2 %) par rapport à 2006.
Les ventes de ciment sont en forte L’exploitation aurifère a souffert en 2007 : 2,4
augmentation (+19 % sur un an, +21 % en tonnes d’or ont été officiellement extraites, soit un
2006), même si un ralentissement de l’activité recul de la production de 0,6 tonne par rapport à
dans la construction est perceptible au 3ème 2006. Les exportations se replient de 46 %, à 2,7
trimestre. tonnes contre 5 tonnes l’année précédente. L’or
reste néanmoins le premier produit d’exportation
de la Guyane (hors spatial), devant les produits
Le spatial poursuit son développement
de la mer et le bois.

La filière canne-sucre peine également : les
L’arrivée à maturité du nouveau lanceur quantités de cannes manipulées baissent de
Ariane 5 a permis une montée en cadence de 21,5 %, et la production de Rhum s’effondre de
l’activité de lancements : en 2007, 6 lancements 25 %.
ont été réalisés avec la version lourde (ECA)
L’ensemble du secteur industriel ne croît donc d’Ariane 5, contre 5 en 2006 comme en 2005.
que de 1,4 % en volume, contre 10,3 % en 2006,
en dépit de la bonne tenue de l’industrie des
Les travaux d’infrastructures du projet Soyouz biens de consommation (+4,6 %).
se sont poursuivis, avec la réalisation du massif
de lancement et de plusieurs bâtiments
Dynamisme du tertiaire
(bâtiment d’intégration du lanceur, bunker du
centre de lancement, centrales de production
La demande des ménages est peu soutenue, d’énergie et de climatisation). De nombreuses
mais les services aux entreprises conservent leur entreprises locales ont contribué à ces
dynamisme (+5,5 %). Les services financiers et chantiers, mobilisant près de 500 emplois sur le
immobiliers progressent respectivement de 1 % et site, en plus des 1 350 employés permanents
2,1 %. du Centre Spatial de Guyane (CSG).

En moyenne, les services privés gagnent 3,7 % Pour le CSG, 2007 est également l’année de la
en volume, après 4,7 % en 2006. Le commerce qualification du moteur du futur lanceur Vega et
contribue à ces bons résultats : sa valeur ajoutée surtout de la préparation de l’ATV (Automated
progresse de 5,2 %. Transfer Vehicule), un vaisseau spatial dont la


Des comptes rapides issus d’une modélisation de l’économie guyanaise

Le modèle utilisé pour construire les comptes rapides est un modèle macro-économique, de type keynésien, dit
« quasi-comptable ». Il permet de projeter les comptes économiques d’une année donnée à partir d’hypothèses
d’évolutions de l’offre et de la demande de biens et services. En Guyane, ce modèle est construit avec 25 branches et
25 produits.
Le modèle est basé sur le TES (Tableau des Entrées-Sorties) de la Comptabilité Nationale. En effet, ces relations
comptables permettent d’assurer la cohérence du modèle en décrivant les équilibres nécessaires entre les
ressources et les emplois pour chaque opération. La projection du compte se fait selon la méthode de Léontieff,
fondée sur les interactions entre branches, et celle de Keynes, fondée sur l’interaction revenu-consommation.
Le modèle intègre peu de relations de comportement des agents et ne peut donc pas être utilisé pour simuler l’impact
de changements dans ces comportements.
L’économie de la Guyane en 2007 ’i l

Bibliographie
« Les comptes économiques des DOM », consultables sur www.insee.fr/guyane
« La Guyane en 2007 », Rapport annuel de l’IEDOM – juin 2008 www.iedom.fr
« L’année économique et sociale 2007 en Guyane », Antiane-Eco n°70, Insee – octobre 2008

Les publications CEROM aux Antilles-Guyane

Guyane
« Guyane : un développement sous contraintes » – juin 2008
« La croissance bute sur l’inflation » , Antiane-Eco n°70, Insee – septembre 2008
« Guyane - Suriname : une meilleure connaissance mutuelle pour une coopération renforcée », décembre 2008

Guadeloupe
« Croissance : léger rebond », Antiane-Eco n°70, Insee – septembre 2008
« Une économie en déficit … d’image » – Cerom, juin 2004

Martinique
« Entreprises de Martinique », juin 2007
« La croissance s’essouffle » - Antiane-Eco n°70, Insee – septembre 2008
« L’économie martiniquaise au passage de 2000 : une trajectoire vertueuse ? » – juin 2005

Les RUP
« L’ultrapériphéricité définit-elle un modèle de croissance ? » – mars 2008


Guyane : un développement sous contraintes
Le bilan macroéconomique 1993-2006 de la Guyane vient de paraître. La Guyane a connu
depuis le début des années 90 de profondes transformations. La taille de son économie a
doublé et son tissu économique s'est transformé. L’exceptionnel dynamisme
démographique pèse toutefois sur la croissance par habitant : loin des phénomènes de
rattrapage souvent évoqués pour les Dom, la Guyane est confrontée à un véritable
décrochage de ses indicateurs socio-économiques
Juin 2008, 79 p., 12€


L'ultrapériphéricité définit-elle un modèle de croissance ?

L’insularité est-elle un déterminant de la dynamique de croissance des RUP ? Si les RUP
partagent un même statut, leurs caractéristiques en termes de démographie, institutions et
histoire économique montrent une grande hétérogénéité. Il n’y aurait pas un modèle de
croissance spécifique à l’ultra-périphéricité.
Faut-il en déduire que leur croissance est autonome de celle de leurs métropoles ? Non, cette
hétérogénéité s’explique davantage par les politiques économiques nationales, en particulier
en matière d’emploi et de change.
Mars 2008, 122 p., 12€

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