Les comptes extérieurs de la France en 2004 Le besoin de financement se creuse

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En dépit de la force de l'euro, les exportations de biens et de services se redressent en 2004, en moyenne annuelle. Rehaussées fin 2003 par la livraison du Queen Mary 2, elles restent soutenues par d'importantes livraisons de biens d'équipement. L'amélioration de la conjoncture en Europe stimule également les ventes de biens intermédiaires et de biens de consommation. Mais en réponse à une demande intérieure plus vigoureuse, les importations de biens et de services rebondissent aussi, et plus vivement encore. L'envolée des cours du pétrole se répercute sur la facture énergétique. Celle-ci s'alourdit de 5,9 milliards d'euros et pèse sur le solde des échanges de biens qui devient déficitaire. Le solde touristique s'érode. Le déficit des opérations de répartition restant élevé, le besoin de financement de la France apparu en 2003 se creuse.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1035 - JUILLET 2005
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Les comptes extérieurs
de la France en 2004
Le besoin de financement se creuse
Claudie Louvot, Ghislaine Monerie, division Échanges extérieurs, Insee
n dépit de la force de l’euro, La demande intérieure étant aussi plus vigou-
reuse, les importations de biens et de servicesles exportations de biens et de
reprennent également en 2004, et très nette-Eservices se redressent en 2004,
ment : + 8,7 % en valeur, après – 0,8 % en 2003
en moyenne annuelle. Rehaussées fin
et – 2,6 % en 2002. Toutefois, à raison de deux
2003 par la livraison du Queen Mary 2, points, cette hausse est imputable aux achats
elles restent soutenues par d’importan- de produits énergétiques. Comme elle est plus
tes livraisons de biens d’équipement. rapide que celle des exportations, le solde des
échanges de biens et de services (FAB-FAB)L’amélioration de la conjoncture en
se creuse de 13,4 milliards d’euros (tableau 1).Europe stimule également les ventes
La facture énergétique, en particulier, s’alourdit
de biens intermédiaires et de biens de
de 5,9 milliards, pour s’établir à – 27,9 milliards.
consommation. Mais en réponse à une Le solde des échanges de biens devient défici-
demande intérieure plus vigoureuse, taire (– 6,6 milliards d’euros FAB/FAB) et le
les importations de biens et de servi- solde des échanges de services recule de 3,4
milliards, en raison notamment de l’érosion duces rebondissent aussi, et plus vive-
solde touristique. Par ailleurs, le déficit desment encore. L’envolée des cours du
opérations de répartition ne se résorbant que
pétrole se répercute sur la facture
partiellement, le besoin de financement de la
énergétique. Celle-ci s’alourdit de France s’accroît : il atteint 10,4 milliards d’euros
5,9 milliards d’euros et pèse sur le en 2004, après 4,2 en 2003.
solde des échanges de biens qui de-
vient déficitaire. Le solde touristique Flambée des cours du pétrole
s’érode. Le déficit des opérations de et des matières premières
répartition restant élevé, le besoin de
Globalement en baisse depuis deux ans, les
financement de la France apparu en
prix des exportations de biens, ainsi que ceux
2003 se creuse. des importations, repartent à la hausse en
Les importations de biens et de services
En 2004, les exportations françaises de biens
augmentent plus vite que les exportations
et de services se redressent après trois années
difficiles. En valeur et en moyenne annuelle, elles
Indice de volume,progressent de + 5,0 %, après une baisse de
base 100 en 1998
– 2,9 % en 2003 et une quasi-stagnation en 2002 150
(graphique 1). Dans un environnement interna- 145
tional ponctué de tensions géopolitiques, le 140
Importations
commerce mondial avait été perturbé depuis 135
1302001 par le ralentissement de l’économie améri-
Exportations
125caine et la langueur de la croissance euro-
120péenne. Il se réanime vers la fin de l’année
1152003, partout dans le monde, y compris dans la
110zone euro. En dépit de la force de la monnaie
105unique et des incertitudes liées à l’envolée des
100cours du pétrole et des matières premières, les
T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4
exportations françaises bénéficient en 2004 du 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
rebond des commandes extérieures. Source : comptes nationaux trimestriels - Insee
INSEE
PREMIERE2004. Le retournement des flux en raisons différentes. À l’importation, la comme les biens d’équipement informa-
valeur est accentué par ce renverse- conversion en euros amortit les réper- tiques, la baisse structurelle des prix se
ment de tendance dans l’évolution des cussions de la hausse des cours du brut poursuit (– 14 %). Dans l’automobile, les
prix. C’est la conséquence de la flambée et des matières premières, restée de fait répercussions de la hausse des cours
des cours du pétrole et des matières pre- relativement indolore au départ : le prix des matières premières se font sentir au
mières : en moyenne annuelle, le cours de l’énergie n’avait augmenté que de tournant de l’année 2003, mais les prix
du Brent en dollars augmente de + 2,5 % en 2003. De plus, dans certains s’assagissent ensuite. Toutefois, en
+ 32,6 % en 2004 après + 15,6 % en cas, les prix avaient probablement été moyenne annuelle, ils augmentent de
2003, le prix du caoutchouc de + 18,6 % verrouillés dans le cadre de contrats à + 4,5 %.
après + 37,4 % et le prix des matières terme, conclus précisément pour mettre
premières minérales de + 35,3 % après les entreprises à l’abri de ce type de Les biens d’équipement
+ 12,4 %. Ces hausses sont nées de ten- risque. rythment les exportations
sions sur les capacités de production L’appréciation de l’euro favorise aussi
dues à la forte croissance de la la modération des prix d’exportation. Après une année morose, les exporta-
demande mondiale, et notamment à Elle réduit la compétitivité des produits tions de biens se redressent, tirées par
l’explosion de la demande chinoise. Des français, ce qui conduit certains opéra- les produits manufacturés dont tous les
comportements spéculatifs les ont en teurs à adopter des politiques de prix postes se retournent, en moyenne
outre renforcées. En 2004, leurs effets plus offensives pour préserver leurs annuelle (+ 4,5 % en volume en 2004,
sur les prix d’importation commencent à parts de marché. En 2002 et 2003, le après – 2,0 % en 2003 et + 1,6 % en
se faire sentir : le prix de l’énergie fait un prix des biens exportés avait nettement 2002). Les ventes de biens d’équipe-
bond de + 15,9 %. Les prix des biens reculé, de – 2,5 % et – 1,8 %. En 2004, la ment augmentent de + 6,5 % (– 5,3 % en
intermédiaires augmentent également : modération des prix reste de mise sur 2003). Dans le cas du matériel électrique
+ 11,6 % pour les produits de la métal- certains marchés où la concurrence est et électronique et des produits minéraux,
lurgie, + 3,4 % pour les matières premiè- rude, tels que celui des vêtements les progressions avoisinent 10 %. Les
res minérales. Par le biais des coûts de (– 3,3 %) ; dans le cas des produits à fort exportations de biens de consommation se
production, ces hausses se diffusent contenu en nouvelles technologies, redressent également : + 4,5 %, après un
peu à peu à certains prix d’exportation
Le compte du Reste du monde en 2003 et 2004(+ 7,3 % pour les biens intermédiaires de
en milliards d'euros courantsla métallurgie et + 3 % pour le poste
Exportations Importations« chimie, caoutchouc, plastique »).
Solde 2003 Solde 2004
2004 2004
Biens et services FAB-FAB 17,5 4,1 428,1 424,0
Effet modérateur de
Biens FAB-FAB 3,4 - 6,6 342,7 349,3
l’appréciation de l’euro Biens CAF-FAB - 3,0 - 13,8 342,7 356,5
Agriculture 1,8 1,7 10,3 8,6
Dans le même temps, la monnaie euro- Industries agro-alimentaires 6,8 6,5 30,0 23,5
Énergie - 22,0 - 27,9 12,3 40,2péenne s’apprécie fortement par rapport
Produits manufacturés 10,4 5,9 290,2 284,3au dollar (+ 9,9 % en moyenne annuelle
dont : Biens de consommation - 6,3 - 7,7 52,2 59,9
en 2004 après + 19,7 % en 2003) et aux
Automobile 11,6 12,2 53,6 41,4
monnaies qui lui sont arrimées, ce qui Biens d'équipement 8,2 7,3 81,4 74,1
joue un rôle modérateur sur le prix des Biens intermédiaires - 3,1 - 5,8 103,1 108,9
Tourisme 11,6 10,3 32,8 22,5échanges ; et cela, à l’importation
Services hors tourisme 2,5 0,4 52,6 52,2comme à l’exportation, mais pour des
Négoce et commissions - 0,7 - 1,1 3,7 4,8
Transports - 0,3 - 1,1 17,7 18,8 Les biens d'équipement dessinent
Télécommunications 0,5 1,0 2,5 1,5
le profil des exportations
Services aux entreprises 1,9 1,3 22,4 21,0
Activités culturelles - 0,3 0,0 2,3 2,2évolutions en volume et contributions
Services d'assurance - 0,3 - 0,6 1,0 1,55
Services financiers 1,5 0,6 2,7 2,1
4
Santé 0,2 0,2 0,4 0,2
3
Opérations de répartition - 21,8 - 14,5 99,6 114,0
2 dont : Rémunération des salariés 7,8 7,9 9,3 1,4
Impôts sur la prod. et les importations - 6,8 - 5,3 /// 5,31
e
4 ressource - 9,6 - 10,2 /// 10,2
0
Subventions 9,7 9,6 /// - 9,6
-1 Coopération internationale courante - 3,7 - 4,5 1,5 5,9
-2 Revenus de la propriété - 3,5 - 3,4 77,2 80,6
Primes d'assurance 0,8 0,9 2,3 1,4-3
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 Indemnités d - 0,7 - 1,1 0,3 1,4
2002 2003 2004 Autres transferts courants - 2,4 - 3,4 5,8 9,2
automobile biens de consommation Transferts en capital - 7,7 0,8 0,6 - 0,2
biens d'équipement biens intermédiaires Besoin de financement - 4,2 - 10,4 /// ///
Produits manufacturés (ensemble hors énergie)
Source : comptes nationaux - InseeSource : comptes nationaux trimestriels - Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIERErecul de plus de 10 % en 2003, pour l’é- Les échanges de biens de la France par grande zone
lectronique grand public et les meubles ; en milliards d'euros courants
+ 6,8 % après – 2,9 %, pour les vête-
Soldes CAF-FAB Valeur du flux en 2004
ments et les cuirs, et le dynamisme des
2003 2004 Exports Imports
exportations de produits pharmaceuti-
Union européenne à 15 6,6 2,1 215 213
ques et de cosmétiques ne se dément
dont Union monétaire - 3,1 - 7,0 175 182
pas. Seules les exportations de voitures OCDE hors UE - 1,6 - 3,9 62 66
ralentissent, freinées par la concurrence
Monde hors UE et OCDE - 8,1 - 12,1 66 78
de plus en plus prégnante des marques
Exportations FAB, importations CAF.étrangères (+ 2,8 % après + 3,5 %).
Source : comptes nationaux - Insee
Toutefois, le message délivré par les
moyennes annuelles gagne à être achats aéronautiques, Boeing et piè- importations. Les échanges reprennent
nuancé (graphique 2). En premier lieu, si ces destinées à la construction du gros notamment avec deux grands partenaires,
les exportations n’avaient fait que se sta- porteur d’Airbus,l'A 380 (+ 4,5 % après l’Allemagne et l’Italie, après trois années
biliser en 2004, elles auraient déjà pro- – 11,2 % en 2003).Lesbiensintermédiaires de stagnation. Le recul des exportations
gressé de + 2,7 %, car elles avaient été repartent également, après deux années vers les pays dont les monnaies se sont
nettement rehaussées à la fin de l’année de stagnation (+ 5,1 %). Mais peut-être dépréciées, tels que le Royaume-Uni et
2003 par la livraison du Queen Mary 2, les anticipations des industriels sont-elles les États-Unis, s’interrompt. Les impor-
entre autres. Par ailleurs, ce sont princi- trop optimistes car les stocks se gonflent. tations en provenance des États-Unis,
palement les biens d’équipement qui Les conditions de crédit encouragent dopées par les achats de Boeing,se
dessinent le profil des exportations. aussi la consommation des ménages, retournent également (+ 6,8 % après
Ainsi, le redressement des ventes de d’autant qu’ils ont bénéficié de baisses – 18,7 %).
biens intermédiaires et de biens de d’impôts fin 2003. Leur demande se Mais le marché asiatique est de loin le
consommation en cours d’année ne porte sur des produits majoritairement plus dynamique : il a presque rattrapé,
compense pas la contraction des livrai- importés, tels que l’électronique grand en valeur, celui du continent nord-améri-
sons aéronautiques, et ces dernières public et les meubles : les importations cain. Les exportations vers la Chine et
expliquent l’essentiel du ressaut du der- de ces biens d’équipement du foyer pro- Hong-Kong augmentent de plus de 9 %,
nier trimestre, imputable aussi à la gressent de + 11,4 % en volume en pour la deuxième année consécutive. À
reprise des ventes d’automobiles. Au 2004, après avoir stagné en 2003. Les l’importation, la place de cette zone sur
cours de la période récente, marquée achats de cosmétiques s’accroissent de le marché français s’est nettement
par une crise du transport aérien, les + 5,9 %, et les achats de vêtements de consolidée (4,9 % en 2004, contre 3,7 %
exportations ont manifestement souffert + 6,3 %. La forte accélération de ce der- en 2002) grâce à des taux de croissance
de la forte spécialisation de la France nier poste au quatrième trimestre à deux chiffres (+ 21,2 % en 2004). Elle
dans l’industrie aéronautique. Dans le (+ 8,5 %), accompagnée d’une baisse explique presque un point de la hausse
même temps, le commerce extérieur de sensible des prix (– 4,0 %), n’est pas des importations en 2004, et cette contri-
l’Allemagne, plus diversifié et mieux sans lien avec la montée en charge du bution la place en deuxième position
positionné géographiquement, restait textile asiatique. Enfin, la guerre des prix parmi les fournisseurs de la France, der-
très dynamique, alors qu’il était soumis entre constructeurs a favorisé la com- rière l’Allemagne (+ 1,5 point). Par ail-
aux mêmes conditions de change. mercialisation des voitures étrangères leurs, un autre géant asiatique com-
sur le marché français : aux deux tiers mence à s’ouvrir : l’Inde, dont les achats
constituées de véhicules, les importa- à la France s’accroissent de + 30 % enForte progression
tions de produits de l’automobile aug- 2004, et les ventes de près de + 14 %.des importations de biens
mentent de + 8,8 %, une hausse inédite Quelle que soit la zone, les soldes se
En France, le redressement des depuis 2000. Soutenues par tous les creusent, plus particulièrement avec
exportations et l’amélioration du cli- postes, ou presque, les importations de l’Asie, l’Allemagne et le Benelux.
mat des affaires, dans la zone euro produits manufacturés augmentent, au
notamment, ont suscité un regain de total, de + 7,0 % en volume. Tourisme : le pire est passé
confiance à partir de la mi-2003. Avec mais l’excédent s’érode
pour adjuvant des conditions de finance- Intensification des échanges
ment particulièrement favorables, les Le tourisme mondial était très affectéavec l’Asie
conditions d’une reprise de l’investisse- depuis 2001 par le ralentissement éco-
ment se trouvaient ainsi réunies. Les En 2004, le rééquilibrage du commerce nomique, les troubles politiques et les
importations de matériel électrique et mondial et un effet de change devenu crises sanitaires. Il renoue en 2004 avec
électronique reprennent dès la fin de plus neutre se répercutent sur l’orienta- la croissance, mais la France n’en tire
l’année 2003 (+ 7,8 % au second tion géographique des échanges pas le meilleur parti. Le haut niveau de
semestre), pour augmenter de + 13,1 % (tableau 2). À l’inverse de l’année précé- l’euro reste un obstacle pour une partie
en 2004, en moyenne annuelle et en dente, l’Union européenne (à 15) de la clientèle, et les touristes euro-
volume, après + 4,1 % en 2003. Les apporte une contribution positive de plus péens s’orientent vers des destinations
importations de biens d’équipement de 3 points à la hausse des exportations, moins onéreuses et plus ensoleillées. La
sont en outre dopées par d’importants et de plus de 4 points à celle des clientèle lointaine en revanche est de
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
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PREMIERE Besoin de financement particulièrement vite dans le transport français. Le solde des revenus de la
pour la deuxième année aérien (+ 19,9 %). Le déclin du négoce propriété est ainsi préservé. Les ver-
international se poursuit. Le solde des sements au titre de la coopération
en milliards d'euros courants
services d’intermédiation financière est internationale courante augmentent40
positif, mais diminue sensiblement. sensiblement, et la « quatrième res-
30
source », fraction de la contribution
20
française au budget des institutions
10 Le besoin de financement européennes, est en hausse pour com-
0 s’accroît penser partiellement le repli des verse-
–10 ments de TVA.
Depuis 2000, tous les soldes intermé-–20
diaires ont successivement creusé le
–30
1995 19961997 1998 19992000 2001200220032004 solde du compte du Reste du monde,
Solde des opérations de répartition passé d’une capacité de financement de Sources des échanges de biens FAB-FAB
Solde des de services - hors tourisme + 16,9 milliards d’euros en 2001 à un touristique
Capacité ou besoin de financement de la Nation besoin de financement de – 10,4 mil-
Source : comptes nationaux - Insee liards en 2004, soit une baisse cumulée
Le compte du Reste du monde est, pour
de 27 milliards (graphique 3). En 2004, la première fois, établi en base 2000. Il se
retour, même si sa fréquentation n’est les échanges de biens deviennent défici- fonde sur les statistiques douanières,
pour l’évaluation des échanges de biens,pas revenue au niveau de 2002. Le plus taires (– 6,6 milliards, FAB-FAB), l’excé-
et sur le compte des transactions couran-dur de la crise semble néanmoins dent touristique s’érode continûment
tes de la Balance des paiements, pour l’é-
passé : les recettes touristiques se depuis quatre ans et le déficit des opéra-
valuation des échanges de services et
redressent après une année 2003 parti- tions de répartition, qui s’était nettement des opérations de répartition. Par produit,
culièrement noire, il est vrai (+ 1,5 % accentué en 2002, ne s’est pas amélioré les importations sont mesurées « Coûts,
assurance, fret » (CAF) : elles compren-après – 5,4 %). En revanche, pour les depuis lors. Il atteint – 14,5 milliards en
nent les coûts de transport et d’assuranceFrançais, la force de l’euro est un atout 2004. Sa détérioration provenait de la
en territoire de transit (entre les frontières
qui contribue à leur redonner le goût des dégradation du solde des intérêts,
des pays partenaires). Dans les comptes,
voyages, même s’ils en écourtent la conséquence d’une baisse sensible des elles sont globalement corrigées pour être
durée. Au total, leurs dépenses explo- recettes (– 9,7 % en 2002 et – 3,2 % en évaluées « Franco à bord » (FAB). Á l’oc-
casion de la base 2000, des efforts de rap-sent (+ 8,7 % après + 0,6 %) et le solde 2003) alors que les versements conti-
prochement importants ont été accomplistouristique, toujours nettement excé- nuaient à croître modérément. Le ralen-
en faveur de la convergence du compte du
dentaire (+ 10,3 milliards), se tissement des flux d’intérêts était
Reste du monde et du compte de la Ba-
dégrade de 1,3 milliard. directement lié à la baisse des taux. lance des paiements, dont les soldes com-
Les échanges liés aux autres activités L’appréciation de l’euro a pu aussi con- merciaux sont maintenant très proches.
de services sont eux aussi déséquili- tribuer à dévaloriser les recettes libel-
brés. Les recettes n’augmentent quasi- lées en dollars. Les portefeuilles de titres
ment pas alors que les dépenses sont en étrangers détenus par des résidents s’é-
Définitionshausse de + 5 % : le solde diminue de tant accrus à partir de 2003, les recettes
plus de 2 milliards. La vitalité du com- d’intérêts renouent avec la croissance
merce mondial stimule les échanges de en 2004 (+ 7,7 %). Mais les émissions de
services de transport, dont la valeur titres publics français ont aussi aug-
Contribution : l’évolution d’un flux
intègre en outre un surcoût lié à la menté et ces titres ont été achetés par d’échanges agrégé peut être décom-
hausse du prix du carburant. Toutefois, des non-résidents. Les versements pro- posée, par zone ou par produit, en fonction
des contributions des postes composantla concurrence ne jouant pas en faveur gressent donc à peu près autant que les
ce flux. La contribution d’un poste s’obtientdu transport français, les recettes recettes (+ 7,8 %) et le déficit se creuse à
en multipliant le taux de croissance de ce
progressent moins rapidement que nouveau. Le solde des dividendes s’a-
poste par son poids dans l’agrégat l’année
les dépenses, (+ 6,3 % contre méliore, en liaison avec les bons résul- précédente. La somme de toutes les con-
+ 11,0 %) ; ces dernières augmentent tats des filiales étrangères des groupes tributions est égale au taux de croissance.
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