Les échanges extérieurs de la France - Un excédent en baisse

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En 2000, la capacité de financement de la France atteint 135 milliards de francs, soit 20,5 milliards d'euros. Elle reste élevée mais son niveau est en retrait de 60 milliards de francs par rapport aux trois années précédentes. Pourtant, les échanges de services, notamment le solde touristique, sont en fort excédent. Les opérations de répartition dégagent elles aussi un excédent, grâce aux revenus des investissements français à l'étranger. Mais la hausse spectaculaire des cours du pétrole a alourdi la facture énergétique de 70 milliards de francs. L'excédent des échanges de produits manufacturés s'est réduit de 40 milliards de francs : les importations comme les exportations se sont fortement accrues, mais la croissance des importations a été plus rapide, en raison du fort décalage conjoncturel favorable à la France. La contribution du commerce extérieur à la croissance a été de ce fait légèrement négative.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 794 - JUILLET 2001
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Les échanges extérieurs
de la France en 2000
Un excédent en baisse
Agnès Greliche et Micheline Vincent, division Échanges extérieurs, Insee
n 2000, la capacité de financement Le solde des échanges entre la France et
l’étranger - sa capacité de financementde la France atteint 135 milliards
(cf. Pour comprendre ces résultats) - se réduitEde francs, soit 20,5 d’un tiers par rapport aux années 1997 à 1999.
d’euros. Elle reste élevée mais son niveau Il s’élève à 20,5 milliards d’euros (135 milliards
de francs), et représente 1,5 % du PIBest en retrait de 60 milliards de francs par
(graphique 1 et tableau 1). Cette réduction
rapport aux trois années précédentes. s’explique par des facteurs conjoncturels
Pourtant, les échanges de services, moins favorables, en particulier le fort renché-
rissement des prix du pétrole amplifié par lanotamment le solde touristique, sont en
dépréciation de l’euro face au dollar. Néan-
fort excédent. Les opérations de réparti- moins, l’année 2000 est marquée par un
tion dégagent elles aussi un excédent, exceptionnel dynamisme des échanges com-
merciaux, à peine affecté par le ralentissementgrâce aux revenus des investissements
de la demande mondiale adressée à la France
français à l’étranger. Mais la hausse en fin d’année.
spectaculaire des cours du pétrole a
alourdi la facture énergétique de 70 milliards
L’excédent des échanges
de francs. L’excédent des échanges de de biens disparaît
produits manufacturés s’est réduit de 40
Le solde des échanges de biens s’est forte-milliards de francs : les importations
ment contracté en 2000 : après sept années
comme les exportations se sont forte- consécutives d’excédent, il est déficitaire de
21,9 milliards de francs (en termes FAB-FAB).ment accrues, mais la croissance des
Le premier facteur explicatif est l’alourdisse-importations a été plus rapide, en raison
ment de la facture énergétique : 71 milliards de
du fort décalage conjoncturel favorable à francs de plus qu’en 1999. Les échanges en
produits manufacturés expliquent le reste de lala France. La contribution du commerce
détérioration (42 milliards de francs), la diminu-extérieur à la croissance a été de ce fait
tion étant concentrée sur le second semestre
légèrement négative. (graphique 2).
Soldes entre la France et l’extérieur Capacité de financement de la Nation
En milliards d’euros
40En milliards d’euros courants
Capacité de financement
30Solde extérieur
Biens FAF-FAB
1996 1997 1998 1999 2000 20
TourismeBiens FAB-FAB 7,7 21,2 18,2 13,6 - 3,2 10
Services
Services hors tourisme(hors tourisme) 4,1 6,0 5,5 5,8 7,9 0
Tourisme 8,3 10,2 10,9 13,4 15,1
- 10Opérations
Opération de répartitionde répartition - 9,3 - 5,7 - 3,9 -3,1 0,7
- 20
Capacité de - 30
financement 10,8 31,7 30,7 29,7 20,5 1990 199119921993 19941995 1996 19971998 1999 2000
Source : comptes nationaux base 95 - Insee
Source : comptes nationaux base 95 - Insee
INSEE
PREMIERECette baisse du solde commercial s’est Le compte du « Reste du monde » en 1999 et 2000
inscrite dans un contexte de fort dyna-
En milliards de francs courantsmisme des flux. En moyenne annuelle,
les exportations croissent de 13,3 % en Exportations Importations
volume (après + 4,3 % en 1999). En Solde 1999 Solde 2000 (emplois) (ressources)
2000 2000valeur, leur progression est encore plus
Biens FAB-FAB 90,1 -21,9 2 147,3 2 169,2soutenue (+ 15,0 %). Cette vigueur tient
Biens CAF-FAB 62,0 -51,5 2 147,3 2 198,8à l’accroissement de la compétitivité-prix
Agriculture 14,9 14,5 68,4 53,9des entreprises françaises et au dyna-
Industrie Agro-Alimentaire 47,6 48,2 186,3 138,0misme de la demande extérieure, qui
Energie -74,6 -146,0 76,2 222,2
s’affaiblit néanmoins à partir de l’été. Produits manufacturés 74,0 31,7 1816,4 1784,7
La croissance des importations de biens dont : Biens de consommation -26,4 -44,9 293,3 338,2
Automobile 53,5 61,5 284,9 223,4en volume est encore plus vive
Biens d’équipement 51,6 58,8 560,3 501,5
(+ 16,0 %). En valeur, l’écart entre les
Biens intermédiaires -4,3 -43,7 677,9 721,7
taux de croissance des exportations et
Tourisme 88,1 99,4 215,5 116,1
des importations s’accentue puisque les
Services hors tourisme 37,6 52,7 277,9 225,3
importations progressent de + 21,8 %, Négoce et commissions 15,3 22,8 41,0 18,2
sous l’effet de la forte hausse des prix du Transports 6,7 4,8 69,2 64,4
Télécommunications 0,4 0,9 8,1 7,3pétrole et des produits de base.
Services rendus aux entreprises 16,8 19,6 126,4 106,8
Au total, la contribution des échanges
Activités culturelles et récréatives -2,5 -0,9 14,7 15,6
extérieurs de biens à la croissance en Services d’assurances 0,2 6,0 8,6 2,6
Organismes financiers 0,7 -0,5 9,9 10,4volume est légèrement négative en
Opérations de répartition -7,9 4,6 577,0 572,4moyenne annuelle (- 0,1 point).
dont : Rémunération des salariés 9,4 7,2 18,9 11,7
Impôts sur la production et les impor-
tations (dont TVA communautaire) -52,2 -57,4 /// 57,4
Une facture énergétique qui 4ème ressource -39,5 -39,4 /// 39,4
Subventions 64,4 62,1 /// -62,1pèse lourd dans la balance
Coopération internationale courante -4,6 -7,7 23,4 31,1
Revenus de la propriété 36,8 62,2 475,0 412,8
Pour l’énergie, la progression des flux Primes nettes d’assurance 2,8 3,0 7,2 4,2
Indemnités d’assurance -8,0 -6,7 5,1 11,8en valeur est extrêmement soutenue.
Autres transferts courants -1,9 -4,6 37,2 41,9Les importations de pétrole brut et de
Transferts en capital -12,8 3,1 -0,1 -3,1
pétrole raffiné croissent en valeur de
Capacité de financement 194,9 134,7 /// ///+ 90 % et de + 73 %, augmentations
entièrement imputables aux variations Source : comptes nationaux base 95 - Insee
de prix. Dans le même temps, les expor-
en 1999). La croissance des expor- après le ralentissement de 1999. Enfin,tations de pétrole raffiné doublent en
tations en matériel informatique les achats de produits pharmaceutiquesvaleur, la hausse des prix expliquant les
atteint + 13 %. Enfin, après trois et d’équipements du foyer sont trèstrois quarts de cette progression. Le
années de baisse, les exportations en élevés.solde énergétique s’est ainsi dégradé
construction navale se redressent Les flux d’automobiles continuent devis-à-vis de l’Europe et du Proche et
fortement (+ 72 %) tandis que les expor- croître à un rythme soutenu et, aprèsMoyen-Orient de 71 milliards de francs
tations en construction aéronautique deux années de baisse, l’excédentpar rapport à l’année 1999. Le déficit,
continuent de progresser (+ 17 % après commercial en automobile augmente deengendré par la hausse du prix du
+ 10 % en 1999). 8 milliards de francs en 2000.pétrole et la dépréciation de l’euro face
La croissance des importations de L’excédent des produits agro-alimen-au dollar, atteint -146 milliards de francs
biens intermédiaires atteint un niveau taires reste quasiment stable pour lasur l’année 2000 (tableau 2).
record en 2000 (+ 22 %) et explique deuxième année consécutive. Néan-Les échanges de biens manufacturés
la moitié de la croissance des importa- moins, les flux se redressent malgré leont été très intenses, augmentant en
tions de biens manufacturés. Cette pro- ralentissement des exportations devaleur de + 15,5 % pour les exportations
gression est principalement due à la boissons (+ 1,9 % après + 6,6 % enet de + 19,1 % pour les importations.
forte hausse des importations en com- 1999) et le fort repli des importations dePour les exportations, cette croissance
posants électriques et électroniques tabac (-8,6 % après + 8,1 % en 1999).est principalement due aux biens inter-
(+ 39 %). Les importations de métaux, La reprise des importations de produitsmédiaires et aux biens d’équipement.
de produits chimiques et de matières agricoles entraîne un léger recul deEn effet, les exportations de compo-
plastiques contribuent également l’excédent. Conséquence de la tempêtesants électroniques, de métaux et de
beaucoup à la croissance des importa- de décembre 1999, les exportations deproduits chimiques sont très dynami-
tions de biens intermédiaires. De plus, bois repartent sensiblement. Quant auxques. En outre, les exportations d’appa-
les importations de biens d’équipement exportations d’animaux vivants, ellesreils de transmission et d’émission,
mécanique et d’équipement électrique sont encore pénalisées par la crise sani-(y compris les téléphones portables)
et électronique accélèrent fortement taire persistante de l’ESB.accélèrent encore (+ 61 % après + 26 %
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PREMIEREhausse de 9,6 % alors que la croissance de francs en 1999 à un excédent de 3,8Déficit commercial
des dépenses des Français à l’étranger milliards de francs en 2000.avec la zone euro
est plus modérée (+ 6,9 %). Dans une moindre mesure les échanges
La dépréciation de l’euro face aux princi- de services de télécommunication con-Le solde commercial avec les partenai-
pales devises a joué favorablement. Les tribuent également à l’augmentation deres de la zone Euro est déficitaire de 9,3
étrangers vivant en dehors de la zone l’excédent des services (0,9 après 0,4milliards de francs en 2000 après un
Euro, et plus particulièrement les milliard de francs). À l’inverse, les servicesexcédent de 21,7 milliards en 1999
Nord-Américains, ont été incités à financiers accusent un déficit de près de(tableau 3). Les principaux pays à
séjourner dans les pays de la zone Euro. 0,5 milliard de francs en raison d’unel’origine de cette détérioration sont
La France conserve sa place de pre- plus forte hausse des dépenses (+ 21 %)l’Allemagne, l’Union économique belgo-
mière destination mondiale et se situe que des recettes (+ 7 %). De même, laluxembourgeoise et les Pays-Bas. Les
au troisième rang derrière les États-Unis stabilité des recettes face à une légèreéchanges sont très soutenus avec le
et l’Espagne en termes de recettes croissance des dépenses entraîne uneRoyaume-Uni et l’Espagne, pays
touristiques, juste devant l’Italie contraction de l’excédent des servicesavec lesquels la France maintient son
Le solde des services hors tourisme pro- de transport de 1,9 milliard de francs,excédent.
gresse lui aussi de 15,1 milliards de dont 1 milliard de francs pour le seulLe déficit des échanges avec les
francs, pour atteindre le niveau record transport routier.États-Unis se réduit fortement et, fait
de 52,7 milliards de francs. Trois activitésexceptionnel, il fait même place à un
contribuent fortement à cette aug-excédent pour les trois premiers mois de
Forte progression des revenusmentation. En premier lieu, le négocel’année 2000. Les échanges avec les
international (cf. Pour comprendre ceszones émergentes d’Asie augmentent de la propriété à l’étranger
résultats), dont l’activité profite de lade près de 25 %, tant à l’importation qu’à
hausse des prix des matières premières, Pour la première année, le solde desl’exportation. Quant au solde commer-
et affiche un solde de + 22,8 milliards de opérations de répartition (cf. Pour com-cial vis-à-vis des pays du Proche et
francs, soit 7,5 milliards de francs de prendre ces résultats) est positif. CeMoyen-Orient, il se dégrade fortement
plus qu’en 1999. En deuxième lieu, pour résultat est dû au bond des revenus dedu fait de l’accroissement de la facture
les services aux entreprises, la crois- la propriété (intérêts, dividendes etpétrolière.
sance des flux est de 13,5 % par rapport bénéfices réinvestis) dont l’excédent
à 1999, tant en recettes qu’en dépenses, passe de 36,8 milliards de francs en
Le tourisme fait après une chute supérieure à 5 % entre 1999 à 62,2 milliards de francs en l’an
1998 et 1999. Ce dynamisme permet au 2000. C’est la conséquence de la fortetoujours recette
solde de progresser de 2,8 milliards de augmentation des flux d’investissement
francs pour atteindre 19,6 de français à l’étranger depuis quelquesDéjà en forte hausse en 1999 (+ 16,5
francs. En dernier lieu, les échanges de années et de l’internationalisationmilliards de francs par rapport à 1998),
services d’assurances dégagent un croissante des portefeuilles des résidents.l’excédent touristique atteint un nouveau
solde de près de 6 milliards de francs Pour toutes les autres opérations, lesrecord en 2000 avec 99,4 milliards de
(après 0,2 milliard en 1999) entièrement soldes se détériorent. Les grands tra-francs, soit 11,3 milliards de francs de
imputable au redressement du solde vaux accusent pour la seconde annéeplus que l’an passé. Les recettes,
des services de réassurance (cf. enca- consécutive une diminution des fluxc’est-à-dire les dépenses des non-rési-
dré) qui passe d’un déficit de 1,6 milliards d’échanges, en raison de l’achèvementdents sur le territoire français, sont en
Les principaux partenaires commerciaux de la Le solde trimestriel des échanges de biens de la France
France en 2000
En milliards de francs
En milliards de francs courants
40
Exportations Importations
30Solde Solde
de biens de biens
1999 2000
FAB CAF 20
Union européenne 81,1 46,9 1 348,7 1 301,8
10
dont : zone euro 21,7 - 9,3 1 064,7 1 074,0
OCDE (hors UE) - 17,5 - 46,0 374,7 420,7 0
Reste du monde -2 ,3 - 51,4 432,1 483,5
- 10Allemagne - 18,9 - 34,1 316,5 350,6
Belgique et Lux. 10,1 3,3 156,9 153,6
- 20
Espagne 49,1 56,4 203,4 147,0
Italie - 5,5 -0,8 187,3 188,1
- 30
Pays-Bas - 4,8 - 11,7 92,0 103,7
Royaume-Uni 39,7 34,7 207,0 172,3 - 40
Suisse 25,1 22,0 70,0 48,0
États-Unis - 16,6 - 5,8 184,6 190,4 - 50
98T1 98T2 98T3 98T4 99T1 99T2 99T3 99T4 00T1 00T2 00T3 00T4Japon - 35,7 - 46,3 35,5 81,8
Chine - 30,5 - 47,6 21,1 68,7 solde commercial solde manufacturier solde énergie
Source : Douanes- Insee (comptes nationaux base 95) Source : comptes nationaux base 95 - Insee
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PREMIEREen janvier 2000 d’un gros chantier en prendre ces résultats) reste stable mais Pour comprendre
Inde. Le développement par les sociétés les impôts versés à la communauté ces résultats
résidentes de filiales à l’étranger mini- européenne augmentent fortement : la
mise également les flux d’échanges, et TVA communautaire s’accroît de 4 milliards
la signature de contrats importants en de francs et les droits de douane rever- La capacité de financement de la nation
Grèce pour les Jeux olympiques de sés au budget européen de 1,2 milliard représente le solde de l’ensemble des
2004 ne sont pas comptabilisés, car les de francs. opérations financières effectuées avec le
montages financiers se font sur place. La baisse des subventions reçues reste du monde. Elle englobe le solde des
Le déficit des transferts courants des communautés européennes échanges de biens et services, de tou-
s’accentue. La coopération internatio- (-2,3 milliards de francs par rapport à risme, ainsi que le solde des opérations de
nale vers l’étranger progresse de 12,8 % 1999) concerne principalement les resti- répartition.
tandis que la croissance des recettes tutions à l’exportation sur les produits On distingue deux types d’opérations de
n’atteint que 2,2 %. Le montant de « la agricoles et alimentaires, pour un répartition : les opérations de répartition du
quatrième ressource » (cf. Pour com- montant de 1,7 milliard de francs. revenu, qui expliquent la formation du
revenu disponible des différentes unités
économiques, et les transferts en capital,
qui constituent des opérations de réparti-La balance commerciale des Douanes, la balance des paiements
tion du patrimoine.et les comptes nationaux
Les sociétés d’assurance peuvent transfé-
Bien que fondés sur les mêmes statisti- La différence entre la capacité de
rer une partie des risques couverts à
ques douanières, les échanges de biens financement de la Nation dans les comp-
d’autres sociétés d’assurance. Ces opéra-
du compte du « Reste du monde » de la tes nationaux et le solde des transactions
tions entre sociétés d’assurance sont
comptabilité nationale et la ligne « impor- courantes de la Balance des paiements
appelées opérations de réassurance (Les
tations et exportations » de la Balance s’élève à 34,1 milliards de francs. La cor-
indemnités spécifiquement liées auxdes paiements présentent un écart de rection CAF-FAB est encore la principale
tempêtes de décembre 1999 n’apparais-solde important (tableau ci-dessous). Il source d’écart. La Balance des paiements
er sent pas dans la réassurance ; elles sonttraduit principalement une divergence a modifié au 1 janvier 2000 le partage
dans la mesure des coûts de transport et entre Revenus, Voyages et Transferts enregistrées en transferts en capital versés
d’assurance liés aux importations de courants mais sur l’ensemble, il y a seule- par le Reste du monde).
marchandises. Sur un écart global de 42,3 ment 6 milliards de différence avec l’éva- Le financement des communautés euro-
milliards de francs, 35,3 milliards sont dus luation dans les comptes nationaux. péennes est assuré par le reversement de
à l’écart sur la correction CAF-FAB (sup- Enfin, les transferts en capital sont pris
la part des États membres des droits de
pression des Coûts Assurance et Frêt), en compte dans la capacité de finance-
douane et des prélèvements agricoles,
les 7 milliards restants étant imputables à ment mais pas dans le solde des transac-
complété par une contribution assise sur
des différences d’ordre méthodologique. tions courantes.
des recettes de TVA reconstituées sur une
Soldes 2000 en milliards de francs base de réglementation comparable.
Depuis 1987, il comprend également une24,5 24,5Balance commerciale FAB-FAB Balance commerciale FAB-FAB
« quatrième ressource » supportée par les(Douanes) (Douanes)
États membres au prorata de leur Produit+ corrections (échanges sans paiement) - 9,8 + écart sur correction CAF-FAB - 35,3
+ autres corrections (travail à façon, + 5,7 + réparation des biens d’équipement + 1,1 national brut.
réparation, avitaillement,...) + correction des échanges Le négoce international correspond aux
intra-communautaires -8,0
activités de commerce dans le cas de
+ autres corrections -4,2
marchandises achetées et vendues à
= Solde des échanges de biens 20,4 = Solde des échanges de biens - 21,9
l’étranger par une entreprise résidente.FAB-FAB (Balance des paiements ) FAB-FAB (Comptabilité nationale)
Solde des échanges de services 53,3 Solde des échanges de services 52,6 Généralement ces marchandises ne traversent
Solde du poste voyages 90,6 Solde des dépenses de tourisme 99,4 pas le territoire économique, et même dans
Solde des transferts de revenus 95,4 Solde des transferts de revenus 62,2
le cas d’un transit, aucune importation ou
Solde des transferts courants - 91,0 Soldes des autres transferts - 60,6
exportation n’est enregistrée.Solde des transactions courantes 168,8 Total 131,7
Solde des transferts en capital 10,1 Solde des transferts en capital 3,0
Total 178,9 Capacité de financement 134,7
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