Les grands établissements en Picardie depuis 1990 : Plus qu'ailleurs, restructurations industrielles et tertiarisation.

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Les grands établissements sont encore très présents en Picardie. Ils occupent 43% des emplois salariés contre 36% en moyenne nationale. Au cours de la décennie 1990, les grands établissements ont contracté leurs effectifs. Cette baisse est particulièrement sensible entre 1991 et 1993 et dans les secteurs industriels. Dans la région, les ajustements d'effectifs à la conjoncture sont marqués, en raison du poids de l'industrie. Mais, la Picardie profite de l'essor du secteur des services aux entreprises et comble partiellement son retard. De plus, la région offre un terrain favorable à l'extension du commerce et du transport.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°106  2002 Les grands établissements en Picardie depuis 1990 Plus qu’ailleurs, restructurations industrielles et tertiarisation
Les grands établissements sont encore très présents en Picardie. Ils occupent 43% des emplois salariés contre 36% en moyenne nationale. Au cours de la décennie 1990, les grands établissements ont contracté leurs effectifs. Cette baisse est particulièrement sensible entre 1991 et 1993 et dans les secteurs industriels. Dans la région, les ajustements d’effectifs à la conjoncture sont marqués, en raison du poids de l’industrie. Mais, la Picardie profite de l’essor du secteur des services aux entreprises et comble partiellement son retard. De plus, la région offre un terrain favorable à l’extension du commerce et du transport.
n Picardie comme dans les E autres régions de la moitié nord, les grands établisse ments sont davantage représentés qu’en moyenne : les unités de plus de 50 salariés emploient en Picardie environ 170 000 personnes, soit 43% des salariés des secteurs mar chands non agricoles en 2000. Cette proportion dépasse nettement la moyenne nationale : 36%. Dans la région, les établissements de plus de 50 salariés sont au nombre de 1 087. Ils représentent 3% du total contre 2 %en moyenne nationale. En ma tière de taille des établissements, un clivage est assez net entre le nord et le sud de la France. Il résulte à la fois de la localisation des activités et de facteurs historiques. L’artisanat et le petit commerce sont davantage implantés au sud, en liaison avec l’orientation tertiaire de ces régions et le développement du tourisme. Sy e métriquement, depuis le XIXsiècle, l’industrialisation a encouragé l’im plantation de grandes entreprises dans la moitié nord.
dans les industries agroalimentaires La Picardie terre 65% au lieu de 55%. Cette taille plus de grands établissements élevée des établissements indus Les grands établissements contriels est liée aux fonctions exer tribuent largement aux points forts decées :plus que dans le reste du l’économie régionale. Dans les troispays, les établissements industriels principaux secteurs de l’industrie pide Picardie exercent des activités de carde, les grands établissementsproduction proprement dite, qui né représentent une part des emploiscessitent la concentration de nom bien plus importante qu’en moyenne.breux personnels sur un même site. Ainsi, dans les industries des biensPlus qu’ailleurs, ces établissements intermédiaires, ils emploient 76% dépendentde groupes, notamment des salariés en Picardie contre 65% étrangers,dont les implantations en moyenne nationale, dans les insont le plus souvent de grande taille. dustries des biens de consommationAinsi, alors que les groupes contrô 71 %contre 56% en moyenne, etlent en Picardie environ 65% des sa Les grands établissements très présents dans l'industrie en Picardie Grands établissements en Picardie en 2000 selon l'activité économique Source : Insee  Estimations d'emploi et Bridge Emplois salariés Nombre Nombre dePoids dans l'emploi d'établissements Répartitionen % salariés régionalen % Industrie 592108 99764 70,8 Construction 707 6084 24,0 Commerce 19122 99014 32,2 Service 23430 11918 22,2 Total 1087 169714 10043,2
lariés industriels, ils contrôlent 81% des salariés des grands établisse ments. Dans les secteurs tertiaires, les rares activités qui sont davantage re présentées en Picardie sont égale ment dominées par de grands établis sements. Cependant, peu de salariés picards travaillent dans des établissements qui dépassent les 1000 personnes. En 2000, ils sont à peine 3% dans la ré gion pour 5,7% en France. Cet écart, déjà sensible en 1991, s’est accentué au cours de la décennie. Entre 1991 et 2000 on enregistre une diminution de 46,5 %des salariés picards travaillant dans ces très grands établissements, cette baisse étant de 16,5% en moyenne nationale. La cessation d’ac tivité de l’usineChaussonà Creil qui employait plus de 2500 salariés en 1991, explique à elle seule le quart de cette perte.
La place des grands établissements dans l’emploi diminue plus qu’ailleurs
Entre 1991 et 2000, l’emploi sala rié a progressé de 2,7% en Picardie et de 3,9% en France. Plusieurs re tournements se sont succédés. L’em ploi a connu deux périodes de baisse, lors des années 1991 à 1993, et pen dant l’année 1996. La baisse fut parti culièrement brutale en 1993. En revan che, l’emploi est reparti à la hausse lors des années 1994 et 1995, et plus encore à partir de 1997. En Picardie comme sur l’ensemble du territoire, l’emploi des grands établissements a suivi ces mouvements conjoncturels. Toutefois, en période de réduction de
l’emploi comme de reprise, la part des salariés employés dans les grands éta blissements n’a cessé de diminuer. En effet, dans les périodes où l’emploi di minue les grands établissements sont plus touchés et ils croissent moins en période de reprise. Ainsi, alors que l’emploi salarié s’est accru sur l’en semble de la période 19912000, ce lui des grands établissements a dimi nué de 5,1% en Picardie et de 4,7% en moyenne. Les grands établisse ments employaient 39% des salariés français en 1991 au lieu de 36% en 2000. En Picardie, leur part était de 47 %au lieu de 43%.
La tertiarisation favorisée par l'externalisation de certaines fonctions de services
La réduction du poids des grands établissements est également liée à la tertiarisation croissante de l’écono mie : l’essor des services marchands s’accompagne d’une forte diffusion d’établissements dont la taille est in férieure à celle des autres secteurs. Parallèlement, les grands établisse ments industriels réduisent leurs effec tifs à la suite des progrès de la pro ductivité liés à la modernisation des équipements. Nombre de ces grands établissements industriels ont de plus externalisé certaines de leurs activités aux profit d’entreprises spécialisées (gardiennage, nettoyage, restauration, etc.) et qui relèvent maintenant des secteurs tertiaires. Dans tous les sec teurs, l’organisation en groupe et la création de filiales sont de plus en plus utilisées par les apporteurs de capi taux. Ceci leur permet de conserver le
                "  !%                          " % ( ' " * &  )  *     )  %      & ' ( 
contrôle des entreprises tout en rem plaçant de grands établissements par des unités plus petites aux performan ces mieux identifiées et à la gestion plus souple. Ainsi, si le tissu productif est de moins en moins concentré en terme d’établissement, il reste forte ment concentré en terme de centre de décision : du fait de l’organisation en groupe, les cinquante premières uni tés (groupes ou entreprises indépen dantes) réalisent ainsi 40% de la va leur ajoutée de l’industrie françaises avec un quart des salariés.
Les grands établissements picards particulièrement sensibles à la conjoncture
Par rapport aux grands établisse ments français, les grands établisse ments picards ont été particulièrement marqués par les retournements con joncturels des années 1990, en pé riode d’expansion comme de repli des effectifs. Entre 1991 et 1993, leurs pertes d’emplois salariés ont été plus lourdes que la moyenne nationale des grands établissements :  8,7% au lieu de 6,7%. Symétriquement, à partir de
Définitions et champ Bridge La base de données Bridge contient les établissements ayant atteint au moins une fois, au cours des dix années anté rieures ou depuis leur création, le seuil des 50 salariés travaillant au moins à mi temps au 31 décembre. Le champ retenu On a retenu ici les établissements des secteurs marchands de l’industrie (y compris IAA), de la construction, du com merce et des services. Ce champ exclut donc l’agriculture, l’éducation la santé et action sociale et les administrations. Les grands établissements sont ceux qui ont 50 salariés et plus. Dans les grands éta blissements on a exclu les EPIC natio naux (SNCF, EDFGDF, la Poste, France Telecom). Les établissements de travail temporaire et activités de nettoyage sont également exclus en raison de la préca rité de l’emploi dans ces activitéset d’une comptabilisation des emplois hé térogène suivant les régions. Les effectifs sur l’ensemble du champ sont issus des estimations d’emploi, les données sur les grands établissements sont issues de Bridge. Unétablissement estune unité lo cale, sans discontinuité topographique, dans laquelle s'exerce l'activité d'une entreprise. Une entreprise peut être constituée d'un seul ou de plusieurs éta blissements.
Nombreuses disparitions d'emplois dans l'industrie, nombreuses créations dans les services Evolution des grands établissements picards de 1991 à 2000 Unité : nombreSource : Insee  Estimations d'emploi et Bridge Industrie Commerce ServicesPicardie * Unités Effectifsalarié Unités Effectifsalarié Unités EffectifsalariésalariéUnités Effectif Évolution des établissements présents de 1991 à 200039 13232 111 73831 79936097 4 dont passage du seuil des 50 salariés30 2214 10928 253 4871087 1 Solde démographique50 7846 6 64728 318726 4883 Solde des transferts4 4972 702 3 2188 361 Variation totale85 21575 193 08762 11398 259 131 * Le total tient compte également du secteur construction 1997, la reprise de l’emploi leur a étéparaître liée aux structures si l’on raicaoutchouc plastiques n’ont perdu que plus profitable : en trois ans, l’emploisonnait sur des critères plus fins. Ainsi,0,47% de leurs emplois, contre 5% en a progressé de 3,9% dans les grandsles industries de biens intermédiairesmoyenne. De même, les grands éta établissements en Picardie contreont résisté un peu mieux en Picardieblissements picards de la métallurgie 2,5 %pour ceux de l’ensemble de laqu’en moyenne nationale, perdant enont perdu 8% de leurs effectifs contre France. Ce résultat est remarquableneuf ans 11,5% de leurs effectifs au18,9% en moyenne. Conséquence de en ce qu’il est tout à fait spécifique.lieu de 15%. Ceci tient en partie à ceces évolutions, le tissu industriel picard En effet, la reprise de 1997 a eu gloque les industries de la filière caouts’est encore spécialisé sur la période, balement en Picardie moins d’impactchouc plastiques, davantage représenla part des industries de biens inter sur l’emploi salarié que dans le restetées en Picardie, ont connu des permédiaires dans l’emploi des grands du pays : +4% en trois ans contre +6%tes plus limitées que la moyenne desétablissements passant de 48,5% en en moyenne. Dans cette phase deautres biens intermédiaires : 5% au1991 à 51,4% en 2000. croissance recouvrée, les petits étalieu de 15 %.De même, la rareté dèsLes grands établissements indus blissements picards ont été moins dy1991 des établissements dépassanttriels de Picardie ont perdu environ namiques que ceux du reste du pays.1 000 salariés en Picardie a sans doute21 580emplois par tous les modes Ceci est lié au poids plus faible desconféré un avantage, puisque ces unid’évolution : les unités présentes sur activités tertiaires dans l’économie rétés ont connu partout les plus fortesl’ensemble de la période ont perdu gionale et à une moindre reprise desbaisses d’emploi : 16% en moyenne.13 230emplois. Les fermetures d’éta créations d’entreprises. En 1999, pourCes nuances n’infirment pas le consblissements industriels l’ont emporté 100 entreprises existantes, 10 avaienttat d’un dynamisme spécifique dessur les créations, occasionnant une été créées sur l’année dans la régiongrands établissements picards. En efperte de 7850 emplois. Enfin, les contre 11,4 en moyenne nationale. Enfet, dans la région, les plus grandestransferts entre les régions ont été dé revanche, contrairement aux petitesunités tertiaires ont connu un net esfavorables à la Picardie. Ils se sont sol unités, les grands établissements desor dépassant largement la tendancedés par la perte de trois grands éta Picardie ont montré depuis 1997 unnationale. blissementsindustriels entraînant 500 dynamisme spécifique, qui a compertes d’emplois supplémentaires. Disparition de grandes pensé les effets d’une orientation sec Un essor tout particulier torielle assez défavorable.unités et pertes d’emplois dans le transport dans l’industrie Des structures d’activités et les services opérationnels Entre 1991 et 2000, l’emploi dans pénalisantes, mais un les grands établissements industrielsDans la plupart des activités tertiai dynamisme proprement picard de Picardie a diminué de 16,5%, aures, les effectifs des grands établisse En Picardie, les mécanismesmême rythme que la moyenne natioments ont crû bien plus en Picardie d’évolution de l’emploi ont été asseznale. Les évolutions ont été contrasqu’ailleurs. Ceci est particulièrement différents du reste du pays entre 1991tées suivant les secteurs. Ainsi, lesnet dans les transports dont l’emploi a et 2000 : la forte orientation industriellepertes d’emploi ont été bien plus acplus que doublé dans la région entre de la région a eu incontestablementcusées qu’en moyenne dans les indus1991 et 2000 contre +2 4 %en un effet défavorable, l’industrie ayanttries agroalimentaires, principalementmoyenne. Cet essor s’explique par l’in fortement réduit ses effectifs sur laen raison de la faible représentationsertion privilégiée de la région entre la période. En revanche, pour des activien Picardie des industries des vianmétropole parisienne et celles de l’Eu tés comparables, les grands établisdes dont le marché a progressé aurope du nord et de l’est, et s’accom sements picards ont généralementcours de la décennie. L’industrie autopagne du renforcement des fonctions mieux résisté que dans le reste dumobile picarde a également été trèsde logistique de stockage. Les grands pays. Il est assez difficile de partagerdurement touchée avec la disparitionétablissements de services aux entre précisément les effets liés à la strucde l’usineChaussonprises et aux particuliers se sont éga. En revanche, les ture des établissements de ceux redeux principales filières industrielles delement davantage développés. Leur flétant un dynamisme spécifique : unela région ont mieux résisté sur la pécroissance a pu être favorisée par une partie du dynamisme des grands étariode. Entre 1991 et 2000, les grandsmoindre concurrence et par des effets blissements de Picardie pourrait apétablissements picards de la chimiede rattrapage puisque, en dépit de
cette augmentation, les services res tent bien moins implantés en Picar die que dans le reste du pays. Les grands établissements de services aux entreprises qui se sont le plus développés sont fortement liés à l’in dustrie, en relation avec la structure de l’appareil productif régional. Les emplois ont plus que doublé dans le secteur de la sécurité, et ont nette ment progressé dans les services annexes à la production: +44 %. L’augmentation aurait été encore plus vive en prenant en compte les activités de travail intérimaire et du nettoyage. Leur croissance en Picar die est si nette qu’en intégrant ces activités, l’emploi salarié dans l’en semble des grands établissements aurait progressé de 1,3% dans la région entre 1991 et 2000, tandis qu’il diminuait de 2,9% en moyenne nationale. En revanche, les grands établissements de services aux en treprises exerçant les activités les plus qualifiées (informatique, con seil, etc.) ne se sont guère dévelop pés, et ceux de la finance et de l’im mobilier ont réduit leurs effectifs.
Créations d’emplois et d’établissements dans les services
Entre 1991 et 2000, le nombre de salariés employés dans les grands
établissements picards des trans ports et des services s’est accru de 11 400,soit un gain de 60,8%. Tous les mécanismes de l’expansion ont contribué à cette hausse des effec tifs :les établissements de toute taille qui existaient déjà en Picardie en 1991 ont créé au total 7990 em plois nouveaux. Les mouvements de création et de fermeture d’établisse ments ont eu également un impact favorable : dans ces secteurs, ils se sont soldés par un gain de 28 unités supplémentaires, qui représentaient 3 190emplois en 2000. Une partie de ces gains provient de l’exter nalisation d’activités qui étaient pré cédemment mises en œuvre par des unités industrielles. Ainsi, les établis sementsSaintGobain Isover et SaintGobain Glass France, ancien nement classés dans les activités in dustrielles, le sont désormais en re cherchedéveloppement. La majo rité des nouveaux établissements correspondent toutefois à des créa tions véritables: l’essor de la de mande de services a en effet sus cité l’apparition de nouvelles unités. Ce facteur joue particulièrement dans les activités tertiaires, où la conquête des marchés repose en partie sur l’implantation de nouveaux points de vente. En outre, trois grands établissements de services qui étaient implantés dans d’autres
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régions ont été au cours de la pé riode déménagés en Picardie, pour un gain de 220 emplois.
Le commerce déploie ses grands établissements en Picardie
Dans le commerce, les grands établissements picards ont égale ment accru leurs effectifs plus rapi dement que la moyenne. Alors que l’ensemble des grands établisse ments français du commerce ga gnaient 10% de salariés supplémen taires entre 1991 et 2000, ceux de Picardie s’accroissaient de 16%. Comme ceux des services, les grands établissements commerciaux de Picardie ont gagné sur tous les plans. Sur les 3 090 emplois gagnés, 1 740ont été créés dans les établis sements pérennes, 700 par l'arrivée de grandes unités en provenance d'autres régions et 650 par les créa tions de grands établissements. Tou tefois, alors que dans les services le nombre d’unités progresse très for tement quelle que soit leur taille, seuls les grands établissements commer ciaux voient leur nombre augmenter, tandis que les petits commerces con naissent un déclin continu.
Isabelle COLLET
Pour en savoir plus « Audelà des entreprises : les grou pes », Anne SKALITZ,Insee Première n°836, 2002 « Lesgroupes en Picardie: très forte présence étrangère et faible auto nomie de décision », Béatrice MILLON, Insee Picardie Relaisn°100, 2001 « Le tissu productif régional : diver sité et concentration », Frédéric LAINE et Carole RIEU,Insee Premièren°630, 1999 « La restructuration des grands éta blissements industriels», Danielle ROUALDES,Insee Première n°513, 1997 « Lesmouvements de l’emploi au sein des entreprises», Vincent HECQUET et Danielle ROUALDES, Insee Premièren°412, 1995
Institut National de la Statistique et des Études Économiques Insee Picardie Téléphone : 03 22 97 32 00 Télécopie : 03 22 97 32 01 Directeur de la Publication :JeanPaul FRANÇOISRédacteur en chef :Edwige CROCQUEY Maquette Insee Picardie  Flashage POLYGRAPHIQUE  Impression YVERT Dépôt légal : juin 2002  ISSN : 03963128  Code SAGE : IPR10662  N°106 juin 2002 Prix : 2,20 Conditions d'abonnement  INSEE PICARDIE Relais : 1 an (11 numéros) 19ou INSEE PICARDIE Relais (11 numéros) + INSEE PICARDIE Première (11 numéros minimum) 38Insee Picardie 1, rue Vincent Auriol 80040 AMIENS CEDEX 1Mél : ventespicardie@insee.fr Bureau d'information: Téléphone : 03 22 91 39 39  Télécopie : 03 22 97 32 04© Insee 2002
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