Les groupes en Haute-Normandie : l'automobile, l'énergie et les activités financières en-tête

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En 1998, en Haute-Normandie, 200 000 salariés répartis dans 6 100 établissements dépendaient d'un noyau dur de groupe. L'importante pénétration des groupes provient de la forte industrialisation de l'activité économique haut-normande et de la proximité de l'Ile-de-France. Les groupes sont particulièrement présents dans les grandes villes et à plus forte raison dans les sites industriels. Lire l'article pages 1 à 3
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 5 - Mai 2001
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
LES GROUPES EN HAUTE-NORMANDIECHACUN CHEZ SOI ?
On pose souvent à l’INSEE la question L’automobile, l’énergie
du degré de “dépendance” de l’industrie
haut-normande, sans beaucoup préciser et les activités financières en tête
ce qu’on entend par dépendance. Tout le
monde, bien sûr tient à être indépen- Éric DÉON
dant, c’est-à-dire à rester maître de ses
décisions et à pouvoir se passer des En 1998, en Haute-Normandie, gies de l’information et de la communica-
autres. Cela est vrai partout. Mais
tion, conditionne largement la taille des200 000 salariés répartis dans
qu’est-ce que l’indépendance pour une
entreprises. Elle est aussi à l’origine de
entreprise ou un établissement ? 6 100 établissements
nombreuses restructurations et regrou-
- Ne pas dépendre d’un centre de déci- dépendaient d’un noyau dur de pements. Les groupes deviennent le sup-
sion extérieur à la région, qu’il s‘agisse port d’une nouvelle forme degroupe. L’importante
d’un siège social ou d’une tête de concentration, soit autour d’une entre-
pénétration des groupesgroupe ? prise leader et d’un métier principal, soit
- Ne pas dépendre de capitaux exté- autour d’une holding coordinatrice de di-provient de la forte
rieurs à la région, ou pire encore, à la verses entreprises dans plusieurs pôlesindustrialisation de l’activité
d’activité. L’importance des groupes estFrance ?
économique haut-normande et fluctuante selon le secteur d’activité. Elle- Ne pas dépendre de donneurs d’ordres
est très élevée dans les secteursou d’un marché extérieur à la région ? de la proximité de
concentrés ou fortement capitalistiquesIl faudrait, pour être “indépendant” en l’Ile-de-France. Les groupes sont
tels que l’industrie automobile, l’énergiel’an 2000, n’avoir que des artisans sur
particulièrement présents dans et les activités financières. Outre EDF etson territoire. Or, la Haute-Normandie
GDF, les raffineries de pétrole TOTAL,les grandes villes et à plus fortecompte sur son territoire plusieurs gros-
EXXON, SHELL, la société anonyme
ses entreprises, accueille des investisse- raison dans les sites industriels. RENAULT et le CREDIT AGRICOLE sont
ments étrangers et vend dans le monde
les principaux groupes implantés en
entier. On peut donc dire que la
Haute-Normandie dans ces secteurs.
Haute-Normandie dépend fortement du a Haute-Normandie connaît un Dans les autres secteurs de l’industrie et
reste du monde (ou que le reste du Lniveau élevé de taux de pénétra- les transports, on trouve notamment
monde dépend beaucoup de la tion des groupes. La présence dès la fin ELF-AQUITAINE, VIVENDI, la SNCF et
Haute-Normandie...). du XIXe de grandes firmes et la vague de la SNECMA. Dans la construction, le
Jean Lemarttre décentralisation industrielle au cours de commerce ainsi que dans les services
Chef du service
l’immédiat après-guerre a favorisé l’im- aux entreprises et aux particuliers, lesdes études et de la diffusion
plantation de groupes dans notre région. groupes sont peu nombreux.
En outre, la situation géographique de la
Haute-Normandie à proximité du marché
francilien est un facteur de localisation L’EXPANSION DES MICRO-GROUPES
privilégié des groupes. INFLUE L’EMPLOI RÉGIONAL...
S O MM A IRE La dimension des marchés, de plus
en plus étendue dans une économie De 1994 à 1998, le nombre d’entre-
mondialisée, qui plus est facilitée par leENTREPRISES prises têtes de groupe ou appartenant
développement des nouvelles technolo- au noyau dur d’un groupe passe de 900LES GROUPES EN HAUTE-NORMANDIE
L’automobile, l’énérgie
et les activités financières en tête . . . . . . . . . . . 1 POIDS DES GROUPES EN 1998
Part des établissements
Établissements appartenant appartenant
POPULATION au noyau dur d’un groupe Parc des établissements au noyau dur d’un groupe
ÉVOLUTION DE LA SITUATION DES JEUNES Secteur d’activité % % effectif
ENTRE LES DEUX DERNIERS RECENSEMENTS de l’établissement Nombre Effectif salarié Nombre Effectif salarié établissements salarié
Les jeunes de maintenant . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Industrie 943 106 165 3 990 147 896 23,6 71,8
Construction 264 11 400 2 443 30 301 10,8 37,6
Commerce 1 607 24 844 8 785 60 791 18,3 40,9
ANALYSES CONJONCTURELLES Services 3 282 57 637 26 373 114 711 12,4 50,2
Ensemble 6 096 200 046 41 591 353 699 14,7 56,6LA CRÉATION D’ENTREPRISES EN HAUTE-NORMANDIE
Moins d’entreprises nouvelles
Source : INSEE - SIRENE et LIFI Unités : nombre, %
et moins d’emplois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
ENTREPRISESles groupes créent ou suppriment de
l’emploi dans ces unités. En fait, l’emploi
salarié des établissements contrôlés par
un groupe semble évoluer de la même
manière que l’ensemble des établisse-
ments haut-normands. Ainsi, sur la pé-
riode 1994-1998, les secteurs des
transports et des services aux entrepri-
ses ont créé de l’emploi tandis que les in-
dustries des biens d’équipement ou des
biens intermédiaires en perdaient, que
les établissements soient ou non ratta-
chés à un groupe. L’implantation d’un
groupe peut parfois sauvegarder des em-
plois ou bien entraîner des créations
d’entreprises ou inversement occasion-
ner des fermetures d’entreprises. Ces
conséquences sur le système productif
en termes d’emploi sont difficilement
quantifiables.
...SANS MODIFIER LA STRUCTURE
DU TISSU ÉCONOMIQUE
La croissance du nombre de groupes
a donc nécessairement un impact sur
l’économie régionale. L’arrivée de nou-
velles structures entre 1994 et 1998 ne
paraît pas pour autant modifier profondé-
ment la structure du tissu économique
haut-normand. Ainsi, la part des établis-
sements appartenant au noyau dur d’un
groupe stagne autour de 14,5% et la pro-
portion des effectifs salariés sous l’auto-
rité d’un groupe évolue peu, de 54,3% à
56,6%. Ce sont uniquement les groupes
tielles ou les changements de statutsà 1 118. Cette augmentation, de près de
étrangers qui provoquent cette hausse.
survenus dans le secteur public, notam5,6% par an, est principalement liée au -
La prise de participation étrangère, qui
ment pour Renault, ont bouleversé lafort développement du nombre de
met en évidence le caractère de dépen-
structure du capital des groupes. Ilyaeumicro-groupes (moins de 500 salariés).
dance de l’économie régionale, est large-
un transfert de capitaux du secteur publicDans le même temps, le nombre d’éta- ment dominée par les américains
au secteur privé. Actuellement, l’essorblissements haut-normands dépendant
(EXXON, SCHLEGEL,...) et les britanni-
des groupes provient essentiellement dede groupes progressent moins vite (3,8%
ques (KINGFISHER, GLAXO,...), puis
l’implantation grandissante de firmespar an) et les effectifs salariés de ces
par les néerlandais (SHELL,
étrangères.établissements s’accroissent encore
VENDEX,...), les allemands
Le suivi de l’effectif salarié dans lesmoins rapidement (1,5% de hausse an- (ROWENTA,...) et les suisses
établissements dépendant d’un noyaunuelle). Même s’ils représentent, en
(NESTLE,...). Afin d’affiner cette notion
dur, existants en 1994 et encore présents1998, seulement 11% des effectifs sala- de contrôle, il est intéressant de distin-
en 1998, ne permet pas d’affirmer queriés des établissements contrôlés par un
guer les groupes régionaux, ceux dont la
noyau dur de groupe, l’expansion des
micro-groupes peut jouer un rôle positif
ÉVOLUTION DU NOMBRE DE GROUPES (TÊTES DE GROUPE+NOYAU DUR) EN HAUTE-NORMANDIEsur l’emploi régional. En effet, les établis-
Évolutionsements dépendant de micro-groupes
1994 1998 1994-1998
ont davantage leur centre de décision en Micro-groupes (moins de 500 salariés) 339 493 45,4
Petits groupes (500 à 1 999 salariés) 286 335 17,1Haute-Normandie que les unités produc-
Moyens groupes (2 000 à 9 999 salariés) 208 211 1,4
tives contrôlées par des groupes plus Grands groupes (10 000 salariés et plus) 67 79 17,9
Ensemble 900 1 118 24,2importants.
Nombre d’établissements contrôlés 5 244 6 096 16,2Parallèlement, l’actionnariat des
Effectifs salariés des établissements contrôlés 188 403 200 046 6,2groupes s’est profondément modifié ces
Source : INSEE - SIRENE et LIFI Unités : nombre, %dernières années. Les privatisations par-
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 5 - Mai 2001ÉVOLUTION DU NOMBRE D’ÉTABLISSEMENTS
LES GROUPESCONTRÔLÉS PAR UN GROUPE SELON LA NATURE DE LA TÊTE DE GROUPE
Évolution
En l’absence de définition légale générale de
Nature de la tête de groupe 1994 1998 1994-1998
la notion de groupe, l’INSEE retient la défini-
Groupe privé français 3 746 4 207 12,3
tion suivante : un groupe est un ensemble deGroupe public 750 474 -36,8
sociétés dépendant, par des relations patri-Groupe étranger 748 1 415 89,2
moniales, d’un même centre de décisionEnsemble des établissements contrôlés 5 244 6 096 16,2
appelé “tête de groupe”. La tête de groupe (ou
Source : INSEE - SIRENE et LIFI Unités : nombre, %
maison mère) est une entreprise qui contrôle
au moins une entreprise (appelée filiale) et
n’est contrôlée par aucune autre société. LeÉVOLUTION DES EFFECTIFS SALARIÉS DES ÉTABLISSEMENTS
CONTRÔLÉS PAR UN GROUPE SELON LA NATURE DE LA TÊTE DE GROUPE contrôle entre les unités est quantitatif
(>50%) ; il est mesuré par la majorité des voixÉvolution
1994 1998 1994-1998 en assemblée d’actionnaires ou en conseil
d’administration. Le groupe est constitué deGroupe privé français 105 051 126 834 20,7
Groupe public 41 391 21 428 -48,2 la tête de groupe et de ses filiales directes,
Groupe étranger 41 961 51 784 23,4
dites de “premier rang”, ou indirectes, les fi-
Ensemble des effectifs salariés liales de filiales.
des établissements contrôlés 188 403 200 046 6,2
Source : INSEE - SIRENE et LIFI Unités : nombre, % CHAMP D’ÉTUDE
Cette étude se limite au noyau dur des grou-
pes, donc aux filiales détenues directementRÉPARTITION DES SALARIÉS
tête de groupe se trouve à l’intérieur de la ou indirectement à plus de 50% par la sociétéSELON LA LOCALISATION DU CENTRE DE DÉCISION
mère. Si l’on peut aisément déterminer les en-région (MATMUT, AT DUCHESNE
treprises contrôlées à plus de 50% par uneBOSSIERE NORMAND, SIDEL SA,...), Entreprises indépendantes
autre entreprise, il est sensiblement plus com-régionalesdes groupes extérieurs, ceux dont la tête
37,6% pliqué de déterminer leur propriétaire
de groupe est localisée à l’extérieur de la “ultime”, c’est-à-dire leur “vraie” tête de
région (RENAULT, TOTAL, groupe. Le jeu des participations indirectes et
croisées rend en effet complexe le repérageST-GOBAIN,...). On peut supposer effec-
des vraies têtes de groupe. Dans cet article, lativement qu’un groupe, dont la direction
tête de groupe s’entend “tête de groupe au
se situe en Haute-Normandie, exerce
premier tour”, soit une entreprise qui contrôleEntreprises
également sur son territoire d’origine les Groupes
indépendantes directement une autre à plus de 50% du capi-
Groupes hors région
hors régionactivités les plus stratégiques ou les tal, sans être elle-même contrôlée majoritaire-
régionaux 51%
5,9%
ment. Par ailleurs, en raison de problèmes demoins secondaires. Dès lors, on peut 5,6%
qualité et de couverture inhérents à l’enquêtepenser qu’il maintient les établissements
sur les liaisons financières et/ou au répertoire
Source : INSEE - SIRENE et LIFIde cette région, dans le cas notamment
SIRENE, ont été exclus de l’analyse, les entre-
de fusions-acquisitions ou d’absorptions. prises individuelles et les sociétés non sou-
Dans ces conditions, la dépendance par tel bassin d’emploi relativement isolé. mises au droit commercial français ainsi que
les secteurs de l’agriculture, de l’éducation,rapport aux groupes extérieurs à la Ainsi, le vaste complexe pétrochimique
de la santé, de l’action sociale et de l’adminis-région peut se définir comme la propor dans le secteur de Lillebonne ou le pôle-
tration publique.
tion d’effectifs salariés dépendant d’un de fournisseurs des industries du médi-
groupe dont la tête est localisée à l’exté cament Pharma-Parc du Vaudreuil-Val- SOURCE
rieur de la région. Ainsi fixé, en 1998, le de Reuil attirent les capitaux Depuis 1979, l’INSEE réalise, chaque année,
une enquête nationale baptisée “liaisons fitaux de dépendance (pourcentage d’ef internationaux. --
nancières entre sociétés” (LIFI). Elle porte surfectifs salariés contrôlés par les groupes On l’a vu, bien que la région soit for-
les entreprises françaises dont le portefeuille
extérieurs) avoisine les 51% en tement tributaire de structures extérieu-
de titres de participations est supérieur à huit
Haute-Normandie. Il est nettement supé res, globalement l’emploi est tout de- millions de francs, ou ayant un chiffre d’affai-
rieur à ceux calculés dans des régions même maintenu. Certes, l’autonomie de res supérieur à 400 millions de francs, ou dont
l’effectif salarié est supérieur à 500 personindustrielles analogues telles la Picardie l’appareil productif haut-normand est en -
nes. Elle interroge de plus toutes les entrepri-(46,6% de taux de dépendance), l’Alsace partie dépendante de stratégies multi-
ses identifiées comme têtes de groupes
(40,5%) ou le Nord-Pas-de-Calais ples de grands groupes industriels. Mais
l’année précédente et les entreprises déte-
(39,9%). l’on sait aussi par ailleurs qu’une entre- nues directement par une entreprise étran-
La probabilité d’être contrôlé par un prise indépendante éprouve plus de diffi- gère. Ces seuils permettent de cerner un très
grand nombre de groupes. Cependant, desgroupe dépend de la taille de l’établisse cultés à trouver des financements qu’une-
groupes de petite taille et les entreprisesment. Plus il est grand, plus l’établisse entreprise de taille équivalente mais con- -
qu’ils détiennent échappent à l’enquête. De
ment a de chances d’appartenir à un trôlée par un groupe. De même, grâce à
même, l’interrogation des seules
groupe. Contrôlant en premier lieu les son appartenance à un groupe, une en- situées en France ne permet pas de comptabi-
grands établissements, les groupes se treprise peut bénéficier des retombées liser toutes les filiales d’un groupe français à
l’étranger : sont recensées uniquement les fisituent donc prioritairement dans les des efforts de recherche consentis par -
liales directes (pas les filiales de filiales).grandes villes, zones à forte concentra les services de et développe- -
Enfin, le repérage est également incomplet
tion de population et d’agents économi ment du groupe et, donc, de se doter-
pour les filiales françaises d’un groupe étran-
ques, mais aussi, dans des sites d’une avance technologique lui permet- ger : elles ne sont connues que si elles ren-
productifs de taille importante dans tel ou tant de conquérir des parts de marché trent dans le champ de l’enquête.
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 5 - Mai 2001 3ÉVOLUTION DE LA SITUATION DES JEUNES ENTRE LES DEUX DERNIERS RECENSEMENTS
Les jeunes de maintenant
Marc DAUVILLIERS
Jérôme FOLLIN
sation sont en progression jusqu’à 26Haute-Normandie reste toutefois uneLa situation des jeunes au
ans, âge où le taux d’activité atteint sonrégion plus jeune, avec une part des
regard de la scolarisation ou de
maximum.15-24 ans qui a diminué de 15,5% à
l’activité professionnelle a Il faut noter que les poursuites13,7%, contre 15% et 13,1% au niveau
d’études sont encore plus fréquentesnational.considérablement évolué au
chez les femmes que chez les hommes.Les années quatre-vingt-dix resteront
cours des années 69% des jeunes femmes de 15 à 24 anscertainement marquées par les modifica-
quatre-vingt-dix. Il faut sont scolarisées contre 63% des jeunestions considérables dans l’arbitrage des
hommes. Ainsi, si l’on prend égalementjeunes vis-à-vis des études ou de la viemaintenant attendre l’âge de 22
en compte les 3% de jeunes inactifs nonactive et dans les formes d’emploi qu’ils
ans pour qu’ils soient plus scolarisés, il ne reste qu’à peine plusoccupent. Les derniers résultats du re-
d’une femme sur quatre et un homme surnombreux à être actifs censement de 1999 nous donnent l’oc-
trois, dans cette tranche d’âge, à être encasion de faire le point sur ces -qu’étudiants. Si la part des
gagés dans la “vie active”.évolutions.
actifs diminue, ils sont plus Le taux d’activité des jeunes
haut-normands reste légèrement supé-qu’avant touchés par le
rieur à la moyenne nationale, mais l’écartUNE ENTRÉE PLUS TARDIVEchômage. Mais rapporté à
s’est réduit depuis 10 ans (il passe de 3,6DANS LA VIE ACTIVE
l’ensemble des “15-24 ans”, le points à 1,1 point), signe du “rattrapage
éducatif” de la Haute-Normandie.Durant la dernière décennie, le pas-chômage ne s’est pas aggravé.
Signalons aussi que les tendancessage à la vie active s’est produit de plus
En revanche, la précarité de dégagées entre les deux derniers recenen plus tardivement. Ainsi le taux d’activi- -
l’emploi continue de se sements masquent des évolutions plusté des 15-24 ans est passé de 41,8% en
récentes observées à travers d’autres1990 à 31,1% en 1999. Cette baisse gé-développer. L’apprentissage
enquêtes nationales : dans les dernièresnéralisée est la conséquence de l’allon-
poursuit son essor tandis que années de la décennie, le taux d’activitégement de la durée des études. Cette
des jeunes aurait eu tendance à se stabiles emplois aidés et les stages tendance est “historique” mais elle a été -
liser, voire à remonter légèrement, enamplifiée, pendant les annéesdiminuent avec le nombre de
lien avec l’amélioration de la situation dequatre-vingt-dix, par la conjoncture défa-
jeunes actifs. l’emploi.vorable du marché de l’emploi, qui “en-
courageait” les jeunes à retarder leur
entrée dans la vie active. Ce sont mainte-
LE CHÔMAGE DES JEUNES RECULEntre 1990 et 1999 la population nant deux jeunes sur trois qui sont scola-
MAIS MOINS QUE L’EMPLOIEdes jeunes de 15 à 24 ans en risés dans cette tranche d’âge. Ainsi,
Haute-Normandie est passée de 270 000 l’âge auquel une majorité d’entre eux
Corollaire de l’allongement desà 243 700. Cette évolution est compa- sont déjà dans la “vie active” est passé
études et donc de la baisse des tauxrable à la tendance nationale. La de 21 à 22 ans. Tous les taux de scolari-
RÉPARTITION DES 15-24 ANS SELON LE TYPE D’ACTIVITÉ
Taux de Taux de
Population totale Taux d’activité chômage scolarisation Taux d’inactivité
des 15-24 ans Actifs (en %) Dont chômeurs (en %) Scolarisés (en %) Autres inactifs (en %)
Haute-Normandie 1990
Ensemble 270 003 112 794 41,8 26 484 23,5 150 690 55,8 6 519 2,4
Hommes 137 520 61 957 45,1 10 775 17,4 74 100 53,9 1 463 1,1
Femmes 132 483 50 837 38,4 15 709 30,9 76 590 57,8 5 056 3,8
Haute-Normandie 1999
Ensemble 243 662 75 720 31,1 23 262 30,7 160 762 66,0 7 180 2,9
Hommes 124 106 43 012 34,7 12 032 28,0 78 423 63,2 2 671 2,2
Femmes 119 556 32 708 27,4 11 230 34,3 82 339 68,9 4 509 3,8
France 1999
Ensemble 7 643 649 2 279 542 30,0 582 853 25,9 5 140 340 67,2 223 767 2,9
Hommes 3 886 816 1 286 624 33,3 293 328 23,2 2 514 719 64,7 85 473 2,2
Femmes 3 756 833 992 918 26,4 289 525 29,6 2 625 621 69,9 138 294 3,7
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : personne, %
Note de lecture : en 1999, la Haute-Normandie compte 243 662 jeunes âgés de 15 à 24 ans. 31,1% d’entre eux sont actifs, soit 75 720. Parmi ces derniers, 23 262 sont chômeurs, soit un taux de chômage
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 5 - Mai 2001
POPULATIONd’activité, le nombre d’actifs chez les
QUE FONT LES JEUNES À 17 ANS, 21 ANS ET 24 ANS ?15-24 ans est en forte diminution sur la
décennie. Ils étaient 112 800 en 1990 et
ne sont plus que 75 700 en 1999, soit
La tranche des 15-24 ans n’est pas homogène. Afin de bien distinguer les différentes
une baisse de plus de 30% alors que la
étapes du parcours des jeunes à l’intérieur de ce groupe, trois coupes ont été faites à cer-
population totale de la classe d’âge dimi- tains âges “repères”, 17, 21 et 24 ans, et ceci pour 1990 et pour 1999.
nuait de 10% sur la période.
Ce recul est inégalement proportion- A 17 ans, la quasi-totalité des
17 ans
né entre les deux grandes catégories jeunes (9 sur 10) sont encore
d’actifs : la plus grande baisse concerne dans leurs études. Les autres
1990
celle des actifs exerçant un emploi, le sont actifs, exerçant un emploi
ou en cherchant un.nombre de chômeurs ayant diminué lui
L’évolution entre les deux pé-aussi, mais dans des proportions nette- 1999
riodes montre le recul des jeunesment moindres. Il faut aussi signaler la
actifs (13% en 1990, 8% en 1999)quasi-disparition des militaires du contin- 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000
au profit des scolarisés.gent qui sont, eux aussi, comptabilisés
comme actifs. Ils étaient encore 8 500 en
1990. Ils sont quatre fois moins nom- 21 ans est un âge de transi- 21 ans
breux aujourd’hui. tion. En 1999, la répartition entre
Le nombre de jeunes occupant un actifs (47%) et scolarisés(49%) 1990
emploi a reculé considérablement : -35%, est presque égale. Les actifs,
passant de près de 78 000 à un peu plus pour deux tiers, exercent un
de 50 000. Ils n’occupent plus mainte emploi et, pour un tiers, sont chô-- 1999
meurs. Le groupe des “autresnant que 7,3% de l’ensemble des em-
inactifs” devient plus conséquentplois (contre 11,5% en 1990), soit le tiers 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000
qu’à 17 ans, mais il reste tout dede leur poids démographique dans la po-
même marginal (4%).pulation d’âge actif.
Par rapport à 1990, la situa-Le nombre de jeunes chômeurs a 24 ans
tion est bien différente : à
beaucoup moins diminué ; il est passé de
l’époque, seulement un jeune sur
26 500 à 23 300, soit une baisse de 12%. 1990
trois était scolarisé et la propor-
Ce moindre recul tend à montrer que le
tion d’actifs était supérieure à
chômage semble se concentrer sur les
60% (mais elle comprenait les mi-
1999catégories de jeunes les moins bien litaires du contingent en quantité
armés sur le marché du travail et qui importante ; aujourd’hui il n’en
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000n’ont pas profité non plus des progrès en reste qu’une faible part).
matière de scolarisation. La généralisa-
tion des poursuites d’études tendrait
A 24 ans les actifs sont largement majoritaires (plus de 3 jeunes sur 4). Ils sont moinsainsi à révéler “en creux” quelque chose
nombreux qu’en 1990 et proportionellement plus touchés par le chômage. Les militairesqui se rapprocherait du noyau dur du
du contingent sont en nombre identique car la réforme du service national n’est pas
chômage des jeunes.
encore effective pour cet âge.
Conséquence de ces reculs inégaux,
17% de cette classe d’âge est encore en poursuite d’études, proportion qui a plus
le taux de chômage est en forte augmen-
que doublé depuis 10 ans.
tation. En effet, le nombre légèrement
Les autres inactifs atteignent 6% du groupe d’âge.
plus faible de chômeurs de 1999 se rap-
porte à une population active beaucoup Militaires du Actifs exerçant AutresÉlèves/
Chômeurs
contingent un emploi inactifsÉtudiantsplus faible. Il s’ensuit une progression de
ce taux de 7,2 points, à 30,7%. Cette
augmentation aurait toutefois été un peu
moins sensible sans la forte baisse du
nombre de militaires du contingent. Mais De même, le sous-emploi touche moins sont à la recherche d’un emploi depuis
si on rapporte le nombre de jeunes chô- durement les jeunes habitants de l’Eure au moins un an.
meurs à la totalité de la population de la que ceux de la Seine-Maritime (28%
tranche d’âge (et pas seulement aux contre 32%), même si l’écart se réduit.
actifs), on constate que 9,5% des moins La durée du chômage chez les UNE RÉELLE PRÉCARISATION
de 25 ans se déclarent chômeurs en jeunes a elle aussi évolué. En 1990, un DE L’EMPLOI
1999 contre 9,8% en 1990. Dans peu plus de 30% d’entre eux étaient sans
l’absolu, on ne peut donc pas parler d’ag- emploi depuis plus d’un an ; ils sont près Autre tendance marquante de la der-
gravation du chômage des jeunes. Reste de 40% maintenant. Là aussi, en 1999 nière décennie, la nature des emplois oc-
que les jeunes femmes sont toujours plus comme en 1990, les femmes sont défa cupés par les jeunes a évolué vers une-
touchées que les hommes, avec des taux vorisées : plus de la moitié d’entre elles instabilité plus marquée. La moitié des
de chômage respectifs de 34% et 28%.
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 5 - Mai 2001 5NOUS AVONS LU POUR VOUS RÉPARTITION DES JEUNES ACTIFS SELON LE STATUT DE L’EMPLOI OCCUPÉ EN HAUTE-NORMANDIENOUS A
1990 1999
Nombre % Nombre %
PLUS DE JEUNES PAUVRES EN 1997 QU’EN 1970
Population des 15 à 24 ans occupant un emploi 77 939 100,0 50 337 100,0
Après avoir fortement diminué entre 1970 et le
Dont : Salariés 74 629 95,8 49 248 97,8milieu des années quatre-vingt, la pauvreté au sens
Contrats à durée indéterminée 41 585 53,4 17 772 35,3monétaire du terme (revenu disponible rapporté au
Contrats à durée déterminée et intérim 14 994 19,2 14 754 29,3
seuil de pauvreté) se stabilise pour s’établir à 7% des Apprentissage 7 387 9,5 10 076 20,0
ménages en 1997. Emplois aidés (1) 7 140 9,2 4 072 8,1
Ce sont les retraités, grâce à la revalorisation des Stagiaires rémunérés 3 523 4,5 2 574 5,1
minima vieillesse intervenue dans les années Non salariés 3 310 4,2 1 089 2,2
quatre-vingt, qui ont le plus bénéficié de la baisse de Indépendants ou employeurs 1 005 1,3 897 1,8
la pauvreté (ils passent de un sur quatre en 1970 à un Aides familiaux 2 305 3,0 192 0,4
sur vingt-cinq en 1997). Au contraire, les salariés ou Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : personne, %
les chômeurs ont un taux de pauvreté qui s’est accru (1) les emplois aidés regroupent notamment les TUC et SIVP en 1990 et les CES et les emplois-jeunes en 1999.
entre 1990 et 1997 du fait de la dégradation du
marché du travail (chômage, travail précaire). Pour les
ménages les plus jeunes (moins de 25 ans) la pauvre- actifs de 15 à 24 ans étaient sous con- travaillent. Les emplois aidés (contrats
té s’est aggravée. Ainsi, alors que toutes les généra- trats à durée illimitée (CDI) en 1990 ; ils “emploi-solidarité”, emplois-jeunes…) et
tions ont un taux de pauvreté compris entre 4% et
ne sont plus qu’un tiers en 1999. Ainsi, à les stages rémunérés (pour demandeurs10%, les moins de 25 ans sont plus de 20% à être
pauvres. peine plus d’un CDI sur trente est main- d’emploi) diminuent sensiblement et
Les prestations sociales contribuent à réduire de tenant détenu par un jeune. semblent s’ajuster au volume de jeunes
moitié le nombre de ménages pauvres. De plus en
Les autres formes de travail salarié actifs. En effet, ils bénéficient à la mêmeplus, ces prestations sont destinées aux salariés.
ont évolué à des degrés plus faibles. proportion de jeunes qu’en 1990 (prèsLa pauvreté monétaire des ménages de 1970 à 1997…
/ Hourriez JM. ; Legendre N. ; Le Verre R. – In : Insee Seule forme d’emploi à augmenter en d’un sur dix).
première. – N° 761 (2001, mars) ; 4 p.
volume chez les jeunes, l’apprentissage L’emploi non-salarié a lui aussi dimi-
en concerne maintenant plus de 10 000 nué, conséquence de la quasi-disparitionCMU : CINQ MILLIONS DE BÉNÉFICIAIRES
contre 7 400 en 1990. Ainsi, un jeune des aides familiaux : ils étaient 2 300 il yAprès une première année de mise en œuvre, la
couverture de base offerte par la CMU (couverture actif occupé sur cinq relève de ce type de a 10 ans, ils sont 200 en 1999. Les
universelle maladie) compte 1,1 million de bénéficiai- formation en alternance, proportion qui a jeunes travaillant dans l’entreprise fami-
res, soit un peu moins de 2% de la population.
doublé depuis 1990. Le travail temporaire liale sont beaucoup moins nombreux et,Elle assure aussi la couverture complémentaire de
près de cinq millions de personnes, soit 8,3% de la (contrats à durée limitée et intérim) surtout, ils le font maintenant presque
population française. 85% des personnes bénéficiai- occupe à peu près autant de jeunes qu’il toujours sous un statut de salarié
res de la couverture de base sont également affiliées
y a dix ans mais sa part progresse pourà la CMU complémentaire.
La CMU de base comme la CMU complémentaire concerner près de trois jeunes sur dix qui
concerne beaucoup plus souvent la population des
DOM (36% contre 7,5% en métropole).
Pour l’année 2000, le coût avoisine les 5,7 milliards
de francs pour la France entière. 88% de cette somme
concerne les dépenses en métropole (5,1 milliards),
les 12% restants concerne les DOM.
Ces dépenses sont surtout orientées vers la méde-
cine de premier recours : 39% concernent les médica- www.insee.frments et 24% les honoraires médicaux.
La CMU au 31 décembre 2000 / Boisguérin B. – In : le nouveau site Internet de l’INSEE
Etudes et résultats DREES. – N° 107 (2001, mars) ; 4 p.
LE REVENU AGRICOLE EN BAISSE
Plan du siteLe résultat financier courant avant impôts des ex-
ploitations agricoles professionnelles de la
Haute-Normandie suivies dans le Réseau d’informa-
tion comptable agricole (RICA) est de 210 096 francs
en 1999 par exploitation pour une superficie moyenne
de 92,2 ha. Il est en baisse de 4,9% par rapport à
l’année 1998. Cette diminution du revenu est légère-
ment plus importante dans la région qu’au niveau
national.
Toutes les productions sont concernées par cette
baisse. Ce sont les producteurs de lait et ceux asso-
ciant grandes cultures et élevage qui dégagent le
meilleur résultat à l’hectare.
On note les effets positifs de la réforme de la poli-
tique agricole commune sur le revenu : entre 1993 et
1994, date à laquelle les effets de cette réforme se
Portrait de zone Les publicationsChiffres-clés
sont fait sentir, on assiste à un net accroissement
Fiche profil Données sur disquettes etTerritoire
du résultat qui passe d’un peu moins de 2 000F/ha cédéromsPopulation
Où trouver nos publicationsau tout début des années quatre-vingt-dix à plus de Travail - Emploi
Revenus -- Salaires3 000F/ha en 1994. Depuis cette date, ce ratio a
Conditions de vie -décru lentement pour atteindre 2 274F/ha en 1999.
Société
Le revenu de l’agriculture professionnelle régionale Santé
Enseignement -régresse comme en France / Julien Yves ; SRSA Nor-
Éducationmandie. - In : Agreste Haute-Normandie. - N° 85 (2001,
fév.) ; 4 p.
Florence PIMENTA
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 5 - Mai 2001
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@ANALYSES CONJONCTURELLES
LA CRÉATION D’ENTREPRISES EN HAUTE-NORMANDIE
Moins d’entreprises nouvelles et moins d’emplois
François GITTON
a création d’entreprises en Haute-Normandie reste Quel que soit le type de création, ce sont les secteurs de la
Lmorose. La région ne suit pas la tendance nationale et construction ou du commerce qui sont les plus créateurs. Pour
ne semble pas profiter du redémarrage de l’économie. Les les services, la région crée en proportion un peu plus d’entrepri-
créations d’emploi salarié continuent à diminuer et les départs ses de services aux particuliers et nettement moins de services
d’établissements hors de la région sont plus importants que les aux entreprises que l’Hexagone.
arrivées.
Durant l’année 2000, 5 088 entreprises se sont créées en
Haute-Normandie. Ce chiffre traduit une baisse de –3,9% par LA BAISSE DES CRÉATIONS D’ENTREPRISES S’ACCOMPAGNE
rapport à l’année précédente, à l’inverse de la France qui D’UNE DIMINUTION DES EMPLOIS CRÉÉS OU SAUVEGARDÉS
connaît une légère progression (+1,2%).
En 2000, sur cent créations d’entreprises ayant vu le jour en Avec plus de 4 740 emplois créés ou sauvegardés, les en-
Haute-Normandie, on compte à peine 56 créations nouvelles treprises nouvelles ont créé moins de postes qu’en 1999 (-3,1%
(65 en France), 21 réactivations et 23 reprises (15 en France). contre +4,6% en France), dans le prolongement d’une ten-
Les trois quarts des entreprises créées ont une activité ter dance déjà observée. Les créations ex-nihilo ont permis d’em- -
tiaire, c’est un peu moins que dans l’Hexagone (près de 80%). baucher 1 130 salariés, les reprises de sauvegarder 2 980
emplois et les réactivations d’entreprises ont généré 640 em-
plois. Près de la moitié des créations se sont réalisées dans
BAISSE DES CRÉATIONS NOUVELLES trois secteurs : le commerce a généré 1 110 postes, la construc-
tion 670 et l’hôtellerie-restauration 580.
En 2000, 2 841 entreprises totalement nouvelles ont vu le
jour en Haute-Normandie, soit une baisse de près de 4%. La
région suit un mouvement exactement inverse à la tendance LA RÉGION EST PEU ATTRACTIVE
nationale. Le taux des créations pures (nombre d’entreprises
nouvelles par rapport au parc d’entreprises au 1er janvier 2000) Les transferts d’établissement concernent une minorité
reste inférieur à celui observé nationalement (5,5% contre d’unités (3%). L’essentiel des transferts se fait dans le même
7,3%). Au cours de la décennie passée, la création d’entreprise département voire la même commune. Entre 1996 et 2000, 1
s’est montrée peu dynamique, y compris sur la période récente. 860 établissements (moyenne annuelle) ont déménagé en
L’écart de taux avec la France est toujours en défaveur de la Haute-Normandie. Près de quatre transferts sur cinq se sont
région. En 2000, il s’est un peu plus creusé. déroulés dans la région et l’on compte seulement 2,7% d’éta-
blissements régionaux à avoir changé de département.
Globalement, la région a tendance
LES CRÉATIONS D’ÉTABLISSEMENTS EN 2000 à perdre des établissements. Les dé-
Eure Seine-Maritime Haute-Normandie France parts, plus nombreux en Seine-Mari-
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
time que les arrivées, se soldent par
Créations pures 981 57,8 1 860 54,8 2 841 55,8 176 754 65,0
une diminution du parc de 159 unités.Réactivations 369 21,7 684 20,2 1 053 20,7 53 666 19,7
Reprises 347 20,5 847 25,0 1 194 23,5 41 652 15,3 L’Eure, en revanche, reste un départe-
Ensemble 1 697 100,0 3 391 100,0 5 088 100,0 272 072 100,0 ment attractif. Mais ce solde positif
Source : INSEE - Fichier DEMO/SIRENE (+86) est largement compensé par le
déficit observé dans le département
voisinLES CRÉATIONS PURES EN 2000 PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
Eure Seine-Maritime Haute-Normandie France
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
Industrie agro-alimentaire 15 1,5 16 0,9 31 1,1 1 734 1,0
Industrie (hors IAA) 84 8,6 122 6,6 206 7,3 10 274 5,8 Les nouvelles entités peuvent avoir trois
Construction 234 23,9 281 15,1 515 18,1 28 115 15,9
origines différentes : les créations nouvellesCommerce 237 24,2 479 25,8 716 25,2 43 777 24,8
Hôtels, cafés, restaurants 20 2,0 64 3,4 84 3,0 7 646 4,3 (ou créations «pures»), les réactivations (re-
Transports 35 3,6 75 4,0 110 3,9 5 101 2,9 prises d’entités mises momentanément en
Services aux entreprises 221 22,5 440 23,7 661 23,3 51 036 28,9
sommeil) et les reprises d’entreprises parAutres services aux particuliers 135 13,8 383 20,6 518 18,2 29 071 16,4
une personne physique ou morale de
Ensemble 981 100,0 1 860 100,0 2 841 100,0 176 754 100,0
moyens de production existants.
Source : INSEE - Fichier DEMO/SIRENE
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 5 - Mai 2001 7
CRÉATION
D’ENTREPRISESL’ACTUALITÉ À L’INSEE
Pour localiser vos équipements, étudier un quartier,
évaluer une zone, analyser les potentiels d’une région
au niveau géographique inférieur à la commune
L’INSEE vous propose des outils
pour l’analyse infracommunale
Contours… pour cartographier les contours des IRIS et des ILOTS. Ils sont in-
tégrables dans tout système d’information géographique (SIG).
Contours…Iris est un fond cartographique numérisé des IRIS-2000. Il contient
l’ensemble des communes découpées en IRIS-2000 ainsi que l’ensemble des com-
munes non découpées.
Environ 50 000 contours sont représentés :
. 15 000 contours des Iris-2000 des communes découpées (1800 communes)
. 35 000 des communes non découpées (environ 35 000 communes).
Vous trouverez également :
. les voies frontières d’Iris-2000 sous forme de table pour l’ensemble des communes
découpées.
Contours…Ilots est un fond cartographique numérisé des îlots destinés à la carto -
graphie thématique.
Disponible pour environ 1 200 communes (220 000 îlots environ, DOM inclus). Con-
tours…Ilots intègre également les codes des îlots et les éléments de repérage sous
forme de :
- points (bâtiments publics, places, églises, etc), lignes (voies de chemin de fer par
exemple) et surfaces (rivières, lacs, etc).
ACCUEIL, CONSEIL, INFORMATION
Du lundi après-midi au vendredi soir de 9h à 12h30
et de 13h30 à 17h
Correspondances…pour positionner une adresse dans un îlot ou un iris Service téléphonique : 02 35 52 49 94 - Télécopie : 02 35 15 06 32
Indices courants (serveur vocal 24h/24) :
08 92 68 07 60 (2,21 F/mn)
Correspondances…Adresses permet d’associer à chaque adresse un iris ou un Service vidéotex
Informations générales : 3615 INSEE (1,01 F/mn)îlot.
Pour plus d’informations avec possibilité de les recevoir par télé-
Les deux tables “Iris…Adresses” et “Ilots…Adresses”, intégrées au cédérom, fournis copie : 3617 INSEE (5,57 F/mn)-
Consultation SIRENE : 3617 SIRENE (2,23 F/mn)sent pour la plupart des communes de plus de 10 000 habitants :
Principaux indices de prix : 3617 PVI (2,23 F/mn)
Iris…Adresses L’INSEE sur Internet : http://www.insee.fr
- une table de correspondance entre l’adresse et l’Iris-2000
ABONNEMENT ANNUEL- les voies ou portions de voies entourant un Iris-2000 ou contenues dans un
(nouvelle formule 2001)
Iris-2000 Prix : 300 francs – 45,73 euros
- les variables associées. L’abonnement comprend :
AVAL, publication mensuelle de huit pages en quadrichromieIlots…Adresses
(10 numéros par an),- une table de correspondance entre l’adresse et l’îlot
“L’année économique et sociale en Haute-Normandie” bilan 2000
- les façades entourant ou éventuellement contenues dans l’îlot Cahier d’Aval publié en juin,
Les tableaux économiques de la Haute-Normandie, TEHN 2001.- les variables associées.
INSEE Haute-Normandie : Correspondances…Iris-Ilots, produit composé de trois tables :
Directeur régional : Jacques JACOB
Correspondances Ilots99-Iris est une table permettant de passer de l’îlot 99 à l’Iris
Service des études et de la diffusion : Jean LEMATTRE
Service statistique : Christian COPENOLLEpour les communes découpées en IRIS (1800 communes).
Service de l’administration des ressources :Jean-Paul BOCQUET
Correspondances…Ilots90-Ilots99 est une table donnant le pourcentage de surface
Aval : Directeur de la publication : Jacques JACOBde recouvrement entre un îlot défini en 1990 et une îlot défini en 1999.
Rédacteur en chef : Marie-France GUILLIEN
Correspondances…Ilots90-Iris est une table donnant le pourcentage de l’îlot 90 ap-
© INSEE 2001 - ISSN : 0245-9809 -partenant à l’Iris-2000.
Dépôt légal : mai 2001- N° CPPAP : 1543 AD -
Ces deux dernières tables concernent la plupart des communes urbaines de plus de Code Sage : AVAL0568
Imprimerie IPP 560 bis, route de Dieppe
10 000 habitants. 76250 Déville-lès-Rouen
Tél : 02 35 76 33 30
Pour plus d’informations, contactez l’INSEE Haute-Normandie au 02 35 52 49 94 Prix : 25 F - 3,81€

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