Les petites entreprises du commerce depuis 30 ans - Beaucoup moins d'épiceries, un peu plus de fleuristes

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Le commerce français s'est fortement transformé depuis une trentaine d'années. Le nombre de petites épiceries a été divisé par six, celui des boucheries par trois. Une commune sur deux n'a plus aucun commerce de proximité. Mais certains secteurs résistent mieux comme la boulangerie ou le commerce des fleurs. Malgré une part de marché réduite, le petit commerce compte encore beaucoup d'entreprises et offre le quart des emplois du commerce de détail. Les non-salariés y sont nombreux, le recours au temps partiel et à l'apprentissage fréquent. Dans certains types de commerce, le nombre de créations mais aussi de défaillances est important.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 831 - FÉVRIER 2002
Prix : 2,20€
Les petites entreprises
du commerce depuis 30 ans
Beaucoup moins d’épiceries, un peu plus de fleuristes
Bruno Lutinier, division Commerce, Insee
e commerce français s’est forte- 13 % du chiffre d’affaires du commerce de
détail en 1998. Cette place était beaucoup plusment transformé depuis une tren-
large en 1966 où les petites entreprises consti-Ltaine d’années. Le nombre de
tuaient 86 % du parc, mais surtout 59 % de
petites épiceries a été divisé par six, celui
l’emploi et réalisaient plus de la moitié du
des boucheries par trois. Une commune chiffre d’affaires du commerce de détail. Ces
sur deux n’a plus aucun commerce de petites entreprises sont généralement consti-
proximité. Mais certains secteurs résis- tuées d’une seule boutique. Parmi elles sont
aussi classées les entreprises spécialiséestent mieux comme la boulangerie ou le
dans la vente sur éventaires et marchés oucommerce des fleurs.
dans la vente à domicile.
Malgré une part de marché réduite, le petit
commerce compte encore beaucoup d’en-
Trente ans de transformations
treprises et offre le quart des emplois du
commerce de détail. Les non-salariés y Le premier supermarché a été créé en 1957 et
le hypermarché en 1963. Créationssont nombreux, le recours au temps partiel
assez tardives, comparées au succursalisme,et à l’apprentissage fréquent. Dans certains
qui existe depuis la seconde moitié du dix-neu-
types de commerce, le nombre de créations
vième siècle, aux magasins populaires, appa-
mais aussi de défaillances est important. rus à la fin des années vingt et même à l’essor
des groupements de commerçants, manifesté
au cours des années cinquante. Au milieu des
En termes de taille d’entreprises, le commerce années soixante, le grand commerce organisé
de détail est un secteur hétérogène : quelques était encore balbutiant face au petit commerce,
très grandes firmes multinationales côtoient souvent indépendant. Celui-ci était encore
une multitude de petites entreprises. Ces peti- essentiel dans une logique de distribution de
tes entreprises, définies ici comme employant proximité. De nombreux petits détaillants mail-
au plus deux salariés, représentent 74 % du laient encore finement le territoire, aussi bien
nombre d’entreprises, 24 % de l’emploi total et en ville qu’à la campagne. Il existait certes,
Le nombre de petites entreprises* du commerce a très fortement reculé en 30 ans
Nombre d'entreprises* Nombre de personnes occupées
1966 1998 1966 1998
Boulangerie-pâtisserie 40 200 22 400 106 800 44 900
Boucherie 50 500 14 700 120 600 25 400
Poissonnerie 4 700 2 100 8 700 3 400
Charcuterie** 12 700 6 400 n.d. 11 800
Epicerie, alimentation générale 87 600 13 800 144 900 19 000
Crémerie-fromagerie 4 600 1 100 8 500 1 600
Commerce de fleurs** 5 900 9 900 n.d. 15 000
Librairie, commerce de journaux 13 200 11 900 22 900 19 200
Horlogerie-bijouterie 8 900 3 800 15 400 5 900
Commerce de chaussures 9 000 4 300 16 000 6 500
Commerce de vêtements 47 900 27 500 80 700 39 000
Commerce d'appareils électroménagers 8 100 5 500 16 800 8 800
Quincaillerie, coutellerie 9 300 5 000 16 600 7 300
* Entreprises d’au plus deux salariés ** Estimations pour 1966 n.d. : Non déterminé
Sources : recensement de la distribution en 1966 et enquête annuelle d’entreprise en 1998, Insee
INSEE
PREMIEREdepuis très longtemps, des traditions intérêt au profit d’un grand commerce où alimentaires et non alimentaires ont con-
dans l’implantation : les commerces de l’offre est très vaste et les prix attractifs. tribué à la réduction considérable du
biens moins courants, comme les meu- Cependant, du point de vue de l’aména- nombre d’épiceries. Celles-ci jouaient un
bles, l’horlogerie ou la parfumerie, se gement du territoire, si les supermar- rôle essentiel dans la distribution alimen-
trouvaient essentiellement dans les villes chés ou d’autres grandes surfaces taire ilyatrente ans. On recensait, en
et les épiceries, boulangeries ou bouche- peuvent servir de moteur, le petit com- 1966, 87 600 petites épiceries (comptant
ries presque partout. Les produits vendus merce tient un rôle important. Il s’appuie jusqu’à deux salariés), il en subsiste
par ces dernières sont consommés et sur certains services apportés à la clien- 13 800 (cf. tableau). Aujourd’hui, leur rôle
renouvelés fréquemment par presque tèle : conseils personnalisés, créneau se limite souvent à servir une clientèle de
tous les ménages. Pourtant, aujourd’hui, très spécialisé, fraîcheur des produits, voisinage âgée et peu mobile, et à propo-
beaucoup de communes, généralement point relais pour la vente à distance, etc. ser une offre d’appoint grâce à une large
rurales, s’en trouvent dépourvues au pro- Certaines catégories de petits commer- plage horaire d’ouverture. La plupart des
fit d’autres, souvent situées en périphérie ces sont mieux situées pour résister à la autres commerces alimentaires spéciali-
des villes (encadré 1). concurrence des grandes surfaces : les sés (poissonneries, fromageries-créme-
C’est qu’en trente ans, la société s’est boulangeries-pâtisseries survivent, par ries…) ont également pâti de cette
profondément modifiée, et avec elle la exemple, plus facilement que les épice- concurrence. Ces disparitions ont
logique de distribution. Côté clients, tous ries. Ainsi, les petites entreprises qui entraîné la perte de nombreux emplois
les ménages ou presque peuvent se subsistent ont consolidé ces dernières dans ce petit commerce. La charcuterie,
déplacer pour faire leurs courses dans années leur situation (encadré 2). mais aussi la boucherie, possèdent des
les hypermarchés en périphérie des vil- taux de marge élevés car ils recouvrent
les. La plupart des femmes ont un une activité de transformation, en plus de
Déclin de la plupart des petitsemploi et disposent de moins de temps celle de distribution. La concurrence par
pour faire leurs courses. Par ailleurs, les les prix leur est très défavorable. Encommerces alimentaires
commerces ont constamment rationa- conséquence, les parts de marché du
Les épiceries ont été les premières tou-lisé leurs méthodes de distribution pour petit commerce alimentaire ne cessent de
chées par l’essor des supermarchés etrester concurrentiels. De plus, la distri- diminuer. A contrario, les petites entrepri-
des hypermarchés. Les prix avantageuxbution s’est adaptée à une production de ses spécialisées dans la vente sur éven-
de ceux-ci, le large choix des denrées et laplus en plus massive. Le commerce de taires et marchés restent nombreuses :
possibilité de grouper des achatsproximité a perdu une partie de son les consommateurs apprécient la qualité
et la fraîcheur de leurs produits.
Les petits commerces d’habillement et
Encadré 1 de chaussures sont fortement concur-
Environ une commune sur deux sans commerce de proximité rencés par le grand commerce spécialisé.
Celui-ci est souvent plus adapté que leHier : de très nombreux commerces de bénéficient d’au moins un service de
petit commerce indépendant pour suivrepetite taille répartis dans un grand remplacement, surtout si la perte de leur
rapidement les modes et pour renouvelernombre de communes. Aujourd’hui : la commerce est récente. Ceci est peut-être
multiplication des grandes surfaces et dû au fait que ces communes sont plus fréquemment les collections. Le nombre
des centres commerciaux qui concentrent peuplées et, par conséquent, ce service de ces petites entreprises s’est réduit de
les commerces. Dix-huit mille communes est jugé plus rentable. Les services de moitié : on en comptait 57 000 en 1966,
ne disposent plus d’aucun commerce de remplacement ont néanmoins tendance à contre 32 000 trente ans plus tard.
proximité. Depuis longtemps, les plus pe- se raréfier. Certains magasins se diversi- Le nombre des petites entreprises de
tites communes rurales sont les plus tou- fient alors, en assurant aussi bien la distri-
quincaillerie ou vendant des appareils
chées par cette absence. Celles de bution d’épicerie que de journaux ou de
électroménagers, des radios et des
moyenne importance sont maintenant pain. Enfin, les marchés sont rares dans
télévisions s’est réduit fortement en
aussi concernées et subissent une réduc- les plus petites communes et ne servent
trente ans, bien que la demande restetion du nombre de commerces. En consé- donc pas souvent de substitut.
importante pour leurs produits. Il y avait,quence, la population ne trouvant pas de Dans les grandes villes et dans leur
en 1966, 9 000 petites quincailleries, ilcommerce dans sa commune de rési- proche banlieue, les différentes formes
dence augmente rapidement. La dispari- de commerce cohabitent. Les petits com- en reste 5 000.
tion de toutes les boutiques ou leur merces y jouent souvent un rôle de dé- De très nombreuses stations-service
absence de longue date constitue sou- pannage. Par ailleurs, être près d’une ont disparu, dont beaucoup de petites
vent un handicap pour ces territoires. grande surface leur garantit un fort poten- indépendantes : de 46 400 points de
Néanmoins, certains attirent une popula- tiel de clientèle, qu’elle réside dans le voi- vente de carburants en 1966, on est
tion travaillant en ville et qui peut donc fa- sinage ou qu’elle soit de passage.
passé à 16 200 en 2000. Leur implanta-
cilement y effectuer une grande partie de L’instauration de rues piétonnes, de par-
tion s’est fortement modifiée : les points
ses achats. kings ou de transport collectif attire
de vente sont bien plus nombreux en
Le commerce itinérant est un palliatif im- d’éventuels clients et favorise le petit com-
bordure d’autoroute, ainsi que sur lesportant lorsque le commerce traditionnel merce. Néanmoins, la concurrence reste
sites de supermarchés et d’hypermar-est éloigné, notamment pour une popula- vive, d’une part entre les petits commerces
chés, qu’il y a une vingtaine d’années.tion pas toujours très mobile. La plupart de même nature, d’autre part face aux
des communes dépourvues de commerce rayons équivalents des grandes surfaces. Ces transformations de la distribution des
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INSEE
PREMIEREcarburants routiers se sont réalisées au a disparu, d’autres se sont développées, trente ans, la consommation de ces pro-
détriment de leur répartition sur le territoire. employant aujourd’hui davantage de duits a été dynamique. Le commerce de
salariés, dont certains auraient pu être fleurs se caractérise par un taux de
autrefois des non-salariés. marge élevé, que l’on retrouve dans les
Les boulangeries-pâtisseries Le nombre de petits commerces de activités qui incorporent une offre de ser-
et les librairies-commerces journaux et de librairies s’est presque vices. Mais surtout, ces produits éphé-
maintenu (13 200 en 1966, 11 900 en mères demandent beaucoup de soin etde journaux résistent bien
1998). La politique de fixation des prix a les magasins de proximité restent mieux
En revanche, le nombre d’entreprises de restreint la concurrence de la grande adaptés à la distribution de ce produit
boulangeries-pâtisseries n’a diminué distribution spécialisée. L’emploi dans fragile. Les trois quarts des ventes se
que de quelques milliers en un peu plus ces petites entreprises ne s’est que font chez eux. L’emploi dans ces petites
de trente ans : il est passé de 54 000 en modérément réduit. structures en a profité.
1966 à 43 000 en 2000. Les Français Les pharmacies sont plus nombreuses
continuent d’acheter leur pain, leurs qu’il y a une trentaine d’années. Ce sec-
Essor des commerces de fleurscroissants ou leurs gâteaux dans une teur est très réglementé : leur implanta-
boutique de proximité. Les horaires tion est soumise à des quotas relatifs àet des pharmacies
d’ouverture étendus constituent égale- la population résidente. Les pharmacies
ment un atout. Le nombre de boulange- Les petits commerces de fleurs font assurent la distribution de médicaments
ries qui occupaient au plus deux salariés exception à la règle. Ils sont aujourd’hui dont la demande augmente avec le vieil-
a, certes, beaucoup plus fortement dimi- une fois et demie plus nombreux qu’au lissement de la population et avec l’inté-
nué (cf. tableau) : une partie d’entre elles milieu des années soixante. Depuis rêt croissant que l’on porte à la santé et
au bien-être. Les pharmacies de moins
de trois salariés sont devenues plus
Encadré 2 rares qu’en 1966 : elles occupent sou-
Des entrepreneurs individuels moins nombreux vent aujourd’hui davantage de salariés.
Une autre approche des petites entrepri- ciale annuelle s’est stabilisée depuis
ses consiste à observer celles qui ont 1994 autour de 56 000 euros (graphique).
Beaucoup de nouveaux
choisi le statut d’entreprise individuelle. De la même façon, la valeur ajoutée
petits commerces,Dans le commerce de détail et l’artisanat moyenne, qui baissait régulièrement de-
commercial, elles représentent deux tiers puis 1992 au rythme de -1,4 % l’an, s’est mais aussi de disparitions
des entreprises commerciales, le dernier redressée en 1998 et 1999 avec un taux
tiers étant constitué de sociétés. En 1999, de croissance moyen de + 1,6 % par an. Le petit commerce est un secteur qui
elles sont 280 000 alors qu’elles étaient attire toujours beaucoup de nouveaux
Marge commerciale moyenne
326 000 en 1992. Leur activité commer- entrepreneurs : en 2001, 48 000 petitesEn milliers d'euros courants
ciale s’est réduite et elles ne réalisent plus 60 entreprises d’au plus deux salariés se
que 20 % des marges commerciales du 58
sont créées et seulement quelques dizai-
56secteur contre 30 % en 1992. Elles assu-
nes de plus grandes. Le quart des créa-
54rent le quart de la valeur ajoutée du sec-
52 tions sont des réactivations et presqueteur contre 30 % il y a huit ans, et cette
50 autant des reprises, l’autre moitié étantpart baisse régulièrement sur la période.
48 des créations « ex nihilo ». Un quart desCependant, rapportée au nombre d’entre- 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
Source : comptes du commerce, Inseeprises individuelles, la marge commer- nouvelles entreprises sont spécialisées
dans la vente sur éventaires et marchés ;
10 % des créations sont des boulange- Moins de défaillances et de créations des petites entreprises commerciales
ries, mais seulement un cinquième
entre 1998 et 2001
d’entre elles sont des créations « ex
Nombre
nihilo ». L’habillement et l’alimentation
30 000
Défaillances Créations ex nihilo Reprises Réactivations générale sont aussi des secteurs où les
créations sont nombreuses.25 000
Toutefois, au total, le nombre de créations
reste inférieur au nombre de cessations :20 000
le nombre d’entreprises du commerce se
réduit, réduction qui depuis trente ans n’a15 000
touché que les petites entreprises.
10 000 La défaillance est une des causes de ces-
sation : celle-ci peut aussi survenir à
5 000 cause d’un revenu devenu insuffisant
mais sans faillite, ou à la suite d’un départ
0 en retraite sans reprise de l’activité. Le
1998 1999 2000 2001
commerce se singularise par un grand
Note : défaillances en date de publication.
nombre de défaillances et au sein duSource : Insee
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PREMIEREcommerce, les petites entreprises sont Salariat, non salariat... selon la taille des entreprises commerciales fin 1998
particulièrement touchées : en 2001, 4 900 Moins de trois salariés Trois salariés ou plus
petites entreprises ont déposé leur bilan,
Ap.soit 84 % des entreprises défaillantes du
Ap.
commerce de détail pour 74 % du parc. Si
seulement 21 % des salariés touchés par
Temps partielces défaillances sont issus de petites
entreprises, la proportion de personnes Temps partiel
Non-salariésTemps completconcernées est bien plus importante du fait
Temps complet
du nombre élevé de non-salariés.
Sur les dernières années, si les créations
sont moins abondantes, les défaillances
A. f.
sont aussi en recul (graphique 1). Cepen-
Aides familiaux (A. f.) Salariés à temps completNon-salariés (hors aides familiaux)dant, dans certains types de commerces,
le renouvellement est important : là où les Salariés à temps partiel (hors apprentis) Apprentis (Ap.) Intérimaires
défaillances sont les plus abondantes, Source : enquête annuelle d’entreprise, Insee
les créations le sont également.
de plus de deux salariés. Fin 1998, elles Définitions
comptent en moyenne 14,1 salariés et
Le petit commerce reste 0,5 non-salarié.
La création d’une entreprise, au sens éco-
un employeur important nomique de « prise d’activité », peut corres-
pondre :
Un recours usuel au tempsDeux millions de personnes travaillent -àla création « ex nihilo » avec de nouveaux
moyens de production,dans le commerce de détail ou dans partiel et à l’apprentissage
-àla reprise totale ou partielle des moyensl’artisanat commercial (boulangeries,
de production d’une entreprise existante,
pâtisseries et charcuteries), dont 480 000 Le temps partiel et sont
-àla réactivation d’une qui avait
dans les petites entreprises. fréquents dans le commerce, et plus cessé son activité. Ce mouvement ne
Le petit commerce a souvent recours à encore dans les petites entreprises. concerne que les personnes physiques, au-
trement dit les entrepreneurs individuels.l’emploi non salarié : chefs d’entreprise Près de la moitié (47 %) des salariés des
et conjoints collaborateurs, et aides petites entreprises, et un tiers dans les
Sourcesfamiliaux (graphique 2). Il emploie 84 % plus grandes travaillent à temps partiel.
des non-salariés mais seulement 13 % Le travail à temps partiel est particulière-
des salariés. Dans deux petits commer- ment répandu dans les pharmacies, les
Plusieurs sources sur les entreprises ou
ces sur trois, les non-salariés sont plus pâtisseries, les bureaux de tabac et les sur les établissements du commerce ont
nombreux que les salariés. À peine un entreprises spécialisées dans la vente été mobilisées. Les dénombrements de
1966 sont issus du recensement de la dis-petit commerce sur sept emploie uni- sur éventaires et marchés où l’activité
tribution.quement des salariés, alors que près non sédentaire est souvent concentrée
L’enquête annuelle (EAE) auprès des en-
des deux tiers n’ont aucun salarié. En sur la matinée.
treprises du commerce détaille l’équipe-
moyenne, le petit commerce emploie 0,8 Beaucoup de petites entreprises du ment commercial. Le répertoire Sirene est
salarié et presque un non-salarié. Le commerce forment des apprentis. La la source privilégiée pour la démographie
des entreprises.recours au non-salariat est particulière- proportion d’apprentis parmi les salariés
Un inventaire communal a été réalisé enment fréquent dans la vente sur éventai- y est le double de celle des plus gran-
1998 auprès des mairies pour recenser les
res et marchés, dans la vente à domicile, des. Les apprentis consacrent habituel-
équipements, les commerces et les servi-
dans la réparation hors véhicules (cor- lement la moitié de leur temps à ces présents dans les communes. Il per-
donnerie, horlogerie, bijouterie...), dans l’apprentissage chez un commerçant, le met aussi de connaître l’existence de
services de substitution et de savoir oùles commerces de détail de biens plus souvent boulanger, pâtissier, bou-
s’orientent les habitants des communesd’occasion, de tabac, d’alimentation cher, charcutier, pharmacien ou fleuriste,
qui sont dépourvues d’un service ou d’un
générale, voire de textiles. et l’autre moitié à la formation scolaire.
commerce (cf. « L’inventaire communal
La part des non-salariés est beaucoup Qu’il s’agisse du petit ou du grand com- 1998 », Synthèses, numéro 52, 2001,
moins importante dans les entreprises merce, l’intérim y est exceptionnel. Insee).
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